Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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intégrine n.f.

intégrin

Protéine transmembranaire jouant un rôle de récepteur permettant la mise en relation d'une protéine du milieu extracellulaire avec une protéine du cytosquelette intracellulaire.
De structure hétérodimérique αβ, les intégrines sont classées en trois sous-familles selon la nature de leur chaîne β : β1, dites intégrines VLA, dont fait partie le récepteur des fibronectines, β2 ou CD18, comme le récepteur d'adhésion des leucocytes, et β3, dites intégrines de cytoadhésion, dont fait partie le récepteur de la vitronectine. La teneur du plasma humain en β1-intégrines est voisine de 2µg/mL, celle des β3-intégrines de 5 µg ; ces teneurs augmentent au cours des hépatites chroniques et des cirrhoses.

→ fibronectine, vitronectine, cirrhose hépatique, hépatite chronique

[C1,C3]

Édit. 2018

adhésion (molécule d') l.f.

adhesion molecule

Molécule protéique ou glycoprotéique exprimée à la surface des cellules, impliquée dans l'adhérence intercellulaire et dans l'adhérence cellulaire à des matrices tissulaires qui sont des phénomènes déterminants dans la croissance et la migration cellulaires, le maintien de la cohésion tissulaire ainsi que dans les réponses immunitaires et inflammatoires.
Découvertes au début des années 1980, le nombre de ces molécules n'a cessé de croître.
Schématiquement, on en distingue quatre familles : les intégrines, les sélectines, les molécules apparentées aux immunoglobulines (Ig) et les cadhérines. Certaines d'entre elles permettent l'adhérence des kératinocytes basaux à la membrane basale sous-jacente. Les cellules de Langerhans, présentes dans l'épiderme, expriment certaines intégrines et molécules apparentées aux immunoglobulines impliquées dans leur migration vers le derme et leur interaction avec les lymphocytes.
Au cours de certaines dermatoses, telles que eczéma, psoriasis, mycosis fongoïde, on note des expressions qualitativement et/ou quantitativement anormales de ces molécules d'adhésion, en particulier des molécules impliquées dans les contacts entre des types cellulaires différents : kératinocytes et lymphocytes, kératinocytes et polynucléaires.

[C1,C3,F3,J1]

Édit. 2017

adhérence intercellulaire l.f.

intercellular adhesion

Liaison physique entre les membranes de deux cellules par interaction de molécules adhésives (homophiles ou hétérophiles, homotypiques ou hétérotypiques).
Les principales molécules adhésives sont les intégrines, les sélectines et les molécules de la superfamille des immunoglobulines.

→ CD, conjugué, interhésion

[A2,C3]

Édit. 2017

adhésome n.m.

Totalité des composants des foyers d’adhérence locale de la membrane cellulaire reliant les

protéines de la matrice extracellulaire aux filaments d’actine du cytosquelette.
De nombreuses protéines ont été identifiées comme constituants de l’adhésome. Les intégrines sont des glycoprotéines transmembranaires, hétérodimériques, possédant deux sous-unités alpha et bêta. Ce sont des récepteurs des protéines de la matrice extracellulaire initiant la voie de signalisation agissant sur l’actine. De nombreuses protéines lui sont associées dont la taline, la vinculine, la paxicilline et des kinases comme la kinase d’adhérence focale (« focal adhesion kinase »). Les tensines interviennent également comme protéines intermédiaires de la voie de signalisation. Elles possèdent aussi d’autres fonctions que celles de la réorganisation du cytosquelette, telles la migration cellulaire et le développement des tumeurs.

