acide gras-synthétase l.m.
fatty acid synthetase
Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.
Syn. aliphacyl-Synthétase
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
acide homovanillique l.m.
homovanillic acid
Éther méthylique en 3 de l'acide 3,4-dihydroxy
C'est un catabolite de la dopamine, formé après désamination par la MAO (monoamine-oxydase), oxydation et méthylation par la COMT (catéchol-O-méthyl-transférase).
Son élimination urinaire augmente en cas de neuroblastomes.
→ dopamine, monoamine- oxydase, catéchol-O-méthyl-transférase, neuroblastome
[C1,C3 ]
Édit. 2017
acide hyaluronique l.m.
hyaluronic acid
L'acide hyaluronique est un polyoside, glycosaminoglycane, constitué de chaînes de disaccharides alternant acide glucuronique et N-acétylglucosamine, présent dans de nombreux tissus animaux tels que l’humeur vitrée, le cordon ombilical, la peau, les tissus conjonctifs, le liquide pleural, etc.
La masse moléculaire élevée (50 000 à 8 000 000) explique la viscosité des solutions. Sa structure comporte un enchaînement de nombreux maillons diosidiques (bêta-glucuronosido-1-3-glucosamine-N-acétylée) unis par une liaison osidique 1-4. L’hydrolyse par des hyaluronidases (bactériennes ou testiculaires) modifie la viscosité du milieu péricellulaire permettant la diffusion des bactéries, provoquant un appel d'eau dans le tissu et dans le cas du sperme, favorisant l'accès de l'ovule au spermatozoïde.
Ce gel viscoélastique transparent, qui est soit d'origine animale, soit synthètique, est utilisé dans le traitement de l’arthrose du genou. Il peut aussi être employé pour combler les rides, les sillons et les cicatrices du visage. Son effet est temporaire et s'efface en 6 à 12 mois. Contrairement au collagène injectable, il ne nécessite pas de test préalable
[C1, C3, G5, I1]
Édit. 2020
acide hydroperoxy-eicosatétraénoïque (HPETE) l.m.
hydroperoxy-eicosatetraenoic acid
Peroxyde formé à partir de l'acide arachidonique sous l'action d'une lipoxygénase.
Selon les tissus, on trouve trois types de lipoxygénases qui conduisent respectivement à trois types d'acides 5-, 12- ou 15-hydroperoxyeicosatétraénoïques (5-, 12- ou 15-HPETE). Le 5-HPETE est le précurseur des leucotriènes dans les leucocytes et dans certaines cellules pulmonaires.
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
acide 5-hydroxy-indole-acétique l.m.
5-hydroxy-indole-acetic acid
Acide provenant de la dégradation de la sérotonine.
Une augmentation de l’élimination de l’acide 5-hydroxy-indole-acétique est observée dans certaines tumeurs carcinoïdes du tube digestif ou du poumon.
Syn. 5-hydroxy-indole-acétate
Sigle 5-HIA (français) ou 5-HIAA (anglais)
→ sérotonine, tumeur carcinoïde intestinale
[C1,C3,F5]
Édit. 2017
acide lipoïque l.m.
lipoic acid
Acide octanoïque soufré possédant un pont disulfure entre deux fonctions thiol portées par les carbones 6 et 8.
Facteur vitaminique du groupe B, très répandu dans la nature, et notamment dans le foie, la levure, à l'état de combinaison lipoamide avec des protéines.
Il est soluble dans les solvants des lipides, mais insoluble dans l'eau. Il joue un rôle de coenzyme transporteur d'hydrogène en intervenant dans le mécanisme des décarboxylations oxydatives d'acides alpha-cétoniques, par ex. de l'acide pyruvique et de l'acide alpha-cétoglutarique ; il s'attache transitoirement par son soufre du C6 au radical acyle en fixant un atome d'hydrogène sur le soufre du C8 ; puis après le transfert de l'acyle sur le coenzyme A, le dihydrolipoate formé se déshydrogène au profit du NAD, grâce à la dihydrolipoamide-déshydrogénase. C'est aussi un facteur de croissance indispensable à certaines bactéries, comme Streptococcus faecalis, Tetrahymena geleii, Butyribacterium rettgeri.
Syn. acide thioctique
[C1, C3, D1]
Édit. 2020
acide malique l.m.
malic acid
Diacide à 4 carbones ayant une fonction alcool dont il existe donc deux stéréo-isomères.
L'acide L-malique est surtout présent dans les fruits, mais il est aussi un métabolite de toutes les cellules animales, comme intermédiaire du cycle tricarboxylique dans la mitochondrie, comme précurseur carboné et comme transporteur d'hydrogène dans le cytoplasme pour la gluconéogénèse, ainsi que pour la lipogénèse.
