trichromatisme n.m.
trichromatism
Mode de vision des couleurs par lequel le mélange des trois couleurs primaire, rouge, vert et bleu, peuvent reproduire l’aspect des couleurs perçues.
Les ondes lumineuse de grandes longueurs d’onde (λ d’intensité maximale autour de 560 à 570 nm) excitent l’opsine des cônes L (long wavelength) et donnent la perception du rouge. Les ondes moyennes (λ autour de 530-535 nm) excitent les cônes M (middle wavelength) donnant la perception du vert. Les ondes lumineuses courtes (λ autour de 426-440 nm) excitent les cônes S (short wavelength), donnant la perception du bleu. Pour chaque couleur la courbe d’intensité de l’excitation des photorécepteurs est une courbe en cloche ; les extrémités de ces courbes se chevauchent et cette superposition des spectres d’absorption des trois types de cônes donne les autres couleurs et les nuances par mélange des sensations colorées ; par exemple la somme des signaux (atténués) issus des cônes M et L donnent la couleur jaune. L’œil humain peut ainsi percevoir jusqu’à 15000 nuances quand le trichromatisme est normal.
Le trichromatisme est anormal quand une ou plus rarement plusieurs couleurs sont mal perçues, ordinairement par mutation du gène contrôlant la formation du pigment.
Le trichromatisme est particulier à l’Homme, à certains grands singes et à des oiseaux. La plupart des autres mammifères sont dichromates, ne possédant que des cônes S et M, sensibles aux courtes et moyennes longueurs d’onde.
Étym. gr. tri : trois ; khroma : couleur