médecine libérale l.f.
private medicine
Mode d’exercice de la profession de médecin qui s’oppose à l’exercice salarié.
Dans la tradition française, la médecine libérale présente les caractères suivants :
- liberté d’établissement,
- liberté de prescription,
- liberté pour le malade du choix de son médecin,
- fixation des honoraires par entente directe entre le malade et le médecin, pour chaque acte médical,
- respect absolu du secret médical.
Le développement de la protection sociale a changé le mode de fixation des honoraires en respectant les autres ; quant au secret médical, il s’impose au médecin et n’est pas propre à l’exercice libéral.
→ médecine de caisse, médecine salariée
médecine manuelle de Robert Maigne l.f.
Technique thérapeutique qui dérive des techniques de l’ostéopathie et de la chiropraxie sans en adopter les théories spirituelles ; elle s’inspire de l’expérience des rebouteux auvergnats.
La médecine manuelle est à la disposition exclusive de médecins et de personnels de santé déjà formés et diplômés. C’était la seule légalement autorisée en France jusqu’à la légalisation de l’ostéopathie et de la chiropraxie par la loi du 4 mars 2002. Elle est faite de manipulations qui obéissent à la règle de la non-douleur et du mouvement contraire, en forçant sur le mouvement libre et indolore. Ce type de traitement s’applique aux douleurs rachidiennes décrites sous le nom de dérangement vertébral mineur et de syndrome de Maigne, lequel correspond à des douleurs projetées par atteinte des branches postérieures des racines nerveuses T1, L1 et L2.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull.Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757
R. Maigne, médecin rhumatologue et ostéopathe français (1923-2012)
médecine militaire l.f.
army medicine
Activité médicale qui se consacre à la santé et aux soins des personnels des trois Armées et de la Gendarmerie.
Primitivement limitée aux soins des maladies et des accidents dont étaient atteints les soldats et marins en service, la médecine militaire, si elle assure la sélection des recrues des deux sexes ainsi que le soutien des forces françaises en opération, donne maintenant ses soins à tous les ressortissants français, quels que soient le siège et la nature de leurs maladies.
Toutes les disciplines médicales sont pratiquées dans les hôpitaux militaires. Les médecins des armées qui exercent dans les unités et dans les hôpitaux sont pourvus du doctorat d’Etat en médecine, après avoir subi une formation complémentaire dans les écoles spécialisées.
médecine nucléaire l.f.
nuclear medicine
Spécialité médicale fondée sur l'emploi de la radioactivité pour étudier et traiter les désordres fonctionnels, physiologiques et métaboliques, pouvant survenir dans de nombreux états pathologiques.
Cette définition inclut les procédures "in vitro" (radioanalyse), les méthodes de diagnostic "in vivo" (en particulier d'imagerie) et de traitement après administration au patient de molécules marquées (ou radiopharmaceutiques).
Elle fait appel aux méthodes associées de physique nucléaire, radiochimie, radiobiologie et radioprotection.
La médecine nucléaire est depuis 1988 une spécialité médicale autonome reconnue à l'échelon européen.
→ curiethérapie, scintigraphie
médecine parallèle l.f.
alternative medicine
médecine pénitentiaire l.f.
prison medicine
Discipline médicale consacrée à la prévention et aux soins aux personnes vivant dans un milieu carcéral.
→ prison
médecine physique l.f.
physical therapy, physiotherapy
Ensemble de disciplines médicales utilisant les massages, la gymnastique, l’électrothérapie, les radiations ionisantes, etc.
L’ancienne médecine physique s’est aujourd’hui différenciée en rééducation fonctionnelle, masso-kinésithérapie, radiologie, etc.
Expression désuète.
médecine prédictive l.f.
predicting medicine
Discipline médicale qui utilise des données d’origines diverses (génétiques, biochimiques, statistiques, etc.) pour prévoir l’évolution pathologique d’une personne ou d’une population, grâce à la connaissance des facteurs de risque auxquels elle est exposée.
1) Ce type de médecine est soumis au calcul de probabilité et n’entraîne aucune certitude pour un individu.
2) Par exemple si l’on sait qu’une personne dispose d’un patrimoine génétique qui l’expose à une hypertension artérielle, un régime hyposodé devrait réduire le risque d’accident vasculaire. De même certains diagnostics anténataux ont une valeur prédictive. Ce type de pronostic repose encore sur de nombreuses hypothèses non confirmées et entraîne peu de conclusions pratiques pour les individus.
médecine préventive l.f.
preventive medicine
Ensemble des actions médicales destinées à faire obstacle au développement des maladies par les vaccinations, la surveillance de certaines populations : femmes enceintes, nourrissons, enfants scolarisés, travailleurs, etc.
médecine psychosomatique l.f.
psychosomatic medicine
Etude des troubles psychiques d’ordre affectif et des troubles organiques (souvent viscéraux) qui en résultent et inversement du retentissement psychique lié à des troubles organiques.
médecine régénératrice l.f
regenerative medicine
Ensemble des méthodes biomédicales utilisées pour le remplacement ou la régénération de tissus ou organes humains dans un but thérapeutique.
