curiethérapie n.f.
brachytherapy, curietherapy
Traitement par des sources radioactives, émettrices de rayons gamma, placées au voisinage ou au sein de la masse tumorale, par oppositions au traitement par une source radioactive, distante de l’organisme, désignée par le terme de de radiothérapie externe ou de téléradiothérapie.
Le terme initialement appliqué au traitement par le radium (radiumthérapie) a été étendu à d’autres radioéléments iridium 192, césium 137 et iode 125. L’irradiation est continue lorsque ces sources sont en place, délivre une forte dose à un petit volume et dure de quelques minutes (haut débit) à plusieurs jours en fonction du débit de dose et de la dose à délivre r. La curiethérapie dite à haut débit de dose utilise des sources 10 000 fois plus actives que celles utilisées en curiethérapie classique.
Selon le mode d’application, on parle de plésiothérapie ou de curie endocavitaires, lorsque les sources (le plus souvent fils d’iridium) sont introduites dans une cavité naturelle telles le cavum, le nasopharynx le vagin, ou l’utérus. On parle d’endocuriethérapie ou de curiethérapie interstitielle si les sources (fils d’iridium ou grains d’or) sont implantées dans les tissus (peau, lèvre, langue, sein, prostate, anus).
La curiethétapie est dite métabolique lorsqu’elle consiste à injecter des substances par voie intra-veineuse : iode 131, pour les cancers de la thyroïde et autrefois, phosphore 32 pour la polyglobulie primitive (abandonné car il augmente le risque leucémogène et la fréquence de tumeurs solides associées).
P. Curie (1859-1906) et M. Skłodowska-Curie (1867-1934), physiciens français, prix Nobel de physique en 1903; M. Skłodowska-Curie, prix Nobel de Chimie en 1911
[F2, G5]
Édit. 2020