anti-HA n.m.
anti-hepatitis A virus antibody
Anticorps dirigé contre la capside du virus de l'hépatite A (VHA).
Sa détection dans le sérum signe une rencontre antérieure avec le VHA : de type IgM, il affirme le caractère récent de l'infection ; de type IgG, il en affirme le caractère ancien et l'immunité durable (anticorps neutralisant).
Sa purification à partir du sérum de sujets immunisés a permis la préparation d'immunoglobulines spécifiques, base de l'immunoprophylaxie passive antérieurement proposée aux sujets non immuns, exposés au VHA.
La diminution de sa prévalence dans les sociétés industrialisées explique la plus grande fréquence des hépatites cryptosymptomatiques (chez l'adulte) et le développement récent de vaccins efficaces contre le VHA.
anti-HBs n.m.
anti-HBs antibody
Anticorps dirigé contre un antigène de surface (ou enveloppe) du virus de l'hépatite B (VHB).
Leur apparition, dans les deux à six mois suivant une infection par le VHB, signe la guérison de l'infection (anticorps neutralisants).
Leur purification à partir du sérum de sujets immunisés par immunoglobulines spécifiques anti-HBs est la base de l'immunoprophylaxie passive proposée aux sujets non immuns exposés au VHB (couplée à la vaccination) et aux transplantés hépatiques pour infections virales B ou delta.
La vaccination, utilisant l'AgHBs plasmatique ou recombinant, induit l'apparition des anti-HBs, témoin d'une immunité efficace lorsque leur titre sérique est > 10 mU/mL.
La détection des seuls anti-HBs reflète une protection active par vaccination ou passive par immunoprophylaxie ; associés aux anticorps anti-HBc dirigés contre la capside virale, ils reflètent une immunité secondaire à une infection virale B, le plus souvent asymptomatique.
antihistaminiques anti-H1 l.m.p.
anti-H1 antihistamines
Antagonistes spécifiques des récepteurs de type H1 de l'histamine, dont la stimulation entraîne la contraction des fibres musculaires lisses.
Comme l'histamine augmente aussi la perméabilité capillaire et intervient dans les phénomènes inflammatoires et allergiques, en dermatologie les anti-H1 sont essentiellement indiqués dans le traitement de l'urticaire et de l'angio-œdème ; il y a peu de raisons de penser qu'ils puissent être utiles dans la prise en charge de dermatoses inflammatoires au cours desquelles l'histamine n'intervient pas. Les antihistaminiques sont bien absorbés par la muqueuse digestive ; les effets secondaires sont variables d'un individu à l'autre : sensation vertigineuse potentialisée par l'alcool, somnolence ou effets anticholinergiques : (bouche sèche, rétention d'urine). Des épisodes convulsifs peuvent être la conséquence de surdosage. Il existe plusieurs groupes d'antihistaminiques anti-H1 : dérivés d'action rapide, parfois sédatifs ; dérivés d’action longue et possédant plus d’effets sédatifs. Plus récemment, des dérivés dépourvus d'action sédative ont été commercialisés. Les anti-H1 peuvent entraîner des réactions allergiques paradoxales après application locale de crème, pommade ou lotion les contenant. Leur prise orale peut augmenter les risques de ces effets secondaires indésirables.
antihistaminiques anti-H2 l.m.p.
anti-H2 antihistamines
Antagonistes spécifiques des récepteurs de type H2 de l'histamine, dont la stimulation entraîne accélération cardiaque et hypersécrétion gastrique.
Leur utilisation en dermatologie est restreinte : ils peuvent avoir un certain intérêt, parfois en association avec les anti-H1, dans les dermatoses à médiation histaminique qui ne répondent pas aux anti-H1 seuls. Le dermographisme et certains cas d'urticaire peuvent en être des indications. Les dérivés les plus utilisés sont la cimétidine et la ranitidine.
anti-inducteur n.m.
antiinducer
Molécule antagoniste de l'action d'un inducteur.
anti-infectieux adj.
antiinfectious
Qui combat ou prévient une infection.
anti-inflammatoire n.m.
antiinflammatory drug
Médicament symptomatique utilisé dans le traitement des affections inflammatoires, par voie générale ou locale.
Ils comprennent deux classes essentielles : les anti-inflammatoires stéroïdiens représentés par les glucocorticoïdes, dont le chef de file est le cortisol ou hydrocortisone, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont le chef de file est l'aspirine.
anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) l.m.p.
non steroidal antiinflammatory
Substances médicamenteuses largement utilisées dans les affections rhumatologiques aigües ou chroniques, pour combattre l’inflammation.