La génération de cellules souches pluripotentes induites à partir de cellules somatiques et l’isolement de cellules souches multipotentes spécifiques d’un tissu autorisent des greffes autologues. Si théoriquement tous les tissus peuvent être concernés, les difficultés s’accroissent avec les organes multicellulaires comme les reins. Les greffes autologues sont bien tolérées et ne posent pas de problèmes éthiques. Les cellules sont multipliables in vitro, mais disponibles en quantité limitée. Les greffes allogéniques permettent un approvisionnement plus facile, une meilleure standardisation des techniques, mais soulèvent des questions éthiques si des cellules souches embryonnaires sont utilisées et exposent à des réactions immunitaires.
médecine rituelle l.f.
ritual medicine
Médecine traditionnelle dont les pratiques sont inspirées par des rites magiques ou imposées par des préceptes religieux.
médecine salariée l.f.
salaried medicine
Mode d’exercice de la médecine dans lequel le médecin est au service à temps plein ou temps partiel, d’une institution qui le rémunère, quelle que soit son activité>.
1) La médecine salariée s’oppose ainsi à la médecine libérale dont l’un des caractères est la rémunération pour chaque acte médical.
2) Les modalités de médecine salariée sont nombreuses : professions de santé publique, médecine hospitalière, médecine du travail, médecine militaire, etc.
médecine scolaire l.f.
school medicine
médecine sociale l.f.
social medicine
Ensemble des activités médicales qui assurent et organisent au bénéfice des personnes et de la collectivité, la prévention et le traitement des maladies pour l’ensemble d ‘une population, en tenant compte des composantes de la société et de ses caractères culturels et économiques.
Inventée au milieu du XIXème siècle où elle visait surtout les épidémies et les maladies attribuées à la pauvreté (tuberculose, rachitisme, alcoolisme), cette expression vise aujourd’hui tous les modes d’exercice liés à un support administratif et visant le mieux être social et sanitaire : santé publique, protection maternelle et infantile, médecine scolaire, médecine de contrôle des organismes de protection sociale, médecine du travail, certaines disciplines comme la pédiatrie et la gérontologie, etc.
médecine traditionnelle l.f.
traditional medicine, usual medicine
Ensemble des méthodes de soins employées par une population selon des traditions le plus souvent orales, sans lien avec les principes de la médecine expérimentale.
Dans toutes les régions du monde, la médecine traditionnelle est pratiquée conjointement avec la médecine scientifique.
→ ethnomédecine, médecine rituelle
médecine translationnelle l.f.
translationnal medicine
Activité médicale ayant pour principe l’application chez l’Homme des connaissances cognitives.
Syn. recherche translationnelle
médecine vétérinaire l.f.
veterinary medicine
1) Science qui se consacre à l’étude de la physiologie et de la pathologie des animaux.
2) Ensemble des actions contribuant à la bonne santé des animaux à leurs soins et à la prévention de leurs maladies, particulièrement des animaux domestiques, des animaux de compagnie ou de ceux contribuant à l’alimentation humaine.
psychosomatique (médecine) l.f.
psychosomatic medicine
Terme utilisé fréquemment pour désigner les interactions corps-esprit dans le déclenchement et l'évolution d'un certain nombre de maladies dites psychosomatiques, voire à reconnaître une origine psychogène préférentielle à un certain nombre de ces affections.
Ce terme est peu rigoureux sur le plan épistémologique et il paraît préférable, en pratique, de s'en tenir au repérage de la composante psychosomatique d'un certain nombre d'états ou de situations pathologiques.
réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire) l.m.
Organisation française de la médecine nucléaire, créée par la circulaire de 1972.
Toutes les installations médicales utilisant des radioéléments sont regroupées autour de coordonnateurs régionaux, qui, entre autres, donnent un avis sur toutes les installations ou leurs modifications, ainsi que sur les autorisations d'équipements lourds, dont les gammacaméras.
septum en médecine nucléaire n.m.
in nuclear medicine septum
Paroi absorbante située à l'intérieur d'un collimateur de scintigraphie et destinée à donner au faisceau de photons la géométrie désirée.
suicide et médecine légale l.
suicide and forensic medicine
Au nom de la liberté individuelle et constitutionnelle, et sur la base du postulat du libre arbitre, le droit pénal français ne réprime pas le suicide ni sa tentative.
