Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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bêta-2-macroglobuline n.f.

β2-macroglobulin

Glycoprotéine plasmatique de masse moléculaire élevée (800 kDa) de structure pentamérique dont chaque protomère comporte deux chaînes lourdes mu et deux chaînes légères lambda ou kappa, de mobilité électrophorétique bêta 2 ou gamma, dont la constante de sédimentation élevée (S20 19 S) permet de la séparation par ultracentrifugation.
Elle fait partie d’une des classes majeures des immunoglobulines (Ig M). Sa concentration plasmatique très faible chez un individu normal augmente surtout dans la macroglobulinémie de Waldenström, le lupus érythémateux et certaines cirrhoses, parmi lesquelles la cirrhose biliaire primitive. Certaines formes (10%) de leucémie lymphoïde chronique montrent un pic monoclonal sérique de faible intensité, majoritairement de nature IgM.

Syn. immunoglobuline M

Abrév. IgM

Édit. 2017

gammaglobuline anti-D l.f.

anti-D immunoglobulin

Anticorps immun dirigé contre les antigènes D des hématies rhésus positif.
Il apparaît après une transfusion incompatible de globules rouges rhésus positif chez un sujet rhésus négatif ou chez les mères rhésus négatif qui s'immunisent contre les hématies de leur fœtus rhésus positif. Recueillis chez des volontaires sains immunisés, ces anticorps sont injectés immédiatement après l'accouchement d'une mère rhésus négatif, non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, afin de neutraliser les hématies fœtales passées dans la circulation maternelle lors de la naissance. On évite ainsi l'allo-immunisation anti-D source d'anémie et de mort fœtale lors des grossesses suivantes.

Syn. immunoglobuline anti-D et incompatibilité fœtomatemelle

immunoglobuline A (IgA) l.f.

immunoglobulin A (IgA)

Molécule d’anticorps formée de sous-unités constituées de deux chaînes lourdes alpha (α-1 ou α-2) identiques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Chaque chaîne lourde comprend un domaine variable VH et trois domaines constants CA. Les régions constantes des chaînes lourdes existent sous deux formes définissant les isoallotypes α-2m(1) et α-2m(2). La chaîne α-2 présente dans la région charnière une délétion d’une séquence dans le site de clivage de nombreux enzymes bactériens ; les IgA2 sont donc résistantes à ces protéases.
Les IgA sériques sont pour la plupart monomériques de sous-classes IgA1, produites par les plasmocytes de la moelle osseuse. Les IgA sécrétoires sont sous forme dimérique ou polymérique et comportent un composant sécrétoire ; elles sont produites par les plasmocytes du tissu conjonctif des muqueuses et les plasmocytes entourant les canaux excréteurs des glandes exocrines. La proportion des IgA2 est beaucoup plus élevée dans les sécrétions que dans le sérum. Les IgA exercent des fonctions d’exclusion des microorganismes au niveau des surfaces muqueuses. La concentration sérique des Ig A chez le sujet normal adulte est de 0,6 à 4,0 g/L. Chez le nouveau-né, leur concentration est  très faible (0,02 +/-0,02 g/L). Elle  s’élève progressivement jusqu’à l’âge adulte.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines

immunoglobuline anti-D l.f.

Rh immunoglobulin

Gammaglobuline spécifiquement dirigée contre l’antigène D, utilisée dans la prévention de l’immunisation rhésus fœtomaternelle.
Son but est de neutraliser les hématies fœtales rhésus positif passées dans la circulation maternelle avant que les réactions immunitaires maternelles ne débutent. Chez la femme rhésus négatif non immunisée l’injection d’immunoglobuline anti-D est pratiquée dans un délai de 72 heures au maximum après l’accouchement d’un enfant rhésus positif. Cette prévention s’applique aussi aux avortements spontanés ou provoqués, aux grossesses extra-utérines et à l’occasion de tous les gestes ou circonstances comportant un risque de passage d’hématies fœtales dans la circulation maternelle : cerclage du col utérin, amniocentèse, intervention pelvi-abdominale ou traumatisme abdominal. L’efficacité de cette injection doit être vérifiée par un test de Kleihauer.

