syndrome triple H l.m.
hyperornithinemia-hyperammonemia-homocitrullinuria syndrome (triple H syndrome)
Trouble du métabolisme du cycle de l'urée.
Celui-ci se manifeste soit par l’apparition néonatale d’une léthargie, des difficultés à s'alimenter, de vomissements et d’une tachypnée, ou plus fréquemment, par une présentation au cours de la petite enfance, de l'enfance ou à l'âge adulte, avec un déficit neurocognitif chronique, une encéphalopathie aigüe et/ou un dysfonctionnement hépatique chronique.
Ce syndrome est causé par une mutation du gène SLC25A15 qui code pour un transporteur de l’ornithine (ORNT1) qui permet l’importation de l’ornithine dans la mitochondrie, indispensable au cycle de l'urée. Ce dernier s'en voit perturbé, créant ainsi une accumulation de l'ornithine, de l'ammoniac et de l'homocitrulline.
Le diagnostic repose sur le dosage de l’ammoniémie et des acides aminés plasmatiques et urinaires. L’analyse moléculaire du gène SLC25A15 confirme le diagnostic.
Le traitement consiste en un régime pauvre en protéines, avec une supplémentation en citrulline et arginine, et si nécessaire, des chélateurs de l’ammoniac.
Plus de 100 cas de triple H ont été décrits dans la littérature. Une prévalence plus élevée, de 1/1550, est retrouvée dans le Nord de la Saskatchewan, au Canada, à cause d’un effet fondateur.
V.E. Shih, neuropédiatre américain (1969), J.A. Camacho, généticien américain (1999)
Syn. syndrome hyperornithinémie - hyperammoniémie – homocitrullinurie
Tay-Sachs (maladie de) l.f.
Tay Sachs’ disease
Sphingolipidose létale, à début précoce dans les six premiers mois de la vie avec retard psychomoteur progressif, démence et cécité.
Plus particulière aux familles israélites ashkénazes, spécialement américains, elle se manifeste presque dès la naissance par des clonies audiogènes très spécifiques. Mais au cas où cette observation manque, l’enfant semble normal jusqu'à 5 mois, puis apparaissent un retard psychomoteur avec hypotonie et amaurose, installé vers six mois, des sursauts inépuisables au bruit, une hypotonie, des convulsions (fin de la première année), une macrocrânie tardive et un syndrome pyramidal. Les convulsions restent rares. Une tétraparésie spasmodique s'installe. Les organes abdominaux sont normaux. A l’examen oculaire, on note strabisme, diminution de l'acuité visuelle, atrophie optique et macula rouge cerise. Cette tache rouge cerise du fond d'œil est constante mais non spécifique. Après un état végétatif, la mort survient généralement en trois ou quatre ans, dans un état de décérébration.
Cette gangliosidose, la plus fréquente, transmise sur le mode autosomique récessif, est caractérisée par une accumulation du ganglioside GM2, variante B, dans le système nerveux central, liée à un déficit d'activité de la sous-unité α (chromosome 15) de l'hexosaminidase A, enzyme lysosomique. Sont possibles le dépistage pour les porteurs et le diagnostic prénatal. Il existe de nombreuses mutations et formes (la forme juvénile a un gène allélique à la forme infantile). La forme infantile apparaît entre 2 et 6 mois, la forme juvénile entre 2 et 6 ans (ataxie locomotrice et décérébration progressive) et la forme de l’adulte vers l’âge de 10 ans (de deux types l’un ressemble à la maladie de Friedreich sans signes cardiaques et osseux, l’autre au syndrome de Kugelberg-Welander). Le locus du gène, hexosaminidase (HEXA) est en 15q23-q24. L’hérédité est de type autosomique récessive (MIM 272800).
W. Tay, ophtalmologiste britannique (1882), B. Sachs, neurologue américain (1887) ; N. Friedreich, neurologue allemand (1881) ; E. Kugelberg et Lisa Welander, neurologues suédois (1956)
Syn. idiotie amaurotique familiale infantile, gangliosidose GM2 type 1, Tay-Knigdon (syndrome de), Tay-Sachs-Schaffer (syndrome de)
TBC1D20 gene sigle angl. pour TB domain family member 20
Gène situé sur le locus chromosomique 20p13 codant pour une protéine appartenant à la famille des protéines activatrices GTPase des petites GTPases semblables à Rab.
