Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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veine préparate l.f.

Synonyme désuet de la veine frontale, devenue veines supratrochléaires.
Elle désignait une veine qui descend verticalement sur le front, de chaque coté de la ligne médiane.
Cette veine s'unit à celle du coté opposé par une arcade veineuse nasale. Elle se jette dans la veine angulaire.

→ veines supratrochléaires

[A1, K4]

Édit. 2020

veine sublinguale l.f.

vena sublingualis (TA)

sublingual vein

Chacune des deux veines volumineuses qui descendent de chaque côté de la ligne médiane sur la face inférieure de la langue, transparaissant sous la muqueuse, depuis la pointe jusqu’à la base de l’organe.
Elles suivent ensuite le bord inférieur du nerf grand hypoglosse sur la face externe du muscle hyoglosse. Elles reçoivent les veines dorsales de la langue et la veine profonde de la langue, confluent d’où naît la veine linguale.

Syn. anc. veine linguale principale, veine ranine (impropre), veine linguale superficielle

[A1, K4, P3]

Édit. 2020

veines cérébrales internes l.f.p.

venae internae cerebri (TA)

internal cerebral veins

Chacune des deux veines profondes du cerveau qui naissent, respectivement de chaque côté, de l’extrémité antérieure de la toile choroïdienne du troisième ventricule par confluence de la veine du septum pellucidum, de la veine thalamo-striée et de la veine choroïdienne supérieure.
Elles cheminent d’avant en arrière entre les deux feuillets de la toile choroïdienne du troisième ventricule de chaque côté de la ligne médiane. Elles se réunissent à la base de la toile choroïdienne pour former la grande veine cérébrale dite de Galien. Chaque veine cérébrale interne reçoit : la veine du thalamus et du fornix, la veine du pied de l’hippocampe, la veine du calcar avis et la veine cérébelleuse médiane et supérieure.

C. Galien (Galen, Galenos ou Galenus), médecin grec (130-200)

Syn. anc. petites veines de Galien, veines cérébrales profondes, veines galéniques

[A1]

Édit. 2019

veine supratrochléaire l.f.p.

vena supratrochleare (TA)

supratrochlear vein

Chacune des deux veines qui collectent le sang veineux de la région frontale.
Elles descendent de chaque côté de la ligne médiane, unies entre elles par une arcade veineuse nasale. Elles se jettent dans la veine angulaire homolatérale. Elles se gonflent sous l'action de la colère ou lors de  l’effort, d'où leur ancien nom de veine de la colère : vena iracundiae (du latin iracundia : colère)

Étym. lat. iracundia : colère

Syn. anc. veine frontale, vena iracundiae, veine préparate

[A1, K4, P1, P3]

Édit. 2020

veines thyroïdiennes médianes sus-isthmiques l.f.p.

Veines au nombre de deux ou trois qui naissent du bord supérieur de l’isthme thyroïdien.
Elles montent devant le cartilage cricoïde puis divergent et suivent la ligne oblique du cartilage thyroïde devant le muscle sterno-thyroïdien où elles deviennent satellites de la branche interne de l’artère thyroïdienne supérieure. Elles interfèrent avec le drainage veineux laryngé.

vitréo-rétino-choroïdopathie de Kaufman l.f

autosomal dominant vItreofetinochoroidopathy

Dystrophie choriorétinovitréenne avec ligne de démarcation en périphérie, sur 360 degrés, séparant une bande étroite de rétine postérieure hyperclaire d’une rétine antérieure équatoriale hyperpigmentée et atrophique.
L’angiographie d’une dystrophie rétinienne montre en périphérie une berge hyperclaire qui marque la jonction entre rétine pratiquement saine et pavage rétinien pigmenté dense. Lorsque la maladie est évoluée on observe quelques ponctuations prérétiniennes blanchâtres, des artères rétrécies, une atrophie choroïdienne au pôle postérieur et en péripapillaire, et un ERG altéré (l’ERG est normal au début). La cataracte présénile et le glaucome compliquent habituellement l’affection dans son évolution. L’affection est autosomique dominante (MIM 193220). La mutation du gène BEST1 est responsable de cette pathologie..

