Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

51 résultats 

contrôle de qualité des soins l.m.

quality assessment

Opérations d'évaluation de la qualité des soins en termes de probabilité de succès pour un résultat recherché pour un ensemble de patients homogènes.
Cette probabilité définit le niveau de qualité mais il n'y a pas de règle générale pour fixer ce niveau qui peut correspondre à un risque d'un millionième (cas de la stérilisation) ou à un risque beaucoup plus faible selon la nature des soins et l'état du patient. Mais l'évaluation des risques est difficile, en pratique, on se réfère à des normes définissant le niveau minimum, optimal ou du moins acceptable d'une procédure ou d'un résultat. Une norme peut être utilisée pour définir une condition idéale, habituelle ou de référence. Dans les processus d'accréditation ou d'audit, la norme de qualité constitue une exigence de base donnant des indications sur ce que doit être le niveau de qualité d'une activité ou d'un processus donné.

→ accréditation, audit, qualité (cercle de), risque

[E3]

démence (retentissement psychique sur les proches donneurs de soins) l.

dementia (psychical repercussions among relatives caregivers)

Effets négatifs considérés comme majeurs, surtout décrits dans l'entourage des alzheimériens, et qui sont plutôt imputés à l'effet des troubles non cognitifs (psychotiques, dépressifs et comportementaux) des patients, ainsi qu'aux nécessaires restrictions apportées par l'entourage à ses relations et activités sociales.
Malgré les discordances entre les études publiées, la prévalence des troubles psychiques, en particulier dépressifs, apparaît très élevée. Des risques somatiques importants sont mis en évidence : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, déficits immunitaires, etc. L'alcoolisme, l'abus de psychotiques sont fréquents.
Une prise en charge ou même en soins de ces "aidants" est souvent indispensable.

Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

dépense de soins l.f.

expense of care

Dépenses entraînées par une maladie.
Appliquée à une collectivité l’expression vise donc les dépenses dues aux hospitalisations, aux honoraires des professions de santé, aux médicaments, aux fournitures, etc., que ces dépenses soient couvertes par les organismes d’assurance maladie ou les particuliers.
Appliquée à une personne ou à un ménage, l’expression ne vise le plus souvent que les dépenses non couvertes par un organisme de protection sociale. Toute étude économique employant cette locution doit préciser ce qu’elle inclut.

directeur de soins infirmiers l.m.

- la gestion prévisionnelle des métiers et des compétences,

- l’élaboration du rapport annuel d'activités.
Un directeur de soins peut également prendre la direction d'un institut de formation aux professions paramédicales ou celle d'un institut de formation de cadres de santé.
L’accès au corps de directeur des soins de la fonction publique hospitalière se fait après la réussite au concours national.

Syn. directeur des soins infirmiers, directeur des services de soins infirmiers, coordonnateur général des soins, infirmier général

hospitalisation psychiatrique l.f.

hospitalisation dite libre parce que décidée avec l’accord du patient à l’instar d’une hospitalisation pour soins somatiques (médecine, chirurgie, obtétrique) : le patient est simplement soumis au règlement intérieur de l’hôpital ;

  • hospitalisation dite sans consentement (ou sous contrainte), soit à la demande d’un tiers (famille ou proche), soit à la demande du représentant de l’état (maire ou préfet) : le patient est privé de liberté pendant la durée de cette hospitalisation en établissement habilité à ce type de soins (centre hospitalier spécialisé).

  • → hospitalisation d'office, hospitalisation d'urgence, hospitalisation médico-légale, hospitalisation sans consentement, centre hospitalier spécialisé

    infection hospitalière l.f.

    hospital infection

    Infection contractée en milieu hospitalier, cliniquement et/ou microbiologiquement identifiable, qui affecte soit un malade, du fait de son admission à l'hôpital ou des soins qu'il y a reçus, soit le personnel hospitalier, du fait de son activité.

    Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner

    Syn. infection liée aux soins, infection nosocomiale

    [D3]

    médicalisation des soins l.f.

    medicalization, providing medical care

    Ensemble de dispositions qui assurent, par un médecin dûment qualifié, les soins aux malades et blessés.
    Par opposition aux soins prodigués par des secouristes (policiers, pompiers ou bénévoles) la médicalisation permet l'optimisation des soins grâce à un diagnostic et à des gestes thérapeutiques précoces qu'un médecin est le plus capable de prodiguer. Elle garantit aussi le respect de l'éthique médicale (secret, suivi, etc.).

    → nosocomiale (infection)

    méso-inositol n.m.

    mesoinositol

    Inositol optiquement inactif, c'est l'inositol qu'on trouve dans les inositides naturels.

    → myo-inositol

    Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

    - directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

    - résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
    L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
    Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

    Sigle : ONIAM

    → Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

    Édit. 2017

    offre de soins l.m.

    Dans un système de soins, ensemble des professionnels de santé et des établissements de soins à la disposition des malades pour satisfaire leurs besoins.
    On admet généralement que l’offre entraîne la demande : c’est pourquoi plusieurs pays s’efforcent d’instaurer un numerus clausus pour les professions de santé et de limiter le nombre et la capacité des établissements de soins.

    → besoin sanitaire

    Édit. 2017

    palliatif (soin) l.m.

    palliative care

    Soin destiné à apaiser la douleur physique et morale afin de permettre à un malade incurable d'aller jusqu'à la mort dans les meilleures conditions possibles.
    Des services de soins palliatifs ont été créés dans les hôpitaux pour accueillir les patients incurables.

    Étym. lat. médical médiéval palliativus : (soins) pour soulager un malade incurable, de palliare : couvrir d'un pallium (large manteau), cacher, tromper

    parkinsonien (prise en soins d'un) l.f.

    caregiving to a parkinsonian patient

    Nécessité, dès la révélation du diagnostic, d'une attitude holistique dépassant, malgré son intérêt, la seule chimiothérapie, attachée à l'accompagnement du patient ainsi que des siens durant des années, dans une évolution inexorable et de plus en plus éprouvante.
    Destinée à pallier le déficit nigrostrié en dopamine, la L-dopa à doses élevées est associée surtout à un inhibiteur de la décarboxylase, afin de prévenir ses effets seconds (principalement digestifs et cardiovasculaires) résultant de la libération de dopamine dans l'ensemble des tissus et de réserver au système nerveux central l'action de la L-dopa ingérée. Les agonistes dopaminergiques (bromocriptine, lisuride, etc.) exercent sur la membrane post-synaptique un effet analogue à celui de la dopamine. Les anticholinergiques n'ont plus qu'une place accessoire.
    Ces molécules sont efficaces à la période initiale de "lune de miel", généralement peu invalidante et compatible avec une vie normale.
    Une dégradation progressive aboutit à la période de maladie installée, avec son handicap permanent qui fluctue à des degrés divers selon les moments de la journée, les horaires des prises de médicaments et des évènements externes comme les repas ou les émotions. L'exercice physique est une nécessité tout au long de l'évolution.
    À la période de déclin de l'efficacité thérapeutique, voire de mouvements anormaux iatrogènes, les patients présentent plutôt des troubles de la marche, des chutes répétées, des difficultés majeures d'élocution, parfois des déformations articulaires, avec perte de leur statut dans la cellule familiale et dévalorisation de l'image de soi. Le rôle du médecin, des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des associations est alors essentiel.
    Des traitements neurochirurgicaux (notamment stimulation des noyaux sous-thalamiques) sont très efficaces sur les symptômes, mais ne sont indiqués que chez les sujets jeunes (moins de 60 ans) et ayant épuisé les effets bénéfiques de la L-dopa.
    Le soutien psychique à l'égard d'un entourage souvent du même âge, lassé, voire épuisé par des charges de travail croissantes, dépassé par des variations symptomatiques souvent déconcertantes, inquiet sur le plan social et financier, parfois surprotecteur ou impatient, se montre indispensable.
    Pour l'avenir, les résultats d'une greffe striée de neurones fœtaux à dopamine restent inégaux.

    plan de soins l.m.

