homéothermie n.f.
homeopthermal
Capacité des mammifères à conserverune température constante
L’Homme est capable de maintenir sa température centrale à une valeur relativement constante, de 37,0 °C dite « point de consigne ».
Le centre thermorégulateur est situé dans l'hypothalamus, qui, reçoit des informations des récepteurs (cutanés et centraux) et donnent des signaux aux muscles, au tissu adipeux brun et aux vaisseaux sanguins pour augmenter ou diminuer la température centrale. Le corps peut garder une température homogène grâce au système cardiovasculaire, qui distribue la chaleur rapidement dans tout le corps.
La production de chaleur, thermogenèse, due aux activités métaboliques de l’organisme et à l’énergie libérée par la contraction musculaire. Elle est compensée par la thermolyse qui fait appel à différents processus : radiation, convection, conduction, évaporation de la transpiration.
La digestion accroît la thermogenèse de façon proportionnelle à la quantité d'énergie consommé. Cette production représente environ 10 % des apports énergétiques quotidiens. Elle est influencée par la nature des macronutriments consommés que l’on désigne « action dynamique spécifique ».
Le point de consigne peut se déplacer en cas de pathologies ou d'infections, provoquant ainsi une fièvre qui ne traduit non pas un dérèglement des mécanismes thermorégulateurs, mais l'établissement d'une nouvelle consigne de température, plus élevée.
La plupart des organismes homéothermes) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même).
Étym. gr. homïos : semblable ; thermê :chaleur
Ant. poïkilothermie
→ poïkilothermie, thermolyse, thermogenèse, action dynamique spécifique
[C2]
Édit. 2020