Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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érythème a calore l.m.

erythema ab igne
Erythème cutané lié à l'exposition à une source d'infrarouges, qui peut être brutale et aigüe ou chronique.
Dans a forme aigüe, il correspond à une brûlure le plus souvent du premier degré, érythème douloureux succédant à un contact brutal avec le feu, un corps ou un liquide chaud. L'érythème chronique ab igne, devenu rare dans sa forme classique, atteint le plus souvent la face antéro-interne des jambes et des cuisses des femmes après exposition chronique à la chaleur.
De disposition souvent réticulée, il évolue progressivement vers une hyperpigmentation. L'érythème ab igne peut être dû à une exposition à la chaleur, occupationnelle ou professionnelle : il est le plus souvent localisé à la face et aux membres supérieurs (fondeurs, boulangers, souffleurs de verre, etc.). La responsabilité des seuls infrarouges dans la survenue de carcinomes cutanés sur l'érythème a calore est discutée du fait d'une exposition concomitante à d'autres substances carcinogènes tels que les goudrons.

Étym. gr. érythêma : rougeur de la peau ; lat. calor : chaleur

dermite des chaufferettes, pigmentation des chaufferettes

[J1,E2]

Édit. 2018 

analyseur de gaz l.m.

gas analyzer

Appareil utilisé, en anesthésie notamment, pour mesurer la concentration fractionnelle d'un gaz dans un mélange.
Pour mesurer la concentration fractionnelle d’oxygène FO2 on utilise le paramagnétisme ou les piles à combustible. Pour la FCO2 on utilise des capnographes à infrarouge. Pour les vapeurs anesthésiques on utilise des analyseurs infrarouges ou, si possible, le spectrographe de masse. En général les gaz doivent être desséchés avant d'être analysés : la vapeur d'eau fausse les résultats et détériore les cellules de dosage.

thermoconduction (analyseur par).

[B3,G1]

Édit. 2017

angiographie au vert d'indocyanine l.f.

ICG angiography

Examen dynamique utilisant un rétinographe équipé d'une pellicule photographique sensible aux infrarouges qui permet l'étude de la circulation choroïdienne après injection intraveineuse du colorant vert d'indocyanine.

vert d'indocyanine

[B3,K4,P2]

Édit. 2017  

balnéothérapie n.f.

bath therapy

Méthode thérapeutique utilisant les bains généraux ou locaux.
La balnéothérapie emploie l’eau douce ou l’eau de mer, la boue, les algues, etc. Par extension le mot s’applique aussi aux bains solaires, aux rayons ultraviolets ou infrarouges, etc.

thalassothérapie

Édit. 2017

bande passante l.f.

passing band

Parmi les caractéristiques des dispositifs qui traitent ou transmettent les signaux, gamme des fréquences que le dispositif peut transmettre sans affaiblissement du signal.
La largeur de bande s'exprime en KHz (kilohertz) ou MHz (mégahertz). La bande passante est le gage de la qualité pour sa performance globale. Elle exprime la capacité d'un canal à transmettre un flot d'informations, p. ex. la bande passante de l'oreille qui est entre 20 et 20 000 Hz (en deçà, les fréquences correspondent aux infrasons). Les fréquences très basses (de l'ordre de 1 Hz) sont perçues par le sens du toucher, les fréquences très hautes (au-delà de 20 000 Hz) sont appelées ultrasons et sont perçues par certains animaux, comme le chien. La sensibilité de l'oreille humaine est maximale pour des sons de fréquence entre 2 000 et 3 000 Hz. La bande passante de l'œil se situe entre 8 x 105 GHz (gigahertz) et 4 x 106 GHz. En deçà, les fréquences correspondent aux infrarouges, et au-delà, aux ultraviolets. La sensibilité de l'œil est maximale pour les couleurs vertes.

filtre coloré

Édit. 2017

brûlure n.f.

