Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

730 résultats 

hydrotubation tubaire l.f.

tubal lavage

Méthode ancienne de traitement des infertilités tubaires qui consistait en l’irrigation liquidienne répétitive des trompes.

[O3]

hyperthermie prostatique thérapeutique l.f.

therapeutic prostatic hyperthermy

Traitement par la chaleur de l'hypertrophie bénigne de la prostate sans nécrose tissulaire.
Cette méthode consiste en l'application de micro-ondes sur le tissu prostatique, par voie transuréthrale ou transrectale, en vue d'élever la température du tissu traité entre 41 et 45°. Plusieurs séances sont nécessaires à des intervalles variables selon les appareils utilisés. Les lésions histologiques ainsi provoquées sont transitoires, sans nécrose des tissus. L'évaluation clinique a montré le peu d'efficacité de ce traitement.

hypertrophie bénigne de la prostate, cryothérapie prostatique, thermothérapie prostatique

[M2]

hypophysiolyse pharmacologique l.f.

pharmacologic hypophysiolysis

Inhibition pharmacologique de la libération de l'hormone de croissance par l'hypophyse.
Une hypophysiolyse pharmacologique peut être réalisée par l'administration d'analogues de la somatostatine. Cette méthode, utilisée dans le traitement des rétinopathies diabétiques "florides", a remplacé l'hypophysectomie chirurgicale et l'hypophysiolyse par implantation d'un isotope radioactif dans la selle turcique.

Syn. hypophysiolyse chimique, freination hypophysaire

somatostatine, somatomédine

hypotension contrôlée l.f.

induced hypotension

Méthode consistant à provoquer volontairement une baisse de la pression artérielle dont on règle l'intensité et la durée, afin de réduire le saignement opératoire soit pour faciliter l'acte chirurgical (anévrisme artériel intracrânien, chirurgie de l'oreille moyenne), soit pour réduire les pertes sanguines (chirurgie plastique ou orthopédique).
L'hypotension est obtenue avec des vasodilatateurs d'action brève, tels le nitroprussiate de sodium, les inhibiteurs calciques, la trinitrine ou les anesthésiques volatils (isoflurane). L'hypotension est facilitée par une position surélevée du cœur par rapport à la zone opératoire. On distingue l'hypotension contrôlée modérée (pression artérielle moyenne > 60 mm de Hg) et l'hypotension contrôlée profonde (pression artérielle moyenne <60 mm de Hg). Cette dernière est exceptionnellement utilisée en raison de ses inconvénients (risque d'accident vasculaire cérébral, insuffisance coronarienne).

contrôle

hypothermie peropératoire provoquée l.f.

peroperative hypothermia

Utilisée en chirurgie cardiaque, le refroidissement sous anesthésie générale avec vasoplégie permet de diminuer le métabolisme ce qui permet de mieux tolérer l'arrêt cardiocirculatoire et de réduire les besoins médicamenteux (morphine, barbituriques, phénothiazine, curare, héparine).
Le temps d'ischémie cérébrale réversible est de 3 min à 37°C, 30 min à 20°C, 60 min à 15°C et 120 min à 10°C, celui du myocarde est de 40 min à 37°C, 50 min à 28°C.
Pour maitriser les réactions adrénergiques normales de lutte contre le froid on emploie une anesthésie générale profonde.
Trois modes de refroidissement peuvent être utilisés:
- externe de surface (bain glacé, soufflerie d'air froid) jusqu'à 30°C;
- central par circulation extracorporelle de sang refroidi ;
- de surface relayée à 30°C par une circulation extracorporelle.
Chez le jeune enfant, cette méthode permet d'atteindre rapidement 10 à 15°C. De même le refroidissement sélectif du cœur par bain péricardique glacé ou par une circulation coronaire à 10°C peut compléter une hypothermie modérée à 28°C. Le réchauffement entraine la reprise du métabolisme cellulaire, d'où l'augmentation de la consommation de glucose ce qui amène un risque de fibrillation cardiaque vers 30°C.

iléoscopie rétrograde l.f.

retrograde ileoscopy

Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.

imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.

magnetic resonance imaging in neurology

Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).