    1) Synonyme de programme thérapeutique.
    2) Dans certains établissements de soins, programme établi par le médecin et l’infirmière surveillante à l’intention du personnel de nuit, des infirmières en formation, etc.

    réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire) l.m.

    Organisation française de la médecine nucléaire, créée par la circulaire de 1972.
    Toutes les installations médicales utilisant des radioéléments sont regroupées autour de coordonnateurs régionaux, qui, entre autres, donnent un avis sur toutes les installations ou leurs modifications, ainsi que sur les autorisations d'équipements lourds, dont les gammacaméras.

    schizophrénie (prise en soins) l.f.

    schizophrenia (treatment)

    Thérapeutique complexe, à la fois psychosociologique et pharmacologique, engageant d'emblée l'équipe interdisciplinaire et nécessitant une coordination qui se modifiera à la mesure des poussées évolutives ou des réactions du patient à certains évènements.
    Le traitement initial est le plus souvent hospitalier. L'appréciation de sa durée tiendra compte à la fois de son rôle relatif de prévention des rechutes ultérieures (a fortiori du "syndrome de la porte tournante") et, a contrario, de l'"enkystement".
    Sans les neuroleptiques, et dès lors que le diagnostic a été bien posé, les rechutes atteignent une forte majorité de malades. Si la tolérance aux psychotropes per os est bonne, on peut passer aux formes à action prolongée, plus fiables et moins contraignantes (une injection intramusculaire toutes les trois ou quatre semaines).
    Une relation psychothérapique individuelle, au moins à type de soutien et d'adaptation à la réalité, sera régulièrement poursuivie, souvent associée à des entretiens familiaux non culpabilisants.
    La prise en soins institutionnelle comportera un choix, à des degrés divers et de façon adaptée, notamment à la sortie, entre : d’une part, plusieurs approches et techniques (ergothérapie, thérapies corporelles, comportementales, art-thérapie, psychodrame, etc.) ;et d’autre part, un choix entre les formes d'environnement souhaitables et possibles (retour dans la famille sans forcer la main à celle-ci, hôpital de jour, appartement thérapeutique, centre d'aide par le travail).
    L'allocation aux adultes handicapés est d'autant plus indispensable qu'une pleine réadaptation professionnelle est rarement réalisable chez ces patients, surtout en période de crise économique. Elle contribue à prévenir certaines "clochardisations".
    Une continuité de soins optimale semble réalisée par le maintien de la relation à l'extérieur avec la même équipe hospitalière.

    →  schizophrénie

    service de soins l.m.

    Dans un hôpital public, ensemble de lits placé sous l’autorité et la responsabilité d’un médecin.
    1) Les services sont généralement consacrés à des malades relevant d’une spécialité médicale  ou chirurgicale : cardiologie, orthopédie, etc.
    2) Ils peuvent comporter des subdivisions en unités de soins ou pôles d’activités ; ils peuvent être groupés au sein d’un département.

    système de soins l.m.

    healthcare system

    Dans un pays, ensemble des dispositions législatives et réglementaires destinées aux soins aux malades, ainsi que des administrations, personnels et équipements qui contribuent aux soins.
    1) Un système de soins fonctionne à l’intérieur d’un système de santé.
    2) Selon le degré de développement économique du pays, il peut s’adresser à une population plus ou moins large, viser certaines maladies ou l’ensemble des états morbides ; il fonctionne généralement en liaison avec une protection sociale plus ou moins élevée.

    → analyse d'un système de santé

    toxicogénomique n.f.

    Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
    Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
    Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
    3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.

