Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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logarithme n.m.

logarithm

Fonction mathématique transformant un nombre positif N en son logarithme : Loga N = x , cette fonction transformant une progression géométrique, N = ax en une progression arithmétique.
Cette opération a pour résultat de transformer une multiplication Nx. Ny = ax. ay de 2 nombres Nx et Ny en une somme logarithmique x + y d'où Loga (Nx. Ny) = x + y. Après avoir inventé la règle à calcul (bâton de Napier) qui matérialise cette opération, le baron écossais John Napier calcula une première table de logarithme (Logarithmicorum canonis constructio, 1614) qui fut simplifiée par Briggs (1618) en utilisant la base 10, soit log 10x = x.
On appelle logarithme naturel ou népérien celui à base e (nombre d'Euler e = 2,7180.....), soit Log ex = x.
Le nombre d'Euler intervient dans de nombreuses formules en biologie et en réanimation (ex. IGSII, indice de gravité simplifiée de Le Gall). L'importance de ce nombre en science tient à ce que la dérivée de la fonction exponentielle ex est ex (soit d ex / dx = ex ).
En biologie, la fonction exponentielle caractérise la croissance si l'exposant x est positif.
D'une manière générale :
- si x positif, la fonction est croissante,
- si x négatif, la fonction est décroissante, (en effet eix := cos x + i sinus x avec i2 = -1).
La fonction exponentielle permet de décrire les phénomènes de croissance, de décroissance et d'amortissement des oscillations. La représentation logarithmique simplifie l'interprétation du phénomène étudié.

J. Napier, mathématicien britannique (1614) ; H. Briggs, mathématicien britannique (1618)

Étym. gr. logos : proportion ; arithmos : nombre

Sigle log

exponentielle, IGSII, logarithmico-normal (loi)

[B3]

Édit. 2018

aimantation longitudinale en IRM l.f.

longitudinal magnetization

En IRM, c'est la composante longitudinale du vecteur d'aimantation macroscopique M0 des protons lorsque celui-ci a été basculé par l'onde de radiofréquence et précesse autour de l'axe z (axe du champ B0 de l’aimant).
Par définition l'axe z est celui du champ magnétique  B0 de l'aimant et celui de l'axe longitudinal du patient placé dans ce champ.
Lorsqu'un sujet est placé dans ce champ magnétique B
0, les moments magnétiques de ses protons s'alignent suivant la direction de B0 et il en résulte un moment M0 dirigé lui aussi selon l'axe de B0.
L'impulsion de radiofréquence fait basculer le vecteur M
0 d'un angle thêta. Ce vecteur précesse alors autour de l’axe z, en décrivant un cône autour de lui. M0 peut alors être décomposé en deux vecteurs : Mz (sa projection sur l’axe z) est le vecteur d'aimantation longitudinale et Mxy, sa projection sur le plan xy (perpendiculaire à z, passant par le sommet du cône que décrit M0) est le vecteur d'aimantation transversale.
Tandis que M0 précesse autour de l’axe z, Mxy tourne dans le plan xy. Au fur et à mesure que l'angle thêta s'accroît, Mz diminue et Mxy augmente. Lorsque thêta atteint 90° (impulsion de π/2), le vecteur M0 a complètement basculé dans le plan xy : l'aimantation longitudinale est devenue nulle, tandis que l'aimantation transversale est maximale, égale au vecteur M0.
A l’arrêt de l’impulsion de radiofréquence, lors de la relaxation, M
xy décroit rapidement, tandis que Mz "repousse". La rotation de Mxy induit un signal recueilli dans le plan xy par l'antenne.
Ce signal décroît rapidement pendant la relaxation suivant une courbe exponentielle dont la constante de temps est le temps de relaxation T2.
La "repousse" de M
z se fait suivant une courbe exponentielle croissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T1.

précession, précession libre, relaxation, temps de relaxation T1, temps de relaxation T2

[B1,B2,B3]

Édit. 2020

aimantation transversale en IRM l.f.