Étym. lat. imago : image, représentation

résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale

immunocytoadhérence n.f.

immunocytoadherence

Adhérence d'un antigène à la surface d'un immunocyte spécifiquement sensible (par les récepteurs TCR ou les BCR) ou d'un macrophage (par les récepteurs de complément ou de Fc ou par les interactions sucres-lectines).
La méthode des « rosettes » se fonde sur l’immunocytoadhérence.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunomicroscopie électronique en dermatologie l.f.

immuno electron microscopy

Technique ultrastructurale de révélation antigénique utilisant des produits de marquage dense aux électrons, liés aux anticorps.
Il peut s'agir de technique immuno-enzymatique utilisant la peroxydase du Raifort, ou de technique immunométallique ayant recours à des marqueurs particuliers tels que l'or colloïdal. Bien que longue et coûteuse, cette méthode diagnostique est très utile dans l'étude de certaines dermatoses bulleuses.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoperoxydases en dermatologie (technique des) l.f.

immunoperoxydase technique

Méthode de révélation antigénique par un anticorps couplé à une enzyme, qui est la peroxydase du Raifort, la révélation se faisant grâce à un chromogène, la di-amino-benzidine ou 3-amino-5-éthyl-carbazole.
Elle peut être utilisée sur tissu aussi bien fixé au méthanal (formaldéhyde) que congelé et permet la révélation d'antigènes intracytoplasmiques, notamment des filaments intermédiaires des cellules. Elle apporte une aide au diagnostic des proliférations tumorales en permettant de préciser la différenciation des cellules.

Étym. lat. immunis : exempt de

impédance n.f.

impedance

Pour les courants électriques alternatifs, grandeur équivalente et de même dimension que la résistance en courant continu.
Cette notion est étendue à tous les mouvements alternatifs (impédance acoustique, mécanique, etc.).
1) En courant électrique alternatif, l'impédance ou résistance apparente, dépend de la fréquence (ou de la pulsation) et de
la structure du circuit.
2) En physiologie, l'impédance électrique des tissus dépend de leur capacité électrique, elle varie avec les pulsations cardiaques et les mouvements respiratoires ce qui permet de mesurer le débit cardiaque ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires par une méthode non effractive.
3) En mécanique, la connaissance des fréquences propres des différentes parties du corps explique les lésions locales causées lors des chocs ou par l'exposition aux vibrations.

Étym. lat. impedire : empêcher

fréquence propre, impédance (mesure du débit cardiaque par), inertance, inertie, vibrations

incision relaxante l.f.

relaxing incision

Méthode de correction chirurgicale de l'astigmatisme après kératoplastie transfixiante, consistant à inciser la cornée, soit au niveau de l'anneau limitant, soit au niveau du greffon de manière à aplatir le méridien le plus bombé.

incontinence (cure endoscopique de l') l.f.

incontinence (endoscopic cure of)

Cure de l'incontinence féminine par injection péri-uréthrocervicale, sous contrôle endoscopique, de substances pâteuses inertes ou de collagène, dans un but de soutien et rétrécissement de l'anneau cervical et d'augmentation de la résistance uréthrale.
Les résultats de cette méthode sont très diversement appréciés dans leur degré et leur durée.

indentation sclérale externe l.f.

external scleral buckle

Compression externe de la sclère par mise en place d’un matériel synthétique extrascléral pour permettre un contact entre les structures externes (sclère, choroïde et épithélium pigmentaire) avec le neuro-épithélium décollé.
Associée à une cryopexie des déhiscences rétiniennes, c’est la méthode classique de traitement d’un décollement de rétine, qu’il s’agisse d’une indentation localisée (parallèle au limbe ou radiaire) ou circulaire.

index corticaux l.m.p.

corticals index

Mesures prises sur une radiographie de face du deuxième métacarpien permettant d'évaluer l'épaisseur des corticales osseuses.
On mesure l'épaisseur de la corticale, en faisant la différence entre le diamètre du métacarpien à sa partie moyenne et le diamètre de la cavité médullaire. Bien que l'évaluation manque de précision, la méthode s'est révélée utile pour apprécier la perte osseuse corticale avec l'âge et son ralentissement sous l'effet de divers traitements.