→ hétérodimère, actine, taline, vinculine, kinase, paxicilline, tensine

[C1,C3]

Édit. 2017

autotaxine n.f.

autotaxin

Protéine transmembranaire de la famille des phospho-diestérases/nucléotide-pyrophosphatases (PDNPases), dont une forme soluble stimule la motilité des cellules tumorales.
On en trouve une forme soluble dans le sérum sanguin, qui constitue un marqueur de cancer du foie. Elle comporte deux domaines somatomédine B (comme la vitronectine) et un site RGD (Arg-Gly-Asp) d’attachement aux intégrines.

chimiokine n.f.

chemokine

Ensemble de cytokines de faible poids moléculaire qui induisent la migration des leucocytes vers le site de sécrétion de ces molécules ainsi que l’activitation cellulaire (adhérence, dégranulation).
Les chimiokines sont classées en trois familles structurales définies par de fortes homologies au sein de la même famille. La famille α ou famille CxC est définie par la présence de deux cystéines séparées par un autre acide aminé. Les chimiokines de cette famille sont codées par des gènes localisés en 4q12-21. Les principales chimiokines de la famille α sont l’IL-8, les protéines inflammatoires des macrophages MIP-2α et MIP-2ß, des facteurs plaquettaires (oncostatine ou PF4, thromboglobuline ß) et la protéine d’activation des neutrophiles AP-2.
La famille des chimiokines ß (C-C) est définie par l’association de deux cystéines. Les gènes de ces chimiokines sont localisés en 17q11-32. Cette famille comprend les protéines inflammatoires des macrophages MIP-1α et ß, les protéines chimioattractantes des monocytes MCP-1, 2 et 3 et la molécule RANTES.
La troisième famille C est représentée par la lymphotactine (Ltn).
Les chimiokines se fixent à des récepteurs à 7 domaines transmembranaires au nombre de 4 à 5 pour chacune des familles α et ß. La synthèse des chimiokines est induite par différents signaux inflammatoires (microbiens, toxiques). Les chimiokines peuvent être synthétisées par un grand nombre de cellules en particulier l’endothélium, les leucocytes et notamment les lymphocytes T activés, les plaquettes, ou d’autres cellules. L’interaction des sélectines avec leurs ligands entre leucocytes et endothélium, provoque la synthèse des chimiokines par l’endothélium, active les intégrines leucocytaires et permet une forte adhérence des leucocytes à l’endothélium, étape essentielle de toute réaction inflammatoire.
Certains récepteurs de chimiokines sont des corécepteurs du virus de l’immunodéficience humaine.

[C1,C3 ]

décidue n.f.

decidua

Muqueuse de l'endomètre transformée après la nidation de l'œuf et les transformations histologiques qui l'accompagnent.
Elle comporte une couche compacte superficielle riche en glandes et en glycogène, et une couche spongieuse profonde. Elle se distingue en trois parties : pariétale, réfléchie et basale, qui s'évacue avec le placenta. L'interface entre le trophoblaste et la décidue est le siège de nombreux échanges où interviennent intégrines, métalloprotéinases, cytokines, immunoglobulines, etc., qui conditionnent le développement de l'embryon.

Étym. lat. deciduus, qui tombe

Syn. caduque, déciduale

famille de protéines l.f.

protein family

En biologie moléculaire, ensemble de protéines homologues par leur structure, leur séquence d'aminoacides et leur fonction, dont les gènes ont évolué à partir d'un gène ancestral commun.
Par ex. la famille des intégrines (protéines membranaires responsables des adhésions cellulaires), celle des globines (protéines constitutives des hémoglobines), celle des cytochromes c, celle des apolipoprotéines à 4 exons, etc.

[C1,Q1]

Édit. 2018

ICAM sigle angl pour Inter Cellular Adhesion Molecule

Molécules d’adhésion intercellulaire appartenant à la famille des immunoglobulines.
Ce sont des protéines transmembranaires exprimées par un grand nombre de cellules, qui constituent le ligand des intégrines leucocytaires ou d’autres molécules de la superfamille des immunoglobulines.

→ immunoglobuline

LFA sigle angl. m. Lymphocyte Function Antigens.