S. J. Kaufman, ophtalmologiste américain (1982) ; C. J. Chen, ophtalmologiste américain (2016)

Syn. VRCP, choroïdo-rétino-vitréopathie autosomique

Sigle angl. ADVIRC

→ cataracte, glaucome, électrorétinogramme, BEST1 gene

[P2]

Édit. 2018

V lingual l.m.

lingual line

Ligne en forme de V ouverte en avant séparant la base de la langue de la langue mobile, constituée de papilles linguales caliciformes, saillies arrondies au nombre de neuf.

voie dentato-olivaire l.f.

dentato-olivary tract

Voie nerveuse naissant dans le noyau dentelé du cervelet, passant par le pédoncule cérébelleux supérieur, croisant la ligne médiane au niveau de la commissure de Wernekinck, rejoignant le faisceau central de la calotte et se terminant sur l'olive bulbaire controlatérale.
La dégénérescence hypertrophique de l'olive bulbaire en neuropathologie est associée à un nystagmus du voile du palais lorsqu'une lésion (vasculaire ischémique le plus souvent) touche le faisceau central de la calotte homolatérale à l'hypertrophie olivaire, sinon le noyau dentelé controlatéral, voire la région du noyau rouge.
Il s'agirait d'une voie archaïque.

→ myoclonies vélopalatines et squelettiques, voile (nystagmus du)

voies optiques secondaires et accessoires l.f.p.

secondary visual tracts

Voies visuelles connectées avec des structures cérébrales assurant les réactions réflexes, automatiques et inconscientes.
- La voie photique ou rétino-hypothalamique met en rapport les cellules rétiniennes avec les noyaux suprachiasmatiques situés sur la ligne médiane, dans le diencéphale entre le thalamus et le mésencéphale. Cette voie transmet directement aux noyaux les impulsions des bâtonnets. Ce système, très réactif à la lumière, véritable horloge biologique assure la régulation et la synchronisation des rythmes circadiens. Par ses relations avec l’épiphyse il agit sur la sécrétion de la mélatonine.
- La voie rétino-tectale ou colliculaire, oculomotrice, met en rapport les cellules rétiniennes avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs (colliculi superiores) en arrière du mésencéphale. Le colliculus est connecté au corps géniculé latéral (CGL) par les bras conjonctivaux. Cette voie a un rôle dans l’oculo-motricité : coordination des mouvements de la tête et des yeux, et dans la fixation du regard : saccades, mouvement de poursuite. Une voie directe vers le prétectum stabilise également l’image sur la rétine, contrôle l’ouverture de la papille et intervient dans le réflexe photomoteur.
- Parmi les systèmes optiques accessoires le pulvinar a un rôle important : ses noyaux inférieurs reçoivent des axones du tractus optique, du CGL et sont connectés avec le colliculus supérieur, l’aire visuelle occipitale striée et par son intermédiaire avec l’aire occipito-pariétale impliquée dans la détection du mouvement. Il a un rôle dans l’attention visuelle, la coordination du regard avec les mouvements du corps et la reconnaissance visuospatiale. Trois autres petits noyaux (dits terminaux) près du colliculus supérieur, en relation avec le tractus visuel, ont également un rôle dans la stabilisation de l’image au cours des mouvements de la tête et du cou ; chacun d’eux est impliqué dans une des trois directions de l’espace.

→ tubercules quadrijumeaux, pulvinar, noyau suprachiasmatique, prétectum, mouvement de fixation, mélatonine

voies de conduction optique l.f.p.

