inertie n.f.
inertia
Propriété que possède un système (mécanique, électrique, chimique, pharmacologique, physiologique, sociologique, économique, etc.) à s'opposer à toute variation.
L'inertie se mesure par le rapport de la «force» opposée à la variation de son évolution. Elle s'oppose à l'élasticité, facilité avec laquelle un système se laisse déformer.
Si Q est une valeur caractéristique de l'état du système (masse, self induction, nombre d'individus dans une situation donnée, masse financière, etc.), v la vitesse avec laquelle le système évolue dans le temps (v = dQ/dt) et F la «force» qui s'oppose à la variation de vitesse, on appelle «inertie» le rapport
I = F/(dv/dt).
Par ex., en mécanique, une masse M (inertie), obéit à la loi de Newton F = M. dv/dt. En électricité une intensité I passant à travers une self induction L, produit une force contre-électromotrice,
U = L . dI /dt (loi de Lenz). En mécanique la masse est analogue à la self en électricité.
Ces analogies sont utilisées en médecine, pour des simulations sur montages électriques ou sur ordinateur permettant d'éviter des expérimentations animales, voire humaines, ou pour ajuster automatiquement la délivrance des médicaments actifs en anesthésie.
Étym. lat. inertia : ignorance de tout art (in et ars), indolence, inertie, répugnance pour le travail