Groupe de trois molécules adhésives de la famille des ß2 intégrines formées par une chaîne ß2 commune (CD18) et des chaînes α : CD11a (LFA-1), CD11b (CR3, récepteur de type 3 du complément) et CD11c (CR4, récepteur de type 4 du complément).
Des anomalies du gène codant la chaîne ß (CD18) peuvent être à l’origine de syndrome de déficit en molécules adhésives (LAD).

lymphoblaste n.m.

lymphoblast

Lymphocyte T ou B activé caractérisé par une augmentation de taille, une décondensation de la chromatine et une augmentation du contenu en ARN et en protéines ainsi que par l'expression de marqueurs d'activation.
Sur les lymphocytes T ces marqueurs d’activation peuvent apparaître précocement pendant la phase G1 du cycle cellulaire (CD69, CD25, CD95) ou plus tardivement (CD71 récepteur de la transferrine, et molécule HLA de classe II) ou enfin de façon très tardive (intégrines VLA pour very late antigens).

mémoire immunologique l.f.

immunologic memory

Concept exprimant la capacité d'un organisme (ou de cellules immunocompétentes) de répondre de façon accélérée particulièrement intense à une nouvelle stimulation par un antigène déjà rencontré.
Les lymphocytes B à mémoire se distinguent des lymphocytes B naïfs par l’absence d’IgD membranaires et la présence d’IgG, d’IgA ou d’IgE membranaires. Les lymphocytes T à mémoire sont caractérisés par une faible expression de la sélectine CD62L et la présence d’une isoforme courte de la molécule CD45 (CD45RO). Les cellules T à mémoire possèdent en outre des propriétés de migration tissulaire (écotaxie) particulières liées à l’expression de certains antigènes ou d’intégrines membranaires. D’une façon générale les lymphocytes T et B à mémoire sont caractérisés par leurs capacités d’activation par de faibles concentrations d’antigènes ou de peptides et un rôle plus restreint des cosignaux d’activation (cytokines, molécules adhésives intercellulaires).

Étym. lat. immunire : se protéger : gr.  logikê  (de logos : discours,  étude)

myélémie n.f.

leukocytosis with immature leukocytes in the blood

Présence dans le sang de précurseurs granulocytaires n'ayant pas terminé leur maturation dans la moelle et libérés avant terme dans la circulation, généralement accompagnant une hyperleucocytose.
Il s'agit généralement de myélocytes et de métamyélocytes, avec plus rarement quelques promyélocytes. Le pourcentage en est variable et ne prend de signification pathologique que s'il est supérieur à 3-5%.
Le passage prématuré de cellules immatures dans la circulation peut être physiologique en réponse à de nombreux stimulus, mettant en jeu des facteurs de croissance (IL2, GM-CSF, G-CSF, IL8, TNF, TGF bêta, MIP1 alpha, etc.) et la modulation consécutive des ligands ou molécules d'adhésion des granulocytes et des surfaces endothéliales (sélectines et intégrines).

Étym. gr. muelos : moelle ; haima : sang

ostéopontine n.f.

osteopontin

Glycoprotéine acide produite dans l’os et le cartilage, mais également dans les cellules épithéliales du tube rénal et de l’appareil excréteur urinaire, sous l’effet des facteurs de croissance, des cytokines et du dihydroxycholecalciférol, et qui joue un rôle dans l’adhésion cellulaire et la biominéralisation de divers tissus.
Elle exerce plusieurs fonctions : elle lie le calcium et joue un rôle essentiel dans la minéralisation osseuse ; c'est, de plus, un des facteurs majeurs de l'inflammation dans les néphropathies. Elle est, au cours de ces maladies, surexprimée dans les cellules tubulaires et est responsable de l'infiltration du tissu interstitiel rénal par les macrophages vis-à-vis desquels elle exerce un pouvoir chimiotactique. Ces cellules se fixent à l'ostéopontine par leurs intégrines membranaires.
Elle est impliquée dans la migration des cellules musculaires lisses et est spécialement abondante dans les plaques d’athérome.

Édit. 2017

récepteur n.m.

