omentectomie n.f.
omentectomy
Résection chirurgicale du grand épiploon.
Elle se pratique notamment lors de la cure chirurgicale du cancer de l’ovaire pour prévenir la survenue de métastases.
Étym. lat. omen, omentum : épiploon, membrane graisseuse qui enveloppe les intestins (utilisée par les prêtres égyptiens pour prévenir l'avenir)
Édit. 2017
omentopexie n.f.
omentopexy
Étym. lat. omentum de omen : basée sur le fait que les prêtres égyptiens prédisaient l’avenir à l’aide du grand épiploon.
Syn. épiplo-opexie
Édit. 2017
omentoplastie n.f.
omentoplasty
Utilisation du tissu épiploïque pour recouvrir une suture, s'interposer entre deux organes ou combler une cavité.
La confection et la mobilisation d'un lambeau épiploïque sont utiles en urologie surtout dans la sclérose rétropéritonéale, les fistules vésicovaginales, la chirurgie de l'urèthre postérieur et dans tout acte de chirurgie pelvienne d’exérèse large pour assurer la péritonisation. Un lambeau épiploïque peut être mobilisé par voie transdiaphragmatique vers la plèvre et le médiastin pour combattre des infections torpides.
Syn. épiplo-oplastie
Édit. 2017
omentum (grand) l.m.
omentum majus (TA)
greater omentum
Repli péritonéal qui relie la grande courbure gastrique au côlon transverse.
Il descend au-dessous de la face antérieure du côlon transverse auquel il est accolé, passe en avant de la masse de l’intestin grêle et en arrière de la paroi abdominale antérieure ; il atteint le petit bassin. De forme quadrilatère, à bord inférieur libre convexe, il est infiltré de graisse le long des vaisseaux. Ses dimensions varient avec l’embonpoint du sujet. Latéralement il s’étend jusqu’aux courbures coliques droite et gauche où il forme les ligaments phrénico-coliques respectifs. Il est constitué à l’origine par un repli du mésogastre postérieur en forme de sac qui s’accole au-devant du côlon transverse au cours de sa progression vers le bas. On lui décrit ainsi deux parties, l’une supérieure, le ligament gastro-colique, l’autre inférieure, communément appelée tablier omental.
Syn. anc. épiploon (grand)
Édit. 2017
omentum (petit) l.m.
omentum minus (TA)
leaser omentum
Ligament péritonéal constitué de deux feuillets reliant la porte du foie à l’œsophage abdominal, à la petite courbure de l’estomac et à la partie supérieure du duodénum.
On lui distingue trois parties : une partie supérieure, gauche, le ligament hépato-oesophagien, assez épais (dit pars condensa) et qui se prolonge en haut par le ligament hépato-phrénique ; une partie moyenne, le ligament hépato-gastrique, très mince (dit pars flaccida) ; une partie droite qui va jusqu’à son bord libre, le ligament hépato-duodénal (dit pars vasculosa) qui contient entre ses deux feuillets tous les éléments du pédicule hépatique et se prolonge à droite par le ligament hépato-colique qui relie la vésicule biliaire au duodénum et au côlon transverse ; ce prolongement est dit ligament cysto-duodéno-colique.
Syn. anc. épiploon (petit), épiploon gastro-duodéno-hépatique, épiploon gastro-hépatique, ligament hépato-entérique, ligament gastro-hépatique
Édit. 2017
oméprazole n.m.
omeprazole
→ inhibiteurs de la pompe à protons
Édit. 2017
omics n. angl.
Terme de la littérature de langue anglaise qui englobe sous le nom de « omics » la génomique, la transcriptomique, lamétabolomique…).
[B3]
Édit. 2018
omiques (données) l.f.p.
omics data
Édit. 2017
omiques (sciences) l.f.p.
omics (sciences)
Ces technologies ont considérablement modifié l’échelle des données analysables et la forme des protocoles de recherche scientifique. Habituellement, les scientifiques se basent sur des hypothèses de recherche dans lesquelles une question/hypothèse est clairement articulée. Ils obtiennent ensuite des données qui viendront confirmer ou infirmer cette hypothèse. Or, avec l’avènement des technologies «omiques», il n’est plus nécessaire de poser une question précise pour débuter une recherche. En effet, les scientifiques peuvent rassembler de nombreuses données génomiques ou protéomiques dans leurs études sans se baser sur une hypothèse initiale et attendre la production de ces données avant de formuler et de tester différentes hypothèses biologiques. Cette inversion du modèle de recherche (de l’expérimentation traditionnelle basée sur des hypothèses précises à un modèle de recherche qui ne dépend pas de telles hypothèses) ouvre de manière inédite la porte à de nombreuses découvertes sur les mécanismes pathophysiologiques des maladies, ainsi que sur la compréhension des facteurs moléculaires qui influencent l’efficacité et la toxicité des médicaments ou encore la manière dont notre organisme répond et réagit aux médicaments et à l’alimentation 4.
