Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

34 résultats 

Alzheimer (facteurs de risque de la maladie d') l.m.p.

Alzheimer's disease risk factors

Des facteurs exogènes et endogènes sont impliqués dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer.
L’âge est le principal facteur de risque : de 5% après 65 ans, l’incidence passe à plus de 20% après 80 ans et 40% après 90 ans. Le bas niveau culturel est également un facteur qui favorise une survenue plus précoce de la maladie. Le développement du réseau synaptique cérébral est lié au niveau culturel et induit une réserve cognitive qui retarderait l’expression de la maladie. Des facteurs génétiques sont impliqués dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer, mais il est essentiel de distinguer :
- les mutations génétiques autosomales dominantes à l’origine des formes familiales très rares de la maladie : elles représentent moins de 1% des cas et sont pratiquement toujours à début précoce (avant 60 ans). Trois mutations géniques ont été décrites : sur le chromosome 21 (mutation du gène APP, « amyloid protein precursor » de la bêta-amyloïde), sur les chromosomes 14 et 1 (gènes des présénilines PS1 et PS2, qui interviennent aussi dans le métabolisme de l’APP).
- les facteurs de risque génétiques qui peuvent être impliqués dans les formes courantes de la maladie dites « sporadiques ». Il s’agit principalement du gène de l'apolipoprotéine E, situé sur le chromosome 19 : le risque de développer la maladie serait multiplié par trois chez les porteurs d’un allèle E4 de ce gène. Plus récemment, le développement d’études d’associations à large échelle (sur des cohortes de plusieurs milliers de patients) permet de découvrir régulièrement de nouveaux facteurs de susceptibilité dont le rôle reste très marginal : il ne s'agit en effet que de facteurs de risque puisqu'une maladie d'Alzheimer peut se développer en leur absence et qu'en échange, malgré leur présence un sujet peut vivre normalement sans jamais développer la maladie.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (maladie d'), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d'), Folstein (minimental  test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d')

[H1,H3,Q2]

Édit. 2017

déficit en facteurs du complément l.m.

complement deficiency.
On a décrit des déficits de la plupart des protéines membranaires ou solubles du système du complément.
Les déficits en C1q, C2 et C4 s’accompagnent souvent de maladies auto-immunes, en particulier de lupus érythémateux disséminé (déficit en C2, C4A et/ou C4B) ou de syndrome de Gougerot-Sjögren, diabète insulinodépendant, hépatite auto-immune (déficits en C4). Ces déficits sont fréquents, le déficit en C2 concerne 0,6% de la population caucasienne (36 homozygotes pour 100 000). Les déficits en C4A et C4B affectent 10 à 25% de la population. Environ 8% des sujets caucasiens n’expriment que 2 gènes C4 sur 4.
Les déficits en protéine de liaison du mannose (MBP, 0,6% de la population) entraînent des infections graves et récidivantes chez les nourrissons, parfois chez l’adulte.
Les déficits en C3, B, D et properdine entraînent des infections bactériennes récidivantes.
Les déficits en C5, C6, C7 ou C8 s’accompagnent d’infections par Neisseria spp.
Les déficits en facteur H ou I s’accompagnent d’infections récidivantes, parfois d’urticaire, d’anémie hémolytique et de glomérulonéphrite. Les taux de C3 sont effondrés.
Les déficits en « decay accelerating factor » (DAF) et autres inhibiteurs du complexe d’attaque membranaire fixés à la membrane lipidique par liaison glycophospholipidique, sont à l’origine de l’hémoglobinurie paroxystique nocturne avec augmentation de la susceptibilité des hématies à la lyse par le complément.

facteurs anti-angiogéniques l.m.

anti-angiogenic factors

Les facteurs anti-angiogéniques empèchent l’angiogénèse, c’est-à-dire la formation de vaisseaux sanguins.
Ils ont permis le développement de nouveaux médicaments. Les applications concernent essentiellement les tumeurs, mais aussi les pathologies au cours desquelles il existe un processus d’hypervascularisation comme par exemple dans certaines formes de dégénérescence maculaire. Dans le cas des tumeurs,ces médicaments empêchent l’alimentation en sang et entraînent la disparition progressive de la tumeur.
Parmi les anti-angiogéniques, citons : les inhibiteurs des métalloprotéinases (MMP), les anticorps anti-récepteurs FlK-1 (VEGFR2), le facteur plaquettaire 4, la thrombospondine-1, l'angiostatine / endostatine, le TNP-470 / interleukine 12 (IL-12).
Les inhibiteurs de tyrosines kinases (TKIs) inhibent aussi l’angiogenèse en bloquant le récepteur au VEGF, mais aussi le fonctionnement des récepteurs d’autres facteurs, empêchant ainsi la vascularisation de la tumeur.

angiogenèse, métalloprotéase, VEGF, thrombospondine, angiostatine, interleukines, facteur plaquettaire 4, inhibiteurs de l'angiogenèse

[C1,C3,G5,K4,F2,P2]

Édit. 2018

facteurs C l.m.p.

