Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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biocompatibilité n.f.

biocompatibility

1) Capacité d’un matériau inerte d’être toléré d’une façon durable à l’intérieur des tissus vivants.
Les prothèses internes, pour les os, l’articulation de la hanche, les valvules cardiaques doivent être biocompatibles.
2) Capacité de deux éléments vivants, tissus ou organismes, de s’accepter l’un l’autre sans réaction antigénique de l’un par rapport à l’autre.
Les greffes de tissu ou d’organe, les transfusions sanguines supposent la biocompatibilité du donneur et du receveur sous peine d’être suivies de rejet du greffon, ou d’accidents cliniques.

groupe sanguin, groupe tissulaire, histocompatibilité

Édit. 2017

bioréacteur n.m.

bioreactor

Enceinte où se déroule une réaction chimique catalysée par des enzymes ou des cellules vivantes et utilisée à des fins expérimentales ou industrielles.

biotechnologie

Édit. 2017

Blaton (méthode de) l.f.

Blaton's method

Méthode dérivée de la réaction de Galli-Mainini, qui utilisait le crapaud Bufo vulgaris pour le diagnostic biologique de grossesse.

A. Blaton, gynécologue belge (1954) ; C. Galli-Mainini, médecin endocrinologue argentin (1948)

Édit. 2017

blood patch l.angl.

Injection du propre sang du sujet (8 à 15 ml) dans l'espace péridural, pour traiter les céphalées secondaires à une perforation de la dure-mère faite lors d'une anesthésie péridurale ou d'une ponction lombaire.
Le sang injecté dans l'espace péridural coagule et le caillot de fibrine formé induit une réaction inflammatoire secondaire qui obstrue la brèche dure-mérienne.

Étym. : angl. blood : sang ; patch (mot tamoul transposé en anglais) : pièce, rustine

Édit. 2017

bouffée vasomotrice l.f.

flush

Réaction vasomotrice subite et transitoire marquée par un érythème cutané intense prédominant au visage et parfois associé à des signes généraux, provoquée par la libération brutale de médiateurs responsables d'une vasodilatation artériolaire tels que sérotonine et bradykinine.
Les causes en sont multiples : bouffée physiologique de la ménopause, ingestion d'aliments histaminolibérateurs, prise de certains médicaments, gastrectomie, tumeur carcinoïde ou phéochromocytome, etc.

ménopause, histamine, gastrectomie, carcinoïde (tumeur), phéochromocytome

Édit. 2017

bradycardie n.f.

bradycardia

Fréquence cardiaque lente, inférieure à 60 battements/mn chez le sujet adulte.
Chez le nouveau-né la limite inférieure de la fréquence cardiaque normale est de 90 /mn, elle est de 80 /mn chez le nourrisson et de 75 /mn à l'âge d'un an.
La fréquence est inversement proportionnelle à la taille, du fait de l'isométrie. Le produit de la fréquence cardiaque par minute x taille en mètres (dimension L/T, biologiquement unitaire), est voisin de 100 chez le sujet normal. La limite de la bradycardie est plus haute chez l'enfant que chez l'adulte (60 /mn pour 1,70 m correspond à 85 /mn, pour une taille de 1,20 m) et plus basse pour les sujets de grande taille (55 /mn pour un sujet de 1,90 m).
On distingue les bradycardies sinusales (ex. sportif entraîné) ou neurovégétatives par hypertonie vagale ou encore secondaires à une cause extracardiaque (hypothyroïdie, hypoxie, hypothermie, ictère) et les bradycardies en rapport avec un trouble conductif, soit par bloc auriculoventriculaire, soit par échappement jonctionnel consécutif à une défaillance de la conduction de l'influx sinusal à l'oreillette (bloc sino-auriculaire).
Lors de certains traitements médicamenteux bradycardisants (β-bloquants, digitaliques), la bradycardie sinusale peut faire place à un trouble conductif plus ou moins grave en cas de surdosage médicamenteux ou de réaction anormale du patient au produit administré.
L’électrocardiogramme permet l’analyse exacte de la nature de la bradycardie, qu’elle soit temporaire ou permanente, physiologique ou pathologique, associée ou non à d’autres troubles du rythme (brady-arythmie).