tractus opticus
optic, visual tracts
Voies qui assurent l'acheminement des sensations visuelles de la rétine au cortex cérébral et qui comprennent, à partir de la rétine : la voie primaire formée par  le nerf optique, le chiasma optique, la bandelette optique, un relais dans le corps genouillé latéral, les radiations optiques (voies optiques intracérébrales) vers le cortex occipital et des prolongements secondaires vers les aires de reconnaissance du cortex occipito-pariétal et occipito-temporal.
Les cellules sensorielles, cônes et bâtonnets, envoient leurs informations aux cellules ganglionnaires par l’intermédiaire des cellules bipolaires. Les axones issus des cellules ganglionnaires se regroupent à la papille pour former le nerf optique (IIème paire crânienne) qui traverse le canal optique. Les deux nerfs droit et gauche se rejoignent au dessus de la partie antérieure de la selle turcique pour former le chiasma optique où se produit le croisement (décussation) sur la ligne médiane des axones qui proviennent de la région nasale de la rétine. Les axones provenant des régions temporales de la rétine ne croisent pas et restent homolatéraux. Ainsi les informations provenant du champ visuel droit sont dirigées vers l’hémisphère gauche et vice versa.
Les axones issus des angles postérieurs du chiasma forment les bandelettes optiques (ou tractus) qui atteignent les corps genouillés latéraux (CGL, partie du thalamus). Les cellules du CGL sont réparties en six couches. Les fibres issues des cellules ganglionnaires de grande taille (type M) de la rétine périphérique forment des synapses avec les grandes cellules des couches 1 et 2 ; celles-ci, avec leurs axones, forment le système magnocellulaire (5% des fibres). Les couches 3 à 6 formées de petites cellules reçoivent les axones issus de cellules P de la rétine et forment le système parvocellulaire (90% des fibres). Des cellules très petites forment la couche ventrale K (koniocellulaire) du CGL; elles reçoivent les axones de cellules ganglionnaires connectées aux cônes de type B (bleu).
 Les axones issus du CGL forment les radiations optiques de Gratiolet qui, à travers la substance blanche, se dirigent vers le cortex occipital et aboutissent à l’aire visuelle primaire V1 du cortex strié (ex aire 17 de Brodmann), de part et d’autre de la scissure calcarine à la face axiale du lobe occipital. Les fibres provenant de la macula par l’intermédiaire du CGL aboutissent à la partie toute postérieure du cortex strié.
A partir de V1 les informations visuelles se propagent aux aires extra-striées V2 à V5, aires d’intégrations, avec deux voies principales : la voie dorsale ou occipito-pariétale vers le cortex pariétal, spécialisé dans la localisation spatiale et le mouvement et la voie ventrale, occipito-temporale pour la reconnaissance des formes, des objets et de la couleur.
Les aires visuelles occipitales correspondent approximativement aux aires rétiniennes (organisation rétinotopique) sans proportionnalité. 

L. P. Gratiolet, anatomiste et zoologiste français (1854) ; K. Brodmann, anatomiste et neurologue allemand (1905 et 1908)

Syn. voies optiques

→ cellule ganglionnaire, corps géniculé latéral (CGL), chiasma optique, cortex visuelaire V1, aires visuelles, koniosystème, magnosystème, parvosystème, lobe occipital, voie dorsale, voie ventrale, organisation rétinotopique

Voigt (ligne de) l.f.

Voigt's line

Ligne virtuelle délimitant des bandes cutanées innervées par les fibres sensitives de la racine postérieure d'un nerf rachidien, ou dermatomes, et qui est révélée par certaines dermatoses affectant cette distribution topographique.
Les lignes de Voigt séparant des dermatomes décalés, car correspondant à des nerfs rachidiens éloignés les uns des autres, constituent les lignes axiales de Sherrington qui correspondent aux lignes de démarcation pigmentaire responsables de la dysharmonie de la mélanogénèse constitutionnelle physiologique observée chez les sujets à peau fortement pigmentée.

C. A. Voigt, anatomiste autrichien (1857, 1864) ; C. S. Sherrington, Sir, neurophysiologiste et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1857-1952) ; H. P. Futcher, médecin interniste américain (1938)

Syn. ligne de Futcher

→ ligne de démarcation pigmentaire,Sherrington (ligne de), dermatome

volet thoracique mobile l.m.

flail chest

Panneau de la paroi thoracique devenu mobile, provoqué par un traumatisme fermé le plus souvent appuyé, avec une large zone d'impact.
Les fractures costales étagées sur deux lignes portant au moins sur trois ou quatre côtes réalisent un volet costal. On distingue les volets antérieurs, antérolatéraux, latéraux et postérolatéraux.
Les volets latéraux sont les plus fréquents. Les volets postérolatéraux sont assez bien maintenus par les épaisses enveloppes musculaires en arrière et par le décubitus dorsal.
Les volets antérolatéraux, plus rares, peuvent être faits d'une ligne fracturaire latérale et d'une disjonction chondrocostale en avant.
Les volets antérieurs sterno-costaux sont des enfoncements du thorax, par exemple par le volant sur un automobiliste n'ayant pas mis sa ceinture de sécurité. Les zones de mobilisation sont soit les arcs antérieurs costaux fracturés, soit le cartilage ou les articulations chondrocostales.
Ces volets se mobilisent d'autant plus qu'ils sont plus antérieurs. La mobilisation est en rapport avec l'apparition d'une détresse respiratoire dont le traitement est le désencombrement, le drainage pleural et l'assistance ventilatoire. Le volet est de peu d'importance, l'état du poumon sous-jacent étant l'essentiel.
Les indications d'une fixation chirurgicale sont rares par elles-mêmes, sauf en cas de thoracotomie imposée par la lésion d'un organe ou une hémorragie intra-thoracique ; la fixation est alors systématique.

