hormonothérapie du cancer du sein l.f.
breast cancer hormonal treatment
L'hormonothérapie du cancer du sein consiste à empêcher l'action stimulante des hormones féminines sur les cellules cancéreuses.
Elle n’est active que si les cellules cancéreuses possèdent des récepteurs hormonaux ce qui est rencontré dans près de 70% des cas. Ces récepteurs sont des protéines, situées à la surface de la cellule cancéreuse,, qui détectent et captent les œstrogènes ou la progestérone du sang circulant. Plus le taux des récepteurs est élevé , plus la tumeur réagit à une hormonothérapie.
Les traitements médicamenteux agissent par voie générale, c'est-à-dire dans l'ensemble du corps, sur toutes les cellules sensibles aux hormones. Les principaux produits utilisés sont des anti-ostrogènes, des agonistes de la LHRH, des inhibiteurs des aromatases. C'est un traitement au long cours administré soit sur plusieurs années à titre adjuvant d’une forme localisée pour prévenir le développement des métastases, soit dans les formes évoluées jusqu’à son échec. Un échec d’une première hormonothérapie ne préjuge pas de l’inefficacité d’une autre. Plus rarement on fait appel à la castration chirurgicale, en irradiant les ovaires.
G. T. Beatson, Sir, chirurgien britannique (1896)
→ agonistes de la LHRH, anti-aromatases, anti-oestrogènes, cancer du sein, castration, hormones, récepteur hormonal
[F2, G3, G5]
Édit. 2020
hyalocyte n.m.
hyalocyte
Cellule mononuclée vitréenne présente essentiellement au niveau du cortex vitréen et particulièrement au pôle postérieur, au niveau de la base du vitré et du corps ciliaire.
Les hyalocytes sont des cellules mononucléées, ovales de 10 à 15 µm de diamètre. Ils jouent un rôle majeur dans le métabolisme du vitré, ils sont capables de synthétiser et de dégrader la substance fondamentale du vitré, l’acide hyaluronique et le collagène, et ont des capacités phagocytiques et picnocytiques.
[P2]
hybride cytoplasmique l.m.
cybrid
Individu ou cellule hybride, provenant de la fusion de deux protoplastes génétiquement différents.
Ils portent le noyau d’un protoplaste et le cytoplasme de l’autre (ou des deux).
Syn. cybride
[Q1]
Édit. 2017
hybridome n.m.
hybridoma
Lignée cellulaire créée in vitro par hybridation somatique de différents types cellulaires, habituellement des lymphocytes, un des partenaires de fusion étant une cellule tumorale.
Les hybridomes B sont utilisés pour la production d’anticorps monoclonaux. Les hybridomes T sont utilisés pour des études biochimiques des molécules propres à chaque clone T (TCR) et des signaux d’activation ou de mort cellulaire.
→ anticorps monoclonal, clonage
[F3]
hydrogène n.m.
hydrogen
1) Elément de numéro atomique 1, de masse atomique 1,008, de valence 1.
L'atome d'hydrogène est constitué d'un proton et d'un électron. Les deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium sont dits hydrogènes lourds, car la présence dans leur noyau d'un ou de deux neutrons multiplie la masse par 2 ou 3.
Il est un élément fondamental de toutes les molécules biologiques. Il est présent dans l'eau et dans les composés organiques. Il constitue 10% du poids frais de l'organisme. L'oxydation de l'hydrogène en eau est la source essentielle de l'énergie utilisable de toute cellule en aérobiose.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'hydrogène, de formule H2.
Gaz incolore, inodore et insipide ; il brûle en dégageant beaucoup de chaleur et en formant de l'eau.
