détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) l.m.
acute respiratory insufficiency on adult (ARDS)
Grave insuffisance respiratoire aigüe avec hypoxémie réfractaire à l'oxygénothérapie, nécessitant une assistance respiratoire complexe et prolongée.
L'aspect radiologique (poumon blanc, poumon dense) correspond à un œdème interstitiel et alvéolaire (poumon humide ; atélectasie congestive) entraînant une diminution de la compliance pulmonaire (poumon rigide).
Sous le même tableau clinique, biologique et radiologique, ce syndrome regroupe des atteintes pulmonaires comparables (œdème, dépôts fibrineux, membranes hyalines) mais relevant de causes différentes, dont il faut exclure la bronchopathie obstructive chronique ou l'insuffisance ventriculaire gauche (Ashbaugh).
Le diagnostic se fonde sur l'association de plusieurs critères :
- cliniques : cyanose, tachypnée, tachycardie ;
- radiographiques : opacités bilatérales interstitielles et alvéolaires, d'où l'expression d'œdème pulmonaire non cardiogénique ;
- biologiques : PaO2 < 50 mm Hg à l'air, elle peut descendre jusqu'à 30 mm Hg ;
- fonctionnels : l'inhalation d'O2 n'entraîne qu'une faible élévation de la PaO2, il peut exister une hypocapnie et parfois une acidose associée, la pression capillaire pulmonaire est normale ou basse (< 12 mm Hg) après débranchement du respirateur. La capacité vitale est diminuée ainsi que la capacité résiduelle fonctionnelle, le volume de fermeture est augmenté, la compliance est diminuée et les boucles volume-pression sont très perturbées.
L'évolution se fait schématiquement en trois phases :
1- œdème lésionnel avec atteinte des pneumocytes de type I ;
2- organisation de l'œdème interstitiel (membranes hyalines, infiltration de leucocytes et de fibroblastes, obstruction des capillaires par de la fibrine et des leucocytes, prolifération des pneumocytes de type II) ;
3- développement d'une fibrose anarchique, souvent surinfectée.
La mortalité élevée (45% chez l'adulte de moins de 65 ans) devient très grande en cas de défaillance multiviscérale.
D. G. Ashbaugh, médecin américain (1967)
Syn. poumon de choc
Sigle SDRA
syndrome de détresse respiratoire de l'adulte l.m.
adult respiratory distress syndrome (ARDS)
Difficulté respiratoire caractérisée par un œdème pulmonaire pouvant entraîner la mort.
Il peut survenir à la suite d’une hypoxie due à un aéroembolisme.
Sigle SDRA
syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né l.m.
neonatal respiratory distress syndrome
Syn. détresse respiratoire du nouveau-né
syndrome respiratoire aigu sévère l.m.
severe acute respiratory syndrome (SARS)
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, survenant par épidémies ou par cas sporadiques en Asie.
Ce syndrome a été identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une épidémie en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19, et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SRAS-CoV, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.
Sigle SRAS
→ Coronaviridae, syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus 2
[D1, G1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus 2
severe acute respiratory syndrome-related Coronavirus 2
Syndrome respiratoire aigu, dénommé Covid-19, ayant émergé en Chine en 2019, dû au Betacoronavirus SARS-CoV-2
La maladie, proche du SRAS, est apparue dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en novembre 2019 avant de se propager aux autres province chinoises et à d’autres pays. Des cas importés ont en effet été signalés de divers pays, notamment de France, avec parfois quelques cas secondaires.
La durée d’incubation est évaluée entre 7 et 14 jours (probablement entre 5 et 10 jours). La maladie associe de la fièvre, une toux persistante, une gêne respiratoire, rarement une détresse respiratoire (surtout chez des personnes âgées) conduisant à l’admission en service de réanimation ; ces pneumopathies virales graves sont souvent accompagnées de surinfections microbiennes ou mycosiques. Des insuffisances rénales sévères ont encore été signalées. La mortalité serait de l’ordre de 2%. Toutefois, les cas bénins ou asymptomatiques semblent très nombreux. La maladie semble rare chez les enfants. Des tests de diagnostic rapide ont été rapidement élaborés et des recherches sont entreprises pour la mise au point de traitements spécifiques et de vaccins.
La transmission d’homme à homme par voie respiratoire est avérée ; ce virus présente un fort pouvoir de contagion et plusieurs dizaines de milliers de cas ont été recensés en quelque deux mois. L’épidémie a été classée comme « urgence de santé publique de portée internationale » au regard du Règlement sanitaire international et a entraîné, pour tenter de limiter la dissémination pandémique du virus, des mesures de confinement, la mise en quarantaine de la ville de Wuhan puis d’autres région de Chine et, plus globalement, de fortes restrictions nationales et internationales des déplacements des personnes et des biens, notamment pour ce qui concerne les vols internationaux, avec d’importantes conséquences économiques. Le port d’un masque par les sujets infectés est aussi recommandé pour réduire le risque de transmission.