burn

Destruction des téguments, voire des tissus sous-jacents, sous l'action d'un agent thermique (flammes, contacts liquides solides ou gazeux), chimique, électrique, ou de radiations ionisantes.
La gravité est évaluée en fonction de la surface, de la profondeur, mais aussi du terrain et des atteintes associées. La classification de la profondeur est déterminée selon trois degrés ; brûlure du 1er degré : érythème douloureux plus ou moins œdémateux ; brûlure du 2ème degré, soit superficiel (bulles circonscrites ou phlyctènes très douloureuses sur une surface rouge œdémateuse très douloureuse), soit profond (même aspect mais avec une atteinte dermique) ; brûlure du 3ème degré : atteinte de toute l'épaisseur cutanée avec escarre, voire carbonisation des tissus sous-jacents.
La chaleur, cause principale des brûlures, agit par les rayons infrarouges ou par contact direct (corps chaud solide, liquide, vapeur d'eau ou gaz brûlants).
Les radiations ionisantes (ultraviolets, rayons X et γ, etc.) ou non ionisantes (ultrasons), et de nombreux corps chimiques liquides (acides sulfurique, chlorhydrique et fluorhydrique, soude, potasse, ammoniaque) ou gazeux (chlore, ammoniac, ypérite, etc.) peuvent produire des brûlures.
L'abrasion de la peau par friction produit un effet équivalent à celui d'une brûlure.
Par la chaleur que dégage leur passage, tous les courants et ondes électriques peuvent provoquer des brûlures profondes, parfois très graves. Elles intéressent surtout les muscles et les vaisseaux, tissus plus conducteurs que la peau ou les tissus adipeux. C'est pourquoi des normes rigoureuses limitent le courant de fuite des appareils électriques (intensité < 3 A).
Les courants continus, même très faibles, libèrent de la soude à la cathode par électrolyse du chlorure de sodium contenu dans les liquides interstitiels : leur passage prolongé est la cause de brûlures chimiques au niveau de l'électrode (cathode) placée sur la peau.
La gravité d'une brûlure dépend de la quantité d'énergie destructrice dissipée dans les tissus lésés, énergie qui est donnée par le produit énergie = puissance x durée d'application.
Le volume exposé doit aussi être pris en considération. L'énergie dissipée agit dans un volume plus grand que celui de la cible initiale du fait de la diffusion vers les tissus voisins, même après que la cause initiale ait cessé son action.
La gravité d'une brûlure est aussi fonction du volume intéressé. Pour la peau le volume est proportionnel au produit de la surface brûlée par l'épaisseur de la lésion, épaisseur estimable par celle de l'œdème. Ex. une brûlure cutanée intéressant 55% de la surface corporelle (soit 1 m2 chez un adulte de 1,8 m2 de surface corporelle), avec un œdème de 3mm d'épaisseur équivaut à une hémorragie grave, car elle entraîne un volume de plasma extravasé de 1 m2 x 3mm = 3 litres. Il faut donc compenser d'urgence une telle perte de liquide si l'on veut éviter l'arrêt cardiaque.
Enfin la gravité d’une brûlure chimique dépend du produit en cause. Un produit alcalin continue à agir en profondeur provoquant des brûlures térébrantes malgré le lavage à grande eau. Il faut parfois effectuer un nettoyage chirurgical pour éviter cette action en profondeur dite de liquéfaction. Les brûlures par acides provoquent au contraire une action de coagulation des protéines de surface qui limite l’action en profondeur.

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

irradiation aigüe, surface corporelle, ultrasons, brûlés (premiers soins aux), brûlés (troubles psychiques des), brûlé (anesthésie du), brûlure (degré de gravité des), brûlure électrique

Édit. 2017

cataracte radique l.f.

radiation cataract

Cataracte qui peut être provoquée par de nombreuses longueurs d’ondes du spectre électromagnétique : haute fréquence, micro-ondes (effet thermique), infrarouges visibles (en particulier après administration de drogues photosensibilisantes ), ultraviolets, radiations ionisantes.

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

cataracte

[P2,F2]

imagerie médicale l.f.

medical imaging

Ensemble des techniques permettant d'obtenir une représentation morphologique ou fonctionnelle d'une région anatomique ou d'un organe dans un but de diagnostic médical ou de surveillance thérapeutique.
L’imagerie médicale utilise de nombreuses techniques et appareils. Elle met à profit des rayonnements divers : radiations ionisantes telles que rayons X (radioscopie, radiographie, tomodensitométrie) ; rayons gamma (scintigraphie avec radio-isotopes) ; radioactivité bêta dans la tomographie par émission de positons ou TEP ; rayonnements non ionisants tels que les infrarouges (thermographie), les ultrasons (échographie et échodoppler) ; ondes électromagnétiques (imagerie par résonance magnétique ou IRM)…
Actuellement les termes « radiologie » et « imagerie médicale » sont de plus en plus utilisés comme synomymes.