Les AINS sont groupés en six classes chimiques pyrazolés, indoliques, paryl-carboxyliques, fémarates, oxicams et anticox 2. Leur principal mode d’action relève de l’inhibition de la cyclo-oxygénase avec diminution de la synthèse des prostaglandines, mais certains d’entre eux agissent aussi sur la lipo-oxygénase. Ils sont responsables d’une inhibition de la formation des thromboxanes et des lipoxines, d’une stabilisation de la membrane lysosomique des cellules phagocytaires, et de l’inhibition de la migration des leucocytes. Certains de leurs effets indésirables sont directement en rapport avec l’inhibition de la biosynthèse des prostaglandines : accidents digestifs, rénaux, cardiovasculaires et respiratoires. D’autres sont des accidents d’hypersensibilité dose-dépendants. Les AINS trouvent leur indication dans toutes les douleurs de l’appareil locomoteur, soit en première intention soit en association avec les analgésiques soit lorsque les traitements analgésiques se sont révélés inefficaces.
anti-œstrogène n.m.
antioestrogen
Médicament de synthèse occupant, avec des effets œstrogéniques très limités, les récepteurs cellulaires aux œstrogènes des cellules cibles, exerçant donc un effet d’antagonisme compétitif au niveau des récepteurs.
Les plus utilisés sont le citrate de clomiphène pour l'induction de l'ovulation, et le tamoxifène pour le cancer du sein hormonodépendant chez la femme ménopausée. A cause de ses effets œstrogéniques, ce dernier peut entraîner une hyperplasie, voire un cancer de l'endomètre.
anti-oncogène n.m.
antioncogene, antioncogenous
Gène ou substance apte à empêcher le développement d'un cancer.
Par ex. le gène RB serait anti-oncogène pour le rétinoblastome familial : lorsqu'il est délété sur les deux chromosomes homologues qui le portent, la tumeur aurait plus de possibilités d'apparaitre.
anti-oxydant n.m.
antioxidant
1) Substance pouvant capter et détruire une des espèces moléculaires de l'oxygène actif telles que le radical hydroxyle HO -.ou l'anion radicalaire superoxyde O2-
De nombreux anti-oxydants sont contenus dans les aliments de nature végétale.
2) Substance introduite dans une forme galénique pour en améliorer la conservation en retardant l'oxydation des principes actifs et des excipients
anti-oxygène n.m.
antioxygen
Substance inhibant la formation de métabolites de l'oxygène, qui sont particulièrement réactifs et agressifs pour les cellules.
Les vitamines E (tocophérol) et C (acide ascorbique) sont des anti-oxygènes naturels.
anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance
anti-PfMDR drugs
Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.
Syn. médicaments "réverseurs"
anti-VHA (anticorps) l.m.
anti-VHA antibody
anti-VHB (anticorps) l.m.
anti-VHB antibody
anti-VHC (anticorps) l.m.
anti-VHC antibody
Anticorps dirigé contre un antigène structural ou non structural du virus de l'hépatite C.
Ces anticorps sont détectés par des tests immuno-enzymatiques ou par immunoblots chez environ 1% des adultes Français.
De spécificité IgM ou IgG, ils sont détectables dans le sérum dans les 10 semaines suivant le contage et persistent ultérieurement. Leur seule présence ne permet pas de conclure au caractère ancien ou récent, guéri ou actif de l'infection virale C. Associés à une augmentation des transaminases sériques, ils reflètent une hépatite C avec multiplication active ; en l’absence d’augmentation seule la détection de l'ARN viral permet d'affirmer le caractère actif de l'infection. L'infection virale C conduit, dans 50 à 80% des cas, à une évolution chronique.
Les anti-VHC, actuellement détectables, ne sont pas neutralisants et, en cas de guérison, n'assurent pas de protection croisée contre les autres génotypes viraux.
classification des anti-arythmique s l.m.
→ anti-arythmiques (médicaments)
[G3,K2]
déplacement anti-Stokes l.m.
anti-Stokes shift
Lors de l’excitation d’un corps fluorescent, déplacement du photon d’émission vers une longueur d’onde plus courte et donc plus énergétique que la longueur d’onde du photon d’excitation (incident).
Ce déplacement est contraire à la loi de Stokes d’après laquelle l’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d’onde (λ) et, par conséquent, le rayonnement d’émission secondaire qui est moins énergétique, doit avoir une λ plus longue que le rayon d’excitation. Un effet inverse, paradoxal, est obtenu en microscopie biphotonique (ou multiphotonique) en laser pulsé où le rayonnement incident d’excitation est fait de deux photons (ou plus) émis successivement dans un temps très court (10-15s). Comme la réaction électronique du récepteur (le fluorochrome en cas d’étude en fluorescence) nécessite un temps plus long (10-9s), il ne perçoit qu’un seul impact et l’émission secondaire ne se fait qu’avec un seul photon. L’énergie de deux photons incidents récupérée par un seul photon d’émission secondaire étant plus grande, sa longueur d’onde sera plus courte. Le principal avantage de cette méthode est d’utiliser un rayonnement incident de faible énergie pour ne pas léser les tissus ou organes examinés.