1) En physiologie, cellule ou terminaison nerveuse ayant pour fonction de recevoir divers stimulus et de les transmettre aux organes correspondants : récepteurs et effecteurs

Récepteurs tactile, auditif, olfactif, gustatif. Thermorécepteur. Nocicepteur.
2) En biochimie molécule, ou ensemble de molécules, capable de se lier spécifiquement à une molécule exogène, dite « ligand », et de permettre son internalisation ou de transmettre un signal à l'intérieur de la cellule.
P. ex. les protéines intégrines qui reçoivent un signal hormonal à la surface d'une cellule ont un domaine extra-membranaire susceptible de fixer l'hormone, un domaine hydrophobe transmembranaire et un domaine intra-membranaire en relation immédiate avec des systèmes enzymatiques susceptibles de répondre au signal hormonal.
Il existe des récepteurs dans la membrane plasmique qui ne quittent pas la membrane et qui transmettent ainsi le signal par « transduction » ; c'est généralement le cas pour les hormones peptidiques et les facteurs de croissance : ce sont les récepteurs dits de classe I. Mais certains récepteurs pénètrent dans le cytoplasme avec leur ligand (internalisation) : ce sont les récepteurs membranaires de classe II ; ils permettent à la cellule de capter spécifiquement des macromolécules circulantes, comme les lipoprotéines p. ex. D'autres récepteurs existent dans les différents compartiments de la cellule : les récepteurs cytoplamiques des hormones stéroïdes et des hormones thyroïdiennes sont transportés sur la chromatine du noyau et peuvent agir directement sur les gènes ; les membranes des mitochondries ont des récepteurs pour les molécules qu'elles peuvent capter, etc. Les récepteurs sont rarement constitués d'une simple protéine, serait-ce une glycoprotéine ou une lipoprotéine, ou un glycolipide (certains gangliosides sont des récepteurs de virus) ; ils se présentent souvent comme des édifices dimériques et même comme des systèmes à plusieurs sous-unités.
Des récepteurs spécifiques particuliers existent sur la membrane de cellules participant aux réactions immunologiques : récepteurs pour les antigènes, pour certaines fractions du complément, pour la partie Fc des immunoglobulines etc.

→ TCR, TCB, dégranulation des basophiles, ADCC, ligand

récepteurs à domaine discoïdine n.m

discoidin domain receptors (DDR)

Récepteurs à activité tyrosine kinase se liant au collagène et possédant dans la région amino-terminale extracellulaire un domaine homologue à la discoïdine, lectine initialement décrite chez l’amibe.
Il existe deux gènes distincts codant pour deux types de récepteurs, DDR1 et DDR2, liant tous deux les diverses formes de collagène. Les DDR s’ajoutent donc aux intégrines comme deuxième famille de récepteurs du collagène, mais s’en différencient par leur activité tyrosine kinase. Ce sont des protéines glycosylées de 125 et 130 kDa, respectivement. DDR1 lie les collagènes I à V ainsi que le collagène VIII alors que DDR2 reconnaît seulement les collagènes fibrillaires I et III. DDR1 est exprimé dans l’ectoderme chez l’embryon, dans les épithéliums, les fibroblastes et les macrophages chez l’adulte. L’expression de DDR2 est restreinte aux muscles, cœur, vaisseaux et tissu conjonctif. A la différence des autres récepteurs à activité tyrosine kinase, les DDR s’activent lentement après plusieurs heures de contact avec leurs ligands. Les DDR interviennent dans l’embryogenèse, le développement tumoral et la fibrose d’organes.

→ tyrosine-kinase, discoïdine, lectine, intégrine

RGD séquence l. f. sigle d'après la nomenclature des acides aminés pour R : arginine, G : glycine, D : acide aspartique

Cette séquence représente le motif de base commun à de nombreuses protéines adhésives qui portent ainsi le nom d'adhésines et sont impliquées dans la liaison à des glycoprotéines de membrane cellulaire formée d'hétérodimères que l'on appelle intégrines.
Dans le domaine de l'hémostase, le fibrinogène, le facteur Willebrand, la fibronectine, la thrombospondine, la vitronectine portent au moins une séquence RGD qui leur permet de se lier à l'intégrine la plus représentée sur la membrane des plaquettes (a2bß3 aussi appelée GPIIb/IIIa).

taline n.f.

talin

Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires à la vinculine et aux filaments d'actine.

tensine n.f.

tensin

Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires aux filaments d'actine, en liaison avec la vinculine et la taline.

thrombasthénie de Glanzmann l.f.