C factors

Facteurs du complément.

C1, C2, etc.

[F3]

Édit. 2018

facteurs de coagulation l.m.p.

coagulation factors

Ensemble de protéines plasmatiques participant au processus de coagulation du sang.
Ces facteurs sont numérotés en chiffres romains de I à XIII, certains ont un nom spécifique.
Leurs activités sont liées le plus souvent à une activation de type enzymatique.
I - Fibrinogène
II - Prothrombine
IIa - Thrombine
III - Thromboplastine
IV - Ions calcium
V - Proaccélérine
VI - Accélérine
VII - Proconvertine
VIII - Facteur antihémophilique A
IX - Facteur antihémophilique B
X - Facteur Stuart
XI - Facteur Rosenthal (plasma thromboplastin antecedent, PTA)
XII - Facteur Hageman
XIII - Facteur de stabilisation de la fibrine (fibrin stabilisation factor, FSF)

antihémophilique A (facteur), antihémophilique B (facteur), coagulation du sang

[F4]

Édit. 2018

facteurs de croissance fibroblastiques n.m.

fibroblastic growth factors

Famille de facteurs de croissance synthétisés essentiellement par les fibroblastes, liant l’héparine et interagissant avec des heparan sulfate proteoglycanes, impliqués dans la cicatrisation des plaies, l’angiogenèse, le développement de l’embryon, la prolifération et la différentiation de nombreux types cellulaires.
Il existe 23 isoformes de structure apparentée dont les 10 premiers (FGF1-FGF10) se lient aux récepteurs FGFR au nombre de 4 (FGFR1-FGFR4). FGF1 est encore appelé acide (FGFa) et FGF2 basique (FGFb). Ces récepteurs possèdent une activité protéine kinase. Parmi eux, les FGF1 et 2 stimulent la prolifération de cellules endothéliales et favorisent l’angiogenèse, le FGF7 est un puissant facteur de multiplication des cellules épithéliales. Le FGF23 a une place à part. Il se comporte comme une hormone contrôlant le métabolisme phosphocalcique. Synthétisé par les ostéocytes, il diminue la réabsorption tubulaire des phosphates et inhibe la 1 alpha-hydroxylase aboutissant ainsi à un déficit en 1, 25 dihydrocholecalciférol. Sa concentration sanguine augmente dans l’insuffisance rénale chronique. Des mutations de son gène sont responsables du rachitisme héréditaire hypophosphatémique et de la calcinose familiale tumorale hyperphosphatémique.

angiogenèse, protéoglycanes, calcinose, rachitisme

[K4,I1]

Édit. 2018

facteurs de risques l.m.

risk factors

Facteurs physiologiques ou pathologiques susceptibles d’entraîner une plus grande probabilité pour le patient d’être atteint par une affection donnée.

évaluation épidémiologique des risques, facteurs de risques artériels, facteurs de risques cardiaques, facteurs de risques vasculaires, facteurs de risques nutritionnels

[E1,D2,K2]

Édit. 2018

facteurs de risques artériels l.m.

cardiovascular risk factors, risk markers

facteurs de risques cardiaques

[K2]

Édit. 2018

facteurs de risques cardiaques l.m.

cardiovascular risk factors, risk markers

État physiologique (comme l'âge, le sexe masculin ou l'hérédité) ou pathologique (comme les anomalies des lipides plasmatiques, les diabètes sucrés, ou l'hypertension artérielle) ou encore habitude de vie (comme la consommation de tabac, un régime alimentaire trop riche en graisses saturées et en cholestérol, ou la sédentarité), susceptible d'entraîner une incidence ou à une gravité accrues des maladies artérielles, notamment l'ischémie d'origine athéroscléreuse.
L'épidémiologie descriptive qui a identifié ces risques n'étant capable que d'établir des associations, et non pas des relations certaines de cause à effet, il est préférable de les nommer indicateurs (ou marqueurs) de risque. Certains sont de plausibles agents d'irritation artérielle, dont la nature peut être physique (hypertension artérielle), toxique (tabac) ou métabolique (perturbations du métabolisme lipidique, diabète). Un indicateur peut être érigé au rang de facteur de risque quand sa correction par un traitement améliore le pronostic (prévention secondaire) ou réduit la fréquence (prévention primaire) des maladies artérielles.

