mélamine n.f.
melamine
De formule chimique brute C3H6N6, cette molécule hétérocyclique, correspondant à la 1,3,5-triazine-2,4,6-triamine, fut très largement utilisée, dans les années 1950, pour fabriquer colles et produits de revêtement plastifiés, résistant à l’abrasion et au feu.
En raison de la pratique courante du dosage de l’”azote total” servant en bromatologie à évaluer la teneur en protéines, des fraudeurs chinois introduisirent récemment de la mélamine dans des denrées alimentaires (lait, farines de soja et de céréales...) pour faire croire à une teneur élevée en protéines. L’addition d’un gramme de mélamine à cent grammes de matière première majore le résultat calculé de 4,1 gr. ce qui permet au fraudeur d’ajouter par exemple de l’eau au lait vendu. La mélamine a été retrouvée en outre dans du soja et dans des friandises. Après consommation alimentaire, en particulier de la part d’enfants, de nombreux accidents ont été observés au cours des années 2006-2007. Bien que la toxicité de la mélamine soit assez faible en administration aigüe (DL50 environ 3 000 mg/kg chez le Rat), cette substance est responsable de graves accidents différés : il se forme une combinaison de la mélamine et d’un de ses métabolites, l’acide cyanurique où les trois méthyles sont remplacés par des hydroxyles et, strictement insoluble dans l’eau, cette combinaison cristallisée, obture les tubules rénaux. Outre des accidents mortels, la mélamine est responsable de nombreux cas d’insuffisance rénale d’apparition plus tardive et touchant en particulier les enfants.
Étym. gr. melas : noir ; am : radical d’ammoniac et suffixe -ine
Syn. cyanuramide, cyanurotriamine
méthylamine n.f.
methylamine
Base organique gazeuse à l'odeur ammoniacale, qu'on trouve parmi les produits de distillation des os et du bois, ainsi que dans ceux de la décomposition de certaines substances azotées, comme les protéines de poisson, les alcaloïdes xanthiques ou opiacés.
méthylcobalamine l.f.
methylcobalamine
Forme circulante des cobalamines dans laquelle la couche électronique de l’atome de cobalt est complétée par une liaison de covalence avec un groupement méthyl , -CH3.
La méthylcobalamine favorise la biosynthèse de la méthionine
monométhylcolamine n.f.
monométhyléthanolamine n.f.
monomethylethanolamine
Amine aliphatique présente sous forme de phosphatidyl-méthyléthanolamine, parmi les céphalines mineures, comme précurseur des phosphatidyl-diméthyléthanolamines et des phosphatidyl-cholines.
On la trouve aussi dans certains glucosides et alcaloïdes.
myasthénie et D-pénicillamine l.f.
myasthenia and D-penicillamine
Effets iatrogènes de la D-pénicillamine observés au cours du traitement de la polyarthrite rhumatoïde, voire de la maladie de Wilson.
La symptomatologie est comparable à celle des myasthénies auto-immunes. Elle survient après sept à huit mois de traitement à des doses de 250 à 1500 mg/j. Un décrément myasthénique n'est noté que dans la moitié des cas à l'électromyogramme. Les anticorps antirécepteurs de l'acétylcholine sont positifs. L'injection d'un anticholinestérasique entraîne une amélioration de la symptomatologie.
La régression est habituelle (2/3 des cas) et survient moins d'un an après arrêt de la D-pénicillamine. Elle est favorisée par les anticholinestérasiques et les corticoïdes.
noradrénaline-N-méthyltransférase n.f.
norepinephrin-N-methyltransferase
Enzyme catalysant la synthèse de l'adrénaline (épinéphrine) par méthylation de la noradréna
On trouve cet enzyme dans la médullosurrénale et dans les tissus chromaffines. Sa synthèse est contrôlée par les hormones corticostéroïdes. Il transfert le radical méthyle non seulement sur la noradrénaline mais aussi sur les autres dérivés phényliques de l'éthanolamine.
Syn. phényléthanol-amine-N-méthyltransférase
phentolamine sf.
Substance de synthèse antagoniste de l’adrénaline.