transverse magnetization

En IRM, c'est la composante transversale du vecteur d'aimantation macroscopique Mxy des protons lorsque celui-ci a été basculé par l'onde de radiofréquence et précesse autour de l'axe z (axe du champ B0 de l’aimant).
Par définition l'axe z est celui du champ magnétique du vecteur B0 de l'aimant et celui de l'axe longitudinal du patient placé dans ce champ.
Lorsqu'un sujet est placé dans ce champ magnétique B
0, les moments magnétiques de ses protons s'alignent suivant la direction de B0 et il en résulte un moment M0 dirigé lui aussi selon l'axe de B0.
L'impulsion de radiofréquence fait basculer le vecteur M
0 d'un angle thêta. Ce vecteur précesse alors autour de l’axe z, en décrivant un cône autour de lui.
M
0 peut alors être décomposé en deux vecteurs : Mz (sa projection sur l’axe z) est le vecteur d'aimantation longitudinale et Mxy, sa projection sur le plan xy (perpendiculaire à z, passant par le sommet du cône que décrit M0) est le vecteur d'aimantation transversale.
Tandis que M0 précesse autour de l’axe z, Mxy tourne dans le plan xy. Au fur et à mesure que l'angle thêta s'accroît, Mz diminue et Mxy augmente. Lorsque thêta atteint 90° (impulsion de π/2), le vecteur M0 a complètement basculé dans le plan xy : l'aimantation longitudinale est devenue nulle, tandis que l'aimantation transversale est maximale, égale au vecteur M0.
A l’arrêt de l’impulsion de radiofréquence, lors de la relaxation, M
xy décroit rapidement, tandis que Mz "repousse". La rotation de Mxy induit un signal recueilli dans le plan xy par l'antenne.
Ce signal décroît rapidement pendant la relaxation suivant une courbe exponentielle dont la constante de temps est le temps de relaxation T2.
La "repousse" de M
z se fait suivant une courbe exponentielle croissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T1.

précession, aimantation longitudinale (en IRM), précession libre, relaxation, temps de relaxation T1, temps de relaxation T2

[B1,B2,B3]

Édit. 2020

constante de temps l.f.

time constant

1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.

demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie

[C2]

dose létale moyenne l.f.

mean lethal dose

Dose qui réduit à 1/e (environ 37%) - e : base des logarithmes naturels - le nombre de cellules survivantes (pour une courbe de survie exponentielle ou dans la partie exponentielle de la courbe de survie).

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner) ; lat. letalis : mortel

Symb. D0

temps de relaxation T2 l.m.

T2 relaxation time

En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement, de même que le signal de précession libre (ou signal FID) qu'elle induit. La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation : Mxy = Mxyo .e –t/T2 où Mxyo est la valeur maximale de la magnétisation transversale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T2, la formule devient Mxy = Mxy1/2,72 = 1/2,72 soit Mxy = 0,37 Mxyo. T2 est donc le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que 37 % de sa valeur initiale (et en a donc perdu 63 %). Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu.
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la FID du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2* (appelé T2 "astérisque" ou T2 "étoile"). Le T2 vrai des tissus ne peut s'étudier qu'à l'aide des séquences d'écho de spin où, après l'impulsion d'excitation de π/2, les spins des protons sont remis en phase par une série d'impulsions deπ qui permettent de recueillir plusieurs échos. L'amplitude maximale de ceux-ci décroît d'écho en écho et la courbe qui relie ces amplitudes décroissantes est une exponentielle dont la constante de temps est le T2 vrai.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1. Les solides ont un T2 extrêmement court, trop court pour que l'on puisse recueillir un signal (cas de l'os compact) : ils apparaissent en noir. L'eau et les "liquides purs" ont des T2 longs (plus courts cependant que leurs T1, de l'ordre de 145 millisecondes) : ils sont blancs. Les solutions protéiniques et les graisses ont des T2 courts, qui s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines de millisecondes).
Les séquences pondérées en T2 donnent un signal d'autant plus élevé que T2 est plus long ; ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.