Syn. marqueur de risque artériel, indicateur de risque artériel

[K2]

Édit. 2018

facteurs de risques vasculaires l.m.p.

vascular risk factor

facteur de risque cardiaque

[K4]

Édit. 2018

facteurs de terminaison l.m.

termination factor

Terme de génétique dont la séquence correspond à celle des codons de l'ARN messager.
Troisième phase du  processus qui, à partir d'une chaîne d'ARN messager, de ribosomes et d'ARN de transfert chargés d'acides aminés, permet la synthèse d'une chaîne polypeptidique.
Symb. RF

traduction, terminaison

[Q1]

Édit. 2018

facteurs pro-angiogéniques l.m.

pro-angiogenic factor

Parmi les facteurs pro-angiogéniques, le VEGF (vascular endothelial growth factor) identifié dans les années 1980 est le plus puissant et le plus spécifique.
Les autres facteurs sont le FGP (Fibroblast Growth Factor), la PDGF (Platelet Derivate Growth Factor), initialement purifiée à partir des plaquettes et impliquée dans la maturation de l’angiogenèse ayant pour but de reconstituer la membrane basale autour des nouveaux capillaires, les angiopoïétines Ang-1, Ang-2, Ang-3 qui sont des ligands de la famille de récepteurs Tie (protéines à activité tyrosine kinase).

angiogenèse,VEGF, FGP, PDGF, angiopoiétines

[K4]

Édit. 2018

facteurs temps (d'une irradiation) l.m.p.

time-dose factors

Facteurs exprimant la distribution de la dose dans le temps : fractionnement, étalement et débit de dose.

[F2]

Édit. 2018

mélanome uvéal (facteurs génétiques du) l.m.

uveal melanoma

Le nævocarcinome intraoculaire est pratiquement toujours sporadique mais il existe des facteurs génétiques de prédisposition.
Les recherches, en biologie moléculaire et en cytogénétique, de facteurs communs génétiques pour les patients atteints de mélanome uvéal (comme cela a été fait pour le rétinoblastome et la tumeur de Wilms), ont montré que le chromosome 3 est porteur d'un gène suppresseur et le chromosome 8 d'un gène oncogène (MIM 155720).

S. Mukai et T. P. Dryja,  ophtalmologistes américains (1985)

Étym. gr. melas, melanos : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur : lat. uva : grappe

amylose de la polyarthrite rhumatoïde l.f.

amylose of the rheumatoid arthritis

Amylose secondaire de type AA, complication rare mais grave de la polyarthrite rhumatoïde.
L’amylose de la polyarthrite rhumatoïde est à localisation rénale prédominante ; elle entraîne un syndrome néphrotique aboutissant à une insuffisance rénale progressive généralement mortelle en quelques années.
 

Étym. gr. amulon : amidon

polyarthrite rhumatoïde

[A3,M1,N3]

Édit. 2017

anticorps antinucléaires dans la polyarthrite rhumatoïde l.m.p.

antinuclear antibodies in the rheumatoid arthritis

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 15 à 40% des polyarthrites rhumatoïdes.
Les anticorps antinucléaires les plus fréquemment trouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde sont des anticorps anti-désoxyribonucléoprotéines insolubles donnant une fluorescence homogène en immunofluorescence indirecte.

dermatose neutrophilique rhumatoïde l.f.

dermatosis neutrophilique rheumatoid

Dermatose inflammatoire polymorphe comportant histologiquement un infiltrat riche en polynucléaires neutrophiles et observée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Son autonomie est discutée.

dermatite interstitielle granulomateuse avec arthrites

facteur rhumatoïde l.m.

rheumatoid factor

Autoanticorps de classe IgM, IgG ou IgA dirigé contre des épitopes du domaine CH3 des IgG humaines, présents aussi sur les IgG d'autres espèces animales (ex. Lapin).
La détection des facteurs rhumatoïdes IgM fait appel à des réactions d’agglutination dont les plus utilisées sont la réaction de Waaler-Rose et le test au latex. Près de 80% des polyarthrites rhumatoïdes sont dites séropositives, c’est-à-dire latex et Waaler-Rose positives. Les réactions de détection des facteurs rhumatoïdes peuvent également être positives dans certains cas de connectivites, dans certaines maladies infectieuses, dans certains lymphomes malins et chez le sujet âgé.
Les facteurs rhumatoïdes non agglutinants (IgA, IgG) sont détectés uniquement par des tests immunologiques.