Liley (indice optique) l.m.

Liley's optical index

Méthode quantitative de mesure du taux de bilirubine dans le liquide amniotique, utilisée pour apprécier l'intensité de l'anémie fœtale dans le cadre des allo-immunisations sanguines érythrocytaires maternofœtales.
La densité optique du liquide amniotique est étudiée dans un spectrophotomètre en faisant varier la longueur d'onde du faisceau lumineux entre 350 et 500 millimicrons. La bilirubine absorbe sélectivement la lumière d'un faisceau monochromatique de 450 millimicrons, ce qui dessine un pic plus ou moins élevé en fonction de la quantité présente sur la courbe d'absorption. L'anémie fœtale est corrélée à la hauteur du pic d'absorption, en fonction de l'âge gestationnel.

A. W. Liley, Sir, gynécologue obstétricien néozélandais (1961)

Étym. lat. indicium : indication

incompatibilité sanguine fœtomaternellel

[F1, O3]

Édit. 2018

infarctus cérébral l.m.

cerebral  infarction, stroke, encéphalomalacia

Nécrose circonscrite d’un territoire encéphalique, secondaire à une oblitération artérielle ou à une hypoperfusion sévère et prolongée, traduite par des tableaux neurologiques déficitaires d’installation brutale de gravité variable.
La lésion d’infarcissement est définitive alors que l’œdème qui lui est associé est réversible. La zone infarcie après une obstruction artérielle a un aspect grisâtre sans distinction entre les substances grise et blanche. Après la levée de l'obstacle artériel, en raison de la mise en jeu de suppléances, la lésion peut apparaître rouge. L'obstruction vasculaire n'est pas toujours décelée au voisinage de l'infarctus en raison du délitement d'une embolie ou du défaut de suppléance d'une oblitération située à distance.
Les principales causes d’infarctus cérébral sont les cardiopathies emboligènes (rétrécissement mitral, fibrillation auriculaire, communication interauriculaire) et l'athérome des artères cervicales à destination encéphalitique. Beaucoup moins fréquentes sont les anomalies structurelles des artères (dysplasie fibromusculaire, moyamoya), les dissections artérielles spontanées ou traumatiques, les diverses artérites (Horton, Takayashu, ….) et certaines affections génétiques ((hémocystinurie, maladie de Fabry). Les contraceptifs oraux, la drépanocytose, les polyglobulies, les déficits en inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine C, protéine S) constituent des facteurs favorisants.
Selon le siège de l'obstacle et le jeu des suppléances, le tableau clinique des infarctus peut réaliser :
- un ictus apoplectique (coma et hémiplégie massive) dans les thromboses de la carotide interne ;
- une hémiplégie proportionnelle, avec troubles arthriques, voire aphasie sous-corticale, dans les infarctus sylviens profonds ;
- une hémiplégie brachiofaciale avec, en fonction de l'hémisphère lésé, aphasie de Broca ou de Wernicke, apraxie ou syndrome de l'hémisphère mineur, dans les infarctus sylviens superficiels ;
- une monoplégie crurale dans les infarctus du territoire de la cérébrale antérieure ;
- une hémianopsie latérale homonyme et éventuellement une hémianesthésie thalamique dans ceux de la cérébrale postérieure ;
- un syndrome cérébelleux ou divers syndromes alternes (de Wallenberg notamment), dans les atteintes du tronc cérébral.
Le scanner met en évidence l'infarctus après 24 à 48 heures, sous la forme d'une zone d'hypodensité. L'IRM le manifeste comme un hypersignal en T2.
 Dans les deux cas, l'utilisation d'une méthode de contraste révèle la rupture de la barrière sang-encéphale. La tomographie d'émission de positons (PET) a pu montrer le contraste entre l'effondrement du métabolisme oxydatif dans la zone infarcie et le maintien du débit circulatoire régional (perfusion de luxe).
L'évolution des infarctus cérébraux est défavorable dans 20 à 30% des cas : aggravation des troubles neurologiques (transformation hémorragique, œdème, engagement) ou complications intercurrentes. Sinon, une régression débute après quelques semaines, mais elle reste limitée. Après six mois, les déficits sont généralement définitifs. Interviennent aussi les risques de récidive et ceux liés à l'état cardiovasculaire. Les infarctus cérébraux représentent la troisième cause de mortalité après les cancers et les cardiopathies
La prévention des infarctus cérébraux nécessite le dépistage et le traitement des causes énumérées ci-dessus. Elle justifie l’intérêt accordé aux accidents ischémiques transitoires (AIT) souvent prémonitoires, révélateurs d’un athérome des vaisseaux cervicaux. Qu'ils soient de nature hémodynamique (rétrécissement serré avec débordement des suppléances par le polygone de Willis et les anastomoses corticales) ou liés à la migration de thrombus formés sur une plaque ulcérée, les AIT peuvent se traduire en clinique par une amaurose transitoire ou des troubles visuels, une hémiparésie, une hémi-paresthésie, une aphasie lors des sténoses de l'une ou de l'autre carotide, des vertiges, une diplopie, une chute ("drop attack") dans l'athérome des artères vertébrales.
Le traitement des infarctus cérébraux a progressé avec l’organisation de centres spécialisés, d’unités permettant, dans les trois premières heures de leur évolution, une revascularisation précoce par thrombolyse, un traitement anti ischémique, une prise en charge thérapeutique immédiate
Le traitement symptomatique vise à maintenir l’équilibre hydro-électrolytique, à réduire l'œdème cérébral, à prévenir les fausses routes et les complications de décubitus. Les séquelles justifient une kinésithérapie et de l’orthophonie.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

