Maillard (réaction de) l.f.
Maillard reaction
Réaction entre les amino-acides des protéines et les sucres réducteurs contenus dans les aliments survenant lors de la cuisson à haute température, entraînant la production de composés donnant du goût aux aliments mais dont certains sont toxiques : les AGE (Advanced Glycation End products) ou PTG (produits terminaux de glycation), s’accumulant dans l’organisme et intervenant dans les processus de vieillissement.
Cette réaction est une glycosylation non enzymatique irréversible avec production d’acrylamide. Elle est produite dans les aliments associant des protéines et de sucres, glucose et fructoses et des produits amylacés : viandes grillées, fritures, patisseries, produits torréfiés (café, cacao) soumis à des températures élevées de 140° à 165° et plus ; leur brunissement serait fonction de la concentration en AGE. Elle serait responsable du vieillissement cellulaire par stress oxydatif et interviendrait dans l’athérosclérose et les maladies dégénératives : neurologiques cérébrales et périphériques, rénales, articulaires, oculaires.
Dans l’organisme, à température ordinaire, la réaction peut se produire entre les protéines et les sucres. Dans le sang la fraction de l’hémoglobine l’HbA1c réagit avec le glucose pour former l’hémoglobine glyquée (ou glycanée) dont l’excès (N=6%), liée à une hyperglycémie persistante, a une valeur pronostique en particulier dans les complications vasculaires du diabète.
L. C. Maillard, médecin et chimiste français, membre de l’Académie de médecine (1912)
→ AGE, glycation, hémoglobne glyquée, acide aminé, glycosylation, acrylamide, stress oxydatif
[C1,B3, G4 ]
Édit. 2019
maladies auto-immunes du foie et des voies biliaires l.f.p.
auto-immune disease of liver and ductuli biliferi
Affections du foie et/ou des voies biliaires à mécanisme auto-immun : l'hépatite auto-immune (où la cible de la réaction auto-immune est l'hépatocyte) ; la cirrhose biliaire primitive (où la cible de la réaction auto-immune est l'épithélium des petites voies biliaires intrahépatiques) ; la cholangite sclérosante primitive (où la cible de la réaction auto-immune est représentée par les grosses voies biliaires intra et extrahépatiques).
Les syndromes de chevauchement associent chez le même malade deux des maladies auto-immunes précédemment mentionnées : cirrhose biliaire primitive et hépatite auto-immune, ou cholangite sclérosante et hépatite auto-immune.
peroxydases (réaction des) l. f.
peroxydases reactions
Utilisées comme réactions d’orientation dans l’identification des taches de sang en médecine légale.
Il en existe trois :
- réaction de Meyer à la phénolthtaléine,
- réaction d’Adler à la benzidine,
- réaction de Thévenon-Roland au pyramidon.
Elles sont très sensibles apportant la certitude de la présence d’hémoglobine, donc de sang si les trois sont positives.
E. Meyer, médecin et biochimiste allemand (1903) ; R et O. Adler, biochimistes allemands (1904) ; Thévenon et Rolland, pharmaciens français (1918)
réactif adj.
reactive
Qui est susceptible de produire une réaction, d'entrer en réaction ou de déceler une réaction.
réaction n.f.
reaction
1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie : réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.
A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)
→ évènement vital vécu et personnalité
réaction allergique immédiate l.f.
immediate hypersensitivity
Réaction se traduisant cliniquement ou lors des tests cutanés par une réponse dans les quelques minutes qui suivent le contact avec l'allergène (pollens, acariens).
C'est une réaction IgE dépendante. L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux prick tests (tests à lecture immédiate après piqure de la peau à travers une goutte de liquide constitué d’une solution contenant le produit supposé être responsable de l’allergie. L'examen biologique et particulièrement le RAST peut mettre en évidence des anticorps IgE spécifiques de la réaction.
réaction de Hanger l.f.
cephalin cholesterol foculation test
Réaction de diagnostic différentiel entre les ictères par hépatite et par rétention au cours des cirrhoses.
