fluorochrome n.m.
fluorochrome
Substance permettant de marquer des molécules ou des éléments cellulaires et de les rendre fluorescents et identifiables sous l’influence d’un rayonnement d’excitation.
Les fluorochromes endogènes (intrinsèques) sont des constituants de l’organisme spontanément fluorescents après excitation : les collagènes, la chlorophylle, les flavines, les composés phénoliques, les acides aminés aromatiques : tryptophane, tyrosine, phénylalanine etc.
Les fluorochromes exogènes (extrinsèques) sont insérés dans la substance à marquer : le marquage peut être simple par affinité avec la molécule cible ou fait par liaison à un anticorps spécifique de la molécule : c’est l’immunofluorescence.
Les molécules marquées, ou fluorophores, reçoivent le rayonnement d’excitation (absorption) et émettent un rayonnement d’émission, décelé directement ou par un récepteur (ou détecteur) qui transforme le rayonnement lumineux en signal électrique. Cette émission se fait sans production de chaleur. Les fluorochromes, très nombreux, sont caractérisés par leur spectre d’absorption (longueur d’onde entre 330 et 750nm) et leur spectre d’émission (λ entre 400 et 800nm). Le décalage vers le rouge « déplacement de Stokes » est dû à une perte d’énergie au cours du transfert électronique entre l’excitation et l’émission.
L’excitation du fluorophore par deux photons simultanés ne provoque l’émission que d’un seul photon de plus grande énergie et dont la longueur d’onde est plus courte.
Le rendement du fluorochrome est diminué (angl. fading) ou supprimé (angl. quenching) par une trop forte intensité d’émission ou par une durée excessive d’exposition au rayonnement.
G. Stokes, Sir, mathématicien et physicien britannique (1819-1903)
Étym. de fluorine, et gr. khroma : couleur
→ rayonnement de fluorescence, microscopie biphotonique en fluorescence, Stokes (loi de)
[C1,F3]
Édit. 2018