Il est utilisé en plongée profonde pour réduire le travail ventilatoire car c'est le plus léger des gaz (densité par rapport à l'air 0,09). Au-dessous d'une concentration de 4% d’O2, les mélanges O2 /H2 ne sont plus explosifs. A 500 m sous la mer (soit une pression de plus de 50 ATA), la PO2 d'un mélange à 0,42% d’O2/99,58% de H2 est égale, à celle de l'air ambiant au niveau de la mer où la densité est 13,52 fois plus forte. Un mélange O2 /N 2 aurait une densité 13 fois plus élevée et empêcherait le plongeur de ventiler à cette profondeur. Les mélanges
O2 /He, ont une densité 2 fois plus forte que ceux O2 /H2, mais ils ne sont jamais explosifs ; aussi, après avoir dénitrogéné le plongeur en surface par une inhalation prolongée d'un mélange He /O2, on passe ensuite en profondeur à un mélange H2 /O2, qui permet de dépasser les 500 m en plongée libre.
L. Guyton de Morveau, chimiste français : «hydrogène qui engendre l’eau » (1787)
Étym. mot formé à contre sens (par analogie avec oxygène) sur le gr. hudôr : eau ; genos : descendance
Syn. dihydrogène
Symb. H
→ explosion, hélium, inflammabilité, oxygène
[C1]
hyperchromasie n.f.
hyperchromasia
Affinité excessive d'une cellule pour les colorants nucléaires.
Syn. hyperchromatisme
[A2]
hyperkaliémie n.f.
hyperkaliaemia
Élévation de la teneur plasmatique du potassium au-dessus de 5 mmol/L.
Elle correspond à une surcharge plasmatique ou à un transfert de potassium de la cellule vers le plasma.
La kaliémie, normalement de 4 mmol/L, peut atteindre et dépasser 8 mmol/l, entraînant alors le décès par arrêt cardiaque.
Les signes cliniques et électrocardiographiques d'hyperkaliémie relèvent surtout de l'abaissement du rapport Ki/Ke (par surcharge notamment) et de la toxicité directe de l'excès de l'ion K+ (en chirurgie cardiaque l'injection intracoronaire de potassium est utilisée pour arrêter le cœur). Les signes électrocardiographiques sont nets :
- onde T haute, pointue, étroite et ample, en toile de tente (onde ogivale),
- décalage du segment ST (qui prend un aspect d'S italique),
- raccourcissement de l'espace QT,
- troubles de conduction auriculoventriculaire (élargissement de QRS),
- modification de l'onde P aplatie, allongée reculant dans l'onde T, puis disparaissant (bloc sinoauriculaire, paralysie auriculaire).
Quand ces anomalies s'aggravent, le ventriculogramme a un rythme lent puis il est émoussé et diphasique, avant d’être très irrégulier. L'arrêt cardiaque est alors imminent (fibrillation ventriculaire ou asystolie) : l'hyperkaliémie indique toujours un risque d'arrêt cardiaque (ce qui a fait qualifier le potassium «d'ion qui tue»). Le risque est augmenté par l'acidose et l'hypocalcémie.
Les signes neuromusculaires sont exceptionnels, sauf en cas de paralysie périodique (asthénie, paresthésies des extrémités et de la région péribuccale, tremblements, parfois paralysie ascendante).
La cause principale d'hyperkaliémie est l'insuffisance rénale sévère oligoanurique avec acidose. D’autres mécanismes de surcharge sont possibles : excès d'apport alimentaire, déficit de la sécrétion tubulaire distale (acidose tubulaire), déficit de l'axe rénine-angiotensine-aldostérone. Les hyperkaliémies iatrogènes sont assez fréquentes (abus d'anti-aldostérone, bêtabloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains antibiotiques).
Les teneurs élevées de potassium sérique justifient un traitement d'urgence par perfusion intraveineuse de solutés glucosés hypertoniques et d'alcalins. Le recours aux méthodes de dialyse peut être requis
→ paralysie périodique hyperkaliémique, potassium, sodium, transport membranaire, insuffisance rénale, antialdostérone, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, hémodialyse
[M1,K2]
Édit. 2015
hypermyélinisation n.f.
hypermyelination
Aspects correspondant à un excès de lamelles myéliniques par rapport au diamètre axonal, responsable de la constitution de boucles plus ou moins complexes de la gaine de myéline.
