thermalisme et phlébologie l.m.
acrosyndromes, acrocyanose, syndrome hémorroïdaire en complément de la chirurgie et de la
sclérose.
La varicose essentielle non compliquée n’est pas une indication. La thrombose veineuse
profonde aiguë et les infections en poussée sont des contre-indications.
Stations qualifiées pour la phlébologie : Argelès-Gazost, Bagnoles-de-l'Orne, Balaruc,
Barbotan-les-Thermes, Dax, Évaux-les-Bains, Jonzac, Léchère (la), Luxeuil-les-Bains,
Luz-Saint-Sauveur, Rochefort-sur-Mer, Saint-Paul-lès-Dax, Saubusse-les-Bains
thermalisme et psychiatrie l.m.
insomniaques, dépressifs ; troubles du sommeil (très fréquente insomnie
psycho-physiologique) ; sevrage médicamenteux.
Les névroses obsessionnelles fixées dans leur symptomatologie et les états limites à forte
composante narcissique (dysmorphophobie, troubles alimentaires...) ne sont pas des
indications.
Les états aigus de toute nature, qu'ils soient psychotiques, maniaques, dépressifs, confusionnels, anxieux..., psychoses chroniques, schizophrénie, délires chroniques de l'adulte, hypocondrie
majeure, troubles de l'adaptation sociale qui rendent inapte à la vie en groupe, anxiété
majeure, phobies graves (agoraphobie, phobies sociales...), dépressions endogènes avec
risque suicidaire constituent des contrindications.
Stations qualifiées pour les affections mentales : Bagnères-de-Bigorre, Divonne-les-Bains, Néris-les-Bains, Saujon, Ussat-les-Bains.
thermalisme et rhumatologie l.m.
douloureuses d'ostéoporose fracturaire, intolérance thérapeutique et maladies iatrogènes liées
aux anti-inflammatoires et antalgiques, fibromyalgie.
Les affections articulaires relevant d’une chirurgie à court terme ne sont pas des indications.
Les poussées inflammatoires aigües et les rhumatismes hyperalgiques constituent des
contre-indications.
Stations thermales qualifiées pour accueillir des rhumatisants :Aix-les-Bains,
Allevard-les-Bains, Amélie-les-Bains, Amnéville-les-Thermes, Aurensan, Ax-les-Thermes,
Bagnères-de-Bigorre, Bagnoles-de-l’Orne, Bagnols-les-Bains, Bains-les-Bains, Balaruc,
Barbotan-les-Thermes, Barèges-Sers-Barzun, Beaucens-les-Bains, Berthemont-les-Bains,
Bourbon-Lancy, Bourbon-l’Archambault, Bourbonne-les-Bains, Brides-les-Bains,
Cambo-les-Bains, Camoins-les-Bains, Capvern-les-Bains, Casteljaloux, Cauterets,
Châteauneuf-les-Bains, Châtel-Guyon, Chaudes-Aigues, Cilaos (ile de la Réunion),
Cransac, Dax, Digne-les-Bains, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes (les), Eugénie-les-Bains,
Évaux-les-Bains, Évian-les-Bains, Gréoux-les-Bains, Guagno-les-Bains, Jonzac,
Lamalou-les-Bains, Léchère (la), Lectoure, Lons-le-Saunier, Luchon, Luxeuil-les-Bains,
Molitg-les-Bains, Montbrun-les-Bains, Mont-Dore (le), Morsbronn-les-Bains,
Néris-les-Bains, Neyrac-les-Bains, Niederbronn-les-Bains, Pietrapola, Plombières,
Préchacq-les-Bains, Preste-les-Bains (la), Rennes-les-Bains, Rochefort-sur-Mer,
Royat-Chamalières, Saint-Amand-les-Eaux, Saint-Claude-Matouba-Papaye (Guadeloupe),
Saint-Honoré-les-Bains, Saint-Lary-Soulan, Saint-Laurent-les-Bains, Saint-Paul-lès-Dax
Salies-de-Béarn, Salies-du-Salat, Salins-les-Bains, Saubusse-les-Bains, Tercis-les-Bains,
Thonon-les-Bains, Uriage-les-Bains, Vernet-les-Bains, Vichy, Vittel,
Zigliara-Bains d’Urbalacone
thermalisme et stomatologie l.m.
glossodynies, stomatodynies,
intolérance aux prothèses fixes ou mobiles, brûlures post-radiques.