Étym. gr. bradus : lent ; kardia : cœur

bradycardie hypoxique, isométrie, pouls (fréquence du), tachycardie, brady-arythmie

Édit. 2017

Brindeau-Hinglais (réaction de) l.f.

Brindeau-Hinglais’ test

Méthode autrefois utilisée pour le dosage de l'hormone gonadotrophine chorionique (HCG), permettant d'apprécier le degré de vitalité de l'œuf.
La méthode consistait à soumettre le sérum ou l'urine de la femme présumée gravide à des dilutions de plus en plus fortes, à injecter ces dilutions à un animal, jusqu'à l'obtention de la réaction minimale encore appréciable, à savoir l'apparition d'un follicule ovarien hémorragique.
Le dosage de l'HCG est maintenant réalisé par des tecnniques immunologiques.

A. Brindeau, gynécologue membre de l'Académie de médecine et H. Hinglais, physiologiste français (1935)

gonadotrophine chorionique

[O3]

Édit. 2020

bruxisme n.m.

teeth grinding

Mouvements rythmiques des mâchoires étroitement serrées l'une contre l'autre, avec serrement intempestif des dents, observé en dehors des périodes de mastication, qui peut s'observer au cours du sommeil.
Ces épisodes surviennent en majorité aux stades 1 et 2 du sommeil lent, mais sans limitation à ceux-ci; ils peuvent être suivis d'une réaction d'éveil. Dans ses formes chroniques, le bruxisme du sommeil abîme les dents, entraîne une usure de l’émail, une usure de la dentine (couche d’ivoire sous- jacente), une sensibilisation de la dent aux changements de température et aux aliments acides, une atteinte du nerf et une fracture de la dent. Le bruxisme peut aussi retentir sur l’articulation temporo-maxillaire et provoquer des douleurs faciales et des céphalées.
Son étiologie est très mal connue, encore qu'une pathologie dentaire, des troubles de l'occlusion dentaire ou des facteurs émotionnels puissent tenir un rôle, bien que nombreux soient les sujets sans problèmes psychologiques apparents. Les traitements stomatologiques sont complexes et longs. Les traitements réversibles, tels les gouttières, qui ont un rôle protecteur doivent être privilégiés. La toxine botulinique est un traitement des formes majeures. L'intérêt de placebos a été retenu.

Édit. 2017

BW sigle m. pour Bordet-Wassermann

Abréviation courante pour désigner la réaction du diagnostic sérologique de la syphilis.

Bordet-Wassermann (réaction de)

Édit. 2017

C3 nef sigle pour facteur néphritique

C4 sigle. m.
Composant du complément sérique qui intervient en deuxième position dans la cascade de réaction conduisant à l'activation du complément.
Le C4 possède un coefficient de sédimentation de 10 S chez l'Homme et est connu aussi sous le nom de β1E globuline. Le C4 est divisé par le C1b activé en C4b, qui s’associe au C2a pour former l’enzyme C3-convertase, et C4a, peptide ayant une propriété d’anaphylatoxine.
C5 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1F globuline dont le coefficient de sédimentation est de 8,5 S chez l'Homme.
Le C5 est activé soit par la C5-convertase de la voie classique (complexe C4b2a3b) ou par la convertase de la voie alterne d'activation du complément (C3bBbC3b). Le C5 est clivé en C5b (qui participe avec C6, C7, C8 et C9, au complexe d’attaque membranaire) et C5a (petit peptide ayant des propriétés d’anaphylatoxine).
C5a sigle. m.
Petit peptide provenant du clivage de C5, ayant une activité plus étendue que le C3a.
Le C5a est en effet un facteur majeur du chimiotactisme des neutrophiles et il est aussi capable de les activer. En outre, le C5a augmente la perméabilité vasculaire, provoque une contraction des muscles lisses et possède une activité d'anaphylatoxine produisant une dégranulation des mastocytes.
C6 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 6 S, composée par une seule chaîne polypeptidique.
C7 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 5,2 S et constituée par une seule chaîne polypeptidique.
C8 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 8 S et une masse moléculaire de 150 kDa.
Sa concentration sérique chez l'Homme est de l'ordre de 20 à 80 microgrammes/ml. Le C8 est constitué de trois chaînes polypeptidiques α, β et γ.
C9 sigle. m.
Composant final du système du complément sérique: α2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 4,4 S.