Ces lésions sont caractéristiques des neuropathies dites tomaculaires ou allantoidiennes, mais peuvent être aussi rencontrées de façon sporadique dans des neuropathies de causes très diverses. L'hypermyélinisation pourrait être secondaire à une anomalie de l'interaction cellule de Schwann-axone.
hyperthermie maligne anesthésique congénitale l.f.
malignant hyperthermia of anesthesia
Augmentation rapide et importante de la température centrale pouvant atteindre 43°C, due à un hypercatabolisme musculaire avec rigidité musculaire et rhabdomyolyse.
Elle entraîne une hyperventilation, un collapsus circulatoire, des troubles du rythme cardiaque, une acidose métabolique, une hyperkaliémie, une nécrose musculaire diffuse, une coagulation intravasculaire disséminée et une insuffisance rénale. La mortalité atteint 70% des cas en l’absence de traitement.
Le syndrome apparaît presque exclusivement à l’occasion d’une anesthésie générale chez des sujets atteints d’une maladie congénitale à transmission autosomique récessive, dont l’expression est essentiellement musculaire. Certaines anomalies sont parfois observées telles qu’une petite taille, une cryptorchidie, un pectus carinatum, une lordose lombaire, une cyphose thoracique, parfois un aspect de syndrome de Noonan, une hypertonie des muscles volontaires, un strabisme et un ptosis.
L’incidence de l’hyperthermie maligne est estimée à 1/250 000 anesthésies générales, mais celle qui provoque l’accident peut avoir été précédée de plusieurs autres, sans complication. Les médicaments déclenchants sont le plus souvent les anesthésiques halogénés et la succinycholine.
L’histologie du muscle est normale. L’anomalie principale se situe dans les mécanismes régissant les mouvements calciques, à l’intérieur de la cellule musculaire et concerne le récepteur à la ryanodine. Lors de l’hyperthermie maligne, il y a libération excessive et prolongée de Ca du réticulum plasmatique qui induit une contraction musculaire permanente. Le dantrolène (traitement spécifique de la crise aigüe) en bloquant la libération du Ca par le réticulum sarcoplasmique interrompt la contracture des muscles squelettiques.
Le diagnostic de la susceptibilité à l’hyperthermie maligne se fait sur une biopsie musculaire au niveau du quadriceps. Les lambeaux musculaires sont mis in vitro au contact d’halothane et de caféine (tests de contracture). L’interprétation du test permet de classer les sujets en normal « susceptible » (2 tests positifs) et douteux « équivoque » (un seul tes positif). Certaines maladies musculaires congénitales sont associées à l’hyperthermie maligne, mais elle n’a pas de lien avec le syndrome malin des neuroleptiques.
L’anesthésie d’un sujet atteint de l’anomalie, nécessite l’éviction de tous les anesthésiques halogénés et de la succinylcholine.
Les anomalies génétiques causes du syndrome sont multiples : des mutations au niveau des chromosomes 19 et 17 ont été individualisées. La mutation du locus codant pour le récepteur à la ryanodine (19q13.1) est la plus caractéristique. (MIM 145600, 154275, 154276, 180901).
M. A. Denborough, médecin interniste et R. R. Lowell, anesthésiologiste australiens (1960)
Syn. susceptibilité à l'hyperthermie maligne, King-Denborough (syndrome de)
→ coup de chaleur d'effort, dantrolène, RYR 1 gene
[G1]
hypertrophie cellulaire l.f.
Augmentation de la taille d'une (ou de) cellule(s), d'un tissu, ou d'un organe sans multiplication cellulaire, par accroissement d'un ou de plusieurs constituants cellulaires, avec augmentation d'activité fonctionnelle.
La conséquence peut en être l'hypertrophie tissulaire ou l'hypertrophie d'organe. A ne pas confondre avec l'œdème cellulaire.
iccosome n.m.
iccosome
Fragment de membrane issu de cellule dendritique libéré sous forme de granule dans le milieu extracellulaire.