La présence d’affections dentaires caries, granulomes, kystes, fistules, débris radiculaires
septiques, tartre, prothèses mal adaptées, bridges descellés...constituent des contre-indications.
Stations qualifiées pour la stomatologie : Aix-les-Bains-Marlioz, Avène-les-Bains,
Bourboule (la), Castéra-Verduzan, Fumades (les), Molitg-les-Bains, Rochefort-sur-Mer,
Roche-Posay (la), Saint-Christau, Saint-Gervais, Tercis-les-Bains, Uriage-les-Bains.
thermalisme et urologie l.m.
formes évolutives ou à rechutes, fragments résiduels après lithotripsie, infections rénales et
vésicales chroniques ou aiguës récidivantes, prostatites chroniques ou à rechutes.
L’hydronéphrose et le reflux urétéro-vésical ne sont pas des indications. La tuberculose
urinaire et l’hypertrophie prostatique bénigne sont des contre-indications.
Stations qualifiées pour l’urologie : Aulus-les-Bains, Capvern-les-Bains, Contrexéville,
Châtel-Guyon, Eugénie-les-Bains, Évian-les-Bains, Preste (la), Saint-Nectaire,
Thonon-les-Bains, Vittel.
thermie n.f.
therm
thermistance n.f.
thermistance
Capteur permettant la mesure d'une différence de température entre deux milieux.
Les thermistances peuvent être utilisées en exploration fonctionnelle respiratoire pour mesurer le débit expiratoire.
Syn. thermistor
thermo-ablation prostatique par aiguilles l.f.
trans-urethral needle ablation of the prostate (TUNA)
Méthode de destruction thermique du tissu prostatique utilisant des ondes de radiofréquence de faible niveau (490 kHz) appliquées par des aiguilles plantées dans les lobes prostatiques par voie transuréthrale sous contrôle optique direct, afin d'obtenir une nécrose de coagulation.
La température obtenue dans le parenchyme prostatique peut atteindre 100° et entraine une nécrose secondaire. Cette méthode a l'avantage de pouvoir être réalisée sous simple anesthésie locale, sans nécessité d'hospitalisation. Elle entraine souvent néanmoins une rétention prolongée. Elle est en cours d'évaluation clinique dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
thermo-ablation prostatique par ultrasons focalisés l.f.
high intensity focused ultrasounds (HIFU)
Méthode initialement extracorporelle de focalisation d'ultrasons de haute intensité permettant d'obtenir au point focal une élévation thermique de tissus pathologiques de 80 à 200°C, et obtenir ainsi leur destruction.
La thermo-ablation très précise obtenue est utilisée pour la destruction de tumeurs accessibles aux ultrasons. Des essais sont menés, avec une source intrarectale des ultrasons, pour le traitement de l'adénome prostatique et des adénocarcinomes prostatiques localisés.
Thermoactinomyces vulgaris
Thermoactinomyces vulgaris
Actinomycète thermophile responsable d’alvéolite allergique extrinsèque (poumon des éleveurs d’oiseaux).
thermocoagulation n.f.
Procédé visant à induire une sclérose rétractile d’une muqueuse hypertrophiée à l’aide soit d’une électrode bipolaire soit, aujourd’hui, d’une sonde laser diode.
Cette technique est utilisée dans l’obstruction nasale et réalise une véritable turbinoplastie.
thermoconduction (analyseur par) l.m.
gas analyser by thermoconduction
Dispositif permettant de doser la concentration d'un gaz dans un mélange en utilisant ses propriétés thermoconductrices.
Le transport de la chaleur à travers une couche gazeuse dépend de la nature de ses molécules : plus leur masse est grande moins la conductivité thermique est bonne, mais le coefficient de conductivité thermique ne varie pas avec la pression du gaz. A 38,5°C et pour un gradient de température d'1°C par cm, p. ex., la quantité de chaleur passant à travers une surface perpendiculaire de 1 cm2 (qui définit le coefficient de thermoconduction) est de 109,64 µW pour l'H2, de 15,26 µW pour l' O2 et de 9,98 µW pour le CO2.
Le capteur comporte un fil de platine chauffé par un courant électrique dont on stabilise la résistance, donc la température : l'intensité électrique dans le fil mesure directement la thermoconduction. Ces appareils sont simples mais ils ne permettent pas de discriminer les composants d'un mélange complexe comme peut le faire un spectrographe de masse.
thermodilution n.f.
thermodilution
Dilution d’un indicateur constitué par un embole de soluté isotonique, salé ou glucosé, à température ambiante, injecté par voie veineuse et dont on suit la circulation (et la recirculation) en détectant sa concentration en un point choisi au moyen d’une thermistance montée à l’extrémité d’un cathéter.