Syn. volet costal, paroi thoracique en fléau

→ volet thoracique, demande ventilatoire, respiration paradoxale

voûte septotriangulaire l.f.

cartilaginous vault

Formation cartilagineuse constituant la partie inférieure du dos du nez.
Elle résulte de l’accolement sur la ligne médiane des deux cartilages triangulaires et du bord supéro-antérieur du cartilage quadrangulaire.

York Mason (voie transanosphinctérienne de) l.f.

York Mason's procedure

Voie d'abord chirurgicale transanorectale utilisée en urologie pour la cure des fistules prostato- ou uréthrorectales.
L'intervention fend sur la ligne médiane postérieure l'anus, les éléments du sphincter anal, la paroi rectale postérieure, ce qui donne un accès direct à la fistule qui s'abouche à la face antérieure, et permet de la réparer par excision du trajet et suture des deux viscères

A. York Mason, chirurgien urologue britannique (1970)

éthambutol n.m.

ethambutol

Antibiotique antituberculeux dont l'action antimétabolite bloque la synthèse de l'ARN.
L'éthambutol est bactériostatique, actif surtout sur les BK extracellulaires.
Antituberculeux de première ligne, il est toujours utilisé en association avec l'isoniazide et/ou la rifampicine et/ou le pyrazinamide, à la posologie habituelle de 20 mg/Kg/jour en une prise. L'éthambutol est faiblement métabolisé, éliminé principalement par voie rénale. Sa diffusion tissulaire est bonne. Il peut entraîner la survenue d'une névrite optique rétrobulbaire de type axial, ce qui impose la surveillance ophtalmique régulière au cours de son emploi.

R. G. Wilkinson, biochimiste américain (1961)

Symb. EMB

[G5]

Édit. 2019

évaluation des soins psychiatriques l.f.

evaluation of psychiatric care

Sa mise en place est délicate et nécessairement imparfaite, compte tenu notamment des réductions inévitables apportées à un phénomène si complexe et des orientations si diverses rencontrées dans la pratique psychiatrique.
Malgré ses insuffisances, la standardisation des critères diagnostiques par la CIM de l'OMS et/ou le DSM américain, contribue à la construction de protocoles adaptés le mieux possible.
Les instruments d'appréciation de variables étiologiques complexes comme les évènements vitaux et l'environnement social, sont également utilisés.
À la base, l'évaluation des traitements biologiques se conforme aux règles concernant les essais de médicaments. Avec les psychothérapies, s'ajoutent des problèmes particuliers. Parmi les données évolutives recueillies, la réadaptation sociale, mais aussi la qualité de la vie et la satisfaction des patients doivent également entrer en ligne de compte.
Avec son optique coût-bénéfice, l'évaluation médico-économique répond à un souci croissant

→ CIM, DSM

[B3,O4]

Édit. 2018

flutter atrial l.m.

atrial flutter

Trouble du rythme cardiaque supraventriculaire à l’origine d’une tachycardie atriale organisée et régulière (fréquence de l'ordre de 300/min), avec conduction atrioventriculaire régulière mais intermittente.
La fréquence est ralentie par le «filtre» nodal sur les modes 2/1 (fréquence des QRS 150/min), 3/1 (fréquence des QRS 100/min), 4/1, etc.). Le flutter 1/1 est exceptionnel, mais celui à conduction variable est fréquent, de même que le flutter dégradé, de fréquence atriale < 300/min. L'aspect électrocardiographique est typique avec des ondes P remplacées par des ondes «F» en forme triangulaire sans retour à la ligne isoélectrique, surtout nettes en dérivations DII, DIII, VF et V1. Les causes, les conséquences et le traitement du flutter atrial sont pratiquement les mêmes que ceux de la fibrillation atriale.

Étym. angl. flutter : pulsation rapide

Syn. obsolète : flutter auriculaire

→ fibrillation atriale

[K2]

Édit. 2018

entoblaste n.m.

entoblast

Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine du développement de l’embryon tridermique, par le processus de gastrulation, va constituer, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud de Hensen, un contingent cellulaire qui refoule les cellules de l’hypoblaste situées sur la face vitelline du disque embryonnaire.
L’entoblaste forme initialement le revêtement épithélial de l’intestin primitif. Au cours du développement il forme également l’épithélium respiratoire, les parenchymes des glandes thyroïde et parathyroïdes, du foie et du pancréas, le stroma réticulaire de l’amygdale et du thymus, l’épithélium de la cavité tympanique et du canal pharyngo-tympanique et, par l’allantoïde et le lécithocèle extra-embryonnaires, l’épithélium de la vessie et en partie de l’urètre.

