acide xénonucléique l.m.
xeno-nucleic acid (XNA)
Acide nucléique artificiel, synthétisé à partir d’une molécule d’ADN, dans lequel le désoxyribose est remplacé par une autre structure cyclique, mais qui conserve les caractéristiques
structurelles et fonctionnelles de la molécule d’origine.
Un acide xénonucléique ne peut être obtenu qu’au moyen d’une polymérase de synthèse particulière.
L’emploi de l’expression « xéno-ADN »est déconseillé.
→ ADN, désoxyribose
[C1, Q1]
Édit. 2019
greffe valvulaire l.f.
valvular graft
Substitution à une valvule cardiaque pathologique réséquée d’une prothèse de remplacement fabriquée avec un tissu biologique.
Le greffon peut être prélevé sur le receveur lui-même (autogreffe), un homme (allo- ou homogreffe), un animal (xéno- ou hétérogreffe). Au terme de greffe, certains préfèrent celui de bioprothèse ou de transplantation valvulaire.
myco-œstrogène n.m.
Substance naturelle contenue dans des levures dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
Un exemple en est la zéaralénone, mycotoxine présente dans certains champignons du sol et colonisant les graminées. Ses propriétés mimant l’effet des œstrogènes sont susceptibles d’altérer les capacités de reproduction, notamment dans l’élevage des porcs.
Les myco -œstrogènes sont des xéno-œstrogènes.
Étym. gr. mukes : champignon, oistros : rut; gennan : engendrer
→ xéno-œstrogène, perturbateurs endocriniens
œstrogénomimétique adj.
œstrogen like
Caractérise une substance qui produit des effets caractéristiques des œstrogènes sans en avoir la structure chimique.
Elle agit en se liant à leurs récepteurs ou en interférant avec leur métabolisme. Beaucoup de xéno-œstrogènes présents dans les plantes (phyto-œstrogènes) ou issus de polluants chimiques, agricoles ou industriels sont des œstrogénomimétiques.
Étym. gr. oistros : rut ; gennan : engendrer; mimeticos : qui imite
→ xéno-œstrogène, phyto-œstrogène
Édit. 2017
phytooestrogène n.m.
Substance naturelle présente dans les plantes, se comportant comme un xéno-oestrogène, capable de développer des effets œstrogénomimétiques.
Ainsi la génestine du soja est une isoflavone qui développe de faibles propriétés œstrogéniques, dont le bénéfice a été évoqué dans les troubles climatérique, mais elle est susceptible d’interférer dans la progression des cancers du sein. Le resvératrol , notamment présent dans le raisin et de ce fait dans le vin, est un polyphénol naturel de la classe des stilbènes qui se lie aux récepteurs des œstrogènes, mais qui se comportant globalement plutôt comme un anti-estrogène.
Étym. gr. phuton : plante, oistros : rut; gennan : engendrer
→ xéno-œstrogènes, perturbateurs endocriniens
xéno-œstrogène n.m.
environmental œstrogen, xenoœstrogen
Substance naturelle ou synthétique, étrangère à l’Homme, dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
On reconnaît parmi les xéno-œstrogènes des substances naturelles présentes dans les plantes (phyto-œstrogènes) comme la génestine du soja, le resvératrol du raisin), ou dans des levures (myco-œstrogènes comme la zéarélénone des céréales). D'autres sont des œstrogènes de synthèse (comme l'éthinylestradiol et le diéthylstilbestrol) ou d'origine animale (œstrogènes équins). D'autres enfin sont des polluants chimiques d'origine agricole (pesticides comme le DDT, organochlorés comme le méthoxychlore, la chordane, la chlordécone, ou organophosphorés comme le chlorpyriphos) ou industrielle (comme le bisphénol et les phtalates, issus de la dégradation des plastiques). Ils sont susceptibles de se comporter comme des perturbateurs endocriniens, altérant les fonctions génitales du fœtus, la fertilité masculine et féminine, le développement pubertaire, ou encore contribuant à la constitution d’un cancer mammaire....
Étym. gr. xénos : étranger, oistros : rut; gennan : engendrer
→ œstrogènes, phyto-œstrogènes, myco-œstrogènes, perturbateurs endocriniens
[O4]