C5, C3, mastocyte, anaphylatoxine

[C1]

calcinose n.f.

calcinosis

Présence de dépôts calciques dans les tissus mous qui survient à la suite de processus morbides, traumatiques, inflammatoire, dégénératifs ou néoplasiques.
Il s’agit de dépôts de cristaux d’hydroxyapatite entourés d’une réaction inflammatoire chronique avec fibrose. Les sites exposés aux microtraumatismes sont souvent touchés : doigts, avant- bras, coude et genoux, souvent de façon symétrique. L’importance de la calcification est variable, allant d’un dépôt punctiforme à une volumineuse masse pouvant ulcérer la peau sus-jacente. Selon l’aspect radiologique on distingue la calcinose circonscrite : opacités arrondies, isolées ou groupées, situées sous la peau ou en profondeur et la calcinose diffuse : traînées opaques d’aspect irrégulier.
Ce syndrome peut être idiopathique ou secondaire à une hypercalcémie ou à une maladie systémique : sclérodermie, dermatopolymyosite en particulier chez l’enfant.
La calcinose du rein ou néphrocalcinose, doit faire rechercher une hyperparathyroïdie. La calcinose artérielle ou médiacalcose, touche plutôt la couche médiale ; juvénile et idiopathique c’est la maladie de Mönckeberg ; plus tardive elle constitue un processus fréquent de vieillissement ; elle est fréquente dans la maladie diabétique et chez le dialysé rénal.

J. Mönckeberg, anatomopathologiste allemand (1903) ; A. Inclán, chirurgien orthopédiste cubain (1943)

Étym. lat. calx : chaux, d’où calci-, calcium, gr. ôsis : action de pousser (suffixe utilisé pour les maladies chroniques)

calcinose circonscrite, calcinose cutanée, calcinose cutanée circonscrite, calcinose cutanée universelle, calcinose idiopathique du scrotum, calcinose métastatique, calcinose nodulaire, calcinose pseudotumorale d’Inclán, calcinose salivaire, calcinose sous-cutanée, calcinose strio-pallido-dentelée, médiacalcose, Mönckeberg (maladie de), néphrocalcinose, hydroxyapatite, hypercalcémie,sclérodermie, dermatomyosite de l’enfant

[N1]

cancer bronchiolo-alvéolaire l.m.

alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée aux confins des bronchioles et des alvéoles.
C'est un sous-type rare (3% des cancers broncho-pulmonaires dans sa forme pure) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification O.M.S.de 1999, mais il existe un continuum anatomoclinique avec les adénocarcinomes mixtes comportant une composante bronchiolo-alvéolaire, beaucoup plus fréquents. Il est défini comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires. Il touche plus souvent la femme non fumeuse. L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodulesmultiples.
Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales. Leur chimiorésistance classique est remise en cause et elles pourraient bénéficier des inhibiteurs de la tyrosine-kinase de l’EGFR ("Epidermal Growth Factor Receptor").

M. Clara, anatomopathologiste allemand (1937)

Syn. carcinome bronchiolo-alvéolaire

adénocarcinome bronchique, cancer bronchique, cellule de Clara

[F2,K1]

cancer de l'estomac l.m.

stomach cancer, gastric cancer

Cancer se développant aux dépens du tissu de l’estomac, adénocarcinome dans 85 % des cas
Les autres formes histologiques sont des lymphomes malins non hodgkiniens (de type MALT par exemple), et, dans 1 à 3 % des cas, des sarcomes (avec en particulier les GIST) et des métastases d'autres tumeurs.