Des mutations de ce gène sont associées au syndrome Micro (Warburg Micro syndrome 4)
Syn. C20orf140, WARBM4
TCF4 gene sigle angl. pour transcription factor 4
Gène situé sur le locus chromosomique 18q21.2 codant pour un facteur de transcription jouant un rôle dans le développement du système nerveux et le cerveau.
Des mutations de ce gène interviennent dans le développement de la dystrophie endothéliale de Fuchs, du syndrome de délétion du 18q et du syndrome de Pitt-Hopkins
Syn. bHLHb19, class B basic helix-loop-helix protein 19, E2-2, immunoglobulin transcription factor 2, ITF-2, ITF2, ITF2_HUMAN, SEF-2, SEF2, TCF-4
→ Fuchs (dystrophie endothéliale), délétion du 18 q (syndrome de la), Pitt-Hopkins (syndrome de)
TERC gene acr. . angl. pour telomerase RNA component
Gène situé sur le locus chromosomique 3q26.2, qui donne des instructions à une enzyme appelée télomérase qui maintient les structures des télomères composés de segments répétés d’ADN situés au bout des chromosomes.
Les télomères protègent les chromosomes d’un accolement anormal ou d’une dégradation précoce. Dans la plupart des cellules, les télomères se raccourcissent progressivement à la division cellulaire.
Au moins onze mutations de ce gène sont identifiées dans la dyskératose congénitale de même que dans la fibrose pulmonaire idiopathique ; quelques rares mutations géniques ont été reconnues dans l’aplasie médullaire.
Syn. hTERC, hTR, SCARNA19, small Cajal body-specific RNA 19, telomerase RNA, telomerase RNA component gene, TR, TRC3
→ téloméropathies, dyskératose congénitale, fibrose pulmonaire idiopathique, aplasie médullaire, télomérase, télomère
[Q1,J1,F1,L1]
Édit. 2018
testis determining factor l. angl.
Protéine codée par le gène SRY, responsable de la détermination du sexe male chez l’embryon.
Le testis determining factor, appelé aussi protéine Sry est un facteur de transcription qui active la transcription du gène Sox9, ce qui induit le développement du testicule et inhibe celui de l’ovaire.
Syn. Sry protein
Abrév. TDF
→ lipopolysaccharide, SRY gene
TET2 gene sigle.angl. pour Tet Methylcytosine Dioxygenase 2
Gène situé sur le locus 4q24, codifiant pour une protéine méthylcytosine dioxygénase qui catalys la conversion de méthylcytosine en 5-hydroxyméthylcytosine.
Les mutations de ce gène sont fréquemment rencontrées, dans les syndromes myéloprolifératifs, les syndromes myélodysplasiques, la leucémie aigüe myéloblastique et la mastocytose systémique.
→ leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique), mastocytose systémique
[Q1,F1]
TGFBR1 gene sigle angl. pour Transforming Growth Factor Beta Receptor 1
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q22, codant pour une protéine appelée transforming growth factor-beta (TGF-β) receptor type 1.
Ce récepteur transmet des signaux de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus dénommé signal de transduction qui stimule les activités de croissance et de division cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Loeys et Dietz, le cancer de la prostate
Syn. serine/threonine-protein kinase receptor R4, TGF-beta receptor type-1, TGF-beta, receptor type I, TGF-beta type I receptor, TGFR-1, TGFR1_HUMAN, transforming growth factor beta receptor I, transforming growth factor-beta receptor type I, transforming grow
→ Loeys et Dietz (syndrome de), cancer de la prostate
TGFBR2 gene sigle angl. pour Transforming Growth Factor Beta Receptor 2
Gène situé sur le locus chromosomique 3p22, codant pour une protéine appelée transforming growth factor-beta (TGF-β) receptor type 2.
