entropie n.f
entropy
En thermodynamique : grandeur qui traduit la dégradation d’une énergie et d’une manière générale la dégradation d’un système, caractérisant son désordre (particulièrement à l’échelle moléculaire).
Cette grandeur, introduite par Clausius, est une fonction d’état : valeur déterminée entre l’état initial d’un système et son état final, après transformation, quand l’état d’équilibre est établi. Elle a pour valeur S=Q/K, Q étant la quantité de chaleur en calories et K la température en degrés Kelvin ou S=J/K, en joules par degré K. Son évolution est ΔS= ΔQ/T. L’entropie d’un système est nulle à 0°K. (troisième principe de la thermodynamique.)
Dans un système fermé (sans échanges avec l’extérieur, transformation adiabatique)) l’entropie est nulle : il y a conservation de l’énergie (premier principe de la thermodynamique). Dans un système ouvert il y a dégradation de l’énergie par phénomènes dissipatifs ; l’entropie est augmentée et cette transformation est irréversible (deuxième principe). Si la transformation est quasi-statique, sans frottement (sans dissipation de chaleur) la transformation pourrait être considérée comme réversible. C’est le cas de beaucoup de réactions biochimiques dont les transformations se font lentement, ce qui permet de conserver l’équilibre thermique (situation isothermique). En réalité ces réactions dont le type est la réaction enzymatique se fait avec un apport d’énergie et la valeur de S est augmentée.
La notion d’entropie a été étendue à de nombreux phénomènes dont elle mesure la transformation et tend à prendre le sens d’évolution. Par exemple : en communication l’entropie mesure la modification de l’exactitude d’un message : l’entropie devient positive ou négative selon qu’une information est modifiée : infirmée ou amplifiée par d’autres informations ; elle est nulle s’il n’y a pas de modification.
Eym. gr. tropê : transformation : entropia : retour
J. R. Clausius, physicien allemand (1865)
→ thermodynamique (lois de la)
[B1, C1]
Édit. 2020