En France, sa fréquence diminue nettement (8500 cas annuels en 1980), 6400 en 2011, il est responsable de 3400 décès en 2011 (données InVS).
Il touche plus particulièrement l’homme de plus de 65 ans. Les facteurs de risque sont l’anémie de Biermer, la gastrite chronique, les infections à Helicobacter pylori, le tabagisme, l’alimentation fumée, des antécédents familiaux de cancers gastriques dont les porteurs de la mutation du gène de la cadhérine E (CDH1) le syndrome de Lynch et le cancer gastrique diffus héréditaire.
La région antro-pylorique est la plus souvent atteinte (50 à 60% des cas). A côté des formes ulcérées ou bourgeonnantes, il en est d’infiltrantes ou planes de diagnostic parfois difficile. Parfois l’aspect est celui d’une linite plastique témoin d’une infiltration diffuse de la paroi gastrique liée à une stroma réaction fibreuse exhubérante.
Histologiquement on distingue les formes différenciées, papillaires ou mucineuse, tubulaires et les formes à cellule isolées dites en « bague à chaton » (classification de Laurén).
Le cancer peut être limité à la muqueuse ou à la sous-muqueuse. Ces cancers dits « superficiels « ne sont pas exempts du risque d’un envahissement ganglionnaire.
Le traitement est essentiellement chirurgical, associé ou non en fonction de l’extension à une radiothérapie et/ou une chimiothérapie.

H. T. Lynch, oncologue et généticien américain (1966) ; P. A. Laurén, anatomopathologiste finlandais (1965)

Syn. cancer gastrique, carcinome gastrique.

adénocarcinome, lymphome malin digestif, MALT, TNM (classification), GIST

[F2,L1]

caractère anal l.m.

prédomine le stade de développement libidinal anal et que se constituent des formations

réactionnelles destinées à lutter contre les exigences pulsionnelles liées à ce stade.
Les principaux traits sont l’avarice (déplacement sur l’argent du plaisir de la rétention fécale), l’amour de l’ordre et de la propreté (réaction contre le plaisir de souiller) et l’obstination (reproduction du plaisir de s’opposer). Le caractère anal est souvent dit sadique-anal pour souligner le rôle que jouent dans sa constitution l’agressivité et le plaisir de dominer autrui. Il existe une parenté certaine entre le caractère pathologique et la névrose de caractère obsessionnelle.

anal (stade)

[H4]

caractère oral l.m.

oral character

Caractère défini par la persistance, chez un individu, après la première enfance, de traits qui reproduiraient ceux que l’on observerait chez le nourrisson, lorsque prédomine le stade de développement oral.
On y retrouverait un intérêt particulier pour ce qui concerne la zone buccale (succion, tabagisme) et la prise alimentaire (boulimie, réaction anorexique, gourmandise, alcoolisme).
Seraient rencontrés également des traits liés à ce que fut le style de relation du bébé avec son entourage: dépendance, avidité, égocentrisme, besoin continu d’amour inconditionnel.
Largement pris en compte dans les premiers travaux psychanalytiques, ce concept semble moins utilisé actuellement, quoiqu’il serve à définir une forme de caractère bien individualisée.

oral (stade)

[H4]

carbonylation n.f

Fixation de dérivés carbonylés (« reactive carbonyl species »), c'est-à-dire possédant une fonction cétone (C=O), tels les dialdéhydes et les composés carbonyl insaturés alpha-bêta, sur les protéines aboutissant à la formation de produits terminaux

Les composés carbonyl réactifs se fixent directement sur les résidus lysine, cystéine et histidine via la formation d’une base de Schiff (produit d'une réaction d’amine primaire avec une cétone ou un aldéhyde). Ils interagissent avec les protéines, les lipides et les acides nucléiques. Les dérivés carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques comme les composés glyqués. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.

glyqué

carcinome basocellulaire l.m.