→ Coronaviridae, SARS-CoV-2, syndrome respiratoire aigu sévère
[D1, G1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.
severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2
→ Covid-19
[D1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.
severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2
→ Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.
severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.
Sigle SARS
→ Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.
severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.
Sigle SRAS
→ Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020
lobe moyen (syndrome du) l.m.
middle lobe syndrome
E. A. Graham, chirurgien thoracique américain, membre de l'Académie nationale de médecine (1948)
radiculaire moyen (syndrome) l.m.
mean radicular syndrome
Syndrome touchant la racine C7 du plexus brachial.
Rarement isolé, il associe une paralysie du triceps, des extenseurs du poignet et des doigts à une hypoesthésie inconstante de la partie moyenne de la face dorsale de l'avant-bras, du poignet, de l'index et du bord externe du médius. Le réflexe tricipital est aboli.
acidose fœtale respiratoire l.f.
respiratory fœtal acidosis
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose respiratoire l.f.
respiratory acidosis
Augmentation de la PaCO2 au-delà de 42mm de Hg (5,6 kPa) et élévation des bicarbonates avec diminution du pH au-dessous de 7,36.
Elle est liée à une hypoventilation alvéolaire dont les causes sont l'emphysème, la bronchite chronique, une atteinte des muscles respiratoires, mais aussi un collapsus cardiovasculaire, voire l'utilisation prolongée de diurétiques, de tranquillisants chez des malades âgés ou fatigués.
[C2,G5,K1,K2,R1]
Édit. 2017
alcalose respiratoire l.f.
respiratory alkalosis.
Alcalose caractérisée par une diminution de la concentration artérielle en ions H+ (élévation du pH) par une hypocapnie due le plus souvent à une hyperventilation spontanée ou provoquée (hypoxémie, de cause neurogène, ou due à un mauvais réglage d'une ventilation mécanique).
On distingue les hyperventilations d'origine :
- centrale avec PaO2 augmentée en rapport avec un stimulus psychique, une hyperthermie, une affection du système nerveux central, une intoxication salicylée ;
- hypoxique avec une PaO2 abaissée d'origine ventilatoire (pneumopathie, traumatisme du thorax, pneumothorax suffocant), ou circulatoire (embolie pulmonaire, collapsus cardiovasculaire), sanguine (anémie, hypoxie exogène - par ex. altitude - intoxication méthémoglobinée ou oxycarbonée) ;
- mécanique passive en réanimation (ventilation mécanique réglée trop forte).
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
→ Davenport (diagramme de), hypocapnie.
[C2,K1]
Édit. 2017
amyloïdose respiratoire l.f.
respiratory amyloidosis
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
amylose respiratoire l.f.
respiratory amylosis
Présence de dépôts extracellulaires d'amylose au niveau de l'appareil respiratoire.
Il peut s'agir d'une atteinte trachéobronchique diffuse ou localisée. C'est la biopsie de la muqueuse bronchique qui permet de faire le diagnostic.
Parfois c'est une amylose parenchymateuse nodulaire isolée qui pose le problème du diagnostic d'une tumeur. Seule la biopsie chirurgicale le résout. Enfin ce peut être une amylose parenchymateuse interstitielle diffuse.
Étym. gr. amulon : amidon
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
appareil respiratoire et thermalism e l.m.
respiratory system and spa
→ thermalisme et appareil respiratoire
cycle respiratoire l.m.
breathing cycle
Succession d'une inspiration et d'une expiration : ce cycle a une durée dont la fréquence respiratoire est l'inverse.
[C2,K1]
déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale l.m.
mitochondrial respiratory chain, complex III, deficiency of
→ maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux
détresse respiratoire du nouveau
neonatal respiratory distress syndrome
Dyspnée croissante survenant chez le nouveau-né avec polypnée et cyanose.
En dehors des causes chirurgicales, cardiaques, neurologiques et malformatives, elle a surtout trois origines : l’inhalation de liquide amniotique ou de méconium, la maladie des membranes hyalines ou une infection bronchopulmonaire.
→ syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né
détresse respiratoire transitoire du nouveau-né l.f.
neonatal tachypnea, transient respiratory distress of the neonate
Détresse respiratoire développée immédiatement après la naissance, qui est due à une résorption insuffisante de l'eau intrapulmonaire.