La céphaline-cholestérol, antigène extrait du cerveau de brebis flocule lors de l’adjonction du sérum d’un cirrhotique. Déterminée par la concentration sérique de γ-globulines, la réaction est positive en cas d’hépatite et négative lors d’une rétention.
Réaction obsolète.
F. M. Hanger, médecin américain (1938)
→ ictère cholostatique hépatite cholestatique hépatite
[L1]
réaction du greffon contre l'hôte l.f.
graft versus host disease GVHD
La réaction du greffon contre l'hôte (GVH), survenant après une greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques, est une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l'hôte.
Les lymphocytes T activés du donneur attaquent les cellules épithéliales de l'hôte suite à des réactions inflammatoires en cascade débutant lors du conditionnement. Environ 35 à 50% des patients recevant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (SCH) développent une GVH aigüe.
Cette réaction peut être aigüe (dans les trois premiers mois de la greffe) et se manifeste par de la fièvre, des éruptions cutanées, des troubles digestifs, faits de douleurs abdominales de diarrhées, et de troubles hépatiques (ictère, hépatomégalie, augmentation de la bilirubine).Elle peut être chronique si elle se manifeste après le troisième mois. Il s'agira alors d'un syndrome de malabsorption, de manifestations cutanées de type lichénoïde, d'une hépatite chronique.
Syn. maladie du greffon contre l’hôte
[F1, G5]
Édit. 2020
rejet de greffe l.m.
graft rejection
Processus immunologique complexe qui induit l'exclusion par destruction d'un tissu ou d'un organe greffé provenant d'un autre individu de même espèce (greffe dite allogénique) ou d'espèce différente (greffe xénogénique).
Le processus de rejet est plus ou moins précoce et intense : suraigu immédiat en cas de pré immunisation du receveur (nécrose fibrinoïde et thrombose des vaisseaux), aigu, souvent réversible, survenant dans les premiers jours ou semaines (infiltration de l'interstitium par des cellules mononucléées avec tubulite), lent, pouvant évoluer sur plusieurs années (fibrose interstitielle et endoartérite fibroproliférative). Les mécanismes de rejet mettent en jeu des facteurs humoraux et cellulaires multiples au sein desquels les lymphocytes T et B jouent un rôle important.
Les antigènes d'histocompatibilité impliqués dans la réaction de rejet sont sous le contrôle d'une région chromosomique, le complexe majeur d'histocompatibilité, appelé chez l'homme le système HLA.
La réaction de rejet peut être évitée ou atténuée en sélectionnant un donneur ayant avec le receveur une bonne histocompatibilité, et en réduisant la réaction de l'hôte contre le greffon par un traitement immunosuppresseur adéquat.
→ histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation
Schiff acide périodique (PAS) l.m.
periodic acid Schiff
Réaction histochimique utilisée pour mettre en évidence in situ la présence de certaines substances glucidiques dans les cellules ou les tissus.
En particulier, les polysaccharides et les glycoprotéines sont colorés en rouge par le PAS, qui est aussi notamment employé pour mettre en évidence la présence de glycogène ou de mucus dans les cellules.
Le principe de la réaction repose sur la rupture par un agent oxydant, l'acide periodique, des liaisons entre 2 carbones de certains groupes chimiques, qui fait apparaître des aldéhydes, colorés en rouge par le réactif de Schiff. En pathologie digestive, le PAS est utilisé en particulier pour mettre en évidence la présence de mucus dans des cellules tumorales, qui permet de montrer le caractère glandulaire d'un cancer (adénocarcinome). La réalisation avant la réaction d'une digestion amylasique des coupes permet de distinguer le glycogène, dont la positivité au PAS diparaît dans ces conditions, des autres substances colorées du mucus, qui résiste à cette digestion.
H. Schiff, biochimiste italien (1866)
Syn. coloration de Hotchkiss-McManus
→ acide périodique, polysaccharide, glycoprotéine, glycogène, aldéhyde, adénocarcinome
[B3, C1]
Édit. 2019
sérine n.f.
serine
1) Acide α-amino-β-hydroxypropionique.
Acide aminé retrouvé dans l'hydrolysat de très nombreuses protéines, notamment dans la séricine et la fibroïne de la soie.