Syn. entoderme, endoderme

→ gastrulation, épiblaste, ligne primitive, Hensen (nœud primitif de), hypoblaste, disque embryonnaire tridermique, ectoblaste, mésoblaste, allantoïde, lécithocèle

[O6]

Édit. 2018

malléus n.m.

malleus (TA)

malleus

Le plus latéral, le plus volumineux et le plus long des trois osselets de l’oreille moyenne (auris media).
On lui décrit une tête, un manche, un col, et deux apophyses. La tête forme la partie supérieure de l'osselet. Le col, très court, est croisé médialement par la corde du tympan. Il répond latéralement à la pars flaccida. Le manche, fine baguette qui fait suite au col, est entièrement enchâssé dans la couche fibreuse de la pars tensa, recouvert média­lement par la muqueuse, et tapissé latéralement par la couche cutanée de la membrane du tympan. Il se dirige en bas, médialement et en arrière. Son extrémité distale, aplatie en forme de spatule, répond à l'ombilic de la membrane du tympan. Sa face latérale répond à la strie malléaire qui forme une ligne blanchâtre et constitue un excellent repère en otoscopie.

Syn. marteau

caméra à positons l.f.

positron camera, tomoscintigraphy, PET

Dispositif d'imagerie comportant un anneau à scintillation placé autour du sujet examiné pour détecter les scintillations en opposition.
Principe de la détection en coïncidence des deux photons de 511 keV émis à 180° l'un de l'autre, lors de l'annihilation d'un positon (seuls les photons arrivant simultanément sur deux cristaux différents sont comptés).
Les informations sont reprises par ordinateur pour reconstruire des coupes transversales à partir des images fournies par la désintégration de radioéléments, émetteurs de positons servant de marqueurs (fluorodésoxyglucose).
On distingue :
- d'une part des détecteurs spécialisés, multicristaux, de forme généralement annulaire,
- d'autre part des caméras à scintillations double tête, dont on a enlevé les collimateurs et sur lesquelles a été branché un circuit de coïncidence. La position de la scintillation sur chaque cristal permet de tracer la ligne sur laquelle se trouve le positon au moment de son annihilation.
Il y a deux types de caméras : celles, petites, permettant d'explorer le cerveau et celles, corps entier, dites (improprement) « dédiées », permettant la tomographie de tout le corps.
Cette méthode est particulièrement utile dans l'examen du cerveau, permettant des diagnostics fonctionnels de l'activité cérébrale, inaccessible autrement. Elle permet aussi de faire le diagnostic des cancers et métastases, du poumon notamment.

Étym. ital. camera : chambre

Syn. détecteur de positons

→ positon, annihilation des électrons, radioactivité bêta plus, tomographie par émission de positons, fluorodésoxyglucose marqué

[B2,B3]

fascia inférieur du diaphragme pelvien l.m.

fascia inferior diaphragmatis pelvis (TA)

inferior fascia of pelvic diaphragm

Fascia sous-cutané qui, dans l’aire du périnée antérieur, recouvre les muscles superficiels du triangle uro-génital : muscles transverse superficiel du périnée, ischio-caverneux,  bulbo-spongieux et, chez la femme, constricteur de la vulve.
Il s’insère latéralement sur le bord inférieur des branches ischiopubiennes, se poursuit en avant avec l’enveloppe du clitoris et se fixe en arrière, sur la ligne médiane, sur le noyau fibreux central du périnée. Son bord postérieur contourne les muscles transverses superficiels pour s’unir au bord postérieur de l’aponévrose moyenne.