basal cell carcinoma

Tumeur épithéliale fréquente apparaissant surtout au visage après la cinquantaine.
Le terme carcinome est préféré à celui d'épithélioma basocellulaire. L'aspect clinique le plus courant est celui d'une lésion cutanée de forme et de dimensions variées, entourée d'une bordure « perlée ». Elle se compose, au microscope, d'amas denses ou de cordons cellulaires anastomosés, qui sont en connexion avec l'épiderme sus-jacent ou avec les annexes. On y distingue des cellules centrales basophiles, de petite taille, polyédriques ou fusiformes, dépourvues de filaments d'union, et des cellules périphériques cylindriques qui, rangées en « palissade », délimitent les boyaux de la tumeur. Les cellules du carcinome basocellulaire peuvent prendre des aspects multiples, résultant soit d'une évolution de cellules primitives vers des stades plus différenciés, comme p. ex. les évolutions kératinoïde, pilaire ou sébacée, soit de phénomène de régression, dont l'atrophie stellaire, la formation de pseudokystes et de lacunes péritumorales sont des exemples. Dans la plupart des cas, le stroma périvasculaire a une structure lâche, rappelant celle du tissu conjonctif périfolliculaire, tandis qu'une minorité des tumeurs est entourée d'une stroma-réaction plus ou moins fibreuse. Plusieurs formes cliniques ont été décrites : le carcinome plan cicatriciel, l'ulcus rodens, le carcinome bourgeonnant, le carcinome superficiel ou pagétoïde, le carcinome sclérodermiforme, le carcinome nodulaire, le carcinome basocellulaire pigmenté. L'évolution est lente ; la tumeur envahit petit à petit le derme et les structures sous-jacentes, mais ne donne jamais de métastases. Il n'y a pas de localisations muqueuses.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. cancer basocellulaire, épithélioma basocellulaire, basaliome, cancer basocellulaire

cancer spinocellulaire

[F2,J1]

carcinome sclérodermiforme l.m.

morphoeic basal cell carcinoma, morphealike basal cell carcinoma, sclerodermiform basal cell carcinoma

Variété rare de carcinome basocellulaire siégeant surtout sur le visage, qui se présente comme une plaque blanc-jaunâtre aux contours arrondis, de consistance ferme et dont la surface lisse est parcourue de télangiectasies, ressemblant à une plaque de sclérodermie et qui ne dépasse pas le niveau de la peau environnante.
L'examen histologique montre une tumeur infiltrant profondément le derme, constituée de nombreux boyaux étroits qui s'étirent ou se ramifient, et ne comportent généralement que deux ou trois rangées de cellules ovalaires ou fusiformes, et qui sont entourés d'une stroma-réaction intense et presque exclusivement conjonctive. Certains interprètent la tumeur comme un néoplasme indifférencié, tandis que d'autres y voient une différenciation pilaire et/ou sudorale. La tumeur progresse lentement mais ne donne pas de métastases. L'exérèse chirurgicale est le traitement de choix.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. épithélioma sclérodermiforme, carcinome morphéiforme, épithélioma morphéiforme (obs.)

carcinome basocellulaire, sclérodermie localisée, télangiectasie

[F2,J1]

carcinome ulcéreux l.m.

ulcerous carcinoma

Variété de carcinome basocellulaire associant à une ulcération cutanée superficielle ou profonde, l'aspect histologique du carcinome plan cicatriciel et une stroma-réaction inflammatoire dense.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

carcinome plan cicatriciel

[F2,J1]

cardiolipide n.m.

cardiolipin, reaginic test

Diphosphatidylglycérol, phospholipide non azoté, localisé particulièrement dans les membranes internes des mitochondries des cellules du myocarde, où il est associé à la cytochrome-oxydase ; c’est aussi un constituant des membranes bactériennes.
Etant donné la richesse en mitochondries des cellules du myocarde on l’extrait du cœur de bœuf pour l’utiliser comme antigène dans la sérologie des tréponématoses : réaction de Bordet-Wassermann, VDRL, Kline, etc.