Étym. gr. : soma : corps
îlot érythroblastique l.m.
erythroblastic islet
Unité anatomique cellulaire de la moelle osseuse constituée par un macrophage central entouré d'une couronne d'érythroblastes enlacés par les prolongements cytoplasmiques du macrophage.
La fonction précise de l'interaction cellulaire est encore mal connue : le macrophage intervient notamment au moment de l'énucléation en absorbant le noyau de l'érythroblaste mature expulsé par la cellule. La protéine de liaison de ces deux systèmes cellulaires a été récemment identifiée.
imagerie optique l.f.
Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,H1]
immunité de transposition l.f.
transposition immunity
Phénomène par lequel, dans une cellule, un transposon inséré sur un réplicon empêche l'insertion sur celui-ci d'une autre copie de ce transposon.
Cette propriété ne concerne que certains transposons. La fréquence de transposition de ce transposon sur d'autres réplicons n'est pas affectée.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunohistochimie n.f.
Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im
munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immuno
Étym. lat. immunis : exempt de
incompatibilité plasmidique l.f.
plasmid incompatibility
Pour un plasmide donné, incapacité de coexister de manière stable dans une cellule avec un autre plasmide en l'absence d'une pression de sélection pour l'un et l'autre plasmide.
Elle résulte de l'incapacité du plasmide à assurer en présence de l'autre plasmide la stabilité de son nombre de copies par une régulation indépendante de sa réplication et de sa ségrégation.
inducteur gratuit l.m.
gratuitous inducer
Analogue de structure d'un inducteur capable de la même induction mais non métabolisé dans la cellule bactérienne.
L'inducteur gratuit est utilisé expérimentalement pour déclencher la biosynthèse d'un ou plusieurs enzymes sans qu'ils soient utiles au métabolisme cellulaire.
Étym. lat. inducere : mener dans
→ constitutivité, expression génique
infécondité et psychisme l.
barreness, infertility and psychism
Attente, échecs souvent répétés, danger pour la cellule conjugale, éventuellement dévalorisation sociale, caractérisent plus ou moins cette situation anxiogène dominée par l'incertitude, la durée, les investigations complémentaires et des traitements parfois agressifs, qui peuvent contraster avec les annonces parfois spectaculaires des médias concernant l'assistance médicale à la procréation.
Une douleur morale, une culpabilité, des sentiments d'injustice, de désespoir et/ou d'agressivité peuvent prévaloir de façon quasi obsessionnelle, souvent partagés entre la femme et l'homme. L'aide psychique du généraliste et au besoin du psychiatre est indispensable.
Il est vrai que l'existence de stérilités psychogènes ne doit pas être sous-estimée.
→ infécondité, fécondation in vitro (FIVETE) avec transfert d'embryon, insémination artificielle et psychisme, procréation médicalement assistée et psychisme
influx n.m.
influx
1) Déplacement d'une masse de substance ou d’une onde de l'extérieur vers l'intérieur d'une cellule ou d'un organite intracellulaire.
2) Transmission d'une stimulation électrique par déplacement d'une onde.
Étym. lat. in : vers l'intérieur ; fluxus : écoulement
information médicale (département de l') l.m.
medical data processing department
Cellule créée dans les hôpitaux publics pour traiter l'information médicale dans le cadre de la médicalisation des systèmes d'information (MSI) avec normalisation des résumés d'information (1989 en France).
L'excès d'informations de peu de valeur (doubles, etc.) est extrêmement onéreux : on perd du temps pour archiver les dossiers et les compulser. L'archivage informatique est une charge mais s'il est fait intelligemment avec une condensation des données, il devrait permettre de réduire l'espace d'archivage, de rechercher et d'extraire très facilement l'information désirée que l'on peut transférer rapidement par courrier électronique (courriel) : le système classique sur papier et par la poste est beaucoup plus onéreux en temps en personnel et en argent. Mais le département d'information suppose une organisation nouvelle, un personnel compétent et il oblige les médecins à normaliser et condenser les observations qu'ils fournissent ensuite au département d'information médicale. Enfin, le secret médical doit être préservé lors de la conservation et de la transmission éventuelle des informations.