D. Richet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1816-1891)

Syn. anc. aponévrose périnéale inférieure de Richet, aponévrose périnéale superficielle, aponévrose superficielle du périnée

[A1]

Édit. 2018

leucémie myéloïde chronique l.f.

chronic myeloid leukemia, chronic myelogenous leukemia

Variété de leucémie, individualisée dans le cadre des syndromes myéloprolifératifs, par un mécanisme moléculaire spécifique.
La connaissance de ce mécanisme, en grande partie élucidé, s'est développée en plusieurs étapes : découverte du marqueur chromosomique de la maladie : le chromosome Philadelphie (Ph)1, démonstration que le Ph est le résultat d'une translocation du proto-oncogène c-abl du chromosome 9 vers un point de cassure variable, mais toujours situé dans une région étroite sur le chromosome 22 (région dite bcr), description de l'expression protéique P210 résultant de la fusion génique bcr/abl, démonstration expérimentale du rôle leucémogène de cette phosphoprotéine chimérique à activité tyrosine-kinase sur les cellules souches hématopoïétiques.
L'évolution naturelle de la maladie se déroule en deux ou trois phases : une phase chronique relativement tranquille, aisément contrôlable d'une durée médiane de 3,5 ans, mais pouvant aller jusqu'à 20 ans, une phase accélérée de durée variable pouvant aller jusqu'à 12 à 18 mois et une phase blastique fatale dans un délai de trois à six mois. Le devenir des patients atteints de cette affection a totalement changé au XXIème siècle. Le traitement de cette affection a été révolutionné par la thérapeutique ciblée des inhibiteurs de la tyrosine kinase qui conduit à de très nombreuses rémissions complètes et à des guérisons. Une nouvelle molécule, l'asciminib, se montre très efficace chez des patients résistants aux  inhibiteursde la tyrosine kinase. Le recours à d’autres choix thérapeutiques et en particulier à des transplantations de cellules souches hématopoïétiques est exceptionnel. Des colloques d’experts internationaux précisent régulièrement la ligne de conduite thérapeutique de cette leucémie.

P. Nowell et D. Hungerford, biologistes américains (1960) ; M. Baccarani, hématologiste italien (2015) ; T. P. Hughes, médecin australien (2019)

→ leucémie, syndrome myéloprolifératif, chromosome Philadelphie, imatinib, tyrosine kinase, translocation, inhibiteur de tyrosine kinase, ABL gene

[F1 G5]

Édit. 2020

muscle occipito-fronta;l l.m.

musculus occipitofrontalis (TA)

occipitofrontalis

Muscle peaucier de la tête, pair, mince, formé de deux ventres réunis par la galéa aponévrotique.
Le ventre occipital s’insère sur la ligne nuchale supérieure et se termine au bord postérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire. Le ventre frontal part du bord antérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire et se termine dans les téguments des régions frontales et sourcilières. Le muscle occipito-frontal mobilise le cuir chevelu dans le sens antéro-postérieur. Il est innervé par le rameau auriculaire du nerf facial.

B. Albinus, anatomiste et chirurgien néerlandais (1697-1770)

Syn. anc. muscle épicrânien d’Albinus ; muscle peaucier du crâne

[A1]

Édit. 2019

échelles d’évaluation quantitative en psychiatrie l.f.p.

La psychiatrie quantitative, née de l’exemple de la psychologie quantitative s’aidant de l’utilisation de tests, a mis au point des échelles dites quantitatives, listes de symptômes d’une maladie mentale dont il s’agit de quantifier l’intensité: ces outils sont surtout utiles pour comparer l’état d’un patient avant et après traitement, par exemple mesurer le niveau d’efficacité de médicaments psychotropes.
 En dehors des quelques échelles conçues comme outils de dépistage d’une pathologie, la démarche de mesure de l’intensité dépressive, anxieuse, psychotique ou autre n’est pertinente qu’à la condition d’un diagnostic de pathologie mentale préalablement porté.
Il existe deux grands types d’échelles quantitatives : les échelles d’auto évaluation (cotation par le malade de l’intensité de chaque symptôme indiqué dans la liste) et les échelles d’hétéro évaluation (cotation par l’examinateur).
Des échelles visuelles analogiques (choix de position du niveau d’intensité du symptôme sur une ligne entre deux pôles, minimum et maximum) peuvent aussi être utilisées.
L’utilisation de ces outils d’hétéro-évaluation d’une symptomatologie psychique et comportementale nécessite un entraînement préalable.
Les échelles quantitatives d’auto ou d’hétéro-évaluation peuvent être utiles au praticien souhaitant disposer d’une mesure quantitative pour le suivi de son patient.
De très nombreuses échelles ont été mises au point selon des conditions méthodologiques strictes ayant notamment vérifié la fiabilité inter-cotateurs et la cohérence interne de l’outil pour la symptomatologie qu’il s’agit de quantifier.
A titre d’exemple l’échelle dite HAD (Hôpital Anxiety and Depression scale) : 

[H3]

Édit. 2020

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