vaccin contre l'hépatite virale A l.m.
viral hepatitis A vaccine
Vaccin antiviral inactivé recommandé pour les voyageurs (adultes et enfants au dessus de 1 an) non immuns se rendant en zone d’endémie, pour les adultes et les adolescents exposés à des risques particuliers ainsi que dans l’exercice de certaines professions (services de voirie, compagnies des eaux, restauration, etc.).
Ce vaccin, efficace et bien toléré, ne nécessite qu’une injection suivie d’un rappel 6 à 12 mois plus tard et confère une protection vaccinale d’au moins 10 ans. Il est compatible avec les autres vaccins inactivés.
→ vaccin hépatite virale A, hépatite virale A
[E1; D1]
Édit. 2019
vaccin contre l'hépatite virale B l.m.
viral hepatitis B vaccine
Vaccin antiviral inactivé préparé à partir d’une fraction antigénique non infectante et conférant une immunité très satisfaisante, apparaissant environ 1 mois après la deuxième injection et persistant bien au-delà de 10 ans.
La vaccination consiste en deux injections à 1 mois d’intervalle suivies d’une troisième à 6 mois. Certaines complications graves (risque d’affection démyélinisante) ont fait l’objet de vives polémiques et semblent maintenant infirmées. Ce vaccin est recommandé chez les nourrissons et les adolescents non immuns. En l’absence d’immunisation antérieure, il est obligatoire pour les personnels de santé et vivement conseillé chez divers sujets exposés (voyageurs, utilisateurs de drogues, partenaires sexuels ou entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B, patients suceptibles de recevoir des transfusions massives ou itératives, etc.). La vaccination contre l’hépatite B est compatible avec l ‘ensemble des vaccins inactivés.
→ vaccin hépatite virale B, hépatite virale B
[E1, D1]
Édit. 2019
encéphalite de la vaccination variole l.f.
jennerian vacination encephalitis
Inflammation de l'encéphale, complication qui se situait au premier rang des accidents de la vaccination variole.
Cette obligation vaccinale a été supprimée en France à partir de 1979, dès lors que la variole a été considérée comme éradiquée au niveau mondial. Rare dans notre pays (peut-être du fait des dispositions légales qui prescrivaient une primovaccination précoce avant l'âge d'un an), cette encéphalite survenait principalement du 10èmeau 12ème jour après la vaccination, et ce d'autant plus qu'elle était plus tardive.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite de la vaccination jennerienne
→ variole
[D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite de la vaccination jennerienne l.f.
jennerian vacination encephalitis
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite de la vaccination variole
→ encéphalite de la vaccination variole
[D1, H1]
Édit. 2019
vaccination n.f.
vaccination
Méthode de prévention de certaines maladies humaines ou animales, de nature bactérienne, virale ou parasitaire, consistant à développer une immunité active par l'introduction dans l'organisme d'un vaccin par voie buccale ou parentérale.
→ adjuvants, vaccination de masse, vaccination en anneau
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccination de masse l.f.
mass vaccination
Technique de prévention consistant à vacciner tous les individus (ou le plus grand nombre possible d'individus) d'une population dans le but de lui conférer une protection immunologique vis-à-vis d'une maladie infectieuse.
La vaccination de toute la population d'une région ou d'un pays est une opération très lourde et coûteuse, utilisée préventivement, habituellement en contexte non épidémique.
→ vaccination, vaccination en anneau
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccination en anneau l.f.
ring vaccination
Stratégie de vaccination utilisée en situation épidémique pour éviter la diffusion de l'agent infectieux à partir d'un foyer de transmission.
Cette stratégie consiste à vacciner tous les individus ayant été en contact avec un sujet présentant une infection confirmée, ainsi que toutes les personnes en contact avec ce premier cercle de sujets contacts. A l'opposé d'une vaccination de masse généralisée, il s'agit par conséquent de vacciner autour d'un cas ou d'un foyer limité de transmission, dans le but d'éviter la propagation de l'agent infectieux et l'extension de l'épidémie. Ainsi, dans un contexte d'urgence épidémique, le nombre des injections est diminué, ce qui rend l'opération moins lourde et économise les doses de vaccin.
Déjà utilisée dans les années 1960 dans le cadre du programme d'éradication de la variole, la vaccination en anneau fut appliquée, par exemple, lors de l'émergence du virus Ebola en Afrique de l'Ouest en 2015.
Syn. vaccination en cercle
→ vaccination, vaccination de masse
vaccination jennérienne l.f. (obs)
jennerian vaccination
Syn. vaccin variole
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccination obligatoire l.f.
compulsory vaccination
Vaccination imposée par la loi.
1) Le calendrier des vaccinations s’imposant à toute la population est régulièrement publié par la Direction générale de la santé. La réglementation évolue selon les variations des endémies.
2) A l’occasion de certains voyages, différentes vaccinations sont obligatoires ou fermement recommandées selon le pays visité, par exemple contre la fièvre jaune.
3) La législation du travail impose des vaccinations aux membres de certaines professions, par exemple contre l’hépatite B, la leptospirose.
vaccination par acide nucléique l.f.
nucleic acid vaccines
Technique consistant à injecter par voie intramusculaire un plasmide contenant l'ADN complémentaire codant l'antigène en cause, éventuellement associé à un promoteur.
La protéine exprimée dans l'organisme induit une réponse anticorps et une réponse T cytotoxique du fait de sa présentation sous forme de peptide associé aux molécules de classe I du Complexe majeur d’histocompatibilité. Ce procédé met en jeu la propriété des séquences CpG des micro-organismes de stimuler la synthèse d'IL-l2 par les cellules dendritiques. Cette méthode expérimentale pourrait présenter des avantages considérables par rapport aux procédés actuels d'immunisation.
[D1, E1, F3]
Édit. 2019
hépatite G (virus de l') l.m.
Hepatitis G Virus
Virus à ARN de la famille des Flaviviridae, transmis à l’homme par voies sanguine, sexuelle et maternofœtale, comme le virus de l’hépatite C, mais sa pathogénicité apparaît nulle.
Il n’y a pas d’association entre ce virus et une hépatite en particulier chronique. En raison de l’absence de manifestations cliniques liées à ce virus, il n’est pas détecté lors du don du sang. Il est actuellement tombé dans l’oubli.
La co-infection hépatite C-hépatite G n’aggrave pas l’hépatite C. On dispose de la PCR et de la sérologie (ELISA) pour le diagnostic de l’hépatite G. Cette recherche est devenue caduque.
[D1,L1]
virus de l'hépatite A l.m.
hepatitis A virus
Virus à ARN du genre Hepatovirus (famille des Picornaviridae), responsable des hépatites A à transmission féco-orale.
Il s'agit d'un virus icosaédrique, non enveloppé, à ARN monocaténaire, d'une taille de 28 à 30 nm, dont on ne connait qu'un seul sérotype infectant l'Homme. Il se multiplie dans les cellules de l'épithélium intestinal. Eliminé par les selles des sujets infectés, ce virus est très résistant dans le milieu extérieur.
Sigle : HAV
virus de l'hépatite B l.m.
hepatitis B virus
Virus à ADN du genre Hepadnavirus (famille des Hepadnaviridae), responsable des hépatites B principalement transmises par le sang.
Ce virus est icosaédrique et enveloppé. Le virion complet mesure 42 nm (particule de Dane). On en connait 8 sérotypes. La transmission de ce virus intervient par le sang ou d'autres liquides corporels, le matériel d'injection souillé, ou à travers le placenta.
D. S. Dane, antomopathologiste britannique (1970)
Sigle : HBV
virus de l'hépatite B de la marmotte (WHBV) l.m.
Woodchuck (marmot) Hepatitis B Virus
Virus appartenant à la amille des Hepadnaviridae et au genre Orthohepadnavirus qui constitue l'un des principaux modèles d'étude des virus de l'hépatite B.
L'organisation de son génome est très proche de celle du virus de l'hépatite B humaine, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 kb avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe, la polymérase, les protéines capsidiques et une protéine X.
L'analyse du génome et de son mode de réplication originale a permis de mieux comprendre l'organisation structurale du génome du virus de l'hépatite B humaine ainsi que le mécanisme de l'hépatocarcinogénèse virale B : le WHBV induit fréquemment des atteintes hépatiques chroniques, responsables de cancer du foie (dans 100% des cas d'inoculation néonatale) par des mécanismes de mutagénèse insertionnelle, p. ex., par modification de l'expression de l'oncogène c-myc. Comme pour les autres Hepadnavirus animaux, le WHBV a permis d'approcher les différentes stratégies thérapeutiques antivirales utilisant les analogues nucléosidiques ou les oligonucléotides antisens.
→ Hepadnaviridae, hépatite B (virus de l'), carcinome hépatocellulaire
virus de l'hépatite C l.f.
hepatitis C virus
Virus à ARN du genre Hepacivirus (famille des Flaviviridae), responsable des hépatites C, transmises par voie sanguine ou sexuelle.
Ce virus enveloppé, dont le diamètre est de 80 nm, présente 7 génotypes dont les répartitions géographiques sont différentes. La transmission a surtout lieu lors de transfusions ou de transplantations, à l'occasion d'injections IV chez les toxicomanes, par voie sexuelle ou encore par voie materno-fœtale.
