Schistosoma japonicum
Schistosoma japonicum
Schistosome extrême oriental (Chine de l’Est, Japon, sud-est asiatique), responsable d’une schistosomose ou bilharziose hépatosplénique souvent sévère.
Les œufs, ovalaires, mesurent 45-65 x 70-100µ et sont pourvus d’un éperon latéral très réduit. Les hôtes intermédiaires sont des mollusques aquatiques, gastéropodes prosobranches du genre Oncomelania.
Ancylostoma japonicum
Ancylostoma japonicum
Ankylostome parasite de l’Homme, décrit au Japon en 1925.
Étym. gr. agkulos : courbé ; stoma : bouche
[D1, L1]
Édit. 2020
Schistosoma haematobium
Schistosoma haematobium
Trématode à sexes séparés, mesurant 8 à 10 mm de long, dont la morphologie est voisine de celle de Schistosoma mansoni.
Les œufs, ovoïdes (40-60x120-160µ) possèdent un éperon terminal, fin, de 15µ de long. Ce parasite strict de l’homme est responsable de la schistosomose ou bilharziose urinaire. Il est présent en Afrique, sur la côte Ouest de Madagascar et dans quelques foyers du Proche et du Moyen Orient. Sa répartition géographique est conditionnée par celle de l’hôte intermédiaire, un mollusque aquatique du genre Bulinus (Bulinus truncatus, B. forskalii, B. globosus), dont l’absence en Amérique latine explique que la schistosomose urinaire n’existe pas sur ce continent où elle a été pourtant jadis introduite avec les esclaves.
→ schistosome, schistsomose, bilharziose
Schistosoma intercalatum
Schistosoma intercalatum
Schistosome du groupe haematobium, dont les œufs losangiques (50-85x140-250µ) possèdent un éperon terminal, à base large, souvent recourbé, de 10µ de long.
Responsable d’une schistosomose ou bilharziose intestinale, il est présent dans quelques foyers centrafricains où existe son hôte intermédiaire, un mollusque aquatique du genre Bulinus (Physopsis, Isidora).
Schistosoma malayensis l.f.
Schistosoma malayensis
Schistosome parasite de l’Homme voisin de Schistoma mekongi dont il diffère par sa spécificité d’hôte intermédiaire (Robertsiella kaporensis) et qui été récemment décrit.
Schistosoma mansoni l.m.
Schistosoma mansoni
Trématode (ver plat lancéolé) à sexes séparés (contrairement aux douves), mesurant environ 8 mm de long et dont les œufs allongés (60 – 70 x 110 – 170µ) sont pourvus d’un éperon latéral, en épine de rosier, de 15µ de long.
Il vit dans les veines mésentériques et est responsable de la schistosomose ou bilharziose intestinale. Répandu dans différents foyers africains et latino-américains, ce parasite est commun à l’homme et à différents animaux (anthropozoonose). Le cycle comprend un hôte intermédiaire qui est un mollusque aquatique appartenant au genre Biomphalaria (encore appelé planorbe).
Schistosoma mansoni est fréquemment associé à des Salmonella non typhi dont il favorise peut-être l'infestation...
Schistosoma mekongi
Schistosoma mekongi
Schistosome extrême-oriental dont la répartition géographique est limitée au bassin du Mékong où existent ses hôtes intermédiaires : des mollusques aquatiques, gastéropodes prosobranches du genre Neotricula.
Une espèce très voisine de Schistosoma mekongi, Schistosoma malayensis, a été récemment décrite. Elle diffère par sa spécificité d’hôte intermédiaire (Robertsiella kaporensis).
schistosomose n.f
schistosomosis, schistosomiasis
Infection par des vers trématodes du genre Schistosoma.
Il existe plusieurs types de schistosomoses (ou bilharzioses) dont la répartition géographique et la symptomatologie sont différentes. La schistosomose urinaire à Schistosoma haematobium est africaine et malgache ; la schistosomose intestinale à S. mansoni est fréquente aussi bien en Afrique et sur la côte Est de Madagascar qu’en Amérique Latine (Brésil) et Centrale (Antilles) ; la schistosomose à S. intercalatum est Centrafricaine ; enfin les chistosomoses hépatospléniques à S. Japonicum ou à S. mekongi sont Extrême-Orientales. Ces différences de répartition géographiques sont liées à la présence du mollusque qui, pour chaque espèce de schistosomes, est l’hôte intermédiaire spécifique. La contamination humaine est transcutanée, par pénétration des larves (furcocercaires) émises par le mollusque hôte intermédiaire à l’occasion d’une baignade en eau douce. La symptomatologie varie avec l’espèce parasitaire en cause.
