polyéthylène n.m.
polyethylene
Substance chimique utilisée en chirurgie orthopédique comme matériau de glissement.
Le polyéthylène utilisé est un polyéthylène à très haute densité, dit UHDP (ultra high density polyethylene).
polyéthylène glycol n.m.
polyéthylène glycol
Polymère d’éthylène glycol largement utilisé comme épaississant ou gélifiant dans l’industrie cosmétique et aussi comme additif alimentaire ou pour modifier chimiquement certains agents thérapeutiques.
Associé à l’interféron alpha-2b (interféron alpha-2b pégylé), il prolonge la demi-vie de celui-ci. L’interféron alpha-2b pégylé est utilisé dans le traitement de l’hépatite C chronique (une seule injection sous-cutanée par semaine), le plus souvent en association avec la ribavirine.
Abrév. Abr . PEG
→ pégylation, hépatite C, ribavirine
polyfibromatose héréditaire de Touraine l.f.
Affection héréditaire familiale caractérisée par le développement, chez le même sujet ou dans la même famille, de plusieurs infiltrations fibreuses consistant en formations nodulaires indolores qui se développent progressivement et parfois dans divers organes, n'ont aucune tendance à la régression, se composent histologiquement de faisceaux de fibres collagènes épaisses et ne subissent pas de transformation sarcomateuse.
Des traumatismes répétés, l'artériosclérose, le diabète, la prise de bêtabloquants, des facteurs familiaux et génétiques pourraient favoriser l'apparition des lésions. Les fibromatoses cutanées sont les plus connues et consistent en l'association de la maladie de Dupuytren ou rétraction de l'aponévrose palmaire, de la maladie de Ledderhose ou rétraction de l'aponévrose plantaire, de la maladie de La Peyronie ou induration des corps caverneux, et éventuellement des coussinets des phalanges et/ou du torticolis par fibromatose.
A. Touraine, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1945)
polyfracturé n.m.
multiple fractures (patient with)
Blessé porteur de fractures multiples.
La connaissance des circonstances de l'accident oriente le diagnostic et la réanimation.
Chaque fracture implique une perte de sang (ex. un litre pour une fracture du fémur) qui peut entraîner un collapsus. De même la douleur provoque des réflexes vagaux qui ralentissent le cœur et réduisent donc le débit cardiaque. Par ex. lors d'une chute debout (hypothèse la plus favorable), le choc des pieds sur le sol met en jeu des accélérations réparties de façon dégressives entre le talon et la tête du fait de l'amortissement au niveau des articulations. Le premier os affecté est le calcanéum qui peut être écrasé (accélération > 20 g, c'est-à-dire une chute > 5 m, environ - cela dépend des chaussures et de la dureté du sol), si la hauteur de chute est plus grande, la mortaise tibiopéronière, puis le plateau tibial sont affectés, puis (de bas en haut) l'articulation coxofémorale, le sacrum, les corps vertébraux et enfin seulement le crâne, mais l'encéphale, quatre fois plus fragile que l'os, peut souffrir d'hémorragies avant que toutes les vertèbres soient lésées. Une chute de six étages et plus (environ 20 m) sur un sol dur est généralement mortelle.
La prise en charge d'un mult-fracturé (en fait c'est un polytraumatisé) nécessite un bilan lésionnel précoce établi avec soin : il sera utile à l'orthopédiste, à l'anesthésiste et au réanimateur.
Étym. gr. polus : beaucoup ; fracturé (du lat. frangere : briser, casser)
Syn. multi-fracturé, expression plus correcte
→ accélération, attaque vasovagale, polytraumatisé
polyfructosane n.m.
polyfructosan
→ lévane
polygalactie n.f.
polygalacty
Sécrétion excessive de lait par la glande mammaire.
polygénique adj.
polygenic
1) Qui se rapporte au polygénisme.
2) Qui est déterminé par plusieurs gènes, par opposition à monogénique ou oligogénique.
Syn. multigénique
→ additivité (effet d'), caractère quantitatif, dominance (effet de), épistasie (effet d'), monogénique
polyglobulie n.f.
polycythemia
Augmentation anormale du volume qu'occupent les hématies dans le sang.
Ce volume est apprécié par la mesure de l'espace de dilution d'hématies marquées par un isotope (chrome 51 ou technetium 99). Il est normalement proche de 28 à 35 ml/kg. On suspecte une polyglobulie sur l'existence de signes de pléthore circulatoire (céphalées, acouphènes, phos
Les polyglobulies peuvent être secondaires ou primitives. Elles peuvent en effet être dues à une hypoxie, à une tumeur rénale, cérébelleuse, utérine, hépatique ou à un déficit en 2,3-DPG. La polyglobulie primitive est appelée en France maladie de Vaquez.
polyglobulie du nouveau-né l.f.
newborn's polycythaemia
Concentration d'hémoglobine dépassant 20 g/100 mL ou hématocrite supérieur à 60% chez le nouveau-né.
La polyglobulie entraîne une forte augmentation de la viscosité du sang et donc des résistances circulatoires à travers les poumons qui peut mener à une situation de détresse respiratoire. Le même mécanisme peut favoriser une thrombose des veines rénales, une entérocolite nécrosante ou causer une ischémie cérébrale.
La polyglobulie résulte en général d'une souffrance fœtale chronique, d'un diabète ou d'un mongolisme. Elle peut résulter d'une transfusion entre deux jumeaux qui partagent le même placenta.
Le traitement préventif est le plus efficace : le plus tôt possible après la naissance, il consiste à soustraire 5 mL/kg de sang et à les remplacer à volume égal par une solution d'albumine à 4%. On recommence plusieurs fois jusqu'à ramener la concentration d'hémoglobine à 13 g/100 mL. Il faut pratiquement prévoir un échange de 15 à 20 mL/kg.
polyglobulie essentielle l.f.
