altitude n.f.
altitude, height
1) Elévation verticale au-dessus du niveau de la mer.
2) Chez le sujet normal, les effets produits par une élévation lente en altitude sont assez bien supportés jusqu'à 3 000 m, mais plus haut apparaît le mal d'altitude.
Les variations rapides d'altitude sont cause d'effets nocifs sur toutes les cavités closes de l'organisme. La pression barométrique diminue avec l'altitude et la PO2 diminue proportionnellement (jusqu'à 10 000 m au moins, parce que la composition de l'air sec reste constante dans la troposphère). Mais la PO2 diminue plus rapidement dans les bronches et dans les alvéoles, parce que la vapeur d'eau finit par occuper toute la place à partir de 19 200 m : toute vie est alors impossible, il y a ébullisme.
Jusqu'à 2 500 m (altitude des cabines pressurisées des avions de ligne) l'oxygénation du cerveau est maintenue à peu près normale du fait de l'hyperventilation physiologique compensatrice qui abaisse la PACO2, mais cette hypocapnie favorise les crises de tétanie chez les sujets prédisposés. Le mal d'altitude, commence à se manifester à partir de 3 000 m et se fait nettement sentir au-dessus de 4 000 m : la PO2 du cerveau tombe alors à 26 mm de Hg = 35 hPa.
Les variations rapides d'altitude (en avion par ex.) entraînent une dilatation des gaz à la montée (prendre des précautions particulières pour les patients sous perfusion). La contraction des gaz à la descente cause, notamment, l'otite barotraumatique.
Étym. lat. altitudo : hauteur
→ altitude (aiguille d'), transport aérien des patients, barotraumatisme, ébullisme, Fenn (diagramme de), inertance
[C2]
Édit. 2017