Étym. sanscrit ome : complétude, plénitude 1
Syn. omiques (technologies), omiques (données)
→ connectomique, foodomique, génomique, lipidomique, métabolomique, microbiomique, nutrigénomique, pharmacogénomique, pharmacomicrobiomique, protéomique, psychogénomique, toxicogénomique, transcriptomique
Édit. 2017
omiques (technologies) l.f.p.
omics (technologies)
Édit. 2017
omission vestibulaire l.f.
Syndrome décrit chez le sujet âgé consistant en des troubles de l’équilibre liés à la non ou mauvaise utilisation de leur fonction vestibulaire alors que leurs fonctions visuelle et proprioceptive sont déclinantes.
A. Sémont, kinésithérapeute et G. Freyss, otorhinolaryngologiste français (1988)
Édit. 2017
omnipraticien n.m.
Édit. 2017
omoconazole n.m.
Composé imidazolé actif contre les levures (Candida sp., Malassezia furfur) et les dermatophytes, utilisé comme antifongique topique dans le traitement des candidoses cutanées, des dermatophyties et du Pityriasis versicolor.
Pour les teignes, il peut constituer un médicament d’appoint à un traitement systémique.
Édit. 2017
omoplate n.f.
→ scapula
Édit. 2017
omoplate (décollement de l') l.m.
Édit. 2017
omoplate décollée l.f.
winged scapula
Syn. décollement de la scapula
Édit. 2017
omotocie n.m.
premature delivery
Édit. 2017
omovertébral (os) l.m.
omovertebral bone, omovertebral process
Ossification d'une formation fibreuse ou cartilagineuse qui unit l'angle supéro-médial de l'omoplate au rachis cervical ou thoracique supérieur.
L'ossification est rarement complète ; la structure formée d'os, de cartilage et de tissu fibreux empêche l'abaissement de l'omoplate avec la croissance et contribue à la malformation appelée surélévation congénitale de l'omoplate ou déformation de Sprengel..
Édit. 2017
OMP sigle m. pour acide Orotidylique et pour Opsoclonus-Myoclonus Paranéoploasique
Édit. 2017
omphalite n.f.
omphalitis
Inflammation de l'ombilic.
Les étiologies en sont celles des intertrigos : les plus fréquentes sont le psoriasis, la dermite séborrhéique et les infections candidosiques.
Chez le nouveau-né, elle peut entraîner de graves complications : septicémie, thrombose de la veine ombilicale et de la veine porte en aval, voire tétanos dans les pays où existe la coutume d’oindre l’ombilic avec de la terre ou de la cendre après l’accouchement.
Étym. gr. omphalos : ombilic
Édit. 2017
omphalocèle n.f.
exomphalos
Malformation congénitale caractérisée à la naissance par une hernie des viscères abdominaux à travers un large orifice ombilical, recouverte d’une poche amniotique.
Elle peut contenir l’intestin grêle, le côlon et parfois le foie, la vésicule biliaire, l’estomac et la rate. Le cordon ombilical s’implante au pôle inférieur de la tuméfaction.
Visible à l’échographie fœtale, elle peut être opérée dès la naissance si elle est de volume réduit. Quand le diamètre de l’anneau dépasse 5 cm, la réintégration chirurgicale ne peut être faite immédiatement et des artifices doivent être utilisés (sac en plastique de Schuster). Pour toutes les formes importantes, la gêne mécanique à la respiration impose une ventilation artificielle prolongée. La reprise différée du péristaltisme rend nécessaire le recours à la nutrition parentérale continue.
L’origine de cette malformation est un défaut de réintégration de l’anse intestinale avec persistance de la hernie ombilicale physiologique entre la 6ème et la I0ème semaine in utero. Sa fréquence est de 2,5 pour 10 000 naissances.
D’autres grandes malformations sont fréquemment associées : cardiaques (50%) ou du système nerveux central (40%). Dans 50% des cas, l’omphalocèle s’accompagne d’anomalies chromosomiques (trisomies 13 et 18). Elle s’intègre dans le cadre du syndrome de Beckwith-Wiedemann.
J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963), H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964)
Étym. gr. omphalos : ombilic ; kèlè : hernie
→ Beckwith-Wiedemann (syndrome de), détresse respiratoire, gastroschisis, laparoschisis, nutrition parentérale continue
Édit. 2017
omphalocèle-macroglossie-gigantisme syndrome l.m.
exomphalos-macroglossia-gigantism syndrome
→ Beckwith-Wiedemann (syndrome de)
Édit. 2017
omphalolithe n.m.
omphalith
Masse dure formée par la rétention de matériel kératinien et sébacé dans le sillon ombilical.
Une surinfection, une ulcération ou une réaction à corps étranger peuvent se produire.
Étym. gr. omphalos : ombilic ; lithos : pierre
Édit. 2017
omphalomésentérique adj.
omphalomesenteric
Édit. 2017
omphalopage n.m.
omphalopagus
Monstre siamois uni à son homologue par l’ombilic.
Édit. 2017