Davenport (diagramme de) l.m.
Davenport's diagrams
Diagramme utilisé en réanimation pour préciser la situation physiopathologique, ajuster le traitement et suivre l'équilibre entre la respiration et l'élimination rénale.
Le diagramme (redessiné par le Professeur J.P. Crance) représente l'équation d'Henderson,Hasselbalch d'équilibre acide,base du sang. Le pH est en abscisse,la concentration en bicarbonate HCO3,en ordonnée et le réseau de courbes isobares est coté en PCO2.
H. W. Davenport, physiologiste américain (1974)
→ acidose, alcalose, Henderson-Hasselbalch (équation de), isobare (courbe)
diagramme de bandes l.m.
banding pattern
Représentation en bandes séparées sur un gel d'électrophorèse.
Elle traduit la distribution de molécules de tailles, de formes et de charges différentes : p. ex. les protéines ou les acides nucléiques.
diagramme obstétrical du travail l.m.
diagram of labour (partogram)
Tableau permettant de suivre la progression dans le temps des différentes phases de l'accouchement chez la parturiente, fondé sur l'évolution de la dilatation et le niveau de la présentation.
La fréquence des contractions utérines, le type de présentation, l'état de la poche des eaux et la couleur du liquide amniotique, les données du rythme cardiaque fœtal et les traitements administrés sont également annotés aux heures correspondantes.
Fenn (diagramme de) l.m.
Fenn's diagram
Diagramme cartésien (PO2 en abscisse, PCO2 en ordonnée) utilisé en réanimation pour régler l'oxygénothérapie au sol ou en médecine aéronautique (notamment au cours des évacuations aériennes) pour déterminer les pressions partielles des gaz de l'air alvéolaire et, par-là, celles des gaz du sang connaissant la pression barométrique (qui peut être estimée par l'altitude) et la composition du mélange inhalé.
L'axe des abscisses correspond à l'air inspiré, une horizontale à PACO2 = 40 mm de Hg représente l'air alvéolaire normal (en clinique cette horizontale doit être ajustée à la valeur habituelle du malade au repos). La droite qui joint le point de l'air ambiant à celui de l'air alvéolaire a une pente égale au quotient respiratoire, QR. Connaissant les PIO2 et PaCO2 ce diagramme permet de déterminer les gaz du sang du sujet normal et chez l'hypercapnique.
Ce diagramme permet de dégager plusieurs notions pratiques, notamment :
- il suffit d'un petit débit d'O2 additionnel pour normaliser la PAO2 d'un insuffisant respiratoire;
- l'exercice musculaire améliore l'oxygénation des poumons et du sang par augmentation du QR, inversement la baisse du QR au cours du sommeil par baisse de l'activité musculaire favorise l'hypoxie (phénomène net chez les patients sujets aux apnées du sommeil).
W. O. Fenn, H. Rahn, A. B. Otis, physiologistes américains (1946)
→ altitude, apnée du sommeil, hypercapnie, hypoxie, oxygénothérapie, quotient respiratoire
[G1,K1]
Édit. 2018
Liley (diagramme de) l.m.
bilirubin chart
Diagramme utilisé au cours de la maladie hémolytique du fœtus.
Le résultat du dosage par méthode spectrophotométrique de la bilirubine contenue dans un échantillon de liquide amniotique est porté sur ce diagramme qui prend en compte la teneur en bilirubine et l'âge gestationnel.
En cas d'anémie fœtale sévère par hémolyse immunologique, le résultat apparaît dans la zone supérieure du diagramme.
A. W. Liley, Sir, gynécologue obstétricien néozélandais (1961)
Fenn (diagramme de) l.m.
Fenn's diagram
Diagramme cartésien (PO2 en abscisse, PCO2 en ordonnée) utilisé en réanimation pour régler l'oxygénothérapie au sol ou en médecine aéronautique (notamment au cours des évacuations aériennes) pour déterminer les pressions partielles des gaz de l'air alvéolaire et, par-là, celles des gaz du sang connaissant la pression barométrique (qui peut être estimée par l'altitude) et la composition du mélange inhalé.