Il appartient souvent au site actif des enzymes et notamment à celui des estérases. Avec la thréonine, il constitue la classe des acides aminés-alcool et peut être estérifié par des acides, notamment l'acide phosphorique (phosphosérine). L'acide periodique l'oxyde en ammoniac et formaldéhyde. C'est un acide aminé non indispensable, provenant de l'acide phospho-3-glycérique ou de la glycine, en raison d'une réaction d'interconversion qui lie ces deux acides aminés et qui domine leur métabolisme. Cette réaction est catalysée par la sérine-aldolase dont le coenzyme est le pyridoxal-phosphate. La sérine conduit à la glycine, tandis que son β-carbone est porté sur l'acide tétrahydrofolique et contribue ainsi à alimenter le pool des unités monocarbonées. La sérine est un acide aminé glucoformateur conduisant à l'acide pyruvique sous l'action de la sérine-déshydratase. Par transsulfuration avec l'homocystéine, la sérine conduit à la cystéine dont elle fournit tous les atomes de carbone. Sa décarboxylation conduit à l'éthanolamine et, par méthylations successives, à la choline. Cette réaction se fait plus facilement sur la sérine engagée dans une structure lipidique (phosphatidylsérine). En se condensant avec le palmityl-coenzyme A, la sérine est à l'origine de la sphingosine et, par l'intermédiaire de la glycine, à l'origine des bases puriques et des porphyrines. Elle est aussi le précurseur de la sélénocystéine.
2) Syn. impropre et déconseillé de sérum-albumine
Symb. dans la formule des protéines : S
stress n. angl.m.
stress
Terme d’origine anglaise signifiant effort, contrainte, utilisé pour désigner les réactions psychosomatiques déclenchées dans un organisme par un agent agresseur physique (froid, acte chirurgical), biologique (agent infectieux), chimique (poison), organique (hémorragique) ou nerveux (effort, émotion) et pouvant entraîner des lésions tissulaires secondaires.
Il se distingue ainsi du choc, dans lequel les lésions tissulaires seraient primitives.
Le mot stress a été introduit avec ce sens par János (Hans) Selye en 1936, pour définir la réaction «de défense neurovégétative» à l'agression (hémorragie, traumatisme, infection aigüe, choc émotionnel, etc.). Ce concept a conduit à employer l'adrénaline dans le traitement du choc ; malheureusement, ce médicament aggrave souvent la situation. En effet, l'adrénaline peut être une cause de choc par la réaction vasoconstrictrice induite qui exclut des territoires et entraîne de ce fait des lésions cellulaires (mécanisme analogue à celui du garrot). Le mot stress et le verbe «stresser» sont passés dans le langage commun après la deuxième Guerre Mondiale avec le sens de perturbation psychique et nerveuse en réaction à une peur ou à une agression. En physiopathologie, la distinction entre «choc» et stress n'a plus grand intérêt, si ce n'est dans le domaine psychique, pour éviter le terme choc psychique.
H. Selye, physiologiste canadien (1936)
Étym. angl. stress : mot de la vieille racine européenne streng qui exprime l'idée de serrer, de tension ; en angl. courant stress a le sens de contrainte, de tension, d'agression, en langage technique celui de contrainte, de tension
→ choc de levée de garrot, choc (physiopathologie du), fracture de stress, protéines du stress, stress et psychiatrie, stress post-traumatique (état de)
fixation du complément (réaction de) l.f.
complement fixation (test)
Réaction immunologique utilisée pour mettre en évidence, dans le sang, un complexe antigène-anticorps spécifique.
Dans son principe, ce test comporte deux phases successives : pour révéler dans un sérum la présence des anticorps recherchés, on ajoute à plusieurs dilutions du sérum à tester (préalablement chauffé à 56°C) une dose fixe de complément (préalablement titré) puis, dans un second temps, un système hémolytique (hématies de mouton – anticorps anti-hématies). Si le complément a été fixé dans la première réaction, il n'y a pas d'hémolyse : test positif ; si le complément n'a pas été fixé (absence d'anticorps), il y a hémolyse : test négatif. La présence d'anticorps nécessaire au premier système immunologique se traduit donc par l'inhibition de l'hémolyse dans le second. La réaction de fixation du complément a été très largement utilisée pour le diagnostic de nombreuses maladies infectieuses en raison de la simplicité de sa mise en œuvre ; habituellement, les anticorps fixant le complément ne persistent que quelques semaines ou mois, ce qui permet de détecter une infection relativement récente. Elle est aujourd'hui remplacée par des méthodes sérologiques plus spécifiques et surtout plus sensibles.
