Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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connectivite mixte de Sharp l.f.

mixed connective tissue disease

G. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972); P. M. Levitin,médecin  rhumatologue américain (1975)

connectivite mixte, Sharp (connectivite mixte de)

[N3]

constriction péricardique et arrêt de la croissance l.m.

Étym. nommé à partir de muscle, liver, brain, et eye

Mulibrey nanisme

[K2,O1]

contage n.m.

Tout mode de transmission d’une infection

Le mode de contage peut être direct par contact étroit ou proche contact aérien. Il peut être indirect par l’intermédiaire de substances qui contiennent le micro-organisme pathogène (expectoration, salive, selles, suppuration…) ou d’un vecteur.

[D3,E1]

contrôle des naissances l.m.

Traduction abusive de birth control.
Aucune autorité en France n’est habilitée à contrôler les naissances.

régulation des naissances

[E1]

corps adipeux de la joue l.m.

corpus adiposum buccae (TA)

buccal fat pad

Masse adipeuse qui occupe, dans la région génienne, l’espace limité en arrière par le muscle masséter, le tendon du muscle temporal et le muscle ptérygoïdien médial, en dedans par le muscle buccinateur et son aponévrose, en dehors par les muscles cutanés de la face et en avant par le canal parotidien engainé dans un mince feuillet aponévrotique étendu de l’aponévrose du muscle masséter à l’aponévrose buccinatrice.

M. Bichat, médecin, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)

Syn. anc. boule graisseuse de Bichat

[A1]

Édit. 2015

corps adipeux pararénal l.m.

corpus adiposum pararenale (TA)

paranephric fat ; pararenal fat body

Couche graisseuse qui s’étend en arrière de la loge rénale et descend jusque dans la fosse iliaque.
Elle est interposée entre le feuillet rétrorénal et l’aponévrose des muscles rétrorénaux. Abondante dans l’angle dièdre du muscle psoas iliaque et du muscle carré des lombes, elle comble la fosse lombaire en arrière, en dehors et au-dessous du rein.

D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)

Syn. anc. graisse pararénale de Gerota

[A1]

Édit. 2015

corps blanc de l'ovaire l.m.

corpus albicans ovarii (TA)

corpus albicans of ovary

Tissu fibreux cicatriciel blanchâtre localisé dans l’ovaire.
Il témoigne de l’expulsion d’un ovule à travers la coque ovarienne.

Syn. commissure néopallidale

agénésie du corps calleux, syndrome calleux

[A1]

Édit. 2015

corps de Nissl l.m.

Nissl’s body

F. Nissl, neuropathologiste allemand (1894)

ribosome

[A2,H5]

corps étranger articulaire l.m.

loose body

1) Fragment ostéocartilagineux provenant d'un foyer de nécrose osseuse localisée, séquelle d'une ostéochondrite disséquante au stade de séquestration et libéré dans l'articulation.
Son revêtement fibrocartilagineux et sa forme ovalaire lui donnent une mobilité intraarticulaire qui lui vaut son nom de souris articulaire.
2) Élément libre ou fixé situé dans une articulation, d'origine intrinsèque (fracture ostéochondrale, synovite) ou extrinsèque (par pénétration accidentelle).

Syn. ostéochondrite disséquante

arthrophyte

[I1,I2]

corpuscule de Meissner l.m.

Meissner's corpuscle

Corpuscule tactile assez volumineux de forme ovalaire, situé dans une papille dermique qu'il remplit presque complètement, présent en grand nombre à la pulpe des doigts, possédant une capsule conjonctive et des lamelles nucléées disposées perpendiculairement à son grand axe, servant de récepteur au sens du tact.

G. Meissner, anatomiste allemand (1853); R. Wagner, anatomiste, physiologiste, zoologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1852)

Syn. corpuscule de Wagner-Meissner

[A2]

Édit. 2015

COTOREP sigle f. pour Commission Technique d'Orientation et de REclassement Professionnel

guidance and professional re-classification technical commission

Créée en 1975 (Loi d'orientation no 75-534 du 30 juin 1975), la Cotorep gérait les problèmes liés au handicap et notamment à la réinsertion professionnelle des handicapés.
Elle était présente dans chaque département et dépendait du ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement. Avec la Loi nº 2005-102 du 11 février 20052 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, elle a été remplacée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

maison départementale des personnes handicapées

[E]

couche membraneuse de l'hypoderme l.f.

stratum membranosum hypodermis, stratum membanosum telae subcutanae (TA)

membranous layer of subcutaneous tissue

Membrane fibreuse ou fibro-celluleuse qui limite profondément le pannicule adipeux de l’hypoderme.