IRM sagittale du genou pondérée en T2 après saturation du signal de la graisse

J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)

Syn. temps de relaxation spin-spin

Bloch (équations de), écho, écho de spin, précession libre, relaxation

[B2,B3]

Édit. 2018

bactéries planctoniques l.f. p.

planktonic bacteria

Cellules bactériennes isolées, ou groupées en petit nombre suivant leur mode de division, capables lorsqu’elles sont transportées dans un milieu riche en nutriments, de se multiplier selon les phases successives de tout phénomène biologique naturel : latence, multiplication exponentielle avec métabolisme intense, maximum stationnaire, multiplication ralentie et déclin.
Elles sont sensibles aux antibactériens.

Étym. gr. plankton : qui erre, bakteria : bâton

bactérie 

Édit. 2017

courbe dose-effet l.f.

dose effect curve

Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.

[F2]

culture continue l.f.

continuous culture

Culture en milieu liquide d'un microorganisme maintenu en phase exponentielle, pendant une longue durée, par addition continuelle de milieu neuf et stérile dans le récipient de culture, cependant qu'un volume égal de culture est soutiré.

[D1]

demi-vie n.f.

half life time

Temps au bout duquel la moitié d'une population de microorganismes ou de cellules ou de l’activité 'une substance a disparu Ce terme peut s'appliquer à un élément radioactif, dont les désintégrations sont aléatoires. Il est aussi utilisé pour caractériser la vitesse avec laquelle un composé tel qu’une substance médicamenteuse ou toxique est renouvelé dans un système biologique déterminé d'où il disparaît selon une loi exponentielle.

Syn. période

période d'un radioélément, demi-vie d'un radioélément, demi-vie des corps radioactifs

demi-vie d'un phénomène l.f.

half-live of a phenomenon

Temps au bout duquel un phénomène décroissant voit son activité réduite de moitié.
Dans les phénomènes à décroissance exponentielle la demi-vie, T (appelée parfois période), est liée à la constante de temps, t, par la relation :
T = t . Log 2 = 0,69314… t.
En pharmacocinétique et en radioactivité on utilise surtout la demi-vie dont la connaissance permet mieux d'exprimer les effets et les risques au cours du temps.

constante de temps, dose, exponentiel (phénomène)

dilution (épreuve de) l.f.

wash in test

Épreuve consistant à diluer une substance dans un espace donné afin de mesurer le volume de cet espace (dilution d'un gaz ou d'un aérosol dans un mélange gazeux, d'une substance soluble dans un liquide).
L'inhalation d'un gaz insoluble, par ex. de l'hélium, dans les poumons permet de déterminer le volume résiduel : si l'on injecte un volume VHe d'hélium dans un circuit fermé, de volume Vf, on obtient une concentration initiale
C0 = VHe/Vf.
Lorsqu'on branche le sujet à examiner sur le circuit, de l'hélium passe dans les poumons, la concentration diminue puisque le volume de dilution s'est agrandi de la capacité résiduelle fonctionnelle, CRF, la concentration devient :
C1 = VHe/(Vf+ CRF).
De ces équations on tire la capacité résiduelle si l'on connaît le volume VHe d'hélium injecté, soit
La courbe de dilution pulmonaire est analogue à celle de rinçage (courbe exponentielle de même constante de temps, si la ventilation est la même).
Les épreuves de dilution dans les liquides de l'organisme servent à déterminer le volume des compartiments de l'organisme (volume sanguin, volume interstitiel, volume cellulaire, etc.). La formule de base est toujours la même, le volume du compartiment étudié se calcule à partir de la somme algébrique des dilutions (inverse des concentrations) des compartiments intéressés en enregistrant l'expansion du traceur utilisé, mais il faut défalquer le temps de circulation.
La mesure des constantes de temps de chaque compartiment se fait sur l'enregistrement (les exponentielles sont rectifiées par une anamorphose logarithmique), elle permet d'estimer la vitesse de pénétration du traceur.

dilution, exponentielle, rinçage (épreuve de)

[CRF = VHe (1/C1),(1/C0).]