Syn. déviation du complément
→ hémolyse, complément, complexe immun
[F3]
Édit. 2018
accepteur d'hydrogène l.m.
hydrogen acceptor
Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’hydrogène au cours de cette réaction, par ex. nicotinamide-adénine-dinucléotide (NAD).
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide, NAD
[C1]
Édit. 2016
accepteur d'oxygène l.m.
oxygen acceptor
Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’oxygène au cours de cette réaction, par ex. substrats des hydroxylases.
[C1]
Édit. 2016
action n.f.
action
1) Sens général : ce qui est fait par quelqu'un ou par l'effet de quelque chose.
Ex. «Au début était le verbe, non, au début était l'action» (Goethe).
2) En dynamique, effet d'une force sur un corps : le principe d'action et de réaction (troisième principe de Newton) pose l'égalité de la force qui agit et de celle qui réagit à chaque instant.
Ex. le poids d'un corps posé en équilibre sur un plan solide entraîne une force opposée et égale de réaction du support de sorte que ces deux forces s'annulent et le corps reste immobile.
3) En mécanique, effet d'une impulsion donnée à un corps.
L'action, a, est égale au produit de l'énergie, E, par le temps, T, d'acquisition. Si la puissance impulsionnelle est constante dans le temps, on a : a = E.T.
L'action s'exprime en joules x secondes.
4) En chimie et en biochimie, modification de structure ou modification des caractéristiques fonctionnelles apportée par un corps sur un autre corps.
Ex. action d’un acide sur une base ; action des enzymes digestifs sur les éléménts nutritionnels.
5) En thérapeutique, efficacité d’un médicament sur l’affection à traiter.
Ex. action d’un antibiotique.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[B1]
Édit. 2020
ADP-ribosylation n.f.
ADP ribosylation
Fixation sur une protéine d'un groupe ADP-ribosyle.
Le transfert, catalysé par une ADP-ribosyl-transférase, a pour donneur le NAD et pour accepteur un reste d'amino-acide de la protéine.
Cette réaction a été découverte dans les noyaux cellulaires et dans l'activité des toxines de certaines bactéries (toxine du choléra, de la diphtérie ou de colibacilles). L'amino-acide accepteur est souvent l'arginine, ou bien aussi l'acide glutamique dans les histones ; il peut encore être le diphtamide dans le facteur d'élongation EF-2 des ribosomes. Un analogue du NAD, le désoxy-NAD, inhibe cette réaction et freine le développement cellulaire des tumeurs. Les histones subissent une poly-ADP-ribosylation, où les radicaux ADP-ribosyle sont liés les uns aux autres par une liaison ribosyle sur le C2 du ribose de l'ADP précédent. La poly-ADP-ribosylation concerne essentiellement les histones H1 et H2B dans la chromatine des noyaux cellulaires ; le poly-ADP-ribose se fixe sur les gamma-carboxyles de restes glutamiques.
[C1,C3]
Édit. 2017
AGE sigle angl. pour Advanced Glycation End products
Produits avancés de glycation par fixation de glucides sur des protéines ou des lipoprotéines, indépendante d'une action enzymatique.
Cette réaction, dite réaction de Maillard, est suivie d'un réarrangement moléculaire qui peut aboutir à la formation d'une structure complexe de couleur brunâtre.
Certains AGE peuvent être mesurés dans les extraits tissulaires par quelques laboratoires spécialisés.
[C1]
Édit. 2017
agent photosensibilisant l.m.
photosensitizer
Substance qui, capable d'absorber une partie du rayonnement solaire, passe à un état excité plus énergétique, interfère avec les structures de la peau et induit des réactions de photosensibilisation, soit par formation de radicaux libres (on parle de réaction phototoxique), soit par formation d'un photo-antigène (on parle de réaction photo-allergique).
