gadolinium n.m.
gadolinium
Élément métallique de la famille des terres rares, de numéro atomique 64, de masse atomique 157, constitué d'un mélange d'isotopes 154Gd à 160Gd, premier produit de contraste expérimenté en imagerie par résonance magnétique.
La toxicité élevée de l'ion gadolinium est réduite grâce à sa chélation par l'acide diéthylène-triamine-pentaacétique (Diethylene-Triamine-Pentaacetic Acid = DTPA) ou par l'acide tétraazacyclo-dodécane-tétraacétique (1, 4, 7, 10-tetraazacyclododecane-1, 4, 7, 10-tetraacetique acid = DOTA). Le pH des chélates Gd - DTPA ou Gd - DOTA, fortement acide, est ramené à 7,4 par addition de méglumine.
Ces complexes sont hyperosmolaires (1800 mosm/kg H2O pour le Gd- DTPA ; 1400 mosm/kg H2O pour le Gd - DOTA), ce qui correspond à peu près à l'osmolalité des contrastes triiodés hydrosolubles à haute osmolalité ;
Le gadolinium possède un moment magnétique important qui entraîne un raccourcissement du temps de relaxation T1 des tissus normaux ou pathologiques sur lesquels il se fixe : ceux-ci vont apparaître en hypersignal sur les séquences pondérées en T1, surtout après saturation du signal de la graisse, qui supprime l’hypersignal graisseux.
La pharmacocinétique des produits de contraste gadolinés est proche de celle des produits iodés : après injection, ils passent rapidement du secteur vasculaire au secteur interstitiel et sont évacués par filtration glomérulaire. Ils ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique saine.
Les dérivés gadolinés sont utilisés par voie intraveineuse ou, très dilués, par voie intra-articulaire (arthro-IRM) et sont, dans l’ensemble bien tolérés. Cependant, il a été récemment constaté qu’à la suite d’une injection IV, de faibles quantités de gadolinium pouvaient être retenues dans le tissu cérébral et dans d’autres tissus, Une rétention plus importante de gadolinium dans le cerveau a été observée avec les produits linéaires par rapport aux produits macrocycliques. Bien qu’il n’existe pas de preuve de la toxicité d’une telle rétention, par mesure de prudence, la suspension des AMM de l’acide gadopentétique et du gadodiamide utilisés en intraveineux, et la restriction de l’AMM de l’acide gadobénique à l’imagerie du foie a été décrétée en 2018.
J. Gadolin, chimiste finlandais (1794)
Symb. Gd
[C1,B2]
Édit. 2018