écho de spin l.m.

spin echo

Séquence la plus utilisée en IRM consistant à faire suivre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°), quelques millisecondes après celle-ci, par une impulsion de π (180°).
Cette impulsion remet les spins en phase (après les avoir inversés) et fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu (d'où le nom d'écho de spin donné à ce signal). On peut utiliser un seul écho (méthode de Hahn), mais on peut également répéter les impulsions de 180° pour produire plusieurs échos (méthode de Carr et Purcell). L'amplitude maximale des échos successifs décroît alors progressivement. La courbe qui relie entre elles les amplitudes maximales des échos successifs est une exponentielle décroissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T2. Le temps qui s'écoule entre l'impulsion de 90° et le recueil du signal réapparu en écho, ou entre deux échos successifs, est le temps d'écho TE; le temps qui sépare deux séquences successives, autrement dit deux impulsions de 90°, est le temps de répétition TR ; le temps entre l'impulsion de 90° et la première impulsion de 180° (ou entre deux impulsions de 180° successives) est égal à TE/2 ; il est appelé temps d'inversion (TI). Si la séquence d'écho de spin est réalisée avec des TE courts (de l'ordre de 30 ms) et des TR courts (de l'ordre de 300 à 500 ms), elle se rapproche de la saturation partielle et met en évidence les différences de T1 des tissus; elle est dite pondérée en T1 et n'utilise qu'un seul écho. Si la séquence est réalisée avec des TE longs (de l'ordre de 60 à 120 ms) et des TR longs (de l'ordre de 2 s), elle met en évidence les différences de T2 ; elle est dite pondérée en T2 et utilise 2 ou 3 échos. Si enfin on utilise des TE courts (de l'ordre de 30 ms) avec des TR longs (de l'ordre de 2 s), l'image fait apparaître surtout les différences de concentration r des protons; mais celle-ci est en général peu contrastée. L'écho de spin est la seule séquence qui permette d'explorer les différences de T2 des tissus.

E.L. Hahn, physicien américain (1950)

Sigle angl. ES

écho (en IRM), temps d'écho, temps de répétition

[B2, B3]

Édit. 2019

épaulement de la courbe de survie cellulaire l.m.

retaining wall of the curve of survival

Incurvation de la partie initiale de la courbe de survie cellulaire à l’irradiation.
Elle traduit une augmentation progressive de la radiosensibilité à mesure que la dose croît; cette augmentation est attribuée à la mort cellulaire par association de lésions sublétales.
Pour décrire la forme d'une courbe typique de survie cellulaire à l’irradiation, on utilise les expressions d'épaulement et de décroissance exponentielle respectivement au début et à la fin de la courbe.. Les courbes de survie cellulaire exponentielles sans épaulement sont obtenues pour des virus, des bactéries, pour des cellules normales ou malignes très radiosensibles. A l’inverse l’épaulement est important pour les cellules dont les lésions induites par l’irradiation sont peu fréquemment létales et dont les processus de réparation sont importants, il en est ainsi par exemple des cellules de tissus hautement différenciées comme les neurones.
 

[A2, F2]

Édit. 2018

exponentiel (phénomène) l.m.

exponential phenomenon

Phénomène dont la croissance ou la décroissance est régi par un temps de doublement ou de demi-décroissance constant.
En coordonnées semi-logarithmiques une fonction exponentielle est transformée en droite : on porte la grandeur étudiée en ordonnée (p. ex. échelle logarithmique) et le temps en abscisse (échelle arithmétique). La constante de temps ou la demi-vie du phénomène étudié est alors plus facile à mesurer.

constante de temps, demi-vie, demi-vie des corps radioactifs, logarithmique (échelle)

[E1,B1,C1]

Édit. 2018  

Henry (loi de) l.m.

Henry's law

Loi selon laquelle un gaz inerte en équilibre au-dessus d'un liquide se dissout proportionnellement à sa pression partielle.
Le coefficient de proportionnalité est appelé coefficient de solubilité.
Ce coefficient décroit quand la température augmente, il s'annule à la température d'ébullition du liquide. Dans un espace clos, la dissolution d'un gaz est exponentielle en fonction du temps. Etant donnée la grande surface de contact qu'offrent les poumons (plus de 100 m2), le brassage de l'air et le relativement faible volume de sang en contact, la diffusion y est extrêmement rapide : le demi-temps d'équilibration est de l'ordre de 1,5 millisecondes pour un gaz inerte comme l'azote. Ce temps est plus court pour l'oxygène parce que son affinité pour l'hémoglobine accélère le processus.

