Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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niche de cellules souches l.f

stem cell niche

Structure anatomique et fonctionnelle assurant la maintenance et la régulation des fonctions des cellules souches adultes ou progénitrices au sein d’un microenvironnement spécialisé.
Les cellules souches adultes sont multipotentes. Elles ne produisent que les cellules spécifiques du tissu où elles se trouvent. Les cellules souches hématopoïétiques (CSH) ont été les premières caractérisées. Leur niche est située au sein de la moelle osseuse chez l'adulte. Les niches de cellules souches sont présentes dans tous les tissus, surtout dans ceux, comme l’intestin et la peau, où les cellules se renouvellent rapidement. La niche contrôle l’activité de prolifération, de différentiation et de migrations des cellules progénitrices.

PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2 l.m

Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et  PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1  ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur.  De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).

Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2

cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique,  apoptose, anticorps monoclonal

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

sécrétion pancréatique exocrine l.f.

exocrine pancreatic secretion

Sécrétion assurée par les cellules acineuses qui produisent les enzymes pancréatiques, et par les cellules canalaires bordant les canaux excréteurs de la glandes et sécrètant surtout l'eau et les électrolytes, notamment les bicarbonates.
L'ensemble de la sécrétion pancréatique exocrine se déverse dans le duodénum par l'intermédiaire du canal de Wirsung : elle joue un rôle fondamental dans la digestion des glucides, lipides et protéines apportés par l'alimentation. Les protéases pancréatiques sont produites par les cellules acineuses sous forme inactive, les zymogènes. Ces zymogènes sont activés dans le duodénum : le trypsinogène est clivé en trypsine active par l'action de l'entérokinase, enzyme présent sur la bordure en brosse des entérocytes duodénaux. La trypsine active ensuite les autres zymogènes pancréatiques.
La sécrétion pancréatique exocrine est contrôlée essentiellement par deux hormones : la sécrétine, produite par les cellules endocrines à sécrétine, (présentes dans le duodénum et le jéjunum) en réponse à la présence d'ions H+ dans la lumière digestive, stimule la sécrétion hydrobicarbonatée des cellules canalaires pancréatiques ; la cholécystokinine (CCK), produite par les cellules endocrines à CCK du duodénum et du jéjunum en réponse à la présence d'acides gras et d'acides aminés dans la lumière digestive, stimule la sécrétion enzymatique des cellules acineuses pancréatiques. La CCK stimule également la contraction de la vésicule biliaire.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Wirsung (canal de), cholécystokinine

histiocytose langerhansienne l.f.

histiocytosis X, Langerhans cell-histiocytosis, Langerhans cell granulomatosis, Langerhans histiocytosis