E. Kleihauer et K. Betke, pédiatres allemands (1957)

Étym. lat. immunis : exempt de

immunisation foetomaternelle, Kleihauer (test de)

immunoglobuline D (IgD) l.f.

immunoglobulin D (IgD)

Immunoglobuline formée par deux chaînes lourdes δ identiques et deux chaînes légères (κ ou λ).
Les chaînes δ sont caractérisées par une très longue région charnière sensible à l’action des enzymes protéolytiques. Ces immunoglobulines sont exprimées essentiellement à la surface des lymphocytes B matures naïfs mais pas sur les lymphocytes B mémoire. Elles ont la fonction de récepteurs d’antigènes des lymphocytes B (BCR = B Cells Receptor). Les concentrations plasmatiques d’IgD sont très faibles (0 à 0,14 mg/L).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines

immunoglobuline E (IgE) l.f.

immunoglobulin E (IgE)

Immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes ε identiques et de deux chaînes légères κ ou λ.
Les chaînes ε possèdent 4 domaines constants et un domaine VH.
Les IgE ont une demi-vie plasmatique courte (2,3 jours) et une faible concentration plasmatique (3,3 à 188 unités internationales/mL). Ces immunoglobulines se fixent sur les récepteurs cellulaires de haute affinité (FceR) de type 1, notamment à la surface des mastocytes où elles peuvent persister pendant plusieurs semaines.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines

immunoglobuline G (IgG) l.f.

immunoglobulin G (IgG).
Molécule d’immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes identiques de type γ 1, γ 2, γ 3 ou γ 4 et de deux chaînes légères identiques légères κ ou λ.
Les IgG représentent la principale classe d’immunoglobulines du sérum, Les 4 sousclasses d’IgG maternelles passent dans la circulation fœtale et assurent l’immunité passive du nouveau-né, à l’exclusion de toutes les autres classes d’immunoglobulines.
Les IgG1 et les IgG3 activent le complément par la voie classique. Elles participent à l’opsonisation des micro-organismes. Toutes les classes d’IgG ont une fonction de neutralisation des toxines. La demi-vie plasmatique des IgG1, 2 et 4 est de 21 jours, celle des IgG3 de 7 jours. Les pourcentages relatifs des 4 sous-classes dans le sérum sont 66% pour les IgG1, 23% pour les IgG2, 7% pour les IgG3 et 1,4% pour les IgG4.
La concentration normale d’Ig G chez l’adulte est de 7 à 16 g/L. Elle est basse chez le nourrisson (4.0 +/- 2 ,0 g/L) puis augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines

immunoglobuline G STS l.f.

short term sensitizing immunoglobulin

Groupe d'anticorps spécifiques appartenant au sous-groupe des IgG4.
Pour certains, leur intervention devrait être soupçonnée chez l'homme lorsque les prick-tests sont négatifs et que seules les intradermoréactions sont positives.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobuline M (IgM) l.f.

immunoglobulin M (IgM).
Molécule d’immunoglobuline formée de 5 sous-unités (ou monomères) constituées de deux chaînes lourdes µ symétriques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Les IgM transmembranaires existent sous forme monomérique à la surface des lymphocytes B. Les IgM solubles sont formées de 5 sous-unités associées entre elles par le peptide J (jonction et par des ponts disulfure). La masse moléculaire des formes pentamériques est de 970 kDa Elles sont pour la plupart dans le secteur intravasculaire. Elles ont la propriété d’activer la voie classique du complément et participent ainsi à la bactériolyse et à l’opsonisation des micro-organismes. C’est la première classe d’immunoglobulines produite lors de l’immunisation par un antigène exogène.
 La  concentration plasmatique des Ig M chez le sujet adulte normal est  d’environ 0,5 à 2,5 g/L. Elle est très faible chez le nouveau-né(0,10 +/- 0,05 g/L) et augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte

Étym. lat. immunis : exempt de

Syn. bêta-2-macroglobuline

immunoglobulines

immunoglobuline monoclonale l.f.

