vitamine B6 n.f.
vitamin B6
vitamine B12 n.f.
vitamin B12
Terme générique pour des vitamines hydrosolubles dont le constituant de base est la cobalamine.
Leur squelette commun comporte un atome de cobalt entouré d'un noyau tétrapyrrolique non aromatique avec des chaînes latérales acétamide et propionamide dont l'une est liée par une molécule d'aminopropanol à l'acide phosphorique, lui-même uni au ribose avec une molécule de benzimidazole. L'atome de cobalt est complexé, uni par covalence et coordinence aux azotes (pyrroliques et imidazoliques) ; sa couche électronique est complétée par une liaison de covalence avec différents restes (OH dans l'hydroxocobalamine naturelle ou vitamine B12a, -CN dans la cyanocobalamine, -CH3 dans la méthylcobalamine, forme circulante des cobalamines, adénosyl dans le coenzyme B12 (adénosyl-cobalamine ou dibencozide). Stable, la cyanocobalamine est la plus couramment utilisée en thérapeutique.
La méthylcobalamine favorise la biosynthèse de la méthionine. Le coenzyme B12 intervient dans le métabolisme de divers aminoacides. Assurés par la ration alimentaire normale, les besoins journaliers sont de 5 à 10 µg. Ces vitamines sont particulièrement abondantes dans le foie.
En dehors du traitement des troubles carentiels, les vitamines B12 sont utilisées pour leur action anticatabolique vis-à-vis des protéines, contre les troubles de l'hématopoïèse, pour leur action eutrophique sur le système nerveux central (effet orexigène) et comme protecteur hépatique (en participant à la synthèse de la méthionine).
À doses très élevées, mécobalamine et dibencozide sont utilisées comme antalgiques.
Syn. cobalamine
→ cobalamine, Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en)
vitamine B12 (carence en) l.f.
vitamin B12 deficiency
Troubles majeurs dus le plus souvent à une absence de sécrétion du facteur intrinsèque gastrique avec malabsorption de la vitamine B12 au niveau iléal, se traduisant par un abaissement voire un effondrement de sa concentration dans le sang.
L'anémie hyperchrome macrocytaire de Biermer, avec mégaloblastose de la moelle osseuse, en est la conséquence. Demeurent le plus souvent au second plan des troubles digestifs, surtout gastriques, et neuroanémiques, dits aussi neuroachyliques. L'achylie et les manifestations neurologiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années avant les signes hématologiques. Ainsi, l'exploration par IRM montre souvent un hypersignal au niveau médullaire, mais parfois au niveau encéphalique. La décompensation neurologique peut se produire au décours d'une anesthésie au protoxyde d'azote.
Dans ces troubles neurologiques, l'application thérapeutique de vitamine B12 doit être précoce, parentérale et continue. Une récupération complète est alors possible dans 50% des cas environ.
M. Biermer, médecin interniste allemand (1872)
→ Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), cobalamine, facteur intrinsèqu
vitamine B12 (déficit métabolique en) l.m.
vitamin B12 metabolic defect
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
vitamine B12 marquée l.f.
R.F. Schilling, biochimiste américain en l’honneur duquel le test de Schilling a été dédié
vitamine B15 n.f.
vitamin B15
vitamine Bc n.f.
vitamin Bc
vitamine BT n.f.
vitamin BT
vitamine Bx n.f.
vitamin Bx
vitamine C n.f.
vitamin C
Composé hydrosoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme pour prévenir ou guérir le scorbut.
Elle a été identifiée par Szent-Györgyi à l'acide ascorbique.
J.L. Sviberly, biochimiste hongrois (1932, 1933) ; A. Szent-Györgyi, biochimiste et physiologiste hongrois, prix Nobel de Médecine de 1937 (1932, 1933)
vitamine C2 n.f.
vitamin C2
vitamine D l.f.
vitamin D
Terme générique pour un groupe de vitamines antirachitiques, liposolubles : la vitamine D2, ou ergocalciférol et la vitamine D3, ou cholécalciférol, sont les formes les plus usuelles et d'activités biologiques voisines chez l'Homme, tandis que la vitamine D1 est un mélange.
Composé stéroïdien ayant une activité antirachitique, la vitamine D joue un rôle majeur dans l’ossification. Elle est abondamment présente dans les foies de poissons et les huiles d’animaux marins. Chez les mammifères, une synthèse endogène de vitamine D a lieu dans la couche basale de l’épiderme, à partir du 7-déhydrocholestérol, sous l’influence des rayons lumineux. La vitamine D exogène est absorbée dans l’intestin grêle, essentiellement par voie lymphatique. Pour être active, la vitamine D doit ensuite subir deux hydroxylations successives, la première dans le foie pour former le 25-hydroxy-cholécalciférol (25-OH-D) ou calcidiol, puis la seconde dans le rein pour former le 1-25-dihydroxycholécalciférol (1,25-0H-D) ou calcitriol. Le 1,25-OH-D stimule l’absorption intestinale du calcium. La carence en vitamine D entraîne le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie chez l’adulte. L’apport alimentaire de vitamines D est efficace en accompagnement d'un apport de sels de calcium pour faciliter sa fixation osseuse en cas de rachitisme, ostéodystrophie, ostéoporose, ostéomalacie, etc...). Le tableau ci-dessous précise les apports quotidiens recommandés par l’Académie nationale de médecine. Les vitamines D sont toxiques à très forte dose, surtout si la prise est répétée (risques d'hypercalcémie et de calcifications ectopiques, surtout chez l'enfant).