L'axe des abscisses correspond à l'air inspiré, une horizontale à PACO2 = 40 mm de Hg représente l'air alvéolaire normal (en clinique cette horizontale doit être ajustée à la valeur habituelle du malade au repos). La droite qui joint le point de l'air ambiant à celui de l'air alvéolaire a une pente égale au quotient respiratoire, QR. Connaissant les PIO2 et PaCO2 ce diagramme permet de déterminer les gaz du sang du sujet normal et chez l'hypercapnique.
Ce diagramme permet de dégager plusieurs notions pratiques, notamment :
- il suffit d'un petit débit d'O2 additionnel pour normaliser la PAO2 d'un insuffisant respiratoire;
- l'exercice musculaire améliore l'oxygénation des poumons et du sang par augmentation du QR, inversement la baisse du QR au cours du sommeil par baisse de l'activité musculaire favorise l'hypoxie (phénomène net chez les patients sujets aux apnées du sommeil).
W. O. Fenn, H. Rahn, A. B. Otis, physiologistes américains (1946)
[F1,K1]
Édit. 2018
dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.
mechanical ventilation (damages caused by the)
→ ventilation mécanique (dommages dus à la)
jet ventilation l. angl.f.
Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.
R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)
→ fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations
méthodes de ventilation artificielle l.f.p.
artificial ventilation (methods of)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle (méthodes de)
scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.
pulmonary ventilation scintigraphy
Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, technétium, aérosol marqué
ventilation n.f.
Partie de la respiration qui concerne qualitativement le renouvellement de l'air dans les poumons et, quantitativement, le débit global d'air assurant ce renouvellement.
1) Chez le sujet normal, les mouvements ventilatoires sont périodiques à une fréquence f. Chaque mouvement déplace un volume courant VT.
Ces mouvements produisent un renouvellement d'air ou ventilation, V' = f. VT, qu'on exprime en général en litres par minute, aux conditions alvéolaires.
La ventilation se mesure à l'aide d'un spiromètre.
En clinique, l'observation en respiration spontanée de l'expansion thoracique, forte ou faible, et de sa fréquence, rapide ou lente, permettent d'apprécier si la ventilation est normale. Une ventilation irrégulière avec des pauses est une oligopnée (ex. rythme de Cheyne-Stokes), une respiration forte, ample et régulière est une polypnée ou une hyperpnée.
2) En hygiène, la ventilation des locaux est un des moyens de lutte contre les infections liées à l’environnement dans lequel séjournent les malades.
L. Gréhant, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1838-1910) ; J. Cheyne, médecin écossais (1818) et W. Stokes, médecin irlandais (1854)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ respiration, oligopnée, Cheyne-Stokes (respiration de), polypnée, hyperpnée, alvéolaires (conditions), hypercapnie, polypnée, oligopnée, spiromètre, ventilation x fréquence (diagramme), volume courant
ventilation alvéolaire l.f.
alveolar ventilation
Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2 et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.
P. H. Rossier, médecin interniste suisse (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
Symb. V’A
→ gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier
ventilation artificielle l.f.
artificial ventilation
Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou que sa ventilation est insuffisante.
On utilise en premier secours des ressuscitateurs, appareils manuels ou pneumatiques simples.
Au cours du transport à l'hôpital ou en clinique on utilise des ventilateurs à alimentation électrique ou pneumatique.