Étym. lat. malum : pomme ou fruit
[C1,C3,R2]
Édit. 2017
acide malonique l.m.
malonic acid
Diacide à 3 carbones, isolé des betteraves et trouvé dans les produits de dégradation des barbituriques par les micro-organismes.
Il est surtout connu comme un inhibiteur compétitif de la succino-déshydrogénase, capable de bloquer la respiration cellulaire en accumulant le succinate. Son dérivé de combinaison avec le coenzyme A est un précurseur de la biosynthèse des acides gras.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide nicotinique l.m.
nicotinic acid, niacin
Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre. Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.
Syn. niacine
[C1, C3, G5, J1]
Édit. 2020
acide nucléique l.m.
nucleic acid
Substance polynucléotidique de haut poids moléculaire, constituée par la combinaison séquentielle de nombreux nucléotides, l’acide phosphorique de l’un estérifiant une fonction alccol du pentose du précédent.
Les propriétés des acides nucléiques sont dues aux fonctions acides libres des acides phosphoriques. Elles sont responsables de la basophilie des acides nucléiques cellulaires. Unis à des protéines basiques, ces derniers constituent les nucléoprotéines.
On distingue deux catégories d’acides nucléiques:
1) les acides désoxyribonucléiques, ADN, (anciennement appelés “thymonucléiques” ont d’abord été isolés du thymus) constitués de nucléotides à désoxyribose et localisés dans tous les noyaux cellulaires où on les trouve unis à des protéines basiques (protamines ou histones).On rencontre aussi des ADN dans les bactéries, dans les mitochondries et dans les choloroplastes des eucaryotes. Ils sont le support des caractères géniques dans les chromosomes;
2) les acides ribonucléiques, ARN, (anciennement appelés “zymonucléiques” parce qu’ils ont été isolés de la levure) sont constitués de nucléotides à ribose. On en trouve de masses moléculaires très différentes dans les noyaux cellulaires, dans les ribosomeset et même en petite quantité dans le liquide cytoplamique (acides nucléiques solubles).
Les acides nucléiques diffèrent par leur composition en bases (adénine, guanine, cytosine, uracile, thymine) et surtout par leur disposition séquentielle dans l’enchaînement polynucléotidique. On explique ainsi qu’ils soient porteurs de l’information spécifique nécessaire à la biogénèse des protéines. Les acides nucléiques sont peu solubles dans l’eau mais solubles dans les solutions alcalines diluées ou dans les solutions salines en donnant une solution de viscosité élevée. Ils sont dépolymérisés par des enzymes spécifiques, les ribonucléases et les désoxyribonucléases.
Étym. lat. nucleus : noyau
Syn. acide nucléinique (désuet)
→ acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acide nucléique peptidique l.m.
peptide nucleic acid
Analogue synthétique d'acide nucléique dans lequel l'enchaînement des phosphates et des pentoses est remplacé par un squelette polypeptidique de synthèse.
Sigle PRNA
[C1,C3]
Édit. 2017
acide okadaïque l.m.
okadaic acid
Acide organique à chaîne grasse (qui a été isolé à partir d'une éponge "Halichondria Okadai"), doué d'un important pouvoir oncogène.
Sa formule est celle d'un dérivé polyester d'un acide gras à 32 carbones.
Il exerce une action inhibitrice spécifique sur les protéines-phosphatases 1 et 2a, qui interfère par conséquent avec l'état de phosphorylation de nombreuses protéines ayant des rôles métaboliques importants : il présente un effet insulinomimétique en augmentant la teneur des cellules en enzymes tyrosine-phosphorylés. Il est produit par le plancton et présent dans les éponges et dans de nombreuses espèces marines, responsables d'intoxications diarrhéiques par les fruits de mer.
[C1,C3,D2,F2,G4,L1,R1,R2]
Édit. 2017
acide oléique marqué l.m.
radiolabelled oleic acid
Acide gras (oléique), marqué par halogénation ou par 14C, qui a été utilisé pour la mesure de son absorption digestive, soit à l'état isolé, soit sous forme de trioléine.
Le marquage de l'acide oléique par un halogène est relativement instable dans les organismes vivants en raison d'enzymes appelés déshalogénases. Le marquage au 14C est plus stable : la mesure d'acide oléique marqué dans le sang ou du 14CO2 dans l'air expiré témoigne donc mieux de l'absorption intestinale du produit.
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
acide orotique l.m.
orotic acid
Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.
Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois
[C1,C3,G5,L1,N3]
Édit. 2017
acide palmitique marqué l.m.
radiolabelled palmitic acid
Acide gras saturé (palmitique), marqué au 14C qui, chez l'animal, permet de suivre son métabolisme par mesure du 14CO2 dans l'air expiré.
[B1,C1,C3,K1]
Édit. 2017
acide phytanique l.m.
phytanic acid
Acide tétraméthyl-3,7,11,15-hexadécanoïque, acide gras ramifié, dérivé du phytol, peu abondant dans la nature.
On en a trouvé de minimes quantités dans le beurre, la graisse de Bœuf et de Mouton.
Il peut se former par oxydation du phytol (provenant surtout de la chlorophylle) dans les tissus animaux et humains. Le sérum humain normal en contient de 0,4 à 2 mg/L, soit moins de 1 pour 1 000 des acides gras totaux.
Sa présence anormale en quantité élevée (plus de 50% des acides gras) a été décelée dans les dépôts lipidiques d'une dyslipoïdose, la maladie de Refsum ou hérédopathie atactique polynévritiforme ; le sérum des sujets atteints de cette maladie en contient aussi des quantités relativement élevées (de 0,3 à 0,6 g/L).
S.B. Refsum, neurologiste norvégien (1946)
[C1,C3,H1,R1,R2]
Édit. 2017
acide quinique l.m.
quinic acid
Acide alcool cyclique présent chez de nombreux végétaux, tels que café, betterave, Cinchona.
Son dérivé 5-déhydroquinique est un métabolite précurseur des noyaux aromatiques.
[C1,C3]
acide rétinoïque l.m.
retinoic acid
Acide dérivant du rétinol par oxydation de la fonction alcool en fonction acide.
C'est le métabolite principal du rétinol et il fut l'un des premiers rétinoïdes synthétisés.
L'acide rétinoïque joue un rôle semblable à un facteur de croissance et de différenciation cellulaire en se fixant sur des récepteurs intracellulaires et contrôlant la transcription de certains gènes, par ex. celui de la collagénase dans les fibroblastes. Il assurerait la régulation de l’expression des gènes HOX (HOXA, HOXB, HOXC, HOXD), gènes homéotiques qui commandent les facteurs positionnels dans l’axe craniocaudal du cerveau postérieur. Il existe sous deux formes isomères : l'acide rétinoïque tout-trans (tout entgegen) et la forme 9-cis. Les récepteurs de l'acide rétinoïque tout-trans (RAR) et du 9-cis-rétinoïque (9-zusammen, RXR) sont normalement localisés dans le noyau. Les leucémies aigües à promyélocytes sont caractérisées par une translocation chromosomique touchant le gène RAR sur le chromosome 17, et l'acide rétinoïque tout-trans peut induire une rémission de la maladie. L'acide rétinoïque tout-trans est aussi appelé trétinoïne. On a également préparé un isomère 13-cis appelé isotrétinoïne. Il est utilisé dans le traitement de certaines leucémies, en particulier la leucémie à promyélocytes M3.
Utilisé en applications locales, il a un effet kératolytique, antinéoplasique et immunitaire. Ses principales indications sont l'acné juvénile surtout rétentionnelle, le vieillissement cutané photo-induit, les troubles de la pigmentation et les troubles de la kératinisation. Ses effets secondaires sont dominés par les phénomènes irritatifs locaux. Il se présente sous forme de gel, de crème, de tampons et de solution.
Syn. trétinoïne, “vitamine A acide”
→ isotrétinoïne, leucémie aigüe promyélocytaire , rétinoïde, trétinoïne, vitamine A
[A4,C1,C3,O6]
Édit. 2017
acide ribonucléique (ARN) l.m.
ribonucleic acid
Acide nucléique constituée d'une seule chaîne hélicoïdale de nucléotides, formée d'un sucre, le ribose, d'acide phosphorique et de bases, adénine, guanine, cytosine, uracile, qui sont complémentaires de celles de l'acide désoxyribonucléique (ADN).
Ces nucléotides transportent dans le cytoplasme, puis traduisent en protéines, les informations contenues dans les gènes. Les ARN appartiennent à quatre catégories principales : ARN messager (ARNm) produit par transcription à partir d'une séquence d'ADN et qui, après maturation, sert de modèle, ARN ribosomique (ARNr), ARN de transfert (ARNt), ARN cytoplasmique (ARNsi).