Cette méthode est d’usage courant pour les mesures du débit cardiaque (ou coronaire), en particulier dans les états de choc.
thermodynamique (lois de la) l. f.
thermodynamic laws, thermodynamic principle
Principes généraux d’après lesquels une énergie thermique peut se transformer en énergie mécanique (ou autre) et réciproquement.
- Premier principe, de conservation de l’énergie (Mayer 1) : l’énergie totale, somme des énergies d’un système isolé, reste constante. Des échanges entre les énergies thermiques et mécaniques peuvent se produire mais dans un système isolé (sans échanges avec l’extérieur) il n’y a pas de production spontanée et supplémentaire d’énergie.
- Deuxième principe dit de dégradation de l’énergie, ou principe d’évolution : l’énergie évolue de la plus haute intensité vers la plus basse. « Un moteur ne peut fonctionner que si la chaleur passe d’une source chaude à une source froide » (Carnot 2) ; réciproquement « Le passage de la chaleur d’un corps froid vers un corps chaud n’a jamais lieu spontanément » (Clausius 3). Il en résulte que la température d’un corps ne peut augmenter que grâce à un apport d’énergie. La dégradation de l’énergie a été nommée entropie 4. L’entropie augmente au cours des transformations énergétiques et celles-ci sont irréversibles (principe d’irréversibilité).
- Troisième principe : il stipule que l’entropie d’un corps ou d’un système est nulle à 0°K (zéro absolu soit -273°15) (Nernst 5). L’agitation moléculaire et les échanges thermiques diminuent à l’approche du zéro absolu (en biologie un abaissement de la température diminue le métabolisme).
- Principe 0 ou principe d’équilibre thermique : Si deux systèmes sont en équilibre thermique avec un troisième, ils sont en équilibre entre eux. Si deux corps en contact sont en équilibre thermique, ils sont à la même température.
- La relation de réciprocité d’Onsager 6 relie force et flux dans un processus irréversible : si un corps chaud est en contact avec un corps froid la chaleur passe spontanément du corps chaud vers le corps froid jusqu’à un état final, l’équilibre des températures. Cette relation, parfois appelée quatrième principe de thermodynamique, est très générale en physique (équilibre des pressions, diffusion électrique etc.).
En thermodynamique le potentiel fondamental est l’énergie interne. L’énergie se décompose en énergie de travail W et énergie thermique Q avec une équivalence de la chaleur et du travail selon la constante de Joule 7 : W=J/Q. En biologie les transformations se font assez lentement et dans des conditions isothermes. En quelque domaine que ce soit, mécanique, électrique, électronique, biologique, etc. ces principes n’ont jamais été démentis.
1 J.R. von Mayer, médecin et physicien allemand (1842 et 1845),2 N. Sadi Carnot, physicien français (1824) ; 3 J.R. Clausius, physicien allemand (1854) (41865), 5 W.H. Nernst, physicien et chimiste allemand, prix Nobel de chimie 1920 (1906), 6 L. Onsager, physicien et chimiste américain d’origine norvégienne, prix Nobel de chimie 1968 (1931), 7 J.P. Joule, physicien britannique (1843 et 1849)
Étym. gr. thermos : chaleur, dunamis : force, travail
→ entropie
thermogenèse n.f.
thermogenesis
Production de chaleur de l’organisme par augmentation du métabolisme cellulaire.
L’Homme est un homéotherme, capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». La production de chaleur est due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Ainsi l'homéothermie correspond-elle à une endothermie.
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux).
La thermogenèse intervient quand la température du corps est inférieure à 37 °C, des frissons surviennent traduisant une augmentation du tonus musculaire normal avec des contractions rapides des muscles striés squelettiques, sans aucun mouvement. Ils sont très efficaces pour produire de la chaleur.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommée et représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. La thermogenèse alimentaire est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
Étym. gr. thermê :chaleur ; gennan : engendrer
Ant. thermolyse
→ homéothermie, action dynamique spécifique, thermolyse, endothermie
[C2]
Édit. 2019
thermogénine n.f.
thermogenin
Protéine présente dans les membranes internes des mitochondries des adipocytes du tissu adipeux brun.
