Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anti-œstrogène n.m.

antioestrogen

Médicament de synthèse occupant, avec des effets œstrogéniques très limités, les récepteurs cellulaires aux œstrogènes des cellules cibles, exerçant donc un effet d’antagonisme compétitif au niveau des récepteurs.
Les plus utilisés sont le citrate de clomiphène pour l'induction de l'ovulation, et le tamoxifène pour le cancer du sein hormonodépendant chez la femme ménopausée. A cause de ses effets œstrogéniques, ce dernier peut entraîner une hyperplasie, voire un cancer de l'endomètre.

myco-œstrogène n.m.

Substance naturelle contenue dans des levures dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
Un exemple en est la zéaralénone, mycotoxine présente dans  certains champignons du sol et colonisant  les graminées. Ses propriétés mimant l’effet des œstrogènes sont susceptibles d’altérer les capacités de reproduction, notamment dans l’élevage des porcs.
Les myco -œstrogènes sont des xéno-œstrogènes.

Étym. gr. mukes : champignon, oistros : rut; gennan : engendrer

xéno-œstrogène, perturbateurs endocriniens

œstrogène adj.

œstrogenic

Qualificatif d’une hormone stéroïde sexuelle telle que l’œstradiol, l’œstrone et l’œstriol qui provoque l’œstrus.

Édit. 2017

œstrogène n.m.

œstrogenic hormone

1) Synonyme d’hormone œstrogène, c’est-à-dire d’hormone provoquant l’œstrus chez les femelles des mammifères.
Les principaux effets des hormones œstrogènes sont la stimulation de la croissance des organes génitaux féminins et des glandes mammaires, la kératinisation de la muqueuse vaginale, la prolifération de la muqueuse utérine, la stimulation des sécrétions vaginales. Elles ont aussi une action sur le métabolisme des protéines et des lipides. Elles sont produites par les ovaires, le placenta et les corticosurrénales. Chez la femme, la sécrétion est cyclique et présente deux maximums, les 13-14èmes et 23-24èmes jours du cycle menstruel. On utilise en thérapeutique les hormones œstrogènes ou des dérivés synthétiques, dits œstrogènes de synthèse (éthinyl-œstradiol).
2) Dérivé synthétique (œstrogène de synthèse) ayant une activité similaire correspondant à un stéroïde sexuel à 18 atomes de carbone possédant un hydroxyle en position 3.

œstradiol, œstriol, œstrone

Édit. 2017

œstrogène sulfoconjugué l.m.

sulfo-conjugate œstrogen

Forme d’élimination urinaire des œstrogènes qui sont extraits des urines de jument pour être utilisés en thérapeutique.

Édit. 2017

xéno-œstrogène  n.m.

environmental œstrogen, xenoœstrogen

Substance naturelle ou synthétique, étrangère à l’Homme, dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
On reconnaît parmi les xéno-œstrogènes des substances naturelles présentes dans les plantes (phyto-œstrogènes) comme la génestine du soja, le resvératrol du raisin), ou dans des levures (myco-œstrogènes comme la zéarélénone des céréales). D'autres sont des œstrogènes de synthèse (comme l'éthinylestradiol et le diéthylstilbestrol) ou d'origine animale (œstrogènes équins). D'autres enfin sont des polluants chimiques d'origine agricole (pesticides comme le DDT, organochlorés comme le méthoxychlore, la chordane, la chlordécone, ou organophosphorés comme le chlorpyriphos) ou industrielle (comme le bisphénol et les phtalates, issus de la dégradation des plastiques). Ils sont susceptibles de se comporter comme des perturbateurs endocriniens, altérant les fonctions génitales du fœtus, la fertilité masculine et féminine, le développement pubertaire, ou encore contribuant à la constitution d’un cancer mammaire....

Étym. gr. xénos : étranger, oistros : rut;  gennan : engendrer

œstrogènes, phyto-œstrogènes, myco-œstrogènes, perturbateurs endocriniens

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