Glanzmann's thrombasthenia

Thrombopathie constitutionnelle de transmission autosomique récessive caractérisée par un défaut complet d'agrégation des plaquettes aux inducteurs jusqu'ici connus et un défaut variable de rétraction du caillot.
Le défaut d'agrégation est lié à l'absence d'expression à la membrane plaquettaire des glycoprotéines IIb et IIIa qui forment un complexe grâce à des liaisons calciques. Ce complexe fait partie de la famille des intégrines et porte le site récepteur pour le fibrinogène.
Ainsi, dans cette affection, la fixation du fibrinogène plasmatique à la membrane plaquettaire qui normalement permet l'agrégation est soit nulle (comme dans la thrombasthénie de type I), soit très diminuée (comme dans la thrombasthénie de type II) et insuffisante pour permettre l'agrégation plaquettaire. La physiopathogénie du défaut de rétraction du caillot est moins bien connue.
Il existe aussi des formes variantes liées à une instabilité du complexe ou à une anomalie qualitative de celui-ci, alors que son expression quantitative est normale. Des anomalies moléculaires touchant les gènes de structure de la GPIIb ou de la GPIIIa ont été décrites responsables, soit d'une absence d'expression du complexe dans la forme typique, soit d'une expression qualitative anormale de celui-ci dans les formes variantes.

E. Glanzmann, pédiatre suisse (1918)

vinculine n.f.

vinculin

Protéine du squelette cytoplasmique participant à l'attachement des intégrines membranaires aux filaments d'actine, en liaison avec la tensine.

→ intégrine, actine, tensine

VLA sigle angl. pour Very Late Antigens

Molécules de la famille des ß1-intégrines intervenant dans l'écotaxie des leucocytes et des lymphocytes.

→ intégrines, écotaxie

calréticuline n.f.

calreticulin

Protéine qui fixe des ions Ca2+, présente dans la lumière du réticulum endoplasmique et dans les granules cytotoxiques des lymphocytes, qui joue un rôle essentiel dans la signalisation médiée par des intégrines et le transport de peptides dans les cellules.
Les calréticulines constituent une famille de nombreuses protéines qui se comportent comme des lectines spécifiques de domaines oligosidiques porteurs d'un reste de glucose.
Des mutations sur le gène CALR sont fréquentes en cas de thrombocytémie essentielle et de myélofibrose primitive.

J. Nangalia, biologiste britannique (2013) ; T. Klampfl, biologiste autrichien (2013)

→ thrombocytémie essentielle,e myélofibrose primitive, intégrine, lectine, CALR gene

[C1]

mécanotransduction n.f.

mécanotransduction

Ensemble des forces mécaniques se propageant au sein et entre les cellules.Ce processus façonne les cellules, les tissus et les  organes et peut déclencher des signaux biochimiques. La mécanotransduction agit sur les protéines en les remodelant. Les changements de conformation ainsi obtenus modifient les affinités des protéines et donc leurs activités et peuvent déclencher une cascade d’événements biochimiques. En particulier, les intégrines de la membrane cellulaires sont des mécanotransducteurs qui transmettent les signaux mécaniques à l’actine du cytosquelette.

→ intégrine, actine

[C3]

Édit. 2018

tétraspanine n.f.

tetraspanin

Famille de glycoprotéines membranaires présentes chez les eucaryotes multicellulaires, participant à la régulation de multiples fonctions cellulaires dont l’adhérence, la mobilité et la prolifération.
Les tétraspanines possèdent 4 domaines transmembranaires, d'où leur nom. Elles interagissent entre elles et  avec d'autre protéines membranaires comme les intégrines et les récepteurs de facteurs de croissance ou de cytokines, participant ainsi à la signalisation cellulaire. La tetraspanine la plus anciennement connue, appelée CD9, a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement D'autres tétraspanines possèdent, par contre, des activités anti-tumorales. Il a été aussi récemment montré que la surexpression de la tétraspanine CD9 dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires auxquels elles s’attachent avant de les détruire.

Étym. tétra = 4 en Grec et span = traverser en Anglais

→ intégrine, facteur de croissance, cytokine, signalisation cellulaire, capsule de Bowman, glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale

[C1, F2, M1]

Édit. 2020