Syn. anc. fascia superficialis

[A1,J1]

couche membraneuse de l'hypoderme du périnée l.f.

stratum membranosum hypodermis perinei, stratum membanosum telae subcutanae perinei (TA)

membranous layer of subcutaneous tissue of perineum

Membrane fibreuse ou fibro-celluleuse qui limite profondément le pannicule adipeux de l’hypoderme périnéal.

Syn. anc. fascia superficialis

[A1,J1]

coulisse bicipitale l.f.

sillon intertuberculaire de l'humérus

[A1]

Édit. 2015

courbe de croissance l.f.

growth curve

Représentation graphique des variations, en fonction du temps, d'un critère caractéristique de la croissance d'un organisme vivant, uni ou multicellulaire.

[O1]

courbe de dissociation de l'hémoglobine l.f.

oxyhaemoglobin dissociation curve

Courbe reliant la saturation de l'hémoglobine en oxygène et la pression partielle en oxygène.
Cette relation n'est pas linéaire en raison des modifications de configuration de la molécule d'hémoglobine au fur et à mesure de la fixation de l'oxygène. Ainsi la courbe a une forme sigmoïde.

[F1]

craniosynostose n.f.

craniosynostosis

Ossification et soudure prématurées des synfibroses du crâne chez le nouveau-né et le nourrisson entraînant des déformations du crâne, d’aspect variées selon les sutures intéressées et leur précocité, et des complications cérébrales et sensorielles par compression cérébrale.
La synostose isolée de la suture sagittale provoque une scaphocéphalie, la synostose coronale bilatérale une brachycéphalie, celle des sutures sagittale et coronale une acrocéphalie, celle de la suture métopique une trigonocéphalie, une soudure plus étendue ou totale une oxycéphalie, une soudure asymétrique unilatérale (coronale ou lambdoïque) une plagiocéphalie. D’une manière générale le crâne est rétréci perpendiculairement à la synostose et se développe par compensation parallèlement à elle (loi de Virchow 1851) mais il existe des formes atypiques.
La synostose est parfois décelée dès la naissance par l’aspect déformé du crâne et un bourrelet perceptible à la palpation. L’imagerie médicale permet d’en noter des signes précoces sous forme d’épaississement et de condensation des berges de la suture contrastant avec leur amincissement normal chez le nourrisson.
La craniosténose qui en résulte provoque des anomalies de développement du cerveau et une hypertension intracrânienne responsables de troubles sensoriels (atrophie optique) et intellectuels. La craniosynostose peut être isolée ou faire partie d’un syndrome malformatif complexe (formes syndromiques) :
- la dysmorphie craniofaciale de Crouzon, crâniosténose complexe associée à une atrophie du massif facial avec turricéphalie, bosse frontale médiane, exophtalmie, strabisme divergent, hypertélorisme, nez large et incurvé en bec de perroquet. Le maxillaire supérieur est hyperplasique, la voute palatine ogivale. Cécité et hypoacousie sont fréquentes. Cette maladie le plus souvent sporadique est parfois autosomique dominante ;
- la dysostose craniomandibulofaciale ou syndrome de Franceschetti-Zwahlen-Klein, encore appelée syndrome du premier arc. Ce syndrome malformatif héréditaire et familial se transmet selon un mode dominant et associe hyperplasie de la mandibule et des malaires, malformation des oreilles (atrésie du pavillon et du conduit auditif externe, cartilage surnuméraire, fistule borgne des oreilles et des commissures labiales), malformations palpébrales (angulation ou colobome) et, inconstamment, anomalies de la charnière cervico-occipitale ou lésions fissuraires (fente palatine, bec-de-lièvre). Il donne un aspect particulier avec un profil "de poisson" et cette obliquité des fentes palpébrales. Il survient du fait d'un trouble du développement entre la 7e et la 8e semaine de la vie embryonnaire ;
- l'acrocéphalosyndactylie ou syndrome d'Apert, dysostose complexe de transmission autosomique dominante, qui associe une crâniosténose à une acrocéphalie à développement antérieur, une hypoplasie du massif facial, une syndactylie des mains et des pieds et parfois un retard mental ;
- l'acropolysyndactylie ou syndrome de Carpenter, variété de dysostose complexe autosomique récessive, associant syndactylie, polydactylie des orteils et obésité.
Le traitement peut être chirurgical dans les premiers mois de la vie.