Par contre la loi du 31 décembre 1987 a créé le délit de provocation au suicide tenté ou consommé.
Au nom d'une obligation morale, déontologique, administrative (responsabilité de l'hôpital) et pénale (non-assistance à personne en danger), le médecin, lui, n'a pas le choix : quel que soit le désir mortifère du suicidant, il doit s'attacher à préserver la vie. A fortiori, le fait de donner la mort à un tiers, sur sa demande, constitue un homicide.
Depuis la loi du 7 janvier 1981, l'assureur doit établir la preuve du suicide de l'assuré et de son caractère conscient. Le doute, fréquent, profite au bénéficiaire. Le médecin qui, en particulier, certifie que le sujet n'est pas mort d'un suicide, peut être condamné, dans un procès de responsabilité, à rembourser à l'assurance les sommes indûment versées.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide
thermale (médecine) l.f.
balneology, spa medicine
Ensemble des connaissances et des pratiques médicales qui concernent des produits et les activités de soins et d’éducation pratiquées dans les stations thermales.
Étym. gr. thermê : chaleur
→ thermalisme, thermale (station)
tremblement de terre (médecine de catastrophe au cours d'un) l.f.
disaster medicine in earthquake
Mise en œuvre d'interventions médicales adaptées aux tremblements de terre de grande magnitude (elle se mesure sur l'échelle de Richter) qui sont une cause importante de catastrophe.
Une forte intensité (elle se mesure sur l'échelle de Mercalli) correspond à de grands dommages : un grand nombre de victimes peut être causé en quelques secondes si des mesures préventives n'ont pas été prises. Les secours sont alors difficiles du fait de la désorganisation des communications, de la surcharge des centres de traitement et des destructions plus ou moins grandes qu'ils ont subi.
Les séismes se produisent dans des régions à risque situées surtout au niveau de la jonction des plaques tectoniques. Dans ces régions une réglementation sévère impose souvent des normes de construction strictes permettant aux bâtiments, aux hôpitaux notamment, de résister au tremblements de terre et d'éviter les tsunami (pas d'implantation en bord de mer). Mais il ne suffit pas que le bâtiment résiste, encore faut-il que les objets qu'il contient ne soient pas projetés lors des secousses : cela risque de les détruire ou de les rendre inutilisables (bris des verreries, cisaillement des alimentations d'eau, de gaz ou électriques, renversement des feux causant des incendies, destruction des réserves d'eau ou de médicaments, chutes d'objets lourds sur les sujets couchés causant des fractures, etc.). Dans les zones à risque, il est donc nécessaire de prévoir un aménagement protégé pour le matériel de secours et de prendre des précautions pour le matériel de réanimation en service (notamment les perfusions doivent être solidaires du lit). Les approvisionnements doivent être protégés, une alimentation électrique de secours est nécessaire et des communications autonomes (sans fil et sur piles) avec le SAMU, ou l'équivalent, doivent être prévues. Ce dernier doit évidemment avoir pris des mesures préventives pour se protéger lui-même. Etant donné la destruction possible des routes et des ponts, certains envois de secours ou transferts de victimes ne peuvent se faire efficacement que par hélicoptère. Le personnel circulant à l'extérieur doit être entrainé à se protéger (risque de chutes de cheminées, de pots de fleurs, de bris de verre, etc.), par contre dans une ambulance on est en sécurité si l'on n'est pas trop près des maisons ou de structures qui risquent de s'abattre sur la chaussée. Les lésions rencontrées à la suite des tremblements de terre sont surtout traumatiques, il peut y avoir des difficultés à désincarcérer des victimes prises sous des bâtiments éboulés. Les incendies consécutifs au séisme peuvent causer des brulures, le voisinage de la mer ou de grand lac peut avoir facilité des noyades et les cardiaques peuvent être des victimes tardives (arrêts cardiaques par peur lors de répliques longtemps après la secousse principale). Dans les pays à risque comme le Japon ou la Californie une instruction civique de la population est faite dès l'école pour apprendre aux gens de se protéger en cas de tremblement de terre.
C. F. Richter, sismologue américain (1935) ; G. Mercalli, sismologue italien (1902)
Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)
| Groupes | AJR | BME | AQR | NS |
| Nourrissons | ||||
| 0-6 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| 6-12 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| Enfants | ||||
| 1-3 ans | 400 | 800 | 600-800 | 2500 |
| 4-8 ans | 200 | 800 | 600-800 | 2500 |
| Adolescents Garçons | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Hommes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 600 | 800 | 4000 | |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | > 1500 | 4000 |
| Adolescents Filles | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Femmes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | >1500 | 4000 |
| Grossesse | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| Allaitement | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |