Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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altitude (aiguille d') l.f.

altitude needle

Pour le transport des patients en avion, si le flacon de perfusion est rigide, grande aiguille d'amenée d'air utilisée pour éviter les embolies gazeuses par passage d'air lors de la montée et les reflux de sang lors de la descente.
L'aiguille doit remonter au-dessus du niveau du liquide de manière à obtenir un équilibre de pression avec l'air ambiant.

Étym. lat. altitudo : hauteur

aérien (transport) des patients

[B3]

Édit. 2017

altitude n.f.

altitude, height

1) Elévation verticale au-dessus du niveau de la mer.
2) Chez le sujet normal, les effets produits par une élévation lente en altitude sont assez bien supportés jusqu'à 3 000 m, mais plus haut apparaît le mal d'altitude.
Les variations rapides d'altitude sont cause d'effets nocifs sur toutes les cavités closes de l'organisme. La pression barométrique diminue avec l'altitude et la PO2 diminue proportionnellement (jusqu'à 10 000 m au moins, parce que la composition de l'air sec reste constante dans la troposphère). Mais la PO2 diminue plus rapidement dans les bronches et dans les alvéoles, parce que la vapeur d'eau finit par occuper toute la place à partir de 19 200 m : toute vie est alors impossible, il y a ébullisme.
Jusqu'à 2 500 m (altitude des cabines pressurisées des avions de ligne) l'oxygénation du cerveau est maintenue à peu près normale du fait de l'hyperventilation physiologique compensatrice qui abaisse la PACO2, mais cette hypocapnie favorise les crises de tétanie chez les sujets prédisposés. Le mal d'altitude, commence à se manifester à partir de 3 000 m et se fait nettement sentir au-dessus de 4 000 m : la PO2 du cerveau tombe alors à 26 mm de Hg = 35 hPa.
Les variations rapides d'altitude (en avion par ex.) entraînent une dilatation des gaz à la montée (prendre des précautions particulières pour les patients sous perfusion). La contraction des gaz à la descente cause, notamment, l'otite barotraumatique.

Étym. lat. altitudo : hauteur

altitude (aiguille d'), transport aérien des patients, barotraumatisme, ébullisme, Fenn (diagramme de), inertance

[C2]

Édit. 2017

altitude (mal d') l.m.

acute altitude sickness, altitude mountain sickness

Ensemble de malaises survenant lors d'un séjour en altitude (au-dessus de 3 000 m environ) tels que céphalées, somnolence et vomissements, surtout après un effort physique.
Au-dessus de 4 500 m, si le séjour se prolonge, peuvent apparaître des troubles plus graves (œdème cérébral, œdème pulmonaire), une exposition brutale au-dessus de 9 000 m amène une hypoxie gravissime. Il faut distinguer l'exposition en altitude de courte durée, au cours d'une ascension ou d'un vol en avion, de la maladie qui apparaît au cours d'un séjour prolongé (maladie de Monge ou soroche). La mise au repos, la prise d'acétazolamide, l'inhalation d'O2 et la redescente à une altitude plus basse font régresser les troubles aigus. La polyglobulie chronique des sujets vivant en altitude assure leur acclimatation, mais les femmes supportent mal l'accouchement au-dessus de 4 000 m.
 

Étym. lat. altitudo : hauteur

Monge (maladie de)

[C2]

Édit. 2017

mal d'altitude l.m.

height sickness, altitude sickness

Ensemble des malaises survenant en altitude.

Syn. mal des montagnes

aiguille à pneumopéritoine l.f.

insufflation needle

Aiguille qui permet l'insufflation intrapéritonéale, le plus souvent par voie transombilicale, d'un gaz, en règle du CO2.
De nombreux modèles d’aiguilles ont été proposés, comportant tous un dispositif permettant le passage du gaz avec un robinet de contrôle. Elles doivent être biseautées, creuses, dotées d'un mandrin mousse monté sur un ressort évitant les blessures viscérales. Il en existe différents modèles : Verres, Bret, Palmer ou à usage unique.