| ventilation artificielle : abréviations usuelles | ||||
| Français | anglais | |||
| VC | Ventilation Contrôlée | Controlled Ventilation | CV | |
| VAC | Ventilation Assistée-Contrôlée | Assisted Controlled Ventilation | ACV | |
| VCI | Ventilation Contrôlée Intermittente | Intermittent Mandatory Ventilation | IMV | |
| VACI | Ventilation Assistée- Contrôlée Intermittente | Synchronized Intermittent Mandatory Ventilation | SIMV | |
| VPC | Ventilation en Pression Contrôlée | Pressure-Controlled Ventilation | PCV | |
| Ventilation en Pression Contrôlée | Pressure-Controlled Inverse Ratio | PCIRV | ||
| avec rapport I/E supérieur à 1 | Ventilation | |||
| AI | ventilation avec Aide Inspiratoire | Pressure Support Ventilation | PSV | |
| VS | Ventilation Spontanée | Spontaneous Ventilation | SV | |
| VS-PEP | Ventilation Spontanée avec Pression Expiratoire Positive | Continuous Positive Airway Pressure | CPAP | |
| PEP | Pression Expiratoire Positive | Positive End Expiratory Pressure | PEEP | |
| ventilation à haute fréquence par jet | High-Frequency Jet Ventilation | HFJV | ||
| ventilation à haute fréquence par oscillations | High-Frequency Oscillation | HFO | ||
| ventilation à haute fréquence en pression positive | High-Frequency Positive Pressure Ventilation | HFPPV | ||
| ventilation à deux niveaux de pression expiratoire positive | BIphasic Positive Pressure ventilation | BIPAP | ||
| ventilation avec soupape de sécurité en pression | Airway Pressure Release Ventilation | APRV | ||
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (méthodes de), ventilation artificielle (réglage de la), ventilation artificielle : abréviations usuelles, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation avec pression positive expiratoire, ventilation contrôlée, ventilation contrôlée intermittente, ventilation en pression assistée
ventilation artificielle (méthodes de) l.f.p.
artificial ventilation (methods of)
Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou si sa ventilation est insuffisante.
Il est possible de faire face à la situation par diverses méthodes de ventilation artificielle que l'on peut classer schématiquement en méthodes externes ou internes (par insufflation).
En premier secours on n'utilise plus d'appareils mécaniques à action externe : on emploie en général des ressuscitateurs (appareils autonomes simples, manuels ou pneumatiques).
En clinique (à l'hôpital, à domicile ou en cours de transport), on utilise des respirateurs (ventilateurs) à alimentation électrique ou pneumatique.
Le tableau ci-dessous résume les diverses méthodes de ventilation artificielle classiques qui ont été proposées. Une * marque celles qui ont des indications spéciales, ** marquent celles qui sont peu efficaces ou ont des indications très restreintes et *** celles qui sont pratiquement abandonnées. Actuellement, les respirateurs simples so
nt de plus en plus remplacés par des appareils polyvalents qui, grâce au déclencheur et à des programmateurs, permettent d'assurer de nombreux modes de ventilation.
| ventilation artificielle (méthodes de) | |||
| méthodes externes | |||
| manuelles | victime couchée sur le dos*** victime couchée sur le ventre*** | SilvesterNielsen | |
| par balancement | brancard basculant** | Eve | |
| lit basculant* | |||
| par compression abdominale | ceinture pneumatique*** | ||
| par compression thoracique | appareil de Cot*** | ||
| par dépression sur le thorax | cuirasse thoracique*** | ||
| par dépression sur le thorax et l'abdomen | cuirasse thoracoabdominale** | ||
| par dépression sur tout le corps (sauf la tête) | poumon d'acier* | ||
| méthodes électriques par excitation des nerfs phréniques** | |||
| méthodes internes (par insufflation) | |||
| - en premiers secours : méthodes orales : | bouche à bouche, bouche à nez | ||
| ressuscitateurs manuels : | ballons autogonflables ou soufflets pneumatiques | ||
| ressuscitateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| semiautomatiques | |||
| à fréquence fixe | |||
| relaxateurs de pression* , relaxateurs de volume** | |||
| mécaniques à alimentation électrique** | |||
| - en cours de transport : * | |||
| ressuscitateurs (en secours) manuels : | ballons autogonflables ou soufflets | ||
| respirateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| relaxateurs de pression** | |||
| relaxateurs de volume** | |||
| - en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence* | |||
| ressuscitateurs (en secours) manuels : | ballons autogonflables ou soufflets | ||
| respirateurs pneumatiques : | découpeurs de flux | ||
| relaxateurs de pression** | |||
| relaxateurs de volume** | |||
| - en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence* | |||
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (dommages causés par la), ventilation artificielle : abréviations usuelles
ventilation artificielle (réglage de la) l.m.
artificial breathing adjustement
Réglage qui doit être fait sur les volumes (volume courant, ventilation) et sur la pression de fin d'insufflation.