G. G. Stokes, Sir, mathématicien britannique (1819-1903)
→ Stokes (loi de) ,microscopie biphotonique, fluorescence, fluorochrome
facteurs anti-angiogéniques l.m.
anti-angiogenic factors
Les facteurs anti-angiogéniques empèchent l’angiogénèse, c’est-à-dire la formation de vaisseaux sanguins.
Ils ont permis le développement de nouveaux médicaments. Les applications concernent essentiellement les tumeurs, mais aussi les pathologies au cours desquelles il existe un processus d’hypervascularisation comme par exemple dans certaines formes de dégénérescence maculaire. Dans le cas des tumeurs,ces médicaments empêchent l’alimentation en sang et entraînent la disparition progressive de la tumeur.
Parmi les anti-angiogéniques, citons : les inhibiteurs des métalloprotéinases (MMP), les anticorps anti-récepteurs FlK-1 (VEGFR2), le facteur plaquettaire 4, la thrombospondine-1, l'angiostatine / endostatine, le TNP-470 / interleukine 12 (IL-12).
Les inhibiteurs de tyrosines kinases (TKIs) inhibent aussi l’angiogenèse en bloquant le récepteur au VEGF, mais aussi le fonctionnement des récepteurs d’autres facteurs, empêchant ainsi la vascularisation de la tumeur.
→ angiogenèse, métalloprotéase, VEGF, thrombospondine, angiostatine, interleukines, facteur plaquettaire 4, inhibiteurs de l'angiogenèse
[C1,C3,G5,K4,F2,P2]
Édit. 2018
gammaglobuline anti-D l.f.
anti-D immunoglobulin
Anticorps immun dirigé contre les antigènes D des hématies rhésus positif.
Il apparaît après une transfusion incompatible de globules rouges rhésus positif chez un sujet rhésus négatif ou chez les mères rhésus négatif qui s'immunisent contre les hématies de leur fœtus rhésus positif. Recueillis chez des volontaires sains immunisés, ces anticorps sont injectés immédiatement après l'accouchement d'une mère rhésus négatif, non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, afin de neutraliser les hématies fœtales passées dans la circulation maternelle lors de la naissance. On évite ainsi l'allo-immunisation anti-D source d'anémie et de mort fœtale lors des grossesses suivantes.
Syn. immunoglobuline anti-D et incompatibilité fœtomatemelle
immunoglobuline anti-D l.f.
Rh immunoglobulin
Gammaglobuline spécifiquement dirigée contre l’antigène D, utilisée dans la prévention de l’immunisation rhésus fœtomaternelle.
Son but est de neutraliser les hématies fœtales rhésus positif passées dans la circulation maternelle avant que les réactions immunitaires maternelles ne débutent. Chez la femme rhésus négatif non immunisée l’injection d’immunoglobuline anti-D est pratiquée dans un délai de 72 heures au maximum après l’accouchement d’un enfant rhésus positif. Cette prévention s’applique aussi aux avortements spontanés ou provoqués, aux grossesses extra-utérines et à l’occasion de tous les gestes ou circonstances comportant un risque de passage d’hématies fœtales dans la circulation maternelle : cerclage du col utérin, amniocentèse, intervention pelvi-abdominale ou traumatisme abdominal. L’efficacité de cette injection doit être vérifiée par un test de Kleihauer.
E. Kleihauer et K. Betke, pédiatres allemands (1957)
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunisation foetomaternelle, Kleihauer (test de)
médicaments anti-arythmiques s l.m.
anti-arrhythmic drugs
Médicaments administrés per os ou intraveineux par voie veineuse dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par par exemple quinidine), Ib (par par exemple lidocaïne), Ic (par par exemple flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.
E. M. Vaughan Williams, pharmacologue britannique (1970)
→ amiodarone, bêtabloquant, quinidine,
pantalon anti-G l.m.
G-suit
Dispositif pneumatique comprimant les membres inférieurs et le bas ventre permettant de combattre le collapsus en mobilisant le sang accumulé dans la partie inférieure du corps.
Primitivement utilisé en neurochirurgie (Crile, 1903) pour combattre le collapsus dû à la position assise de l'opéré au cours de l'intervention, puis perfectionné pour combattre les effets de la microgravité en astronautique, d'où son nom, ce dispositif est aussi utilisé en réanimation d'urgence pour le ramassage des blessés, pour le transport des patients en risque de collapsus et aussi, préventivement, pour le transport jusqu'en salle d'opération des victimes d'anévrismes de l'aorte abdominale en cours de rupture.
G. W. Crile, chirurgien américain (1903)
sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.
antibiotics sensitivity
Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).
sérum anti-ophidien l.m.
Sérum antivenimeux dirigé contre les venins de serpents