Étym. lat. informare : donner une forme, décrire, organiser
→ information, PMSI
informosome n.m.
informosome (mRNP)
Complexe ribonucléoprotéique d'une cellule eucaryote formé d'ARNm et de protéines, qui migrerait du noyau vers le cytoplasme et transfèrerait l'information du noyau aux ribosomes.
Symb. RNPm
infundibulum ethmoïdal l.m.
infundibulum ethmoidale (TA)
ethmoidal infundibulum
Demi-cellule ethmoïdale qui forme la partie médiale de la base du sinus frontal.
En forme d’entonnoir, elle s’ouvre dans le méat nasal moyen de façon variable : dans 2/3 des cas, l’orifice est situé à l’extrémité supérieure du hiatus semi-lunaire ; dans les autres cas, elle débouche en dedans de l’extrémité supérieure du processus uncinatus ou de la travée unci-bullaire.
inhibiteur de l'intégrase du VIH l.m.
inhibiting factor of the intégrase
Inhibiteur de l’activité catalytique de l’intégrase, enzyme codé par le VIH, indispensable à sa réplication
Qui nécessite l’intégration du génome viral dans celui de la cellule hôte.
C’est le raltégravir prescrit en association avec d’autres antiviraux chez des patients adultes.
inhibition latérale l.f.
lateral inhibition
Phénomène très répandu dans les systèmes sensoriels qui consiste en une augmentation du rapport entre le taux de décharge des potentiels d'action de la cellule enregistrée (signal) et celui des cellules environnantes (bruit de fond).
Cette amélioration du rapport signal sur bruit facilite la perception des contours. L'inhibition latérale est assurée par le réseau des interneurones qui entoure les neurones.
E. Mach, physicien et philosophe autrichien (1838-1916)
insuline n.f.
insulin
Polypeptide hormonal sécrété par les cellules β des îlots de Langerhans du pancréas, indispensable à l’équilibre glucidique.
Cette hormone facilite la pénétration du glucose dans les cellules périphériques en augmentant le nombre de transporteurs membranaires pour le glucose. Simultanément, elle active dans les hépatocytes, les enzymes de biosynthèse du glycogène, des triglycérides et des protéines, entraînant une baisse de la glycémie, des acides gras plasmatiques et de l’urée. Polypeptide (PM environ 6000), formé de deux chaînes reliées par des ponts disulfure (-S-S-) provenant de deux cystéines, c’est une substance incolore, cristallisable. La cellule pancréatique biosynthétise la pro-insuline formée de 86 acides aminés, scindée secondairement en deux parties : l’insuline et le peptide C (ou peptide de connexion) constitués respectivement par 51 et 31 acides aminés. L’insuline est dégradée dans le foie et le peptide C dans les reins. L’insuline peut être dosée par radio-immunologie ou par électro-chimio-luminescence. La concentration d’insuline dans le sang d’un sujet à jeun est inférieure à 11 mU/L. Elle augmente en période postprandiale. Les insulines des différents mammifères ne se distinguent entre elles que par un ou trois aminoacides (ex. : en position terminale 30, celle du Porc possède une alanine et celle de l’Homme une thréonine). La substitution de cet aminoacide terminal, a permis la préparation de l’insuline dite humaine (ou monocomposée) à partir de celles du Porc ou du Bœuf, obtenues par extraction et purification.