Son rôle est de faciliter le retour des protons (H+) dans la matrice mitochondriale, en empêchant leur utilisation par la chaîne respiratoire pour la synthèse d’ATP. Ainsi, l’énergie fournie par l’oxydation des substrats est dissipée sous forme de chaleur.
Elle sert ainsi à la thermogénèse des animaux hibernants et du nouveau-né.
Syn. UCP1
thermogramme n.m.
thermogram
Courbe ou photographie de la température cutanée.
thermographe n.m.
thermograph
Appareil utilisé pour mesurer la température cutanée.
thermographie n.f.
thermography
Technique d'imagerie qui révèle les différences de vascularisation des tissus sous-jacents, à partir des températures recueillies à la surface cutanée, et permet l’exploration d’un organe, la glande mammaire par exemple, dont l’émission de rayonnement infrarouge est différente selon que les tissus sont normaux ou ne sont pas.
Deux méthodes ont été employées :
- thermographie en plaque : des cristaux liquides, dérivés du cholestérol, répartis sur une bande ou sur une plaque mise au contact d'une région cutanée, changent de couleur (du bleu au rouge) en fonction de la chaleur dégagée aux différents points de la zone examinée (thermographie de contact).
- thermographie par caméra à infrarouge : la caméra spéciale fournit une image en plusieurs couleurs correspondant aux températures des diverses zones d'une région ou du corps entier (téléthermographie).
Certains cancers de la peau (mélanome), du sein, des muscles, des os s'accompagnent d'une vascularisation anormale; mais la détection de cette élévation de température localisée n'est pas spécifique d'une tumeur : diverses causes, comme compression, manipulation ou altération de la vascularisation locale peuvent donner des informations perturbant l'interprétation des images. La mesure de la température cutanée peut être utilisée dans le diagnostic des maladies vasculaires.
En pratique courante, la thermographie est actuellement pratiquement abandonnée du fait de sa faible spécificité.
thermographie de contact l.f.
thermographie en plaque l.f.
plaque thermography
Thermographie réalisée par le contact direct de la peau, du sein par exemple, avec une plaque de cristaux liquides dont la couleur varie en fonction des radiations thermiques émises par les tissus.
thermokératoplastie au laser l.f.
Sigle LTK
→ kératoplastie thermique au laser
thermolabile adj.
thrrmolabil
Qui perd certaines de ses propriétés lorsqu’il est chauffé .
thermoluminescence l.f.
thermoluminescence
Emission de lumière lors du chauffage de certaines substances cristallines préalablement exposées à des radiations ionisantes.
L'irradiation a porté des électrons à un état excité (passage à une énergie supérieure) métastable (transformation lente et progressive). Lorsque la substance est chauffée à une température de l'ordre de 100°C, l'agitation thermique provoque le retour des électrons à leur état fondamental. Les transitions (sauts) des électrons vers des niveaux inférieurs libèrent de l'énergie qui est émise sous forme de photons lumineux. La quantité de lumière produite est proportionnelle à la dose de radiation reçue et sa mesure (avec un photomultiplicateur) permet de calculer la dose.
La méthode est utilisée en dosimétrie courante.
thermolyse n.f.
thermolysis
1) Modalités d’élimination vers le milieu extérieur, de l’énergie thermique produite en excès par l’organisme.
L’Homme est un homéotherme, capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ». Un sujet normal produit au repos, environ 40 kcal/m2/h ce qui correspond par 24 heures à 1700 kcal pour un homme et 1500 kcal/j pour une femme. La chaleur produite augmente en cas d’activité physique.
Pour que cette production n’entraîne pas une augmentation de la température corporelle, la thermolyse fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, transpiration.
La radiation correspond à un rayonnement infrarouge vers les objets ou les surfaces plus froids de l’environnement. La convection (déterminée par la différence de température entre la peau et les fluides en contact) ainsi que la conduction (induite par la différence de température entre la peau et les objets en contact) sont à l’origines de la variation du calibre des vaisseaux sanguins : vasoconstriction en milieu froid, ou vasodilatation en milieu chaud. La transpiration (évaporation de la sueur) constitue le moyen le plus efficace de déperdition calorique auquel s’associe l'exhalation d’air chaud de chaque expiration.2) La thermolyse désigne aussi la décomposition chimique sou s l’influence de la chaleur.
Étym. gr. thermê :chaleur ; lusis : dissolution
Ant. thermogenèse
[C2]
Édit. 2019