Prolifération d’agressivité variable, des cellules de Langerhans pouvant toucher un ou plusieurs organes notamment la peau, les muqueuses, mais également l'os, le poumon et le système nerveux central.
Les cellules de Langerhans de nature histiocytaire, appartiennent à la lignée des cellules dendritiques, jouant un rôle accessoire dans l’immunité cellulaire et siégeant dans de nombreux tissus, organes et muqueuses. L'étude histologique découvre la présence d'un infiltrat de cellules d'aspect histiocytaire dont le caractère langerhansien est attesté par l'examen immunohistochimique (qui montre qu'il s'agit de cellules CD1α et CD207 positives) et par la microscopie électronique (qui révèle la présence dans le cytoplasme de granules de Birbeck, encore appelés corps X, de nature et d’origine mal connue). Dans 57 % des cas d'histiocytose, on met en évidence une mutation du BRAF V600E. 
La biologie moléculaire a précisé que les histiocytoses langerhansiennes sont monoclonales. Il en existe plusieurs formes :
- la maladie de Letterer-Siwe qui apparaît chez l’enfant de façon d’autant plus sévère que celui-ci est plus jeune. Elle associe des lésions cutanéo-muqueuses (papules croûteuses des plis, éruption purpurique pouvant atteindre les paupiéres), osseuses, ganglionnaires, hépatospléniques, pulmonaires, à une exophtalmie. Le traitement par les glucocorticoïdes et la vincoblastine peut être inefficace ;
- la maladie de Hand-Schüller-Christian qui est caractérisée par des lésions osseuses essentiellement crâniennes, particulièrement sphénoïdales avec atteinte hypophysaire (à l’origine d’un diabète insipide) et exophtalmie souvent bilatérale. Le pronostic est relativement favorable ;
- le granulome éosinophile des os qui est une tumeur osseuse isolée, bénigne de l’adulte jeune, avec une prédominance masculine, localisée sur les os du crâne, du bassin, des vertèbres et des os longs, traduite par une ostéolyse lacunaire à contours découpés. Il peut se manifester par une exophtalmie, le plus souvent unilatérale, qui revêt parfois un aspect pseudo-inflammatoire avec œdème palpébral. La palpation de l'orbite révèle une tumeur de consistance ferme, non mobile, et une discontinuité au niveau du rebord orbitaire, témoin de la lyse osseuse qui existe en regard de la tumeur. La tomodensitométrie précise les caractères de la lacune et après injection, le caractère hyperdense de la lésion. La biopsie objective la prolifération histiocytaire (HES) avec cellules géantes et lymphocytes. Mais le diagnostic est affirmé par l’histochimie qui met en évidence un immunomarquage positif des cellules histiocytaires anormales par l’anticorps anti P5 100. Le traitement est chirurgical (curage avec reconstitution du plan périosté). La radiothérapie et la chimiothérapie sont réservées aux formes d’accès difficiles ;
- d’autres atteintes localisées à un ou deux organes (ganglion, rate, poumon, peau) ont été rapportées.

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868) ; E. Letterer, anatomopathologiste allemand (1924), S. A. Siwe, pédiatre suédois (1933) ; A. Hand Jr, pédiatre américain (1893), A. Schüller, neurologue autrichien (1915), H. Christian, médecin interniste américain (1919) ; L. Lichtenstein, anatomopathologiste américain (1953) ; M. S. Birbeck, histologiste britannique (1961) ; C. E. Allen, pédiatre américain (2018)

Étym. gr. histion : tissu ; kutos : cellule

Syn. histiocytose X (Lichtenstein, 1953, obs.)

Birbeck (corps de), Letterer-Siwe (maladie de), Hand-Schüller-Christian (maladie de), granulome éosinophile des os, cellules de Langerhans
 histiocyte
, cellule dendritique, CD1, CD207, BRAF V600E, vincoblastine, diabète insipide, exophtalmie

[H1 ,I1, J1, K1, N3]

Édit. 2020

PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2

Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et  PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1  ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur.  De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).

Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2

cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique, apoptose, anticorps monoclonal

[C1, C3, F2, F3, O3]

Édit. 2020

chimère homme-animal l.f.

animal/human chimera

Organisme provenant d’un zygote humain et d’un zygote animal, par adjonction soit de cellules pluripotentes humaines (cellules embryonnaires ou cellules induites pluripotentes) à un zygote animal, soit de cellules pluripotentes animales (cellules embryonnaires) à un zygote humain.
L’adjonction de cellules embryonnaires animales à un embryon humain est interdite par la loi dans, pratiquement, tous les pays ayant promulgué des lois de bioéthique. L’inverse a donné lieu à des expériences dans le but de développer chez un animal un organe fait des cellules humaines du donneur pouvant lui être transplanté, ce qui écarte toute réaction immunitaire de rejet et remédie à la pénurie de donneurs vivants ou d’organes de donneurs décédés. En fait, ce type d’expérience n'a réussi qu'avec les chimères animal/animal seulement.

cellule souche pluripotente induite, cellule souche embryonnaire

[B3]

Édit. 2020

ADCC sigle angl. pour Antibody Dependent Cell Cytotoxicity (cytotoxicité dépendant d'anticorps)

Réaction cytotoxique dans laquelle les cellules tueuses porteuses de récepteurs de Fc reconnaissent les cellules cibles recouvertes d'anticorps spécifiques.

cytotoxicité

[C3,F3]

Édit. 2017

antagoniste n.m. et adj.

antagonist

Molécule qui se lie de façon irréversible à un récepteur spécifique de cellules-cibles, à la place du ligand naturel ou de l’agoniste, ce qui supprime tout effet physiologique de ces cellules.

Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant

Ant. agoniste

agoniste, ligand

[C1, C2, G3]

Édit. 2019

initiation tumorale l.f.

tumor initiation

Processus irréversible résultant de l'exposition des cellules à une dose appropriée d'un agent carcinogène dit initiateur qui produit une modification permanente de l’ADN de ces cellules cibles, lesquelles pourront donner naissance à une tumeur par action complémentaire d'un promoteur.

Étym. lat. initium : commencement.

neuropeptide n.m.

neuropeptide

Peptide synthétisé par une cellule nerveuse pouvant jouer un rôle de neurotransmetteur ou de facteur hormonal.
On en connaît plusieurs centaines parmi lesquelles on range les libérines de l'hypothalamus, les hormones post- ou antéhypophysaires, les endorphines, les hormones digestives. Sécrétés par les cellules nerveuses, les neuropeptides induisent des réponses dans les cellules cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques situés à leur surface, qui sont généralement des protéines intégrales à 7 domaines transmembranaires et couplées à des protéines G.

radio-immunothérapie l.f

radioimmunotherapy

Application thérapeutique d’anticorps vecteurs de radioactivité. 
Le vecteur, un anticorps monoclonal, reconnaît les antigènes exprimés par les cellules-cibles que le radio-isotope lié peut dès lors détruire par émission de rayonnement α ou β. 
La principale indication actuelle de cette méthode est la destruction de cellules tumorales
 (lymphome malin, leucémie lymphocytique…), mais les indications potentielles paraissent larges.

immunoscintigraphie

substance P l.f.

P substance

Peptide de la famille des tachykinines ayant un rôle de neurotransmetteur notamment dans la substance noire (locus niger) et les voies dopaminergiques nigrostriales du système nerveux central, ainsi que dans les neurones périphériques des fibres sensorielles conduisant les messages nociceptifs.
La substance P est aussi biosynthétisée dans les cellules APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) de l'intestin et dans le pancréas. Les récepteurs de la substance P sont constitués par les sites NK1 des cellules cibles. C'est un undécapeptide.
Par son action sur des récepteurs spécifiques NK1, l 'activation de ces récepteurs a un effet pro-inflammatoire et hyperalgésiant.
La substance P a un rôle régulateur sur de nombreux systèmes aminergiques : augmentation du péristaltisme du tube digestif, vasodilatateur puissant, bronchoconstricteur. Elle intervient aussi dans l’inflammation et dans les mécanismes du sommeil. Les médicamengts morphiniques sont des inhibiteurs de la substance P.

Sigle SP

exosome n.m.

exosome

Vésicules extracellulaires de 50 à 150 nm de diamètre formées à l’intérieur des cellules à partir de corps multivésiculaires puis secrétées dans le milieu extracellulaire pour communiquer avec une cellule cible.
Les exosomes contiennent de très nombreuses protéines et acides nucléiques, en particulier des ARN. Une fois libérés dans le milieu extracellulaire, ils vont pouvoir fusionner avec des cellules cibles et leur délivrer les composants qu’ils transportent.  Ils jouent un rôle important dans les communications inter-cellulaires et ont été impliqués dans de nombreuses pathologies, en particulier le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies auto-immunes.
Les exosomes et les ectosomes jouent le même rôle de transporteurs de protéines et d'acides nucléiques d'une cellule à une autre. Les différences entre ces deux types de vésicules extracellulaires portent essentiellement sur leur taille (les exosomes sont plus petits que les ectosomes) et sur leur site de fabrication (les ectosomes sont produits dans la membrane alors que les exosomes le sont dans le cytoplasme).

ectosome

[C2,C3,F3]