Elle est utilisée en perfusion intraveineuse dans les crises hypertensives des phéochromocytomes.
phényléthylamine n.f.
phenylethylamine
Amine toxique formée lors de la putréfaction de la viande par décarboxylation de la phénylalanine.
→ ptomaïne
phosphatidal-éthanolamine n.f.
phosphatidal-ethanolamine
Glycérophospholipide à éthanolamine possédant une chaine d'acide gras et une chaine d'aldéhyde gras (Δ 1-Alcénoxy-1-acyl-2-L-glycérol-3-phosphoryléthanolamine).
Comme les autres phospholipides contenant un aldéhyde gras, tel que l'aldéhyde palmitique ou le stéaraldéhyde, les phosphatidal-éthanolamines sont dites « plasmalogènes » :; par saponification ménagée, elles forment des acétals (plasmals). L'hydrolyse acide ménagée détache au contraire l'aldéhyde. Les phosphatidal-éthanolamines existent dans les tissus, et plus particulièrement dans le cerveau, où elles sont difficiles à séparer des autres céphalines.
phosphatidyléthanolamine n.f.
phosphatidylethanolamine
Glycérophospholipide de la membrane cellulaire.
Les phosphatidyléthanolamines sont présentes dans tous les tissus animaux et végétaux, ainsi que chez de très nombreuses espèces bactériennes. Elles participent à la constitution des membranes lipoprotéiniques. Leur hydrolyse partielle par des phospholipases A1 ou A2 conduit à des lyso-phosphatidyléthanolamines. Leur méthylation conduit aux lécithines.
La phosphatidyl éthanolamine est abondante dans la substance blanche du cerveau, ce qui justifie qu’elle ait été aussi appelée céphaline
Syn. céphaline
phosphatidyléthanolamine-méthyltransférase n.f.
phosphatidylethanolamine methyltransferase
Enzyme catalysant le transfert du radical méthyle de l'adénosylméthionine sur l'azote de la phosphatidyl-éthanolamine.
Il joue un rôle dans la biogénèse des phosphatidylcholines ou lécithines.
phosphoribosylamine n.f.
phospho-5-ribosylamine
Combinaison de l'ammoniac avec le ribose-5-phosphate.
C'est l'un des premiers intermédiaires apparaissant au cours de la synthèse des bases puriques.
Il est formé par action de la glutamine en présence d'ATP et d'une transammoniase sur le phospho-5'-ribosyl-1-pyrophosphate. L'azasérine se comporte comme un antagoniste compétitif de la glutamine et bloque ainsi la synthèse de ce composé. La combinaison de la phosphoribosylamine avec la glycine conduit au glycinamide-ribotide.
Syn. phosphoribofuranosylamine, phospho-5-ribosylamine
phospho-5-ribosylamine n.f.
phosphoribosylamine synthétase n.f.
phosphoribosylamine synthetase
Enzyme catalysant une des premières étapes de la synthèse des bases puriques.
phosphorylcolamine n.f.
phosphorylcolamine
phosphoryléthanolamine n.f.
phosphorylaminoethanol
Ester phosphorique de l'éthanolamine.
Il constitue un précurseur métabolique des phosphatidyléthanolamines.
On le trouve normalement en petite quantité dans le cerveau et le foie. Son accumulation dans le plasma et son apparition dans les urines ont été observées dans des cas de déficience en phosphatase sérique (hypophosphatasie). Sa présence dans les urines a aussi été signalée dans certaines affections hépatiques, dans la maladie cœliaque et dans l'érythroblastose fœtale.
Syn. phosphorylcolamine
phosphoryléthanolamine-transférase n.f.
phosphorylaminoethanol transferase
Enzyme catalysant le transfert du radical de la phosphoryl-éthanolamine du nucléotide CDP-éthanolamine sur un accepteur lipidique : le 1,2-diglycéride.
Chez les animaux et les végétaux, il sert ainsi à la biosynthèse des phosphatidyl-éthanolamines.
prélamine n.f.
prelamin
Précurseur de la lamine codé par le gène LMNA sur le chromosome 1 (1q22-q23) dont les mutations sont à l’origine de laminopathies comme la progeria d’Hutchinson-Gilford.
