inertance n.f.
(débit d'air)2
Elle relève essentiellement de la densité de l'air dans les voies aériennes : pour une même pression motrice, le débit turbulent de l'air dans les bronches est inversement proportionnel à la racine carrée de la densité du mélange. Au niveau de la mer l'inertance ventilatoire chez le sujet normal est de l'ordre de : 1 Pascal/(L/sec2).
La baisse de la pression en altitude réduit proportionnellement la densité de l'air d'où diminution du travail respiratoire, ce qui est favorable aux patients atteints de pneumopathies obstructives : elle rend la toux plus efficace (à 2 250 m d'altitude la densité de l'air est réduite de moitié et le débit expiratoire de la toux est augmenté de 25 %).
Les mélanges respiratoires d'hélium, de densité réduite au 1/3 de celle de l'air, sont utilisés pour la ventilation artificielle des jeunes enfants et lors du traitement des crises d'asthme grave. L'augmentation de la densité du mélange respiratoire dans les ambiances hyperbares (plongée subaquatique) accroit considérablement le travail respiratoire. Pour éviter les convulsions de l'hyperoxie, les mélanges doivent avoir une très faible concentration d'O2 (p. ex. 1 % à 200 m sous l'eau), permettant d'utiliser des mélanges non explosifs à très fortes concentrations d'H2)
Étym. angl. construit sur inertia par analogie avec résistance et compliance.
→ gaz (caractéristique de quelques gaz), hélium, hydrogène, plongée (accident de la)