Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hypoesthésie cornéenne familiale l.f.

corneal hypoesthesia, familial

Hypoesthésie cornéenne sans anomalie de la sensibilité cutanée sur le territoire du trijumeau ou autre.
L’affection est autosomique dominante (MIM 122450).

J. J. Purcell Jr et J. H. Krachmer, ophtalmologistes américains (1979)

Syn. anesthésie trigéminale familiale

hypo-alphalipoprotéinémie n.f.

hypoalphalipoproteinemia

Diminution de la teneur du sang en α-lipoprotéines.
La diminution des α-lipoprotéines est considérée comme un facteur d'athéromatose ; elle peut s'observer dans certains cas congénitaux, dans la maladie de Tangier, dans la "fish eye disease" (ichtyophtalmie), dans certaines hyperVLDLémies, et dans certaines insuffisances hépatiques.

Étym. Tangier : ville située sur l'île de Tangier Island en Virginie

Tangier (maladie de), ichtyophtalmie, hyperVLDLémies

hypo-intense (signal IRM) adj

hypointense

Ant. hyperintense

hyposignal (en IRM), hyperintense

[B2,B3]

Édit. 2018

hypo-osmie n.f.

hyposmia

Diminution de l’olfaction.

Étym. gr. hupo: sous; osmê : odorat

Ant. hyperosmie

hypo-osmolalité plasmatique l.f.

plasma hypoosmolality

Baisse de la teneur osmotique du plasma exprimée par kilogramme d’eau.

hypo-osmolarité plasmatique

hypo-osmolarité plasmatique l.f.

plasma hypoosmolarity

Baisse de la teneur osmotique du plasma exprimée par litre, fréquemment observée en clinique.
Elle est consécutive soit à un déficit électrolytique (essentiellement sodiqué, sans perte d’eau parallèle, avec pour conséquence une hyponatrémie), soit à un bilan d’eau positif, entraînant une dilution plasmatique. Elle complique souvent l’évolution des œdèmes, liée à des apports en eau excessifs.

osmolalité, hypo-osmolalité plasmatique, hyponatrémie, intoxication par l'eau (syndrome d')

hypo-uricémiant n.m.

Médicament qui abaisse la concentration sanguine de l'acide urique par deux mécanismes possibles :

- diminution de la production endogène par l’inhibition de la xanthine-oxydase (le type en est l’allopurinol) qui est d’utilisation courante,
-augmentation de l’excrétion urinaire (probénécide),
- dégradation de l’acide urique en allantoïne (urate-oxydase recombinante d’action rapide utile dans les états aigus).

hypo-uricémie n.f.

hypouricemia

Diminution de la concentration de l'acide urique dans le sang.
On écrit aussi hypuricémie.

pseudo-hypo-aldostéronisme type 1 n.m.

Maladie héréditaire autosomique récessive caractérisée par une résistance à l’action de l’aldostérone.
Cette maladie se marque par une perte rénale de sel, une hyperkaliémie et leurs conséquences graves sur le développement du très jeune enfant. Elle est due à des mutations inactivatrices des gènes SCNN1B, SCNN1G codant pour le canal sodium épithélial du canal collecteur cortical normalement stimulé par l’aldostérone.

canal sodique épithélial, aldostérone, SCNN1B gene, SCNN1G gene

[K2,Q2,M1,04 ]

Édit. 2017

encéphalopathie hypo-osmolaire l.f.

hypo-osmolar encephalopathie

Retentissement sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)
extrapontine.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

encéphalopathies hypo et hyperosmolaires l.f.p.

hypo and hyperosmolar encephalopathies

Retentissement souvent important sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et extrapontine.
Due à un déficit hydrique ou à une charge osmolaire excessive, une encéphalopathie hyperosmolaire à bas bruit se rencontre surtout au cours de l'alimentation artificielle, traduite par des troubles de la vigilance, une hypertonie et des convulsions, enfin au cours d'un coma diabétique, avec parfois des signes focaux et une épilepsie partielle continue. Dans ce cas, à l'hyperosmolalité s'associent l'acidose métabolique, l'élévation des corps cétoniques et la déshydratation. Ici encore, une correction trop rapide du coma diabétique peut être aggravante, voire mortelle, par œdème cérébral. La persistance d'une hyperosmolalité cellulaire après réduction de l'hyperglycémie est probable.

W.B. Schwartz, cardiologue et F.C. Bartter, médecin américains (1957)

osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

argyrose cornéenne l.f.

corneal argyrosis, silver pigmentation

Dépôt d'argent dans les couches profondes de la cornée après exposition à l'argent par l'environnement ou à visée thérapeutique.

Étym. gr. argyros : argent

Axenfeld (dystrophie cornéenne d') l.f.

Axenfeld (corneal dystrophy)

Surcharge cornéenne calcaire.
Il s’agit d’une thésaurismose annulaire lipidique et calcaire de la cornée qui se présente sous forme d’un infiltrat en anneau blanchâtre au niveau des couches profondes du stroma.

K. T. Axenfeld, ophtalmologiste allemand (1917)

Bietti (dystrophie cornéenne héréditaire de) l.f.

Bietti’s hereditary corneal dystrophy

Opacités cornéennes punctiformes stromales et périphériques associées à une rétinopathie.

G. Bietti, ophtalmologiste italien (1937)

dystrophie cristalline marginale, dégénérescence cristalline marginale

Édit. 2017

brûlure cornéenne l.f.

corneal chemical and thermal injury

Altération cornéenne causée par un agent chimique ou thermique, avec des conséquences souvent sévères sur la transparence de la cornée.

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

brûlure

Édit. 2017

chéloïde cornéenne l.f.

corneal keloid

Cicatrice hypertrophique souvent saillante et persistante de la cornée, par accumulation de matériel cicatriciel.

[F5,P2]

chirurgie cornéenne l.f.

corneal surgery

Ensemble des méthodes manuelles permettant, avec l'aide de l'instrumentation appropriée, d'agir sur la cornée.
La chirurgie cornéenne est pratiquée dans un but thérapeutique ou réfractif.

[P2,G5 ]

concentration en eau d'une lentille cornéenne l.f

lentille cornéenne (concentration en eau d'une)

[P2]

dégénérescence cornéenne amyloïde l.f.

dégénérescences cornéennes, amyloïde

dégénérescence cornéenne calcaire l.f.

dégénérescences cornéennes

dégénérescence cornéenne en bandelette et surdité l.f.

Association d’une dégénérescence cornéenne en bandelette et d’une surdité trouvée dans une famille sur deux générations

L’affection est autosomique dominante (MIM 121450).

W. Hallermann, ophtalmologiste et P. Doering, médecin nucléariste allemands (1964)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. kératopathie en bandelette avec surdité

dégénérescence cornéenne en larmes de crocodile l.f.

anterior crocodile shagreen, corneal degeneration

M. Valerio, ophtalmologiste suisse (1942)

Valerio (dégénérescence cornéenne mosaïque de)

dégénérescence cornéenne lipidique l.f.

dégénérescences cornéennes

dégénérescence cornéenne marginale de Terrien l.f.

F. Terrien, ophtalmologiste français, membre de l'Académie de médecine (1900)

Valerio (dégénérescence cornéenne mosaïque de)

dégénérescence cornéenne sphéroïde en bandelette l.f.

corneal degeneration, band-shaped spheroid

Opacité cornéenne en bandelette située horizontalement dans l'aire d'ouverture palpébrale avec opacités en grains gélatineux.
Observée dans des régions au climat extrême. et exceptionnellement familiale. L’affection est autosomique récessive (MIM 217520).

T. Hida, ophtalmologiste japonais (1984)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

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