W. Henry, chimiste britannique (1803)

échanges gazeux, solubilité (coefficient de)

[B1]

Édit. 2015

latence n.f.

latency, latent period, lag phase

Délai entre la délivrance d'un stimulus ou l'intervention d'une cause et l'apparition de la réponse.
Dans les cas où la réponse s'établit progressivement, particulièrement pour les potentiels évoqués, la latence mesure le délai entre le stimulus et le pic ou les pics de la réponse.
En ophtalmologie, caractéristique d'un déséquilibre oculomoteur spontanément inapparent et dont l'existence doit être révélée au moyen d'une manœuvre diagnostique.
On parle ainsi de strabisme latent, de nystagmus latent.
En bactériologie, période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture. Le nombre de cellules reste stationnaire, la vitesse de croissance est faible. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
En virologie: 1. Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule de sa lyse.
2. État d'un virus qui persiste dans l'organisme sans se répliquer.

Étym. lat. latens : caché

latence (période, intervalle de) (en psychiatrie), latence (temps de) (en psychiatrie), latente (infection), latence de ségrégation (en génétique)

lésion directement létale (d'une cellule) l.f.

directly lethal injury

Lésion produite par le passage d'une particule ionisante dans une cellule et qui entraîne la mort de celle-ci.
Le taux de survie cellulaire S relatif à ce type de lésion décroit selon une fonction exponentielle de la dose : S = exp (D/Do),
où Do - dose létale moyenne - est un paramètre caractérisant la radiosensibilité des cellules. S ne dépend pas de la distribution de la dose dans le temps.

Syn. lésion létale d’emblée

métabolite primaire l.m.

primary metabolite

Molécule présente dans toutes les cellules d'une espèce vététale ou fongique, qui est indispensable à la croissance, au développement et à la reproduction de l'espèce.
Les métabolites primaires sont directement impliqués dans les processus indispensables au développement normal et à la reproduction de la cellule. Ils sont synthétisé pendant la phase exponentielle de croissance du micro-organisme.Ce sont par exemple des acides aminés, des acides carboxyliques, des alcools, des antioxydants, des nucléotides, des polyols ou encore des vitamines.

Étym. gr. metabolê : changement, de metaballein : transformer

métabolite, métabolite secondaire

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

nystagmus optocinétique l.m.

optokinetic nystagmus (OKN)

Nystagmus à ressort physiologique provoqué par la stimulation itérative visuelle induite par des objets traversant successivement et rapidement le champ visuel.
La phase lente du nystagmus est dans le sens du déplacement des objets, la phase rapide dans le sens inverse.
L'épreuve optocinétique est pratiquée en clinique pour étudier le réflexe viso-oculomoteur. On provoque surtout, le nystagmus horizontal qui est le plus facile à observer. On le déclenche avec un tambour de Barany ou avec une écharpe, présentant des bandes alternées verticales noires et blanches que l'on déplace horizontalement devant les yeux. Le nystagmus optocinétique obtenu est enregistré par électronystagmographie ou vidéonystagmographie. Il est diminué ou aboli en cas de lésion du cortex occipital péristrié et pariétal postérieur, ou de la voie oculogyre pariéto-occipito-mésencéphalique, lorsque le tambour d’exploration tourne du côté de la lésion.
Lorsque le sujet est brusquement mis dans l'obscurité après une stimulation optocinétique, on observe un nystagmus postoptocinétique de même direction et de décroissance exponentielle. Il est la conséquence d'un stockage de vitesse au niveau du tronc cérébral (formation réticulée pontique et noyaux vestibulaires).

Étym. gr. nustazô : je m'incline

Sigle NOC

asymétrie du nystagmus optocinétique

nystagmus post-optocinétique l.m.

optokinetic after nystagmus

Lorsque le sujet est brusquement mis dans l’obscurité après une stimulation optocinétique, on observe un nystagmus post optocinétique, de même direction et de décroissance exponentielle.
Il est la conséquence d’un stockage de vitesse au niveau du tronc cérébral (formation réticulée pontique et noyaux vestibulaires).