Syn. ramollissement cérébral, accident vasculaire cérébral, encéphalomalacie, ictus, apoplexie

accident ischémique transitoire, moyamoya

infarctus cérébral (symptômes, évolution, traitement) l.m.

cerebral infarct (symptoms, outcome, treatment)

Accident ischémique qui peut être transitoire (AIT, trop bref pour déterminer une nécrose, souvent révélateur d'athérome des vaisseaux du cou) ou durable (infarctus proprement dit).
Qu'ils soient de nature hémodynamique (rétrécissement serré avec débordement des suppléances par le polygone de Willis et les anastomoses corticales) ou liés à la migration de thrombus formés sur une plaque ulcérée, les AIT peuvent comporter en clinique : amaurose transitoire, hémiparésie, hémi-paresthésies, aphasie ou troubles visuospatiaux pour les sténoses de l'une ou de l'autre carotide ; vertige, diplopie, chute ("drop attack") pour l'athérome des artères vertébrales.
Selon le siège de l'obstacle et le jeu des suppléances, la sémiologie durable des infarctus peut comporter : un ictus apoplectique (coma et hémiplégie massive) dans les thromboses de la carotide interne, bien qu'une compensation totale ou partielle soit possible (lésions alors maximales dans le territoire des branches profondes, terminales, de la cérébrale moyenne et dans les "derniers prés" des zones limitrophes des artères du cortex) ; hémiplégie proportionnelle, troubles arthriques, voire aphasie sous-corticale des infarctus sylviens profonds ; hémiplégie brachiofaciale avec, en fonction de l'hémisphère lésé, aphasie de Broca ou de Wernicke, apraxie ou syndrome de l'hémisphère mineur, dans les infarctus sylviens superficiels ; monoplégie crurale des infarctus du territoire de la cérébrale antérieure ; hémianopsie latérale homonyme et éventuellement hémianesthésie thalamique dans ceux de la cérébrale postérieure ; syndrome cérébelleux ou divers syndromes alternes (de Wallenberg notamment).
Le scanner X visualise l'infarctus après 24 à 48 heures, sous forme d'une zone d'hypodensité. L'IRM le manifeste comme un hypersignal en T2) Dans les deux cas, l'utilisation d'une méthode de contraste révèle la rupture de la barrière sang-cerveau.
L'évolution des infarctus cérébraux est défavorable dans 20 à 30% des cas : aggravation des troubles neurologiques (transformation hémorragique, œdème, engagement) ou complications intercurrentes. Sinon, une régression débute après quelques semaines, qui reste limitée. Après six mois, les déficits persistants sont généralement définitifs. Interviennent aussi les risques de récidive et ceux liés à l'état cardiovasculaire.
Leur prévention se fonde sur le dépistage et le traitement de ce dernier (hypertension artérielle, coronaropathie, etc.). Lors d'un accident constitué, la désobstruction par une médication thrombolytique risque de provoquer une transformation hémorragique. Les conditions d'une telle thérapeutique sont exceptionnellement réunies. Le traitement symptomatique vise à maintenir le statut hydroélectrolytique, à réduire l'œdème cérébral, à prévenir les fausses routes et les complication de décubitus.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