L'ARNm transmet l'information du noyau vers le cytoplasme, l'ARNt y transporte les acides aminés qui répondent au code génétique, l'ARNr effectue à partir de ce matériel la synthèse des protéines. Les ARNsi participent à la structure de ribonucléoprotéines cytoplasmiques diverses, telles que SRP, splicéosomes
Une enzyme, la transcriptase inverse, permet de reconstituer de l'ADN à partir de l'ARN messager, et donc de reconstituer la partie codante des gènes.
Chez certains virus, l’ARN est le matériel héréditaire.
→ acide désoxyribonucléique, transcriptase inverse, SRP, splicéosome
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acide sénécioïque l.m.
senecioic acid
Acide bêta-méthylcrotonique.
Sa combinaison avec le coenzyme A est un métabolite présent dans les cellules.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide shikimique l.m.
shikimic acid
Acide organique formé du cyclohexène-1,2-triol-3,4,5 substitué en 1 par un radical carboxylique.
C'est un terme intermédiaire de la biosynthèse des noyaux aromatiques à partir du glucose, chez de nombreuses souches bactériennes et certaines plantes supérieures.
Ses précurseurs connus sont le sédoheptulose-1,7-diphosphate et l'acide dihydroshikimique. Il conduit directement au noyau indole du tryptophane, aux acides paraaminobenzoïque et parahydroxybenzoïque. Par l'intermédiaire de l'acide préphénique, il donne la phénylalanine et la tyrosine.
Étym. jap. shikimi : anis étoilé
[C1,C3]
Édit. 2017
acide sialique l.m.
sialic acid
Combinaison naturelle de l’acide neuraminique avec l’acide acétique ou avec l’acide glycolique, formant un constituant de la fraction glucidique des glycoprotéines membranaires ou sécrétées.
L’acide sialique contrôle la demi-vie des glycoprotéines plasmatiques (immunoglobulines, hormones peptidiques), sa libération enzymatique permettant aux récepteurs des sialoglycoprotéines, situés sur les hépatocytes, d'internaliser ces protéines et de les soustraire à la circulation générale.
Le premier acide sialique découvert a été isolé de la mucine sousmandibulaire de Boeuf, qui en contient de 20 à 25%. Les acides sialiques sont distribués dans les glycoprotéines et les gangliosides. L'acide sialique O (des mucines d'Ovidés) est l'acide sialique le plus communément rencontré (acide N-acétylneuraminique) ; l'acide sialique B (de Bovidés) est l'acide N,O-diacétylneuraminique ; l'acide sialique P (du Porc) est l'acide N-glycolylneuraminique.
Les acides sialiques sont des acides forts, facilement décarboxylables en milieu acide, donnant des réactions colorées par chauffage avec l'acide sulfurique en présence de nombreux réactifs (coloration violette avec le réactif de Bial). Ils présentent le site récepteur des virus sur les parois cellulaires ; ils sont détachés enzymatiquement par les sialidases (neuraminidases).
Étym. gr. sialon : salive (dérivé d’ose initialement trouvé dans les glycoprotéines de la salive)
Syn. acide N-acétyl-neuraminique
→ sialurie
[C1, C3]
Édit. 2020
acides nucléiques l.m.p.
nucleic acids
Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).
→ vaccination par acide nucléique
[C1,C3,Q1]
Édit. 2018
acide stéaridonique l.m.
stearidonic acid
Acide gras polyéthylénique à 18 carbones et 4 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles végétales telles que l'huile de pépins de cassis.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide stéarique l.m.
stearic acid
Acide octadécanoïque : acide gras saturé, présent dans la plupart des huiles et des graisses en petite quantité (2 % dans l'huile d'olive, 4 % dans l'huile d'arachide et dans l'huile de palme, 1 % dans l'huile de noix, 17 % dans le saindoux, 20 à 30 % dans le suif de bœuf ou de mouton, 9 à 10 % dans la graisse de beurre).
Dans la graisse humaine, on en trouve environ 7 % ; mais les phospholipides en sont plus riches.
Il est remarquablement stable chimiquement et solide à la température ordinaire (F = 70°C), comme l'acide palmitique. Le taux de ces deux acides dans les glycérides détermine la consistance plus ou moins solide de ces derniers. La biogénèse de l'acide stéarique s'effectue par condensation de radicaux acétyle provenant essentiellement des glucides ; il peut aussi se former par élongation de l'acide palmitique (addition d'un radical acétyle). Sa dégradation s'effectue dans le foie et dans les muscles en fournissant du gaz carbonique et de l'eau, ainsi que de l'énergie (147 molécules d'ATP par molécule d'acide stéarique).
Étym. gr. stear, steatos : graisse
→ phospholipide, ATP, stéarine
[C1,C3]
Édit. 2017