Étym. gr. nustazô : je m'incline

nystagmus optocinétique

période biologique d'une substance l.f.

biological half-time

Espace de temps pendant lequel la quantité d'une substance, initialement introduite dans un compartiment biologique défini, est réduite de moitié par les mécanismes physiologiques.
La notion de période implique une disparition aléatoire des molécules, c'est-à-dire une diminution exponentielle de leur nombre.

pharmacocinétique n.f.

pharmacokinetics

Etude de l’évolution des concentrations du principe actif d’un médicament et de ses métabolites en fonction du temps dans les différents compartiments de l’organisme.
Elle se décompose en quatre phases : la résorption (appelée absorption par les auteurs anglo-saxons), la distribution, les biotransformations et  l'élimination du principe actif et de ses métabolites.
Les  concentrations sanguines sont un reflet plus ou moins direct des  concentrations dans les  biophases, c'est-à-dire aux sites actifs récepteurs. Cette concentration dépend des propriétés physicochimiques (essentiellement de la liposolubilité et de la fixation aux protéines), de la distribution (débit cardiaque, débits sanguins régionaux et, pour les anesthésiques volatils, de la ventilation alvéolaire) ainsi que de l'élimination (effet de premier passage hépatique, métabolisme hépatique, cycle entérohépatique, excrétion rénale et, éventuellement, ventilation). Pour la plupart des médicaments la cinétique est dite d'ordre 1, c'est-à-dire que leur métabolisme augmente proportionnellement à la concentration : la décroissance est exponentielle et l'analyse mathématique permet d'individualiser deux ou trois exponentielles de constantes de temps différentes correspondant chacune à un compartiment différent, ce qui permet de construire des modèles physiques analogiques ou mathématiques pour simuler la pharmacocinétique. Dans certains modèles on inclut la biophase avec son site actif. Ces modèles permettent de calculer le volume de distribution, la clairance plasmatique totale, la demi-vie de distribution et d'élimination du produit. Ils sont utilisés en clinique pour adapter les doses aux effets pharmacologiques recherchés, notamment en anesthésie assistée par ordinateur à objectif de concentration (voie intraveineuse exclusivement). La pharmacocinétique des anesthésiques gazeux et volatils est suivie par l'évolution de leur concentration dans l'air alvéolaire (en pratique la concentration téléexpiratoire).

anesthésie assistée par ordinateur, constante de temps, échanges plasmatiques, échanges gazeux, demi-vie de distribution, clairance plasmatique, cycle entéro-hépatique, concentration téléexpiratoire

phase de latence l.f.

lag phase, latent period

1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.

radioactivité n.f.

Propriété physique de certains nucléides de présenter des désintégrations nucléaires spontanées aléatoires avec émission d'une particule chargée (en général β+ ou β- ou particule α), souvent suivie de l'émission de photons γ

La probabilité qu'a un atome donné, ou nucléide, de se désintégrer par unité de temps porte le nom de constante radioactive de symbole λ. Un nombre N d'atomes radioactifs identiques décroît, en fonction du temps t, à partir d'une valeur N0, selon la loi exponentielle N=N0 ∙ e- λt c'est-à-dire avec une période T répondant à λT=ln2=0,693. On appelle activité le produit λN qui représente un nombre moyen de désintégrations par unité de temps et que l'on utilise comme grandeur quantitative de la radioactivité d'une préparation; l'unité d'activité est le becquerel (Bq) correspondant à une désintégration par seconde ; le curie (Ci) est une unité ancienne établie à partir de 1 g de radium 226 en équilibre avec sa descendance, 1 Ci = 37.109 Bq.
La radioactivité naturelle des sels d'uranium a été découverte par Henri Becquerel le 1er mars 1896 et l'isolement du radium réussi par Pierre et Marie Curie en 1898. La production de radioéléments artificiels a été initiée en 1934 par Irène et Frédéric Joliot-Curie (Prix Nobel de chimie en 1935).

période d'un radioélément

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