La ventilation artificielle doit être quantita
Réglage quantitatif : la ventilation (V', en litres par minute) du respirateur doit assurer la demande ventilatoire. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement on peut s'assurer que cette demande est satisfaite par une épreuve d'apnée. Si les centres respiratoires sont déprimés soit par la maladie, soit sous l'effet de médicaments il faut se substituer au mécanisme naturel en ajustant au mieux l'équilibre des gaz du sang compte tenu de la pathologie (l'équilibre sur les valeurs normales ne convient pas dans beaucoup de situations).
Réglage qualitatif : les trop grands volumes courants insufflés peuvent être source de barotraumatismes. Le réglage doit toujours être fait sur un volume courant, VT, n'exigeant pas une pression trop élevée.
En ventilation contrôlée, on calcule la fréquence, du réglage du volume courant (en tenant compte du volume mort) et de celui de la ventilation :
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle,barotraumatisme, débranchement (épreuve de), volume mort, ventilation, ventilation (dommages causés par la), ventilation x fréquence (diagramme), volotraumatisme
ventilation assistée l.f.
assisted ventilation
Mode de ventilation artificielle consistant à laisser le patient respirer spontanément, en se contentant de compléter l'inspiration de manière à apporter l'appoint de ventilation jugé nécessaire.
En anesthésie ce mode de ventilation se fait très simplement en appuyant à la main sur le ballon pour accompagner le mouvement inspiratoire. En réanimation les respirateurs mécaniques munis d'un déclencheur détectent le mouvement inspiratoire du patient et insufflent une quantité d'air supplémentaire qui peut être prédéterminée. Les relaxateurs de pression fonctionnent naturellement sur ce mode de ventilation mais ils ne contrôlent pas le volume insufflé.
La ventilation assistée est le bon mode de ventilation artificielle avant le sevrage du respirateur car il oblige le centre respiratoire à fonctionner à chaque cycle respiratoire.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, trigger
ventilation assistée contrôlée intermittente l.f.
synchronized intermittent mandatory ventilation
Ventilation contrôlée dans laquelle les cycles respiratoires ne sont déclenchés qu'en présence d'une caractéristique spécifique de la respiration spontanée du malade, si, p. ex. le débit expiratoire tombe au-dessous d'une limite donnée.
Ce mode de ventilation est particulièrement intéressant pour faciliter le sevrage.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, sevrage, ventilation contrôlée, ventilation assistée
ventilation avec pression positive expiratoire l.f.
ventilation with positive expiratory pressure
Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant sponta
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP
ventilation contrôlée l.f.
controlled ventilation, mandatory ventilation
Mode de ventilation artificielle consistant à prendre entièrement en main la ventilation, les centres respiratoires étant mis au repos (ils sont «en apnée»).
Ce mode qui impose de régler la grandeur de la ventilation suppose qu'on satisfasse à la demande ventilatoire du patient. Si cette demande n'est pas satisfaite (ventilation insuffisante) les centres respiratoires réagissent et déclenchent des mouvements inspiratoires incoordonnés avec les insufflations : il y a «lutte» contre le respirateur.
Les respirateurs modernes perfectionnés comportent des programmes permettant à l'appareil de s'adapter automatiquement à la demande ventilatoire.