→ lamine, laminopathie, progeria de Hutchinson-Gilford, progérine
prolamine n.f.
prolamine
Protéine simple ou holoprotéine contenant surtout de la proline, de l'acide glutamique et un taux très faible d'acides diaminés.
Les prolamines sont extraites des graines (gliadine du blé, hordéine de l'orge, zéine du maïs) par l'alcool éthylique à 70° ; leur masse moléculaire moyenne est de 28 kDa ; elles sont insolubles dans l'eau, les solutions salines neutres, les acides dilués et les alcalis, ainsi que dans l'alcool entre 70° et 90°.
récepteurs alpha et bêta des catécholamines l.m.p.
α and β catecholamine receptors
Récepteurs membranaires sensibles à l'action de l'adrénaline et de la noradrénaline, présents à la surface de nombreuses cellules de l'organisme, réagissant à l'adrénaline hormonale circulante ou au système nerveux sympathique.
Ce sont des protéines à 7 domaines transmembranaires, associées à des protéines G et à des enzymes (adénylate-cyclase ou phospholipase C).
Selon les tissus, on trouve différents types de récepteurs de catécholamines : les récepteurs bêta (bêta1, surtout dans le cœur, bêta 2 surtout dans le poumon, bêta 3 surtout dans le tissu adipeux) qui sont des activateurs d'adénylate-cyclases par l'inter
Syn. récepteurs alpha et bêta du sympathique
scopolamine n.f.
scopolamin
Alcaloïde tropanique, proche de l’atropine, obtenu à partir de certaines espèces de Datura et de Duboisia (Solanaceae) doué de propriétés antagonistes des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, antispasmodique des muscles lisses, antiémétique et antinaupatique, inhibiteur des sécrétions lacrymales, digestives et sudorales, provoquant une mydriase passive.
Sa toxicité est élevée.
Syn. hyoscine
transcobalamine n.f.
transcobalamin
Protéine plasmatique transportant la cobalamine ou vitamine B12.
tyramine n.f.
tyramine
(Hydroxy-4-phényl)-éthylamine. Amine produite par la décarboxylation de la tyrosine, isolée des matières organiques en putréfaction et obtenue aussi par synthèse.
Sympathicomimétique, utilisé autrefois pour combattre l'hypotension.
Syn. aminoéthylphénol, tyrosamine, hydroxyphényléthylamine
vitamine B12 n.f.
vitamin B12
Terme générique pour des vitamines hydrosolubles dont le constituant de base est la cobalamine.
Leur squelette commun comporte un atome de cobalt entouré d'un noyau tétrapyrrolique non aromatique avec des chaînes latérales acétamide et propionamide dont l'une est liée par une molécule d'aminopropanol à l'acide phosphorique, lui-même uni au ribose avec une molécule de benzimidazole. L'atome de cobalt est complexé, uni par covalence et coordinence aux azotes (pyrroliques et imidazoliques) ; sa couche électronique est complétée par une liaison de covalence avec différents restes (OH dans l'hydroxocobalamine naturelle ou vitamine B12a, -CN dans la cyanocobalamine, -CH3 dans la méthylcobalamine, forme circulante des cobalamines, adénosyl dans le coenzyme B12 (adénosyl-cobalamine ou dibencozide). Stable, la cyanocobalamine est la plus couramment utilisée en thérapeutique.
La méthylcobalamine favorise la biosynthèse de la méthionine. Le coenzyme B12 intervient dans le métabolisme de divers aminoacides. Assurés par la ration alimentaire normale, les besoins journaliers sont de 5 à 10 µg. Ces vitamines sont particulièrement abondantes dans le foie.
En dehors du traitement des troubles carentiels, les vitamines B12 sont utilisées pour leur action anticatabolique vis-à-vis des protéines, contre les troubles de l'hématopoïèse, pour leur action eutrophique sur le système nerveux central (effet orexigène) et comme protecteur hépatique (en participant à la synthèse de la méthionine).
À doses très élevées, mécobalamine et dibencozide sont utilisées comme antalgiques.
Syn. cobalamine
→ cobalamine, Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en)