microdélétion 22q11.2 l.f.
22q11.2 microdeletion, DiGeorge’s syndrome
A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1968) ; R. J. Shprintzen, otorhinolaryngologiste américain (1978)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
Syn. syndrome CATCH 22
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4,O6,Q2,Q3]
syndrome de délétion 22q11.2 l.m.
deletion 22q11.2 syndrome
Syndrome malformatif congénitale le plus souvent dû à une anomalie chromosomique et caractérisé par des malformations cardiaques et palatines, une dysmorphie faciale, un retard du développement et une immunodéficience.
La prévalence mondiale est estimée entre 1/2000 et 1/4000 naissances vivantes. Le phénotype clinique varie de modéré à sévère.
Les malformations cardiaques congénitales (77% des cas) incluent des malformations conotroncales (tronc artériel commun, tétralogie de Fallot, communication interventriculaire).
Plus de 75% des patients présentent des malformations palatines (fente palatine ou labio-palatine, insuffisance vélopharyngienne) pouvant causer une hypernasalité et une dysphagie.
Le retard de développement est fréquent. Beaucoup présentent une dysmorphie faciale modérée (ptosis, hypertélorisme, épicanthus, base nasale proéminente, hypoplasie malaire) et des anomalies vertébrales (vertèbre en papillon, hémivertèbre).
75% ont une imunodéficience secondaire à une aplasie/hypoplasie thymique qui les expose à des infections. Ils ont aussi un risque plus élevé de développer une maladie auto-immune, tel le purpura thrombopénique immunologique et l'arthrite juvénile idiopathique.
Une hypocalcémie néonatale est notée dans 50% des cas ; elle est en général résolutive mais peut réapparaître à tout âge ou à la suite d’une infection, un acte chirurgical ou une grossesse.
D'autres manifestations peuvent inclure des malformations gastro-intestinales (malrotation intestinale, imperforation anale), rénales (agénésie), dentaires (hypoplasie de l'émail), une surdité, des difficultés d'apprentissage et/ou des troubles psychiques (déficit de l'attention, hyperactivité, schizophrénie).
Le large spectre phénotypique de ce syndrome était avant scindé en syndromes distincts : syndrome de DiGeorge, syndrome vélo-cardio-facial, syndrome cardio-facial ; ils sont désormais rattachés au syndrome de délétion 22q11.2. Le syndrome est le plus souvent dû à une délétion de 3 millions de paires de base (Mb) dans la région chromosomique 22q11.2 flanquée par des répétitions à faible nombre de copies. Cette délétion est due à une recombinaison méiotique non allélique durant la spermatogenèse ou l'ovogenèse. Dans 15% des cas, la délétion se trouve dans la région de 3Mb et sa taille varie. Il existe aussi des délétions atypiques nichées dans la région critique de DiGeorge. Certaines parmi celles-ci comportent le gène TBX1 dont on a observé l'implication dans le développement cardiaque, parathyroïdien, thymique et facial. On pense que la variabilité clinique du 22q11.2 DS serait due à un modificateur génétique soit sur l'autre allèle 22q11.2, soit sur d'autres chromosomes.
Donna McDonald-McGinn, Elaine Zackai, généticiennes américaines (2013) ; O. Dyce, otorhinolaryngologiste américain (2002)
Étym. gr. sundromê : concours ; lat. deletio : destruction
Syn. 22q11DS, CATCH 22, microdélétion 22q11.2, monosomie 22q11, syndrome cardio-facial de Cayler, syndrome de DiGeorge, syndrome de Sedlackova, syndrome de Shprintn, syndrome de Takao, syndrome des anomalies conotroncales et de la face, syndrome velo-cardio-f
Réf. Orphanet, Donna McDonald-McGinn, Elaine Zackai, généticiennes américaines (2013)
→ tronc artériel commun, Fallot (tétralogie de), fente palatine, ptosis, hypertélorisme, épicanthusn vertèbre en ailes de papillon, hémivertèbre, purpura thrombopénique idiopathique, arthrite juvénile idiopathique, hypocalcémie
[A4, F3, H3, K2, L1, O1, O6, P2, P3, Q3, R1]
Édit. 2019
délétion 22q11 l.f.
Syn. microdélétion 22q11
[A4,O6,Q2,Q3]
Édit. 2020
monosomie 22q11 l.f.