    4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)

    Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

    Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

    → génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

    [2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

    toxicomane (prise en soins au long cours d'un) l.m.

    long-term therapy of a drug addict

    Traitement qui vise à arrêter la consommation de toxique et aide le sujet à conquérir les moyens de vivre dans un climat psychologique satisfaisant pour lui. Le sevrage n'est pas un préalable. La stratégie doit être individuelle, adaptée à la clinique.
    En fonction de la situation et de la demande du sujet, peut être examinée l'opportunité d'un traitement dit de substitution.
    Que l'objectif premier soit l'abstinence ou la maintenance, une relation de confiance est indispensable, ainsi que l'appel éventuel à d'autres intervenants. Une pathologie concomitante, dépressive, p. ex., sera traitée.
    Le sevrage doit être préparé. Une postcure résidentielle est souvent nécessaire pour engager une relation au long cours. Le vécu du sujet désintoxiqué est surtout celui d'une souffrance avec culpabilité et sentiment d'infériorité, de hantise de la drogue, d'un désir de normalité et de la tentation d'abandonner l'effort. Il convient également d'aider le sujet à aménager son temps.
    Sous réserve d'une période d'arrêt suffisante des opiacés (sept à 10 jours), la naltrexone, antimorphinique, peut constituer une aide contre l'impulsion à la reprise.
    Chez le cocaïnomane, le syndrome de manque persiste plusieurs mois et un désir impérieux de retour au toxique peut brutalement relancer le processus. Ici, il s'agit moins de traiter le sevrage immédiat que de prévenir les rechutes. Les psychothérapies, en particulier cognitivocomportementales, sont largement utilisées.
    La prise en soins des toxicomanes est souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes. Elle implique une grande disponibilité.

    toxicogénomique n.f.

    toxicogenomics

    Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
    Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
    Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
    3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (
    4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de

    Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

    Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

    → génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

    [2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

    unité de soins l.f.

    care unit

    Subdivision d’un service hospitalier comportant un nombre limité de lits et placée pour les soins infirmiers sous la responsabilité d’une surveillante.

    vaso-inhibiteur adj.

    vasoinhibitor

    Qui inhibe l’action des nerfs vasomoteurs.

    [G3, G5, K4]

    Édit. 2020

    vide (distribution de) l.f.

    Pour les besoins de l'aspiration en chirurgie, en anesthésie et en réanimation, des distributions de vide ont été installées dans les hôpitaux avec des prises rapides à deux crans larges

    Ces distributions sont mises sous dépression grâce à une pompe électrique qui aspire dans un récipient tampon assurant la régularité de l'aspiration face aux demandes. L'air aspiré, souvent hautement septique, est rejeté à l'extérieur, en général sans grandes précautions.
    Comme le dispositif de pompage est généralement situé en sous-sol, si l'air pollué est rejeté dans le local technique ou au niveau du sol, cet air peut être source de contamination de la cuisine ou de la distribution d'air comprimé quand son compresseur est dans le même local technique : de mauvaises dispositions du rejet de l'air pollué (il devrait être filtré) et du prélèvement pour l'air comprimé sont une cause non négligeable de propagation des infections nosocomiales.

    → raccord de prise rapide, infection nosocomiale

    évaluation des soins psychiatriques l.f.

    evaluation of psychiatric care

    Sa mise en place est délicate et nécessairement imparfaite, compte tenu notamment des réductions inévitables apportées à un phénomène si complexe et des orientations si diverses rencontrées dans la pratique psychiatrique.
    Malgré ses insuffisances, la standardisation des critères diagnostiques par la CIM de l'OMS et/ou le DSM américain, contribue à la construction de protocoles adaptés le mieux possible.
    Les instruments d'appréciation de variables étiologiques complexes comme les évènements vitaux et l'environnement social, sont également utilisés.
    À la base, l'évaluation des traitements biologiques se conforme aux règles concernant les essais de médicaments. Avec les psychothérapies, s'ajoutent des problèmes particuliers. Parmi les données évolutives recueillies, la réadaptation sociale, mais aussi la qualité de la vie et la satisfaction des patients doivent également entrer en ligne de compte.
    Avec son optique coût-bénéfice, l'évaluation médico-économique répond à un souci croissant

    → CIM, DSM

    [B3,O4]

    Édit. 2018

    coordination des soins avec radioéléments

    coordination

    → réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire)

    [B1]

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