Étym. lat. imago : image, représentation

radiations ionisantes, rayons X radioscopie, radiographie, tomodensitométrie-scanographie, rayons gamma, scintigraphie avec radioisotopes, radioactivité β+, tomographie par émission de positons, rayonnements non ionisants, infrarouges, ultrasons, échographie, échodoppler, rayonnement électromagnétique, imagerie par résonance magnétique

[B2,B3]

Édit. 2018

localisation placentaire thermographique l.f.

thermographic placental localisation

Méthode de repérage de l'insertion placentaire déduite de l'émission de radiations infrarouges par le placenta, comme pour tout organe hypervascularisé.
Ce procédé est sans risque mais manque de sensibilité et de spécificité.

photobiologie n.f.

photobiology

Science étudiant l'interaction des rayonnements électromagnétiques non ionisants, c'est-à-dire ultraviolets, lumière visible et infrarouges, avec la matière vivante.

Étym. gr. phôs, phôtos : lumière; bios : vie; logos : discours

photocarcinogénèse n.f.

photocarcinogenesis

Détermination de l'apparition d'un cancer cutané, soit mélanome, soit carcinome, par l'exposition à la lumière naturelle ou artificielle.
La photocarcinogénèse est essentiellement due aux ultraviolets B et A courts (320 à 340 nm). Il semble que les infrarouges aient aussi un pouvoir carcinogène, mais seulement associés aux ultraviolets par un effet de synergie.

Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; karkinos : crabe ; genesis : naissance

photodermatologie n.f.

photodermatology

Science étudiant l'action des rayonnements électromagnétiques non ionisants, c'est-à-dire ultraviolets, lumière visible et infrarouges, sur la peau.
La photodermatologie comprend l'étude des réponses normales et anormales à ces rayonnements et leurs applications thérapeutiques.

photodermatose, photothérapie, photochimiothérapie

photothérapie n.f.

phototherapy, light treatment

Ensemble de méthodes de traitement utilisant l'action de la lumière pour son effet thérapeutique propre : celui-ci est lié à l'absorption du rayonnement par certaines molécules appelées chromophores présentes dans l'organisme.
On distingue d'une part l'héliothérapie, ou actinothérapie, dont la source lumineuse est la lumière du soleil, et d'autre part les techniques plus récentes qui utilisent des sources artificielles émettant soit des rayons ultraviolets (UVB ou UVA, ou les deux), soit de la lumière visible (lumière bleue ou blanche dans l'ictère néonatal qui assure la dégradation de la bilirubine avec un maximum d’efficacité à 460 nm) ou des rayons infrarouges. La photothérapie est à distinguer de la photochimiothérapie.

Syn. luminothérapie

dépression saisonnière

Saidman (test de) l.m.

Saidman’s test

Méthode d'exploration photobiologique permettant de mesurer la photosensibilité d'un sujet par la recherche de la dose érythémogène minimale (D.E.M.) et sa photoprotection naturelle par la recherche des doses pigmentogènes immédiates et retardées.
Le test de Saidman (1927) consiste à administrer des doses croissantes d'un rayonnement en lumière totale (UV, visible, infrarouges), ou en UVA seul, sur la peau du dos selon une progression arithmétique ou géométrique grâce à un sensitomètre à obturateur. La lecture se fait : pour la photosensibilité, à la 24ème heure pour l'érythème en lumière totale, entre 4 et 6 heures pour l'érythème aux UVA ; pour la photoprotection immédiate, 2 heures ou juste après l'irradiation ; pour la photoprotection retardée, à la 96ème heure.

J. Saidman, médecin français (1897-1949)

simulateur solaire l.m.

solar simulator

Appareil délivrant un rayonnement électromagnétique proche de celui du soleil, utilisé pour l'exploration des photodermatoses.
Parmi les différents simulateurs solaires, le plus utilisé est constitué d'une lampe haute pression à vapeur de xénon et à enveloppe de quartz, de forte puissance, délivrant un rayonnement continu de 240 à 1100 nm, avec une répartition dans les radiations UV visibles et infrarouges équivalente à celle du soleil. Pour être semblable au spectre solaire, ce système est complété par un système optique permettant d'obtenir un faisceau lumineux parallèle et par des filtres (filtre WG 305 arrêtant les UVC, filtre à eau absorbant l'excès d'infrarouge).

stéréochimie n.f.

stereochemistry

Partie de la chimie générale qui étudie la configuration et la structure des molécules dans l'espace.
Ses moyens d'étude les plus utilisés sont la spectrographie à rayons X, la spectrophotométrie à infrarouges et, dans le cas d'atomes asymétriques, la détermination de l'activité optique (stéréo-isomérie).

Étym. gr. stereos : solide, dur ; volumineux

biophotonique n.f.

biophotonics

Discipline utilisant les rayonnements électromagnétiques, visibles, ultraviolets, infrarouges ou X, pour analyser et traiter des tissus ou des organes.

[B2, B3]

Édit. 2019