M-component, monoclonal immunoglobulin

Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.

J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)

Étym. lat. immunis : exempt de

dysglobuline,  hybridome

immunoglobulines intraveineuses l.f.

intravenous immunoglobulins

Traitements thérapeutiques de plus en plus employés, utilisant actuellement surtout les immunoglobulines par voie veineuse (IgIV), en raison du nombre croissant d’affections neurologiques admises comme d’origine dysimmunitaire.
Leurs indications actuelles concernent préférentiellement : parmi les affections musculaires inflammatoires, les dermatomyosites ; parmi les maladies de la jonction neuromusculaire, la myasthénie en poussée et le syndrome de Lambert-Eaton ; parmi les atteintes périphériques, le syndrome de Guillain-Barré, les polyradiculonévrites chroniques idiopathiques, les neuropathies multifocales avec blocs de conduction et les neuropathies périphériques associées à une gammapathie monoclonale IgM ; parmi les manifestations nerveuses centrales, la sclérose en plaques. Avec les IgIV, les effets secondaires sont assez fréquents mais le plus souvent bénins et transitoires, bien qu'aient été également observées des complications majeures telles qu'une insuffisance rénale aigüe, des manifestations thromboemboliques et rarement une transmission d'affections virales. Par ailleurs les coûts sont très élevés et les résultats seulement temporaires.

E. H. Lambert, neurophysiologiste et L. M. Eaton, neurologue américains (1956) ; J. Guillain et J. Barré, neurologues français et membres de l'Académie de médecine (1916)

Étym. lat. immunis : exempt de

échanges plasmatiques

immunoglobulines spécifiques l.f.p.

Immunoglobulines injectées, à titre préventif de la survenue d’une maladie infectieuse, dans quelques indications (tétanos, hépatite B, rage), conjointement à la vaccination.
L’immunoglobuline anti-D est également spécifiquement destinée à combattre l’immunisation fœtomaternelle.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobulines (Ig) n.f.p. (Ig)

immunoglobulins

Les immunoglobulines sont des glycoprotéines douées d’activité anticorps, présentes dans les liquides biologiques, qui peuvent se fixer spécifiquement (de façon non covalente) par leurs paratopes sur les épitopes de l’antigène correspondant.
Des sites particuliers peuvent figurer sur certaines classes d’entre elles : fixation du complément, fixation sur certaines cellules (ayant des récepteurs pour leur fragment cristallisable (Fc), site de transfert placentaire.
Leur structure en quatre chaînes est révélée par des expériences de clivage. Les agents réducteurs, comme le mercapto-éthanol, permettent la libération de deux sortes de chaînes par rupture des ponts disulfures qui les relient :
- les chaînes légères (L) formées de deux domaines de 110 acides aminés. Le premier, N-terminal, a une composition variable en acides aminés avec de courtes zones hypervariables dont la diversité résulte de recombinaisons génomiques et de mutations somatiques entraînant un répertoire pratiquement illimité (elles sont le support de l’idiotypie). Le deuxième domaine est dit constant car seule une petite variation permet d’identifier soit une chaîne κ, soit une chaîne λ, caractéristique du type de l’Ig ;
- les chaînes lourdes (H) formées de quatre à cinq domaines de 110 acides aminés. Entre le deuxième et le troisième domaines existe une courte région charnière (traduction du mot angl. hinge) permettant à ce niveau une grande flexibilité de la molécule. Le premier domaine, N-terminal, est de composition variable avec des zones hypervariables situées en face des parties homologues des chaînes légères ; avec elles se constitue le paratope.
De petites variations des parties constantes permettent d’identifier les chaînes : γ, δ, α, μ, ε, caractérisant respectivement les classes d’Ig : Ig G, Ig D, Ig A, Ig M, Ig E. De même sont identifiables les sous-classes : Ig G1 (γ1), Ig G2 (γ2),Ig G3 (γ3), Ig G4 (γ4), Ig A1 (α1), Ig A2 (α2).