Édit. 2018

néoplasme à cellules dendritiques plasmacytoïdes blastiques l.m. (NCDPB)

blastic plasmacytoide dendritic-cell neoplasm

Affection hématologique maligne, agressive, rare, qui confère une prédisposition à la transformation leucémique.
Classée par l’Organisation mondiale de la santé (5ème édition, 2016) sous la rubrique de la leucémie myéloïde aigüe, elle  représente 0,5% de l’ensemble des affections hématologiques maligne. Plus souvent diagnostiquée chez les hommes, elle survient chez des patients d’âge moyen de 60 à 70 ans. Les manifestations inaugurales sont d’ordre dermatologique sous forme de tumeurs cutanées ce qui les différencie des autres hémopathies malignes. Les autres sites de l’affection portent sur les ganglions, la rate, la moelle osseuse, le sang. Les cellules tumorales expriment CD4, CD56 et TCL1 et présentent une surexpression de la sous-unité α du récepteur de l’interleukine-3 (IL3RA ou CD123). Les traitements conventionnels des hémopathies malignes sont suivis de rechute rapide. Les transplantations allogéniques ou de cellules souches autologues conduisent à des rémissions prolongées. Des essais thérapeutiques ciblés tels que ceux avec Tagraxofusp (cytotoxine dirigée contre CD123) offrent des larges espoirs.

N. Pemmaraju, hématologiste américain (2019)

Syn. cancer hématodermique CD4+CD56+, lymphome à cellules NK blastiques, et lymphome agranulaire à cellules NK CD4+

[F1,J1]

Édit. 2020

néoplasme à cellules dendritiques plasmacytoïdes blastiques
l.m.

blastic plasmacytoide dendritic-cell neoplasm (BPDCN)

Affection hématologique maligne, agressive, rare, qui confère une prédisposition à la transformation leucémique.
Cette pathologie, de mauvais pronostic, est classée par l’Organisation mondiale de la santé (5ème édition, 2016) sous la rubrique de la leucémie myéloïde aigüe. Elle représente 0,5% de l’ensemble des maladies hématologiques malignes. Plus souvent diagnostiquée chez les hommes, elle survient chez des patients d’âge moyen de 60 à 70 ans. Les manifestations inaugurales sont d’ordre dermatologique sous forme de tumeurs cutanées. Les autres sites de l’affection portent sur les noeuds lymphatiques, la rate, la moelle osseuse, le sang. Les cellules tumorales expriment CD4, CD56 et TCL1 et présentent une surexpression de la sous-unité α du récepteur de l’interleukine-3 (IL3RA ou CD123). Les traitements conventionnels des hémopathies malignes sont suivis de rechutes rapides. Les transplantations allogéniques ou de cellules souches autologues conduisent à des rémissions prolongées. Des essais thérapeutiques ciblés tels que ceux avec Tagraxofusp (cytotoxine dirigée contre CD123) offrent des larges espoirs.

Sigle NCDPB

[F1]

Édit. 2020

anaplasique adj.

anaplastic

État d'une tumeur habituellement maligne dont l'architecture et les cellules sont très éloignées de celles du tissu dont elles proviennent ; les cellules ont perdu leurs critères de différenciation.
Naguère, on opposait les carcinomes anaplasiques à petites cellules et ceux à grandes cellules. Les techniques immunohistochimiques ont démontré le caractère neuro-endocrine, donc différencié, des carcinomes à petites cellules. Pour éviter toute confusion, les carcinomes à grandes cellules sont dits indifférenciés.
Cet adjectif anaplasique ne doit plus être utilisé dans la classification des carcinomes bronchopulmonaires.