Ingelman-Sundberg (opération de) l.f.

Ingelman-Sundberg’s operation

Méthode de traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort par cervicoplastie par voie vaginale.
Les faisceaux pubococcygiens des muscles releveurs de l’anus préalablement isolés et sectionnés à leur partie postérieure sont suturés sous le col de la vessie.

A. Ingelman-Sundberg, gynécologue suédois (1959)

inhibition réciproque l.f.

reciprocal inhibition

Incompatibilité entre certaines réponses comportementales qui s'inhibent mutuellement.
Ainsi, un sujet en détente musculaire supporte mieux la présentation d'un stimulus agressif et se dégage progressivement de l'émotion ainsi provoquée.
La méthode appelée aussi désensibilisation progressive consiste à placer au premier rang la relaxation différentielle de Jacobson parmi les réponses antagonistes de l'anxiété. Il s'agit d'une technique de choix dans la prise en soins des phobiques.

J. Wolpe, psychiatre américain (1952 et 1958)

injection extra-ovulaire l.f.

extra-ovular injection

Ancienne méthode d’interruption médicale de grossesse par injection de prostaglandines entre la paroi ovulaire et l’utérus à l’aide d’un cathéter introduit par voie transcervicale.

injection intra-amniotique l.f.

intraamniotic injection

Ancienne méthode d’avortement par injection dans la cavité ovulaire d’une solution hypertonique d’urée ou de sérum salé ou d’une solution de prostaglandines PGF 2 α après soustraction d’un volume identique de liquide amniotique, soit environ 100 mL.

E. Aburel, gynécologue roumain, membre de l’Académie de Médecine (1934) ; E. A. Boero, gynécologue argentin (1935)

Aburel (technique de), Boero (méthode de)

injection intra-utérine l.f.

intrauterine injection

Méthode de traitement abandonnée des endométrites puerpérales par injection de liquide antiseptique dans la cavité utérine.

Inmon (technique d') l.f.

Inmon’s technique

Méthode de traitement chirurgical des prolapsus vaginaux extériorisés après hystérectomie par fixation du vagin au-dessus des muscles ischio-coccygiens.

W. B. Inmon, gynécologue américain (1963)

prolapsus génital

insémination artificielle avec donneur l.f.

donor artificial insemination

Méthode de traitement des stérilités masculines par azoospermie ou oligospermie sévère incurables consistant à inséminer une femme avec un sperme de donneur anonyme préparé et conservé dans les Centres d’étude et de conservation du sperme (CECOS).
Elle est maintenant remplacée dans beaucoup de cas par l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Elle est aussi utilisée dans certaines indications génétiques, tel le risque de transmission d’une maladie génétique dominante ou d’une translocation paternelle, dans de rares cas d’incompatibilité rhésus sévère où l’homme est rhésus positif homozygote, en cas de séropositivité de l’homme au virus VIH.

Sigle  : IAD

CECOS

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