Syn. bilharziose
schistosomose asiatique l.f.
asian schistosomiasis
Schistosomose provoquée par Schistosoma japonicum, répandue en Extrême-Orient, notamment en Chine, au Japon et aux Philippines.
Cette anthropozoonose se développe également chez les bovidés et chez d’autres animaux qui sont des réservoirs de germes.
Le parasite adulte vit dans le système veineux mésentérique. La contamination est réalisée par des larves se développant chez certains dulçaquicoles. Ces larves (furcocercaires) sont libérées dans l’eau et pénètrent par voie transcutanée (baignade, travail dans les rizières inondées). Cette schistosomose est marquée par un état toxi-infectieux grave, des troubles dysentériques, une hépatosplénomégalie et une hyperéosinophilie sanguine. Elle entraîne diverses complications hépatospléniques (« cirrhose » schistosomiale, ou bilharzienne) d’évolution parfois mortelle.
N’existant que dans quelques foyers du Sud-Est Asiatique, la schistosomose à S. mekongi est caractérisée par la sévérité de son évolution (complications hépatiques).
Syn. bilharziose asiatique
schistosomose intestinale l.f.
intestinal schistosomiasis
Schistosomose provoquée par Schistosoma mansoni, existant au Proche-Orient, dans la plupart des pays africains, sur la côte est de Madagascar, ainsi qu’en Amérique du Sud (particulièrement Brésil) et dans certaines îles des Antilles.
Le parasite responsable se développe chez certains mammifères et en particulier chez les rongeurs qui jouent le rôle de réservoir de germes. L’infestation est produite par la pénétration transcutanée de larves infestantes (furcocercaires) qui se sont développées chez un hôte intermédiaire, un mollusque d’eau douce particulier (planorbe). Les vers adultes vivent dans les veines mésentériques. L’affection est caractérisée par des troubles digestifs variés et par une splénomégalie, sa gravité résultant surtout des complications hépatospléniques (cirrhose schistosomienne ou bilharzienne, syndrome d’hypertension portale).
Syn. bilharziose intestinale
schistosomose (manifestations rénales de la) l.f.p.
schistosomosis nephropathy
Glomérulopathies qui compliquent fréquemment l'évolution des divers types de schistosomoses, principalement celles à S. haematobium.
Elles sont habituellement liées à l'existence d'une atteinte glomérulaire par complexes immuns entraînant protéinurie, hématurie, syndrome néphrotique et, éventuellement, insuffisance rénale chronique. Ces lésions glomérulaires sont indépendantes d’une éventuelle atteinte urinaire plus bas située.
Syn. néphropathie bilharzienne
schistosomose pulmonaire l.f.
schistosoma pulmonary infection, pulmonary schistosomiasis
Manifestations pulmonaires de la maladie parasitaire intertropicale à schistosomes.
Cinq espèces de schistosomes infestent l'homme par pénétration transcutanée de larves à partir d’eaux contaminées. Les larves vont par voie sanguine ou lymphatique aux poumons puis gagnent les petites veines portes intrahépatiques où se développe la forme adulte.
En pathologie pulmonaire on observe 2 tableaux aigus :
- un syndrome de Löffler, exceptionnel lors de la migration des larves vers le poumon.
- un syndrome de Katayama, 4 à 8 semaines après une infestation massive à Schistosoma japonicum ou à Schistosoma mansoni surtout. Le tableau est celui d'un syndrome grippal avec une hyperéosinophilie et des infiltrats labiles. Le diagnostic est fait sur la présence d'œufs dans les selles ou sur les biopsies rectales, régulièrement retrouvés au bout de quelques semaines.
En l’absence de traitement, de nombreuses années après l'infection, apparaissent une fibrose et une hypertension pulmonaire, liées à l'embolisation des œufs qui ont provoqué des granulomes : d'où la fibrose et l'hypertension pulmonaire. Ces lésions sont irréversibles et le traitement (praziquantel sous couvert de corticoïdes) ne peut qu'empêcher l'aggravation de la maladie à ce stade.
Ethym. Katamaya est un district du Japon où cette manifestation a été reconnue.
Syn. bilharziose, pulmonaire
→ schistosomose, Löffler (syndrome de), Katayama (syndrome de)
schistosomose uro-génitale l.f.
urogenital schistosomiasis
Syn. bilharziose urogénitale
→ bilharziose urogénitale, bilharziose, cystite bilharzienne, urétérite bilharzienne, schistosome, Schistosoma haematobium, schistosomose, bilharziome urinaire, sclérose bilharzienne
[D1, M2]
Édit. 2019