Ces photosensibilisants, d'origines très variées, peuvent être endogènes (porphyrines), ou exogènes : médicaments par voie interne ou topique tels que cyclines, sulfamides, quinolones, phénothiazines, amiodarone, salicylanilides halogénés, anti-inflammatoires non stéroïdiens, etc., cosmétiques comme le musc ambrette, végétaux comme les furocoumarines.
Étym. lat. agens, de agere : agir ; gr. phôs : lumière
[C1,F3,G3,J1]
Édit. 2017
agglutination n.f.
agglutination
Réaction caractérisée par l'accolement de particules les unes aux autres.
L'agglutination des globules rouges est appelée hémagglutination, celle des leucocytes, leuco-agglutination. Les réactions d'agglutination bactérienne permettent de détecter la présence d'anticorps dirigés contre ces bactéries dans le sérum étudié. La réaction de Widal-Felix, utilisée pour le sérodiagnostic de la typhoïde, est une technique d'agglutination de Salmonella enterica Typhi et Paratyphi.
Étym. lat. glutinare : coller
[C1,D1,F1,F4,G3 ]
Édit. 2017
agitation n.f.
agitation
Retour pathologique archaïque de la parole à l'acte sous la forme d'un désordre moteur et psychomoteur associé à une exaltation psychique, réalisant un état d'excitation avec notamment une fréquente agressivité.
À côté d'une étiologie organique, rare mais systématiquement recherchée, une origine psychiatrique est de loin majoritaire avec principalement, par ordre décroissant de fréquence : la réaction d'une personnalité fragile ou franchement pathologique à une frustration ou à un conflit ; un état délirant aigu ; une comitialité (réaction impulsive, crise psychomotrice ou post-crise) ; une confusion mentale (ivresse pathologique surtout) ; un accès maniaque ; une mélancolie agitée.
Il s'agit d'une urgence pour le sujet qui souffre et éventuellement pour le groupe, désorganisé par ce trouble.
Étym. lat. agitatio (déverbal d'agito : fréquentatif d'ago : mettre en mouvement)
[H3]
Édit. 2017
allostérique adj.
allosteric
1) Qualifie une protéine enzymatique dont le changement de structure spatiale, sous l'effet d'une liaison avec un effecteur, induit une variation de la vitesse de réaction enzymatique (activation ou inhibition).
2) Qualifie aussi cet effecteur.
3) Qualifie aussi la cinétique d'une telle réaction enzymatique, le substrat ou l'effecteur capable de créer ce changement de structure transformant une cinétique michaëlienne en une cinétique sigmoïde.
Étym. gr. allos : autre ; stereos : solide
[C1,C3]
Édit. 2017
anaplérotique adj.
anaplerotic
Qualifie une réaction du métabolisme qui alimente une autre voie métabolique en composés intermédiaires.
C'est le cas par ex. de la formation de l'acide oxalo-acétique par la pyruvate-carboxylase, réaction nécessaire au cycle tricarboxylique.
Étym. gr. anaplêrotikos : qui comble un vide
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
autocatalyse n.f.
autocatalysis
Catalyse produite et entretenue par un ou plusieurs des composés résultant de la réaction catalysée.
Une réaction autocatalytique se poursuit dès qu'elle est amorcée avec une vitesse croissant exponentiellement.
bêta-hydroxy-bêta-méthyl-glutaryl-coenzyme A l.m.
β-hydroxy-β-methylglutaryl-coenzyme A
Intermédiaire métabolique trouvé dans la voie de biosynthèse du cholestérol et dans la cétogenèse.
Il est formé par la condensation de 3 molécules d’acétyl-coenzyme A. Il est, dans le foie, décomposable en acétylcoenzyme A et acide acétylacétique, réaction finale de la cétogénèse. Il est réductible en acide mévalonique, précurseur de l'isopentényl-pyrophosphate, réaction initiale de la cholestérogénèse.
Sigle HMGCoA
→ acétyl-coenzyme A, cétogenèse, acide acétylacétique, acide mévalonique
Édit. 2017