Ce mode de ventilation s'impose quand les centres respiratoires sont déprimés (notamment au cours de l'anesthésie générale ou chez les patients comateux), mais il a l'inconvénient d'installer une certaine hyperventilation génératrice d'hypo
Avant d'arrêter une ventilation contrôlée il faut toujours passer en ventilation assistée ou du moins en ventilation contrôlée intermittente ou encore en ventilation imposée variable : on assure ainsi le sevrage dans de meilleures conditions qu'en faisant des essais de débranchement du ventilateur pendant un certain temps sous prétexte «d'entraîner le patient à respirer seul». Il y a là un risque non négligeable d'accident par oligopnée entraînant une hypoxie : le débranchement intempestif du respirateur peut entraîner un arrêt cardiaque.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, demande ventilatoire, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation imposée variable
ventilation contrôlée intermittente l.f.
intermittent mandatory ventilation (IMV)
Combinaison de la respiration spontanée et de cycles respiratoires périodiquement engendrés par un respirateur.
Ce mode de ventilation est intéressant pour préparer le sevrage du respirateur en diminuant progressivement le réglage de la ventilation.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation contrôlée
ventilation en pression assistée l.f.
pressure assistance
Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, masque nasal
ventilation imposée variable l.f.
mandatory minute volume (MMV)
Ventilation préétablie dont le complément par rapport à la respiration spontanée est fourni par le ventilateur si besoin est.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ventilation assistée
ventilation manuelle l.m.
manual ressuscitation
Ventilation artificielle effectuée avec un petit ressuscitateur mu à la main.
Différents dispositifs sont utilisés : ballon d'anes
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec
→ ventilation artificielle, ressuscitateur, système anesthésique, Waters (va-et-vient de)
ventilation maximale l.f.
maximum breathing capacity
Valeur maximale de la ventilation à une fréquence donnée obtenue par une excitation intense, volontaire ou toxique, des centres respiratoires.
Chez le sujet sain, la mécanique ventilatoire fonctionne comme un oscillateur à l'amortissement critique. Dans ces conditions, l'énergie musculaire maximale ayant la même limite constante pour chaque mouvement ventilatoire, le volume courant suit une loi exponentielle (à une approximation du deuxième ordre près), ce qui se vérifie bien expérimentalement : le volume courant maximal, Vmax, à la fréquence f est Vmax = Cv e- f/fo,
avec Cv la capacité vitale et fo la fréquence propre de la mécanique ventilatoire (environ 1,5 Hz = 90/min chez le sujet adulte normal). Elle a sa plus forte valeur pour la fréquence propre. Il en va autrement chez les malades atteints d'un syndrome obstructif (emphysème, etc.) parce que la résistance de la mécanique ventilatoire est plus grande à l'expiration. Cette augmentation des résistances expiratoires se voit par le signe du créneau, lors de l'exécution de l'épreuve de la ventilation maximale : le patient n'arrive plus à expirer normalement.
L'épreuve de ventilation maximale, très utilisée en Allemagne (Knipping) depuis plus de 60 ans, est pénible et difficile à faire exécuter correctement par les patients, mais elle correspond à une valeur essentielle pour l'évaluation de l'insuffisance ventilatoire. C'est pourquoi elle est remplacée par l'épreuve d'expiration forcée d'où l'on tire une valeur approchée dite «ventilation maximale indirecte».
L. Brauer, médecin allemand (1865-1951)
Étym. traduction de l'allemand Atemgrenzwert, «limite de la ventilation» (Brauer, 1932)
→ emphysème, insuffisance ventilatoire, VEMS, ventilation maximale indirecte, signe du créneau
ventilation maximale indirecte l.f.
indirect maximal breathing capacity
Calcul d'une valeur proche de celle de la ventilation maximale à partir de l'épreuve d'expiration forcée par la formule de Tiffeneau : 30 VEMS = V'max.
Cette relation donne une valeur approchée, dite «indirecte», de la ventilation maximale à la fréquence 30/min). Cette valeur est facile à obtenir par l'épreuve d'expiration forcée lorsqu'elle est exécutée correctement.
R. Tiffeneau, pharmacologue et physiologiste français (1910-1961)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architec