Ce récepteur transmet des signaux de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus dénommé signal de transduction qui stimule les activités de croissance et de division cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Loeys et Dietz, l’anévrisme familial de l’aorte thoracique et dissection aortique, des cancers.
Syn. AAT3, FAA3, HNPCC6, MFS2, RIIC, TAAD2, TGF-beta receptor type IIB, TGF-beta type II receptor, TGFbeta-RII, TGFR-2, TGFR2_HUMAN, transforming growth factor beta receptor II, transforming growth factor, beta receptor II (70/80kDa
→ Loeys et Dietz (syndrome de), anévrisme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique
thymidine-kinase n.f.
thymidine kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation de la thymidine par l'ATP, dont le gène introduit dans une cellule tumorale peut entraîner la mort de la cellule (gène suicide).
TINF2 gene sigle angl. pour TERF INteracting nuclear Factor 2
Gène situé sur le locus chromosomique 14q12, donnant instructions pour le maintien du rôle des protéines du complexe de défense qui préserve la structure des télomères situés à la partie terminale des chromosomes.
Ces télomères protègent les chromosomes d’un accolement anormal ou d’une dégradation précoce.
Au moins 15 mutations de ce gène ont été identifiées chez des patients atteints de dyskératose congénitale et dans sa forme sévère le syndrome de Revesz.
2018
Syn. (TRF1)-interacting nuclear factor 2 variant 1, TERF1 (TRF1)-interacting nuclear factor 2, TERF1-interacting nuclear factor 2, TERF1-interacting nuclear factor 2 isoform 1, TERF1-interacting nuclear factor 2 isoform 2, TIN2, TINF2_HUMAN, TRF1-interacting n
→ téloméropathies, dyskératose congénitale, Revesz (syndrome de)
[Q1,J1,L1]
Édit. 2018
TP53 gene sigle. angl. pour Tumor protein p53, ou cellular tumor antigen p53
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine appelée tumor protein p53 (ou p53), qui entre dans le groupe des gènes suppresseur de tumeur en régulant la division cellulaire, en empêchant les cellules de croître et de se diviser trop rapidement ou d’évoluer dans une voie incontrôlée.
Les études d’épidémiologie moléculaire ont démontré de manière formelle que les altérations du gène p53 étaient dues à l’exposition à des carcinogènes dans les cas de cancers bronchiques (tabac), cutanés (rayons UV) ou hépatiques (alcool) et dans les pays en voie de développement (exposition à l’aflatoxine B1), pour lesquelles les mécanismes de réparation du génome n'ont pas fonctionné.
L’inactivation de TP53 par mutation génique intervient dans la genèse de nombreux cancers : sein, ovaire, vessie, des cellules squameuses de la tête et du cou, peau, autres tumeurs, syndrome de Li-Fraumeni.
Syn. antigen NY-CO-13, cellular tumor antigen p53, P53, P53 tumor suppressor, P53_HUMAN, phosphoprotein p53, transformation-related protein 53, TRP53, tumor protein p53 (Li-Fraumeni syndrome), tumor suppressor p53
→ Li Fraumeni (syndrome de), p53
[Q1,O3,M2]
trichromatisme anormal. L.m.
anomalous trichromatism
Mode de vision dans lequel une (rarement plusieurs) des trois couleurs primaires est mal perçue par mutation du gène codant pour l’opsine correspondante atteignant 5,9 pour cent de la population.
1) La protanomalie (dychromatopsie de Hart) est une diminution de la sensibilité aux longueurs d’ondes lumineuses longues de l’opsine des cônes L avec une faible perception du rouge. La prévalence est de un pour cent chez l’homme et de 0,02 % chez la femme.
2) La deuteranomalie (dyschromatopsie de Rayleigh) est une sensibilité diminuée et anormale de l’opsine des cônes M aux longueurs d’ondes moyennes entraînant une mauvaise perception du vert. C’est la plus fréquente de ces dyschromatopsies ; elle atteint près de 5% des hommes et 0,38 % des femmes. Ces deux anomalies, héréditaire, récessives, liées au sexe, sont liées à des mutations sur les gènes correspondants en Xq28.