H. J. Alter, virologiste américain (1989), H. Houghton, virologiste britannique (1989), C. M. Rice, virologiste américain (1989) : tous trois prix Nobel de médecine en 2020
Sigle : HCV
[L1, D3]
Édit. 2020
virus de l'hépatite D l.m.
hepatitis D virus
Virus à ARN du genre Deltavirus, classé parmi les virusoïdes, encore appelé virus ou agent delta, considéré comme satellite du virus de l'hépatite B.
On en connait au moins 3 génotypes. Ce virus, transmis par voie sanguine ou sexuelle, est responsable de l'hépatite D, ou hépatite delta.
Syn. : virus delta, agent delta
Sigle HDV
→ hépatite delta, virusoïde, delta (agent)
virus de l'hépatite E l.f.
hepatitis E virus
Virus à ARN simple brin, non enveloppé, habituellement rattaché à la famille des Caliciviridae (cette position est discutée), responsable d'hépatites asymptomatiques ou aiguës.
On a proposé pour ce virus le genre Hepevirus. Sa transmission a lieu par voie féco-orale.
Sigle : HEV
virus de l'hépatite G l.m.
hepatitis G virus
Virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridae, soupçonné d'être un agent étiologique d'hépatite.
La transmission de ce virus, isolé pour la première fois en 1995, se fait surtout par voie sanguine (notamment par aiguilles souillées chez les usagers de drogues par voie IV ou par transfusion), éventuellement par voie sexuelle et materno-foetale. La séropositivité chez les donneurs de sang est de 2 à 5 %. Sa responsabilité dans la survenue d’hépatites chroniques n’est plus admise. Il est donc tombé dans l’oubli, c’est-à-dire qu’il n’est recherché ni devant une hépatite chronique, ni chez les donneurs de sang.
Sigle : VHG
[D1,L1]
centre de lutte contre le cancer l.m.
comprehensive cancer center
Etablissements de santé hospitalo-universitaires, privés à but non lucratif, participant au service public hospitalier, répartis dans 16 Régions.
Leur statut défini par une ordonnance de 1945 leur confère une triple mission de soins, de recherche et d'enseignement, exclusivement axée sur le cancer. Le concept de base est la notion de pluridisciplinarité concertée. Ils disposent sur un même site de plateaux techniques performants en particulier en radiothérapie.
Sigle CLCC
[E,F2]
comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie l.m.
Comité ayant pour mission « de préparer les décisions du gouvernement, tant au plan national qu’international, en ce qui concerne la lutte contre, d’une part la production, la transformation, le transport, la revente ainsi que les transactions financières et, d’autre part, la consommation et la toxicomanie, en favorisant la prévention, les soins, l’insertion sociale, l’information et la recherche ».
Noter que le texte du décret qui institue le comité ne précise pas les drogues ni les toxicomanies visées.
→ délégation générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie
[E,G3]
comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.
Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).
[E,D1]
contre-expertise l.f.
resurvey
Expertise destinée à contrôler les conclusions d’une expertise précédente.
(Dict. de l’Académie française).
[E3]
contre-immunoélectrophorèse n.f.
counter immunoelectrophoresis
Technique rapide d'électrophorèse appliquée à la méthode de double diffusion en plaque d'Ouchterlony.
La sensibilité et la rapidité sont augmentées en provoquant la migration l'un vers l'autre des deux réactants à l'aide d'un courant électrique.
Ö. Ouchterlony, bactériologue et immunologiste suédois (1949)
[C1]
contre-indication n.f.
Syn. contrindication
Édit. 2018
contre-tranfert en psychiatrie n.m.
counter-transference
Ensemble des manifestations, conscientes et inconscientes, de l'analyste en réaction au transfert de l'analysant. Il ferait obstacle au bon déroulement de la cure qui, de ce fait, pourrait se trouver en impasse.
S. Freud n'a développé ce concept qu'en de très rares endroits de son œuvre. Cependant, il en a posé les enjeux fondamentaux : l'analyste doit être analysé et ses résistances internes constituent les limites de son acte. La dérive de certains auteurs postfreudiens a mis la notion de contre-transfert au centre de la cure, considérée comme une relation intersubjective où la communication se ferait d'inconscient à inconscient. Cette conception symétrique du transfert est fortement critiquée, principalement après les travaux de J. Lacan, qui en montrent la dimension imaginaire. La place que doit tenir l'analyste dans le dispositif de la cure n'est pas d'être sujet, en miroir de l'analysant, mais bien plus d'y faire fonction d'objet, essentiellement manquant.
[H3]