Les deux chaînes légères sont identiques entre elles dans une même molécule et il en est de même des chaînes lourdes.
Les Ig G, les Ig A sériques, les Ig D, les Ig E, sont ainsi composées de quatre chaînes. Les Ig A sécrétoires sont composées de deux sous-unités de quatre chaînes et les Ig M de cinq sous-unités.
Les enzymes protéolytiques clivent les immunoglobulines suivant le cas :
- soit en deux fragments (N-terminaux) , appelés Fab, constitués chacun de la totalité de la chaîne légère et de la partie N-terminale (deux premiers domaines) de la chaîne lourde restant reliés par des ponts disulfure. Ils comportent donc chacun un site anticorps. Le troisième fragment, appelé Fc, est constitué par les deux domaines C-terminaux des deux chaînes lourdes ;
- soit en un fragment F (ab’)2 formé de l’équivalent de deux fragments Fab reliés par des ponts disulfure et un fragment Fc comme précédemment.

En plus des chaînes légères et lourdes, les Ig A sécrétoires comportent une chaîne J qui assure la liaison des deux sous-unités d’Ig A qui les composent et d’une pièce sécrétoire qui le protège de l’action des sucs digestifs. Les Ig M sont constituées de cinq sous-unités et d’une chaîne J.
Les récepteurs des lymphocytes B (BCR) sont constitués d’une molécule d’Ig (dont la structure est la même que celle des anticorps qui seront synthétisés par les cellules) complétées par une région transmembranaire et une courte région intra-cytoplamique. Ceci permet de transmettre à la cellule un signal d’activation lors de la liaison avec l’antigène.
Il existe trois niveaux d’hétérogénéité des Ig :
- isotypique, mis en évidence par des anticorps d’origine animale qui reconnaissent des épitopes présents chez tous les individus d’une même espèce, permettant l’identification des diverses chaînes légères et lourdes ;
- allotypique, mis en évidence par des anticorps provenant d’un individu de la même espèce permettant l’identification d’allotypes présents sur certaines chaînes de certains individus. Chez l’Homme il s’agit des antigènes des systèmes : Gm, Km, Am ;
- idiotypique, mis en évidence par des anticorps réagissant spécifiquement avec des épitopes présents sur les parties hypervariables en fonction de la spécificité anticorps de l’Ig. Ainsi se constitue un réseau idiotype-anti-idiotype participant à la régulation de la réponse immunitaire.

G. M. Edelman, biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1972 (1969)

Étym. lat. immunis : exempt de

Syn. anticorps, gamma-globuline

gamma-globuline, anticorps, antigène, immunoglobuline G, immunoglobuline D, immunoglobuline A, immunoglobuline M, immunoglobuline E, glycoprotéine, paratope, épitope, système du complément, chaine légère, idiotype, chaîne lourde, allotypie, isotype, idiotype

[C1, F3]

Édit. 2020

chaîne alpha l.f.

Chaîne lourde des immunoglobulines A (IgA)

maladie des chaînes alpha

[C1,F3]

chaîne epsilon l.f.

Chaîne lourde des immunoglobulines E (IgE)

maladie des chaînes ε

[C1,F3]

chaîne légère d'immunoglobuline l.f.

immunoglobulin light chain

Sous-unité protéique constitutive d'une immunoglobuline, formée d'une région constante (CL) identique quel que soit l'anticorps et d'une région variable (VL) reconnaissant l'antigène cible.
Une immunoglobuline est formée de l'assemblage de quatre sous-unités protéiques : deux chaînes lourdes et deux chaînes légères. Les chaînes légères sont toutefois produites en excès par rapport aux chaînes lourdes, si bien que l'on trouve dans le plasma des chaînes légères libres circulantes. Leur concentration augmente dans le myélome multiple, l'amylose AL et les gammapathies monoclonales de signification indéterminée. Elle peut également augmenter dans d'autres affections touchant les populations lymphocytaires et plasmocytaires, le diabète de type 2 et certaines maladies auto-immunes. Le dosage des chaînes légères libres circulantes est recommandé pour le suivi du myélome à chaînes légères.

immunoglobuline, chaîne lourde, myélome multiple, amylose, maladie des chaînes légères

[C1, F3]

Édit. 2019

chaîne mu l.f.