3) La tritanomalie, faible perception des ondes lumineuses de courte longueur d’onde par anomalie de la sensibilité des cônes S, donne une mauvaise appréciation du bleu et du violet et parfois du jaune. Très rare, autosomique dominante à expressivité variable, elle est liée à une mutation du gène de l’opsine des cônes S en 7q31.1-q32.
W. M. Hart Jr, ophtalmologiste américain (1987), J. W. Strutt, Lord Rayleigh, physicien britannique, prix Nobel de physique en 1904 (1842-1919)
Étym. gr. tri : trois ; khroma : couleur ; a privatif ; nomos : la loi, la règle
→ trichromatisme, Hart (dyschromatopsie de), Rayleigh (dyschromatopsie de), daltonisme, dyschromatopsies protan, deutan et tritan
TRIP11 gene sigle angl. pour thyroid hormone receptor interactor 11
Gène situé sur le locus chromosomique 14q32.12, codant pour la protéine Golgi microtubule-associated protein 210 (GMAP-210), située dans l’appareil de Golgi qui est une structure cellulaire dans laquelle de nouvelles protéines sont transformées pour acquérir leur nouvelle fonction.
Plusieurs variétés de mutations de ce gène entraînent l’achondrogénèse
Syn. ACG1A, CEV14, clonal evolution-related gene on chromosome 14 protein, GMAP-210, Golgi-associated microtubule-binding protein 210, Golgi-microtubule-associated protein of 210 kDa, thyroid receptor-interacting protein 11, TR-interacting protein 11, TRIP-11,
TTR gene sigle anglais pour transthyretin
Gène situé sur le locus chromosomique 18q12.1 codant pour la transthyrétine, protéine produite principalement par le foie qui transporte la vitamine A (rétinol) et la thyroxine.
Plus de 100 mutations de ce gène sont responsables de la neuropathie amyloïde familiale portugaise.
Syn. ATTR, PALB, prealbumin, amyloidosis type I, TBPA, TTHY_HUMAN,
→ neuropathie amyloïde familiale portugaise, transthyrétine, vitamine A, thyroxine
TTC 8 gene sigle angl. pour tetratricopeptide repeat domain protein 8 gene.
Gène localisé en 14q32, qui code une protéine contenant des répétitions tétratricopeptide et dont l’activité est requise pour la formation et la fonction ciliaires, et pour la régulation de la sécrétion insulinique.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome de Bardet-Biedl de type 8.
Syn. BBS8, OLRN-2, CELE-T25F10 ;5
→ Bardet-Biedl (syndrome de), BBS genes, protéines BBS
TUBA1A gene sigle angl. pour tubulin alpha 1a
Gène localisé en 12q13.12 code pour l’alpha-tubulin (α-tubulin) qui appartient à la famille des tubulines qui créent et organisent les microtubules nécessaires à la division et à la localisation des neurones.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la lissencéphalie et de la lissencéphalie avec hypoplasie cérébelleuse.
Syn. B-ALPHA-1, TBA1A_HUMAN, TUBA3, tubulin alpha-1A chain, tubulin alpha-3 chain, tubulin B-alpha-1
→ lissencéphalie, lissencéphalie avec hypoplasia cérébelleuse
TWIST2 gene sigle angl. pour Twist family BHLH transcription factor 2
Gène localisé en 2q37.3 codant pour un facteur de transcription capable d'inhiber la maturation des ostéoblastes.
Ce gène peut stimuler l’évolution de cancers : bronchique, colorectal, ovarien, épidermoïde de la tête et du cou, ainsi que sarcome, mélanome, hépatocarcinome et leucémie lymphoïde chronique,
Ses mutations sont à même de provoquer la dysplasie faciale ectodermique, le syndrome ablépharie-macrostomie.
Syn. AMS, FFDD3, BBRSAY, DERMO1, SETLSS, bHLHa39
→ Barber-Say syndrome, syndrome ablépharie-macrostomie, dysplasie faciale ectodermique
TWNK gene , sigle angl. pour twinkle mtDNA helicase
Gène situé sur le locus chromosomique 10q24.31 codant pour deux protéines similaires Twinkle et Twinky situées dans les mitochondries qui sont impliquées dans la production et le maintien de l’ADN mitochondial.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome OHAHA, du syndrome de Perrault, de l’ataxie spino-cérébelleuse, de l’ophtalmoplégie externe progressive.