Actuellement en France, toutes les insulines sont produites par génie génétique, grâce au colibacille K12 doté d’un plasmide recombiné contenant le gène de l’insuline humaine. L’insuline ainsi obtenue est une protéine basique de point isoélectrique 12, soluble dans l’eau acidifiée. Sa présentation en solution, sous forme d’hexamère, implique avant son activité, sa dissociation en dimères puis en monomères, à l’origine d’une latence (90-150 minutes) alors que la sécrétion physiologique agit 30 et 60 minutes après le repas. L’insuline rapide (Actrapid) commence à agir 1 heure après l’injection sous-cutanée et son effet persiste en moyenne 6 heures. La durée d’action des insulines a pu être augmentée grâce à la formation de cristaux obtenus par l’association à la protamine ou au zinc. L’insuline NPH (Neutre Protamine Hagedorn), d’action intermédiaire, agit 1 à 3 heures après l’injection et pendant 8 à 12 heures. Les insulines au zinc ont une action prolongée pendant 24 à 36 heures avec une variabilité de résorption inter et intra- individuelle. De nouvelles molécules obtenues après modification de la structure de l’insuline originelle, ayant des profils d’action différents, sont dénommées analogues de l’insuline. Obtenus par le remplacement de deux acides aminés, les analogues rapides sont les insulines Glulisine (Apidra) et Lispro (Humalog) dont l’effet débute 15 à 30 minutes après l’injection et persiste pendant environ 3 heures. Plus rapides que l’insuline ordinaire, ils assurent un meilleur contrôle du pic glycémique induit par le repas et réduisent la fréquence des hypoglycémies post-prandiales. Les analogues retard sont obtenus par modification de la structure aminée de la molécule. L’insuline Glargine résulte de l’adjonction de deux arginines à l’extrémité C-terminale de la chaîne B en position 31 et 32 et du remplacement d’un résidu asparagine par la glycine en position 21 de la chaîne A. Sa solution précipite en cristaux dans le tissu sous-cutané et assure une libération régulière durant 24 heures. Elle ne doit être mélangée à aucune autre insuline. Dans l’insuline Detemir, la lysine en position 29 de la chaîne B est liée à un acide gras C14 (N-palmitoyl). Son association à l’albumine dans le tissu sous-cutané, lui confère un effet retard avec une durée d’action de l’ordre de 20 heures. Les analogues retard ont une meilleure stabilité que les insulines au zinc. Leur principal avantage est de réduire la fréquence des hypoglycémies nocturnes et des excursions glycémiques secondaires responsables du phénomène de l’aube avec une moindre prise de poids. Leur usage s’étend de plus en plus en association avec les analogues rapides selon la technique du « basal-bolus ». Les analogues de l’insuline sont moins immunogènes que les insulines classiques et ne paraissent pas, aux doses utilisées, avoir une action mitogène. Pour limiter la fréquence des injections, sont proposés des mélanges d’analogues rapides avec la protamine, combinant les effets rapide et prolongé.
L’insuline est injectée en sous cutanée en traitement quotidien et en intra veineuse lors des situations d’urgence (cétoacidoses). L’administration par voie pulmonaire, d’une insuline d’action rapide, en poudre, agréée dans certains pays, laisse persister des incertitudes sur sa biodisponibilité et sur son innocuité respiratoire. La voie digestive fait l’objet de recherches encore peu concluantes.
Les injections se pratiquent à l’aide de seringues et d’aiguilles adaptées au conditionnement ou de stylos préremplis d’emploi plus facile. Les pompes à insuline utilisent les analogues rapides. Elles permettent une administration souple, modulable, adaptée aux besoins. Les pompes externes sont les plus utilisées. Les pompes internes permettent un apport intra péritonéal, suivi d’un drainage vers le foie, se rapprochant ainsi des conditions physiologiques. L’usage des pompes nécessite une éducation préalable et renouvelée des patients, assurée par une structure spécialisée assurant une veille permanente.
Les essais en cours de pancréas artificiel ayant pour objectif d’adapter à tout moment la sécrétion d’insuline aux fluctuations glycémiques, n’ont pas encore abouti à des applications pratiques.
J. Banting, Sir, médecin scientifique canadien et C. H. Best, physiologiste canadien, prix Nobel de médecine en 1923
Étym. lat. insula : île
→ îlots pancréatiques, pro-insuline, peptide C, génie génétique
[R1]
Édit. 2018