E. Waaler, médecin interniste norvégien (1940) ; H. M. Rose, biologiste américain (1948)

polyarthrite rhumatoïde, connectivite, lymphome malin, Waaler Rose, latex (test au)

[I1,C1]

Édit. 2018

nodule rhumatoïde l.m.

rheumatoid nodule

Nodule dermo-hypodermique indolore d'évolution chronique localisé en regard des articulations des mains, des coudes, des poignets ou des genoux, en règle associé à une polyarthrite rhumatoïde séropositive (Waaler Rose), grave et plus rarement à d'autres affections telles que maladie de Still, le lupus érythémateux systémique, etc.
L’examen histologique révèle une structure de granulome palissadique proche du granulome annulaire, formée essentiellement de lymphocytes et de plasmocytes entourant une zone de nécrose parfois fibrinoïde.
Il est aussi observé au niveau des valves cardiaques, du péricarde, de la plèvre, des poumons et de la rate. L’éclosion simultanée de nombreux nodules ou nodulite rhumatoïde caractérise les polyarthrites rhumatoïdes dites nodulaires. Cette éclosion peut être déclenchée par le méthotrexate.
Les lésions décrites comme "nodules rhumatoïdes isolés de l'enfant", sans rhumatisme associé sont considérées par beaucoup, comme des formes profondes de granulome annulaire.

nodosité rhumatismale

papule rhumatoïde l.f.

rheumatoid papule

Lésion papuleuse symptomatique d’une éruption survenant au cours d’une poussée sévère d’arthrite rhumatoïde avec, comme substrat histologique, une vasculite leucocytoclasique et un granulome palissadique en formation.

M. L. Smith, pédiatre américain (1989)

pneumoconiose rhumatoïde l.f.

Caplan (syndrome de)

polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.

Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à  6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante  repose   sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

Sigle PR

polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22

[I1]

Édit. 2017

polyarthrite rhumatoïde de l'enfant l.f.

Still’s disease

arthrites juvéniles idiopathiques

[I1,O2]

Édit. 2017

polyarthrite rhumatoïde (imagerie de la…) l.f.

rheumatoid arthritis (radiographic signs of…)

Le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR) est basé sur des critères cliniques, biologiques (ACR/EULAR 2010) ainsi que sur l’imagerie (radiographie, échographie, IRM) qui permet également de suivre l’évolution.
La PR est une maladie de la synoviale des articulations et des gaines tendineuses (pannus). Le pannus envahit le cartilage, puis l’os intra-articulaire (érosions) et lèse les tendons. A des stades divers la radiologie, l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et l’échographie sont capables de mettre ces lésions en évidence.
L’échographie est apte à analyser les lésions des parties molles superficielles (synovite, ténosynovite), à apprécier leur évolution sous traitement et à guider les ponctions ; l’IRM, plus sensible et plus polyvalente, est bien adaptée à l'étude de la colonne et des grosses articulations, mais nécessite une injection de chélate de gadolinium ; la radiographie, précise mais peu sensible, permet un bon suivi dans le temps et des études dynamiques (région cranio-vertébrale).
Les lésions radiologiques élémentaires de la PR sont :
- une tuméfaction de la synoviale articulaire, tendineuse ou bursale visible en IRM (synoviale épaissie et hypointense en T1, hyperintense en T2, dont le signal se rehausse violemment après injection de gadolinium) ou en échographie (épaississement synovial hyperhémique en Doppler) ;
- un œdème de l’os épiphysaire (« stade pré-érosif ») qui se traduit en IRM par une plage en hyposignal en T1 et en hypersignal en T2) ;
- une déminéralisation de celui-ci, visible en radiographie ;
- des érosions marginales, encoches à bords flous de l’os épiphysaire, visibles en radiographie, en échographie et en IRM ;
- plus tardivement, un pincement diffus des interlignes des articulations affectées, qui traduit la destruction du cartilage ;
- plus tardivement encore, des destructions articulaires, des déformations et une déminéralisation régionale.

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

pannus, polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), polyarthrite rhumatoïde (signes d’imagerie en fonction des localisations dans la…), sérologie rhumatoïde

[B2,I1]

Édit. 2017

polyarthrite rhumatoïde immunopositive l.f.

polyarthrite rhumatoïde séropositive

[B2,C1,I1,N3]

Édit. 2017

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