Syn. C10orf2, chromosome 10 open reading frame 2, PEO1, PEO1_HUMAN, progressive external ophthalmoplegia 1 protein, T7 gp4-like protein with intramitochondrial nucleoid , ocalization, T7-like mitochondrial DNA helicase, twinkle
→ OHAHA (syndrome), Perrault (syndrome de), ataxie spino-cérébelleuse, ophtalmoplégie externe progressive, Twinkle, Twinky
TYR gene sigle angl. oculo cutaneous albinisme
Gène de la tyrosinase, localisé en 11q14.3, qui contrôle la synthèse de la mélanine.
Les mutations de ce gène sont à l’origine d’une perte totale ou partielle de l’activité catalytique de la tyrosinase. Elles sont à l’origine des albinismes oculo-cutané de type A1, A1B, AOC-MP et AOC-TS.
UDP-glucuronosyltransférase n.f.
UDP-glucuronosyltransferase
Enzyme qui catalyse le transfert de l’acide glucuronique de l’UDP-glucuronate sur une autre molécule.
C’est en fait une famille d'enzymes localisés essentiellement dans le réticulum endoplasmique des hépatocytes. Chez l'homme, il existe deux isoformes pour conjuguer la bilirubine, UDPG-1 et UDPG-2, la forme 1 étant la plus active. Ces enzymes permettent de conjuguer de l'acide glucuronique ou d'autres sucres à la bilirubine pour la rendre soluble dans l'eau et non dans les graisses, donc excrétable dans la bile et l'intestin.
Le gène codant pour les UDPG est situé sur le chromosome 2 ; il contient différents exons dont deux sont spécifiques pour la bilirubine. Des mutations au niveau de ce gène sont décrites dans la maladie de Crigler-Najjar 1 et 2 et éventuellement dans la maladie de Gilbert, affections qui s'accompagnent d'un déficit d'activité de l'UDP-glucuronyltransférase et donc d'une élévation variable de bilirubine non conjuguée.
J. F. Criggler et V. A. Najjar, pédiatres américains (1952) ; A. Gilbert, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1900)
→ UDP-glucuronate, glucuronique (acide), bilirubine, Crigler-Najar (maladie de), Gilbert ((maladie de)
vecteur d'excrétion l.m.
excretion vector
Vecteur de clonage portant, près d'un site de restriction, une séquence-signal.
Quand un gène est greffé sur cette séquence, lors de son expression, le peptide-signal est fusionné avec la protéine du gène cloné qui peut alors être excrétée hors de la cellule-hôte. Ce vecteur permet ainsi de recueillir plus efficacement la protéine produite.
→ clonage, site de restriction, séquence-signal, gène d'expression
syndrome velo-cardio-facial
l.m.
velo-cardio-facial syndrome
Association de dystrophies faciales, de division palatine ou sous-muqueuse du voile et de cardiopathie.
Il s’y ajoute une hypocalcémie, un retard psychomoteur et des troubles du comportement avec une très grande variété de phénotypes et de gravité. L’affection est décelable dès la naissance ; son incidence est de 2000 à 4000 naissances. Elle apparaît le plus souvent de novo et dans 10 à 20 % des cas, qui sont les plus sévères, elle est héréditaire et dominante.
Elle est liée à une délétion de la partie moyenne du bras long du chromosome 22 en 22q11 emportant de nombreux gènes dont le gène de transcription TBX1, qui intervient dans la migration des cellules de la crête neurale, responsable des anomalies cardiaques, palatines et de la dysmorphie faciale (neurocristopathie) ainsi que le gène COMT agissant sur le développement et le fonctionnement cérébral, et sur les troubles du comportement. De nombreux cas présentent une atrophie cérébrale et 20 à 30 % développent une schizophrénie.