Syn. vitamine antirachitique
→ calciférol, cholécalciférol, ergostérol, rachitisme, ostéomalacie
Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)
| Groupes | AJR | BME | AQR | NS |
| Nourrissons | ||||
| 0-6 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| 6-12 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| Enfants | ||||
| 1-3 ans | 400 | 800 | 600-800 | 2500 |
| 4-8 ans | 200 | 800 | 600-800 | 2500 |
| Adolescents Garçons | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Hommes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 600 | 800 | 4000 | |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | > 1500 | 4000 |
| Adolescents Filles | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Femmes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | >1500 | 4000 |
| Grossesse | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| Allaitement | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
vitamine D2 n.f.
vitamin D2
Dérivé isomère de l’ergostérol, qui se forme par ouverture du cycle B, conséquence d'une irradiation ultraviolette qui transfère un atome d'hydrogène du méthyle angulaire (C19) sur le carbone C9.
Isolé de l’ergot de seigle, ce composé est synthétisé dans les végétaux et les champignons qui contiennent de l'ergostérol, surtout après irradiation.
→ ergocalciférol, ergostérol, vitamine D
vitamine D3 l.f.
vitamin D3
Composé antirachitique isolé à partir de l’huile de poisson, obtenu par irradiation du 7-déhydrocholestérol.
Syn. cholécalciférol
vitamine D4 n.f.
vitamin D4
Composé antirachitique obtenu par irradiation du 22,23-dihydroergostérol.
vitamine D5 n.f.
vitamin D5
Composé antirachitique obtenu par irradiation du 7-déhydrositostérol.
vitamine de la reproduction l.f.
vitamin of the reproduction
Syn. vitamine E
vitamine E n.f.
vitamin E
vitamine F n.f.
Terme parfois utilisé pour désigner les acides gras dits indispensables
Les acides gras dits indispensables sont des acides gras à 18 atomes de carbone contenant 2 (acide linoléique)ou 3 (acide linolénique) doubles liaisons et que les cellules de mammifère sont incapables de synthétiser.
Syn. acides gras indispensables
vitamine H n.f.
vitamin H
→ biotine
vitamine K n.f.
vitamin K
Terme générique pour désigner un groupe de vitamines liposolubles, nécessaires à la coagulation sanguine, donc antihémorragiques.
1) La vitamine K1 (phytoménadione, phylloquinone) est présente dans la fraction liposoluble des végétaux verts dont on l’a isolée ainsi que du foie des animaux herbivores.
Elle est partiellement de nature terpénique (méroterpène). Certains légumes (en particulier diverses espèces de choux dont le brocoli et le barbasco) en sont riches de sorte qu’en cas de traitement anticoagulant par un médicament antivitamine K, leur consommation détermine des variations de la coagulabilité (indice INR ) transitoires.
2) Chez les bactéries, en particulier intestinales, existe une vitamine K2 comportant six unités isoprènes. Cette source est généralement suffisante pour assurer les besoins journaliers, de l’ordre du milligramme. L’apport alimentaire s’y ajoute habituellement. et peut intervenir pour modifier la coagulabilité.
Ces deux vitamines sont nécessaires à la biosynthèse de plusieurs facteurs de la coagulation : la prothrombine, la proconvertine, le facteur antihémophilique B, le facteur X (Stuart) et d'autres protéines qui ont la particularité de porter des radicaux carboxyles attachés en 4 sur des acides glutamiques. C’est l'enzyme qui catalyse cette carboxylation (glutamique-γ-carboxylase) qui nécessite la présence de vitamine K1 ou K2.
3) Sont également des produits vitaminiques K, les naphtoquinones méthylées en 2, particulièrement la ménadione (vitamine K3) et plusieurs dérivés voisins (K4 à K7), dépourvus de chaîne terpénique et devenus hydrosolubles.
Ces produits de synthèse ne permettent guère l’élaboration des facteurs nécessaires à la formation de la thromboplastine et à son activation ainsi que la biosynthèse de la proaccélérine.
Le dicoumarol peut être considéré comme un analogue structural de la vitamine K et il agit comme une antivitamine K.
Les vitamines K de synthèse sont utilisées pour la prévention des hémorragies (syndrome hémolytique du nouveau-né, suite d’un traitement prolongé par certains antibiotiques qui détruisent la flore intestinale, atteinte grave du parenchyme hépatique). Seule la vitamine K1 permet de neutraliser efficacement une administration excessive d’antivitaminique K.
Étym. de l’allemand Koagulation
→ vitamines K1, K2, K3, K5, facteurs de la coagulation, prothrombine, PPSB, anticoagulant, antivitaminne K, dicoumarinique, glutamyl γ carboxylase, phyloquinone, nouveaux anticoagulants oraux
vitamine K1 n.f.
vitamin K1
vitamine K2 n.f
Mélange de dérivés lipidiques de la méthyl-2-naphtoquinone (ménaquinones), présents dans les tissus animaux (en particulier le foie), mais aussi synthétisés par les bactéries de la flore intestinale chez l’Homme
La vitamine K2 est nécessaire aux réactions de carboxylation, en particulier celle de l’acide glutamique pour former l’acide gamma-carboxyglutamique dans les protéines.
vitamine K3 n.f.
vitamin K3
Méthyl-2-naphtoquinone.
Composé synthétique ayant une très bonne activité antihémorragique.
Syn. ménadione