Cette dyspnée est caractérisée par une tachypnée qui peut dépasser 100/min. L'hypoxie peut nécessiter une courte assistance ventilatoire mécanique.
Le thorax est comprimé lors de l'expulsion par les voies naturelles, ce qui facilite la sortie du liquide. Supprimant l'essorage du thorax lors de la descente dans la filière génitale, l'extraction par césarienne favorise l'apparition de cette dyspnée,
L'évolution peut être favorable en près de 24 h, si l'on institue une oxygénothérapie de complément.
encéphalopathie respiratoire l.f.
respiratory encephalopathy
Tableau clinique observé chez un insuffisant respiratoire, composé principalement de céphalées intenses, persistantes, de mouvements anormaux à type fréquent de flapping tremor ou astérixis, ralentissement psychomoteur pouvant atteindre un coma, et modifications de l'humeur avec surtout tendance à l'euphorie.
Des formes pseudotumorales sont possibles, avec hypertension intracrânienne (céphalées, œdème papillaire) et divers signes de localisation. Une accentuation des troubles au cours du sommeil est due à l'augmentation de la dyspnée en décubitus.
Sa complexité physiopathologique est liée aux effets conjugués de l'hypoxie et de l'hypercapnie (augmentation de taux d'anhydride carbonique dans le sang), qui semblent surtout provenir de l'acidose cellulaire provoquée par celle-ci. À ces incidences directes sur la cellule nerveuse s'ajoute une importante vasodilatation cérébrale, parfois responsable d'hypertension intracrânienne. Ces manifestations sont également aggravées par la polyglobulie, qui augmente la viscosité sanguine.
Il s'agit surtout d'une bronchopneumopathie chronique obstructive avec emphysème, principalement en poussée infectieuse, mais aussi d'affections neurologiques aigües ou chroniques avec extension aux voies respiratoires : poliomyélite, syndrome de Guillain et Barré, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie ou myopathie de Duchenne, notamment.
La ventilation assistée peut permettre une suppléance ventilatoire efficace. Mais elle est très pénible pour le patient.
→ flapping tremor, astérixis, hypertension intracrânienne, bronchopneumopathie chronique obstructive, emphysème, poliomyélite antérieure aigüe, polyradiculonévrite aigüe, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie, myopathie de Duchenne, ventilation assistée
[H1, K1]
Édit. 2019
épreuve d'effort respiratoire
training test, exercise test
Épreuve destinée à apprécier la capacité respiratoire au cours d’un effort quantifié.
Elle est indiquée pour le diagnostic et l’évaluation de l’importance d’une dyspnée ou avant un programme de réentraînement à l'effort. La mesure de la consommation d'oxygène et de la production de dioxyde de carbone, ainsi que l’enregistrement d’un électrocardiogramme peuvent être réalisés au cours d’un effort physique progressif sur tapis roulant ou sur bicyclette ergométrique. Une première appréciation consiste à demander au patient de dire le nombre d’étages qu’il peut gravir sans arrêt. Un test d'effort simple consiste à mesurer la distance parcourue au cours d’une marche d’une durée de 6 ou de 12 mn au cours de laquelle les arrêts et leur durée sont notés et le degré de saturation en oxygène du sang est mesuré.
→ électrocardiogramme d'effort
[B3,K1]
Édit. 2020
exploration fonctionnelle respiratoire (E.F.R.) l.f.
functional respiratory evaluation
Étude de la fonction respiratoire reposant sur la mesure des débits et volumes pulmonaires ainsi que sur celle des échanges gazeux.
Quatre étapes sont nécessaires pour apprécier la fonction respiratoire :
- la mesure de la ventilation par l'étude des volumes pulmonaires mobilisables et non mobilisables, celle des débits pulmonaires de repos et maximaux et celle des propriétés mécaniques de l'appareil respiratoire ;
- l'étude des échanges gazeux entre l'air et le sang en particulier, la consommation d'oxygène, la capacité de transfert du CO ;
- le transport sanguin s'apprécie sur la mesure des gaz du sang artériel, l'équilibre acido
- la commande neuromusculaire enfin, évaluée à partir du rythme respiratoire, des résultats de la stimulation par le CO2 ou l'hypoxie, les performances des muscles respiratoires.
On complète par l'évaluation de la réactivité bronchique et par le retentissement respiratoire des exercices musculaires.
[B3,K1]
Édit. 2018
fréquence respiratoire l.f.
breathing frequency
Nombre de cycles respiratoires par unité de temps.
Chez l'adulte, la fréquence normale est de 16 à 18 cycles par minute.
[K1]
Édit. 2019