J. Bordet, immunologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919; A. P. von Wassermann, bactériologiste allemand (1906) ; B. S. Kline, biologiste américain (1930)

Étym. préfixe cardio- et lipide : lipide du cœur

Bordet-Wassermann (réaction de), VDRL, Kline (réaction de)

[C1,C3]

cathéter n.m.

catheter

Tige creuse fabriquée avec un biomatériau, destinée à être introduite dans un canal ou un conduit naturel (vaisseau, cœur, urèthre, œsophage…), dans un organe comme la vessie pour évacuer l'urine, dans un espace virtuel, comme l'espace péridural pour injecter un anesthésique, dans un vaisseau sanguin pour perfuser une solution, prélever du sang ou pratiquer une intervention endoluminale (pose d'endoprothèse, dilatation coronaire, embolisation, etc.).
Les cathéters en matière plastique doivent être à usage unique. Leur stérilisation est délicate et source de difficultés car ils résistent mal à la chaleur, sauf ceux en silicone. Ils sont généralement stérilisés à l'oxyde d'éthylène, antiseptique très efficace mais très toxique, notamment pour le sang dont il détruit les facteurs de coagulation : des accidents mortels par fibrinolyse ont été signalés à la suite de l'emploi de cathéters mal désorbés (n'ayant pas encore éliminé tout l'oxyde d'éthylène utilisé pour la stérilisation).
Enfin les infections bactériennes ou à levures sur cathéter représentent environ 20% des infections nosocomiales ; elles peuvent être locales ou disséminées avec bactériémie. Leur prévention exige une asepsie stricte lors de la pose du cathéter.
Désorber : (Chimie) Réaliser la réaction inverse de l’

Étym. gr. kathetêr : ce qu'on enfonce, sonde

[B3]

CD 89 sigle pour Cluster of Differentiation

Glycoprotéine transmembranaire exprimée à la surface des polynucléaires neutrophiles, des éosinophiles, et des monocytes/macrophages.
CD89 fixe le domaine Fc des Ig A circulantes et contribue ainsi à leur élimination. La fixation des Ig A sur CD89 participe également à l’initiation de la réaction inflammatoire déclenchée par les immuns-complexes circulants et à la défense immunitaire contre les micro-organismes.

Syn. FCR alpha

[C3,F3]

Celesia (myopathie type) l.f.

Celesia’s type myopathy

Myopathie hypertrophique localisée à un membre, avec crampes et réaction myotonique.

G.G. Celesia, neurologue américain (2001)

[I4]

cellule claire de Masson l.f.

Masson’s clear cell

Cellule située dans la couche basale de l’épiderme entre les kératinocytes basaux, qui, sur les coupes colorées selon les techniques standard, notamment par l’hématéine-éosine, apparaissent avec un cytoplasme clair et qui font partie du système pigmentaire ou mélanogène dont Masson a établi la nature neuro-ectodermique avec la crête neurale pour origine.
Ces cellules claires sont plus électivement mises en évidence par les imprégnations argentiques, telle la coloration de Masson, ou par la DOPA réaction de Bruno Bloch qui nécessite une technique de fixation particulière.

N. Kulchitsky, biologiste russe (1856-1925) ; P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1880-1959) ; B. Bloch, dermatologiste suisse (1926)

Syn. mélanocyte

[A2,J1]

cellule LE l.f.

LE cell

Cellule, le plus souvent un polynucléaire neutrophile, contenant une inclusion cytoplasmique arrondie et homogène ayant des affinités tinctoriales comparables mais non tout à fait superposables à celles d’un noyau de polynucléaire normal.
Ces cellules ont été observées au départ dans les frottis de moelle de sujets atteints de lupus érythémateux (LE) disséminé mais leur formation peut être obtenue in vitro par l’incubation de polynucléaires normaux mis en présence d’un sérum contenant du facteur lupique. La positivité de la recherche des cellules LE est très évocatrice du diagnostic de lupus érythémateux disséminé.
La formation de la cellule LE ou cellule de Hargraves est un phénomène complexe de nucléophagie se produisant en deux temps. Dans un premier temps, le facteur lupique ou facteur de Haserick qui est un autoanticorps anti-nucléoprotéines réagit avec le noyau d’un polynucléaire normal, cette réaction entraînant la mort du polynucléaire et des modifications de structure de son noyau. Dans un second temps, le noyau de ce premier polynucléaire est phagocyté par un autre polynucléaire demeuré normal et donc viable, ce qui aboutit à la formation de la cellule de Hargraves.

M. Hargraves, médecin américain (1948), J. R. Haserick, médecin américain (1949)

Syn. cellule lupique, Hargraves (cellule de), Haserick (facteur de)

[A2,N3]

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