Chaîne lourde des immunoglobulines M (IgM)

maladie des chaînes µ

[C1,F3]

déficit en immunoglobulines (syndrome de) l.m.

hypogammaglobulinemia

Déficit immunitaire soit primitif, génétiquement déterminé, ou secondaire à d'autres maladies (lymphomes malins, maladies autoimmunes, sida, traitement immunosuppresseur,…), caractérisé par un taux faible en immunoglobulines sériques et l'absence de production normale d'anticorps en réponse à une stimulation antigénique.
Le déficit peut toucher une, deux ou les trois classes majeures d'immunoglobulines sériques. Dans le déficit immunitaire combiné sévère, les immunités cellulaires et humorales sont déficitaires.

O. C. Bruton, pédiatre américain (1952)

hypogammaglobulinémie infantile liée au sexe (maladie de Bruton)

fièvre périodique avec hyperimmunoglobulinémie D (HIDS) l.m.

hyperimmunoglobulinemia D and periodic fever

G. Grateau et L. Guillevin, membre de l'Académie natinale de médecine, médecins français (2005)

Réf. Orphanet (2005)

syndrome de fièvre périodique avec hyperimmunoglobulinémie D

[O1]

Édit. 2018

hyperimmunoglobulinémie IgE (syndrome d') l.m.

Variété de déficit immunitaire congénital, caractérisé biologiquement par une élévation extrême du taux d'IgE circulantes (à plus de dix fois la normale) alors que les autres immunoglobulines sont normales, et, cliniquement, par des infections staphylococciques de la peau et des poumons, graves et récidivantes, ainsi que par une dermite eczématiforme peu typique.

Rebecca H. Buckley, pédiatre américaine (1972)

Étym. : Job, personnage de l'Ancien Testament

Syn. syndrome de Job (obs.), syndrome de Buckley

[F1,J1,D5]

Édit. 2015

purpura hyperimmunoglobulinémique l.m.

Waldenström (maladie de)

région constante d'une immunoglobuline l.f.

constant region

Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.

superfamille des immunoglobulines l.f.

immunoglobulin superfamily

Ensemble des protéines formées par un ou plusieurs domaines répétitifs de structure analogue aux domaines des chaînes d'immunoglobulines.
Les principaux membres de la superfamille des immunoglobulines, qui comprend environ une centaine de protéines, sont les récepteurs d’antigène des lymphocytes (TCR et BCR), les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité, les corécepteurs d’antigène CD4 et CD8, les récepteurs de Fc des immunoglobulines et certaines molécules adhésives intercellulaires.

syndrome de fièvre périodique avec hyperimmunoglobulinémie D l.m.

hyperimmunoglobulinemia D and periodic fever

Syndrome caractérisé par des  poussées fébriles accompagnées de céphalées, de douleurs abdominales, de vomissements et de diarrhées, d’arthralgies ou d’arthrites, d'hépatosplénomégalie, d’adénopathies, d’éruptions cutanées, qui durent 3 à 7 jours et récidivent toutes les 2 à 8 semaines, variant d'un cas à l'autre.
Les accès, qui débutent le plus souvent lors de la première année de vie, peuvent être spontanés ou déclenchés par des infections ou des traumatismes émotionnels ou physiques. Ils n'ont en général aucun retentissement sur la croissance et le développement des enfants.
La prévalence du syndrome est inconnue (environ 200 cas ont été publiés).