[A3,F2]

Édit. 2017

CD 34 sigle angl. pour cluster of differentiation 34

Antigène membranaire exprimé sur les cellules souches hématopoïétiques multipotentes etégalement sur des progéniteurs déjà engagés dans une voie de différentiation.
CD 34 est une glycoprotéine considérée comme le marqueur de choix utilisé dans la purification des cellules souches de la moelle osseuse et du cordon ombilical. L’expression de CD34 n’est pas restreinte au tissu hématopoïétique. Quelques populations de cellules non hématopoïétiques expriment l’antigène CD34. C’est le cas en particulier des cellules endothéliales dont l’origine, à partir d’un progéniteur commun avec les lignées hématopoïétiques, est aujourd’hui avérée. La numération des cellules CD 34+ est très utile dans l’appréciation de la qualité des préparations administrées en thérapie cellulaire qui doivent être suffisamment riches en cellules souches.

cellules interstitielles rénales l.f.p.

renal interstitial cells

Cellules présentes dans l'interstitium rénal, c'est-à-dire dans le tissu situé entre les néphrons et les vaisseaux.
Les cellules interstitielles du cortex rénal sont de deux types. Les unes ressemblent à des fibroblastes et les autres ressemblent à des mononucléaires du sang. Les fibroblastes péritubulaires sont le siège de la production d'érythropoïétine.
Les cellules interstitielles de la médullaire rénale sont essentiellement de grosses cellules contenant des inclusions lipidiques. Il existe également des cellules ayant l'aspect de lymphocytes. Les cellules à inclusions lipidiques sont le site majeur de production de prostaglandines dans la médullaire.

[A2,M1]

épiderme n.m.

epidermis (TA)

epidermis

Epithélium de revêtement extérieur du corps, constitué par plusieurs couches de cellules qui subissent, en arrivant vers la surface, une transformation cornée, la kératinisation.
Ces couches sont, en allant de la profondeur à la superficie :
1) la couche basale formée par une rangée unique de cellules prismatiques, petites et denses, reposant sur une membrane basale ; elles renferment du pigment ;
2) la couche de Malpighi ou corps muqueux, formée d’un nombre variable de couches de fibrilles épidermiques ;
3) la couche granuleuse constituée de quelques assises de cellules contenant des granules de kératohyaline ;
4) la couche claire formée de cellules dégénérées, aplaties mais ayant encore des noyaux contenant l’éléidine ;
5) la couche cornée constituée de cellules complètement aplaties, dépourvues de noyaux et infiltrées de matière cornée.
A la surface de la peau, les cellules cornées desquament individuellement en formant une poussière cornée, le stratum disjunctum.

Étym. gr. epi : sur ; derma : peau

[A1, A2, J1]

Édit. 2020

phagocytes mononucléés (système des) l.m.

mononuclear phagocyte system

Réseau de cellules disséminées dans l’organisme, caractérisées par leur activité phagocytaire, leur mobilité, leur rôle dans le déclenchement et l’entretien des réactions immunitaires.
Ces cellules, d’origine médullaire, passent dans le sang (monocytes), et parviennent dans les tissus conjonctifs lâches où elles prennent le nom d’histiocytes-macrophages. Dans les alvéoles pulmonaires, ce sont les cellules à poussières ou macrophages alvéolaires, dans le foie, les cellules de Kupffer, dans le cerveau, les cellules de la microglie, dans la peau, les cellules de Langerhans, dans l'os, les ostéoclastes.

Syn. système mononucléé phagocytaire, système réticuloendothélial (terme obsolète), ou réticulohistiocytaire (terme obsolète)

protéines S100 n.f.

S100 proteins

Famille de protéines comportant environ une vingtaine de membres.
La plus étudiée est la protéine S1OOB. C’est une protéine dimérique de 21 kDa constituée de 2 chaînes (α et bêta), fixatrice de calcium, présente dans les cellules gliales du cerveau, mais aussi dans de nombreuses autres cellules (mélanocytes, cellules de Langerhans, cellules sudorales eccrines et apocrines, cellules musculaires) et dont la présence dans le sang témoigne d'une atteinte pathologique du cerveau.
Sa détection par l'utilisation, en immunohistochimie, de l'anticorps antiprotéine S-100 est particulièrement utile pour identifier ces cellules, notamment en pathologie tumorale (tumeurs næviques et langerhansiennes).
La protéine S100B est dosée  dans le sang et dans le liquide  céphalo-rachidien par électro-chimioluminescence. Sa concentration normale dans le plasma est inférieure à 0,15µg/L. Elle augmente dans les suites de traumatismes crâniens sévères, traduisant une contusion cérébrale, et les hémorragies sous-arachnoïdiennes. C’est également un marqueur sérique d’évolution des mélanomes malins.
Dans le LCR, sa concentration normale est de 1 à 2 µg/L. Elle augmente dans les lésions cérébrales aigües, en particulier les hémorragies sous arachnoïdiennes, les accidents vasculaires cérébraux ischémiques, et au décours d’interventions neuro-chirurgicales.
Le dosage plasmatique d’un autre membre de la famille des protéines S100, la protéine S100A12, a été proposé comme marqueur des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, en particulier la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

synoviale n.f.