Syn. microdélétion 22q11.2 (syndrome de)
→ microdélétion 22q11.2 (syndrome de)
[A4,O6,Q2,Q3]
Édit. 2020
microdélétion n.f
microdeletion
Suppression d’un très petit segment de chromosome ou d’une séquence d’ADN souvent indécelable par le simple caryotype et nécessitant une méthode de marquage particulière comme la technique FISH (Fluorescence In Situ Hybridisation) ou MLPA (Multiplex Ligation dependent Probe Amplification).
De telles délétions ont été trouvées dans de nombreux syndromes malformatifs : par exemple le syndrome de Di George en 22q11.2, de Williams en 7q1.23, de Phelan-Mac Dermid en 22q13, de Prader-Willi et d’Angelman en 15q11-q13, la maladie du cri du chat en 5p15.2,etc.
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
microdélétion 1p36 l.f.
microdélétion 4p16.1 l.f.
→ Wolf-Hirschhorn (syndrome de)
microdélétion 4p16.3 l.f.
→ Pitt-Rogers-Danks (syndrome)
microdélétion 5q35 l.f.
5q microdeletion, Sotos’s syndrome, cerebral gigantism
Haplo-insuffisance portant sur le chromosome 5 responsable d’un syndrome malformatif comportant une macrocéphalie, une dysmorphie faciale, une avance staturale.
A la naissance l’augmentation de la taille porte surtout sur les extrémités : crâne, mains et pieds. On note des bosses frontales saillantes, une implantation basse des oreilles, un hypertélorisme, un prognatisme mandibulaire. L’éruption dentaire est précoce de même que le développement génital ; l’hypotonie et la laxité articulaire sont responsables de troubles statiques et de cyphoscoliose. La maturation osseuse précoce limite la taille à l’âge adulte. Des anomalies viscérales cardiaques et urinaires sont à rechercher.
L’affection est sporadique ou autosomique dominante liée à une microdélétion en 5q35 portant sur le gène NSD1 codant pour une histone méthyl-transférase intervenant dans la régulation de la chromatine. Cette anomalie chromosomique se retrouve dans 2/3 ou 3/4 des cas du syndrome de Sotos.
J. F. Sotos, pédiatre endocrinologue américain (1964)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
microdélétion 7q11.23 l.f.
J. C. Williams, médecin cardiologue néozélandais (1961) ; A. J. Beuren, pédiatre cardiologue allemand (1962)
→ Williams-Beuren (syndrome de)
microdélétion 9q34 l.f.
9q34 deletion syndrome, Kleefstra syndrome
Perte d’une partie de la zone terminale d’un bras long du chromosome 9 responsable de malformations congénitales multiples : dysmorphies craniofaciales, hypotonie, obésité, retard psychomoteur et anomalies viscérales.
Les anomalies craniofaciales comportent une microcéphalie avec brachiocéphalie, parfois trigonocéphalie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, un petit nez à la base large et narines antéversées, un hypertélorisme avec épicanthus et synophris, une micrognatie, une macroglossie et une lèvre inférieure éversée. Les anomalies cardiovasculaire, digestive, rénale, hypospadias, cryptorchidie et l’obésité sont fréquentes. La marche est tardive, une épilepsie est notée dans un tiers des cas ; le langage est retardé ; des troubles du comportement sont inconstants.
L’affection apparaît de novo ou autosomique dominante ; les deux sexes sont atteints. La délétion 9q34.3 est terminale ou subterminale interstitielle, elle est détectable par la méthode FISH ; elle intéresse le gène Eu-HMTase (Euchromatin Histone MethylTransférase 1) exprimé dans le système nerveux et intervenant dans son développement et son fonctionnement.
T. Kleefstra, médecin généticien néerlandais (2005)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
Syn. syndrome de Kleefstra
microdélétion 17p13.3 l.f.
J. Q. Miller, neurologue et généticien américain (1963) ; H. J. Dieker médecin génticien allemand (1969)
→ Miller- Dieker (syndrome de)
microdélétion 18q22-q23 l.f.
J. de Grouchy, médecin généticien français (1963)
microdélétion 22q13.3 l.f.
22q13.3 microdeletion
microdélétion 1p36 l.f.
[H1, H3, I2, K2, L1, M2, O1, P1, P2, P3, Q3]
Édit. 2019
microdélétion 4p16.1
l.f.
Syn. Wolf-Hirschhorn (syndrome de)