A. M. DiGeorges, pédiatre américain (1965, 1968) ; R. J. Shprintzen, médecin américain (1978)
Sigle VCFS
→ Shprintzen (syndrome de), DiGeorge (syndrome de), microdélétion 22q11, crête neurale, neurocristopathie, schizophrénie
[I2, H3, K2, O1, O6, P3, Q3, R1]
Édit. 2019
verrue séborrhéique l.f.
seborrhoeic keratosis, seborrhoeic wart, senile wart, basal-cell papilloma
Tumeur cutanée bénigne très fréquente, surtout observée dans la seconde moitié de la vie et siégeant principalement sur le tronc, le visage et le cuir chevelu, se présentant soit comme des taches ovalaires brunes plus ou moins nombreuses, soit comme des élevures plus ou moins kératosiques bien circonscrites, de forme ovale ou irrégulière, à surface mamelonnée et recouvertes d'un enduit grisâtre, brunâtre ou noirâtre.
Si cette lésion est très noire, elle peut prêter à confusion avec un mélanome.
L'examen histologique montre une tumeur superficielle en relief sur l'épiderme voisin, à limites nettes, présentant à des degrés variables une hyperkératose orthokératosique, une acanthose constituée de petites cellules basaloïdes et des inclusions de kératine ayant l'aspect de kystes cornés à kératinisation abrupte. Son inflammation ou irritation peut en rendre le diagnostic beaucoup plus difficile. La lésion est chronique. Des mutations du gène FGFR3 gene en sont responsables. Elle peut être aisément traitée par cryothérapie, curetage, dermabrasion ou électrocoagulation superficielle.
E. Leser, chirurgien allemand (1901) ; U. Trélat, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1828-1890)
Étym. lat. verruca : verrue
Syn. kératose séborrhéique, papillome basocellulaire (obs.), verrue sénile
→ mélanome, hyperkératose, acanthose, cryothérapie, dermabrasion, Leser-Trélat (signe de), dermatose papuleuse noire de Castellani, keratosis follicularis inversa, épithélioma intraépidermique, FGFR3 gene
[J1]
Édit. 2019
vitréorétinopathie exsudative familiale l.f.
exsudative vitreoretinopathy familial
La vitréorétinopathie exsudative familiale (VREF) est une dystrophie rétinovitréenne rare caractérisée par un arrêt prématuré de la vascularisation de la rétine périphérique.
La forme typique associe, en fluorographie, une large zone de rétine avasculaire en périphérie temporale, des anastomoses artérioveineuses et des proliférations néovasculaires en bordure de l'ischémie, une masse fibrovasculaire temporale périphérique, une configuration particulière des vaisseaux rétiniens qui sont étirés vers la périphérie temporale et qui forment un angle aigu en sortant de la papille. L'électrorétinogramme est normal et le champ visuel peu modifié. La gravité de l'affection est due aux complications : hémorragies intravitréennes, exsudation lipidique intra-rétinienne, œdème et ectopie maculaire, rétraction du vitré entraînant la formation d'un pli rétinien tendu de la papille à la périphérie temporale, décollement de rétine.
Beaucoup de ces aspects sont semblables à ceux observés au cours de la rétinopathie de la prématurité mais les patients n'ont aucun antécédent de prématurité ni de petit poids de naissance.
Plusieurs modes de transmission ont été décrits : autosomique dominant, récessif lié à l’X et autosomique récessif.
Plusieurs gènes ont été identifiés : le gène de la maladie de Norrie (NDP) se transmet sur un mode réccessif liée à l’X ; le gène FZD4 (Wnt receptor pair, frizzled 4) est à transmission autosomique dominante (MIM 133780).
La VREF est une maladie rare dont la fréquence demeure indéterminée.
La sévérité de la maladie, lentement évolutive, est très variable d'un sujet à l'autre. Les formes mineures asymptomatiques sont fréquentes. Les formes graves peuvent exister tôt dans la petite enfance, dès la naissance, ou se développer dans les deux premières décennies de la vie.
Syn. vitréorétinopathie exsudative 1, vitrorétinopathie exsudative familiale dominante,
vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens, syndrome de Criswick-Schepens
V.G. Criswick, ophtalmologue canadien et C.L. Schepens, ophtalmologue américain (1969)
[P2]
Édit. 2017