Le pronostic  est bon. L'espérance de vie n'est pas diminuée, mais chez l'adulte des complications sont parfois observées : amylose, adhérences abdominales, et plus rarement contractures articulaires.
La transmission est autosomique récessive dû à des mutations du gène codant la mévalonate kinase (enzyme clé de la voie de synthèse du cholestérol et d’autres molécules incluant les dérivés des isoprènes), (MVK situé en 12 q24). Cette mutation n’entraîne qu’un déficit partiel de l’enzyme laissant persister une activité résiduelle. (Le déficit total est responsable chez l’enfant d’unemaladie du développement l’acidurie mévalonique).
Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’une mévalonaturie pendant les accès fébriles, ou par le dosage de la mévalonate kinase lymphocytaire pendant ou en dehors des accès ainsi que sur la mise en évidence biochimique ou génétique du déficit en MVK. Le taux des IgD sériques est en général élevé (mais souvent normal chez l'enfant de moins de 3 ans). Le taux des IgA est aussi élevé dans 80 % des cas. Au moment d'un accès, la vitesse de sédimentation  est accélérée avec une augmentation de la C-réactive protéine , des interleukines -1 et -6 et du facteur de nécrose tumorale (TNF) alpha.
Le diagnosctic différentiel concerne les autres syndromes auto-inflammatoires: la fièvre méditerranéenne familiale, la fièvre héréditaire périodique liée au récepteur du TNF et le syndrome Muckle-Wells. Chez l'enfant, le tableau clinique de l'HIDS peut être indifférentiable d'un syndrome PFAPA (fièvre périodique avec aphtose, pharyngite et adénite, ou syndrome de Marshall).
Il n'y a pas de traitement spécifique de l'HIDS et le traitement n'est pas standardisé à ce jour. Chez certains patients, on a observé une réponse à la prednisone à haute dose. L'anakinra (un antagoniste du récepteur de l'IL-1) a aussi montré une efficacité dans quelques cas, de même que l'étanercept (un inhibiteur du TNF-alpha). La colchicine n’a aucun effet de prévention des accès.
Quand un couple a un enfant atteint, le risque de récurrence est de 25 % pour l'enfant à venir ; le conseil génétique est donc recommandé.

G. Grateau, L. Guillevin, membre de l’Académie de médecine, médecins internistes français (2005) : J. Frenkel, pédiatre néerlandais (2013)

Syn. syndrome de fièvre avec hyperIgD; hyper IgD syndrome (HIDS); fièvre périodique de type hollandais.

Sigle HIDS

Réf. Orphanet, Gilles Grateau, Loïc Guillevin membre de l’Académie de médecine (2005)

amylose, mévalonate kinase, acidurie mévalonique, isoprène, fièvre familiale méditerranéenne,  Muckle et Wells (syndrome de), syndrome PFAPA étanerceptLes accès, syndrome PFAPA

[O1, N1,Q3]

Édit. 2019

récepteur d'immunoglobulines polymériques l.m.

polymeric immunoglobulin receptor

Le récepteur des immunoglobulines polymériques (PIGR) est une glycoprotéine transmembranaire exprimée dans la membrane baso-latérale des cellules épithéliales, fixant spécifiquement les immunoglobulines polymériques (Ig  A secrétoires et Ig M).
La fonction principale de PIGR est de transporter les dimères d'Ig A secrétoires et les poymères d'Ig M au travers de la barrière épithéliale pour permettre leur passage dans les diverses secrétions de l'organisme (mucus intestinal, mucus bronchique, salive, etc...).

Holly Turula, Christiane E. Wobus, immunologistes américaines (2018)

Sigle PIGR

Réf. Holly Turula and Christiane E. Wobus. The Role of the Polymeric Immunoglobulin Receptor and Secretory Immunoglobulins during Mucosal Infection and Immunity. Viruses 2018, 10(5), 237; https://doi.org/10.3390/v10050237.

immunoglobuline A, immunoglobuline M

[C1, C3]

Édit. 2019

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