R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1851) ; A. Franceschetti, et P. Zwahlen, ophtalmologistes suisses (1944) ; A. Franceschetti et D. Klein, ophtalmologistes suisses (1949) ; E. Apert, pédiatre français (1906) ; G. Carpenter, pédiatre britannique (1901)

Étym. gr. kranion : crâne ; syn : avec, indique l’association ; osteon : os

Syn.  synostose crânienne. Craniosynostose et craniosténose sont très souvent employés comme synonymes, il semble préférable d’en individualiser le sens : la sténose (rétrécissement) étant la conséquence de la synostose précoce (soudure osseuse).

craniosténose, acrocéphalie, plagiocéphalie, oxycéphalie, trigonocéphalie, dysostose crânienne, FGFR3 gene.

[O1,I1,H1,Q2]

crête pétro-squameuse supérieure l.f.

Saillie de la fissure pétro-squameuse supérieure au niveau de la paroi tegmentale de la cavité tympanique

[A1]

Édit. 2015

Creutzfeldt-Jakob (prévention de la transmission de la maladie de) l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[C1,D1,D5,E1,H1 ]

Édit. 2017

crise d'angoisse l.f.

anxiety crisis

angoisse, anxiété aigüe, peur

crises partielles migrantes malignes du nourrisson l.f.p.

Épilepsie rare, décrite pour la première fois en 1995, caractérisée par un début précoce des crises convulsives avant 6 mois, des crises multifocales touchant indépendamment les deux hémisphères cérébraux et « migrant d’un hémisphère à l’autre », résistantes aux traitements anti-épileptiques et associées à un arrêt du développement psychomoteur.
Plus que de l’effet délétère des crises d’épilepsie, l’association du retard mental à l’épilepsie résulterait de la traduction d’un rôle direct des « gènes de l’épilepsie » dans le développement cognitif. La moitié des patients est porteuse d’une mutation (une délétion de novo) dans KCNT1, un gène codant un canal potassium sodium-dépendant fortement exprimé dans le cerveau. En effet, en plus de leur rôle dans la régulation du flux ionique, certains canaux possèdent également des fonctions « non-conductrices ». C’est le cas de KCNT1 dont la région cytoplasmique c-terminale, dans laquelle sont localisées les mutations responsables de crises partielles migrantes malignes du nourrisson (CPMN), interagit avec des protéines cytoplasmiques. De façon très intéressante, l’une de ces protéines est la FMRP, dont l’absence est responsable du syndrome de l’X-fragile, la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle héréditaire. Elle joue en particulier un rôle important dans le contrôle de la traduction d’ARN messagers essentiel à la structure et la plasticité de la synapse.

syndrome de Dravet, KCNT1 gène, protéine FMRP, syndrome de l'X-fragile

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

croissance contrainte l.f.

restraint growth

Accroissement progressivement ralenti d'une population cellulaire, caractéristique de l'évolution d'une culture de cellules et du développement des tissus et organes.
La multiplication cellulaire, initialement rapide, se ralentit progressivement et se stabilise à une valeur juste suffisante pour compenser les pertes et maintenir constant l'effectif cellulaire. Sa représentation mathématique courante est l'équation de Gompertz.

B. Gompertz, mathématicien britannique (1825)

[A2]

croissance et insuffisance rénale

nanisme rénal

[O1,M1]

croissance fœtale l.f.

fetal growth

Cinétique du développement statural et pondéral du fœtus, appréciée par la mesure de la hauteur utérine et par l'échographie.
L'excès de volume fœtal conduit à chercher un diabète de la grossesse. Le retard de croissance intra-utérin peut être dû à une anomalie chromosomique fœtale, une embryopathie virale, p. ex. la rubéole, ou parasitaire, p. ex. la toxoplasmose, un tabagisme ou une toxicomanie.

[O6]

croissant gazeux l.m.

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[B2]

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