synovial membrane

Membrane séreuse faite d’un tissu conjonctif lâche tapissant la face profonde de la capsule articulaire des diarthroses, s’insérant sur le pourtour des cartilages articulaires et concourant avec eux à la limitation de la cavité articulaire, et qui secrète un liquide lubrifiant visqueux, incolore, la synovie, favorisant le glissement des extrémités osseuses.
Contribuant au maintien des surfaces articulaires, elle est formée de deux couches principales. La couche interne ou intimale, dite couche bordante, est faite normalement d’une seule assise de cellules mononucléées juxtaposées les unes aux autres, ne reposant pas comme les cellules épithéliales sur une membrane basale ; parmi ces cellules on distingue des cellules dites A, de type macrophagique et des cellules B, de type fibroblastique productrices de l’acide hyaluronique synovial. La couche externe sous-intimale est faite d’un tissu conjonctif riche en fibres collagènes de type I et III, richement vascularisé, contenant quelques cellules éparses (fibroblastes, histiocytes-macrophages, mastocytes…). L’étude histologique de la membrane synoviale peut être d’un grand intérêt pour le diagnostic différentiel des affections articulaires.

synovie

acétate de cyprotérone l.m.

cyproterone acetate

Dérivé halogéné de la 17-hydroxy-progestérone à effet anti-androgène et antigonadotrope.
La médication est un inhibiteur compétitif de la liaison de la 5 alpha-dihydrotestostérone à son récepteur  au niveau des cellules cibles.  Il est prescrit pour traiter l'acné, l'hirsutisme et entre dans la composition de pilules contraceptives à visée anti-androgène. La médication est de moins en moins utilisée depuis qu’il a été établi qu’elle est responsable de méningiomes, pour la plupart progressivement régressifs à l’arrêt du traitement.
L’effet antigonadotrope et antiandrogénique est aussi mis à profit dans certaines formes de cancer de la prostate.

[G5, J1, O3, O4]

Édit. 2020

acide calcitroïque n.m.

calcitroic acid

Acide dérivé de l’oxydation du calcitriol, portant une fonction carboxylique en 23 par dégradation de la chaîne carbonée amputée de ses quatre derniers carbones.
Produit catabolique inactif du calciférol, l’acide calcitroïque est formé dans l’intestin ou dans d’autres cellules cibles.

calcitriol

[C1,C3,L1]

Édit. 2017

ambigüité sexuelle l.f.

sexual ambiguity, equivocal sex, ambiguous sexual appearance

Anomalie de l'appareil génital externe d'un nouveau-né empêchant de lui attribuer, par l'examen clinique, le sexe masculin ou féminin, nécessitant la réalisation d'un diagnostic chromosomique.
L'ambiguïté sexuelle connaît de nombreuses variétés et se définit selon la classification de Prader.
Les ambigüités sexuelles X Y (de sexe génétique mâle) sont classées en anomalies de la détermination gonadique (dysgénésie gonadique, agénésie gonadique, agénésie des cellules de Leydig) et anomalies de la différenciation sexuelle : troubles de la fonction testiculaire (bloc enzymatique sur la biosynthèse de la testostérone, insensibilité leydigienne aux gonadotropines, absence ou inactivité du MIF) et insensibilité des organes cibles (absence ou anomalie des récepteurs des androgènes, absence de 5alpha-réductase).

pseudo-hermaphrodisme masculin, Prader (classification de)

[M4, O1, O4, Q2]

Édit. 2020

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