Syn. Vaquez (maladie de), polyglobulie vraie, polycythémie vraie
[F1]
Édit. 2020
polyglobulie secondaire l.f.
Augmentation de la valeur absolue du nombre d’érythrocytes circulant dans le sang, liée à une augmentation de l’érythropoïétine.
L’augmentation du taux sanguin d'hormones stimulant l'érythropoïèse, en particulier l'érythropoïétine (EPO), est le plus souvent secondaire à une hypoxie chronique ; l'hypoxie consiste en une oxygénation insuffisante des tissus ; l'ischémie tissulaire provoque une stimulation de la sécrétion d'EPO par le rein. L’hypoxie chronique se rencontre chez des habitants des hautes altitudes (Andes). Les états cliniques responsables d’une hypoxie chronique sont l’emphysème pulmonaire, la broncho-pneunopathie chronique obstructive, les cardiopathies cyanogènes, l’intoxication au CO.
D’autre part, certaines polyglobulies trouvent leur origine dans la sécrétion inappropriée d'EPO. Cette hypersécrétion d’érythropoïétine s’observe dans certaines tumeurs rénales, dans quelques cancers du foie, du cervelet, de l’ovaire. Signalons également le dopage à l’EPO chez les sportifs responsable d’une augmentation du nombre des érythrocytesuelle que soit l’origine de cette polyglobulie secondaire, les autres lignées hématologiques ne sont pas modifiées, l’examen médullaire ne révèle pas de signe de polycythémie et il n’existe pas de mutation de JAK2.
polyglobulie vraie l.f.
polycythemia vera
Syndrome myéloprolifératif primitif pouvant se compliquer d'accidents vasculaires cérébraux.
Les hémorragies cérébrales s'observent dans les formes sévères. Les ischémies cérébrales sont d'apparition souvent progressive et de localisation sous-corticale. Le risque thrombotique est corrélé à l'élévation des taux d'hématocrite et aux anomalies plaquettaires fréquemment adjointes.
Le traitement associe saignées et myélosuppression ; les antiplaquettaires sont contre-indiqués du fait du risque d'hémorragies.
Parmi les polyglobulies secondaires, celles compliquant les affections rénales auraient un risque thrombotique élevé.
Syn. maladie de Vaquez, polycythémie
polyglucosanes (maladie des corps) l.f.
polyglucosan disease
Affection caractérisée par des accumulations de polysaccharides branchés, qui constituent un corps morphologiquement sphérique formé, à l'examen en microscopie électronique, de granules et de fins filaments irréguliers de 6 nm de diamètre.
Des structures identiques, parfois appelées également corps amylacés de Lafora, ont été décrits dans la glycogénose de type IV.
Il n'est pas rare de rencontrer de façon plus ou moins isolée de telles structures intra-axonales lors de l'examen ultrastructural d'une biopsie nerveuse périphérique au cours de neuropathies périphériques d'étiologies variées ou même lors du vieillissement simple. La coexistence d'un nombre significatif de ces inclusions dans les axones périphériques, éventuellement centraux, et de signes d'atteinte nerveuse périphérique, souvent aussi d'une démence, permet d'affirmer le diagnostic de maladie des corps polyglucosanes.
polyglucosanes (neuropathie à) l.f.
polyglucosanes (neuropathy with)
Neuropathie avec corps amylacés de type Lafora.
→ polyglucosanes (maladies des corps)
polyglutamine n.m.
polyglutamine
Séquence d’acides aminés formée de la répétition de glutamine.
La présence de séquences polyglutamine dans une protéine est due à une variété de mutation causant la répétition de codons CAG qui codent l’acide aminé glutamine. Ce type de mutation est responsable de plusieurs maladies neurodégénératives.
polygnathien n.m.
polygnathian
Monstre double parasitaire qui porte sur la mandibule une ébauche de tête plus ou moins complète.
polygone de Willis l.m.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1621-1675)
polygonosomie n.f.
polygonosomia
Présence dans les cellules humaines de plus de deux chromosomes sexuels, par ex. le syndrome de Klinefelter à formule XXY.
polyholoside n.m.
polyholoside
polyhydramnios n.m.
polyhydramnios
polyinsaturé adj.
polyunsaturated
polykératose congénitale de Touraine l.f. (obsolète)
congenital polykeratosis of Touraine
Terme désuet englobant tous les troubles de la kératinisation d’origine génétique à type d’hyperkératose plus ou moins systématisée, cutanés, unguéaux voire muqueux.
A. Touraine, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1945)
polykystique adj.
polycystic
Qui se réfère à la présence de plusieurs kystes.
polykystose congénitale hépatique l.f.
polycystic liver disease
Maladie congénitale du foie responsable d'anasarque fœtoplacentaire, dont le diagnostic est possible par échographie fœtale.
polykystose hépatique l.f.
liver polycystic disease
Affection caractérisée par l'existence de nombreux kystes congénitaux dans le foie, le rein, et parfois d'autres organes.
La forme la plus fréquente est de transmission autosomique dominante, elle touche l'adulte, chez lequel l'atteinte rénale est constante et fait la gravité de la maladie ; les kystes hépatiques sont les lésions extrarénales les plus fréquentes, présentes chez 75% des malades âgés de plus de 60 ans. La maladie polykystique autosomique récessive est plus rare et touche l'enfant ; l'atteinte hépatique est faite davantage d'une fibrose que de véritables kystes.
Syn. polykystose hépatorénale, maladie polykystique hépatique, foie polykystique