Édit. 2017 

aiguille boomerang l.f.

boomerang needle

Aiguille de forme spéciale permettant de passer les fils dans l'oblitération chirurgicale de la loge prostatique selon la technique d'adénomectomie de Hryntschak.

[B3,M2]

Édit. 2017 

aiguille-cathéter l.f.

canula

Petit cathéter, généralement en téflon ou en dacron monté sur un embout métallique mâle dont la lumière contient un mandrin effilé et pointu, légèrement plus long que le cathéter, qui permet l'introduction de celui-ci par voie transcutanée dans une artère ou dans une veine.
Il existe plusieurs modèles d'aiguilles - cathéters, dont les longueurs vont de 7 à 60 cm, adaptés à différents types d'examens vasculaires (phlébographies périphériques, aortographies translombaires, artériographies carotidiennes par ponction directe de la carotide etc.) ou à de simples ponctions veineuses (par exemple pour mise en place d'une perfusion).

[B3]

Édit. 2017   

aiguille de Burchel l.f.

Burchel's needle

Aiguille qui permet la réalisation d'une analgésie paracervicale, autour du col utérin.
Un cathéter est introduit à travers un applicateur métallique courbe et permet des injections itératives. Les blocs paracervicaux et l'analgésie des nerfs honteux internes ont largement laissé la place en obstétrique à l'analgésie péridurale.

[B3,O3]

Édit. 2017 

aiguille de Cushing l.f.

H.Cushing, neurochirurgien américain (1869-1939)

trocart de Cushing

[B3,H2]

Édit. 2017 

aiguille de Mallarmé l.f.

J. Mallarmé, hématologiste français (1937)

trocart de Mallarmé

[B3]

Édit. 2017 

aiguille de radium l.f.

radium needle

En endocuriethérapie, matériel radioactif destiné à des implantations intratumorales, quasiment abandonné et remplacé par des isotopes radioactifs solides (ex.198Au,192Ir).
La tige en platine iridié, d'un diamètre inférieur à 2 mm, se composait d'un corps creux de longueur variable, rempli d'une poudre de sel de radium ; elle comportait une pointe et une tête avec œillet pour le fil de suture.

[B3,F2]

Édit. 2017

Southey (aiguille de) l.f.

R. Southey, médecin britannique (1878)

Southey (trocart de)

[B3]

Édit. 2017 

Veress (aiguille de) l.f.

Veress’ needle

Aiguille métallique à mandrin rétractable pour insufflation du pneumopéritoine au cours de la cœlioscopie.

J. Veress, médecin interniste hongrois (1938)

pneumopéritoine, cœlioscopie

[B3,L2]

Édit. 2017 

aiguille vectrice l.f.

guide needle

En endocuriethérapie, matériel de support inactif, destiné à recevoir des sources radioactives telles que l'iridium 192Ir.
Il s'agit d'une tige creuse en acier, munie d'une pointe, de longueur variable (jusqu'à une dizaine de cm) et de diamètre 1,6 mm. Elle peut soit rester en place dans la tumeur et recevoir secondairement un petit tube plastique porte-iridium 192, soit qu'on lui substitue un tube plastique de même diamètre qui recevra la source radioactive.

mandrin vecteur

[B3,F2]

Édit. 2017   

colpopexie rétropubienne à l'aiguille l.f.

needle retropubic colpopexy

Ensemble de techniques chirurgicales dites "simplifiées" de colposuspension du col vésical, dans la cure de l'incontinence d'effort de la femme ; elles ont la particularité de ne comporter qu'une dissection limitée du vagin et de la région sus-pubienne, passant les haubans de suspension vaginale dans la région paravésicale à l'aide d'aiguilles spéciales.
Elles comportent ou non la vérification endoscopique de la position de la lèvre postérieure du col.

A. F. Pereyra, chirurgien urologue américain (1959), T. A. Stamey (1973), S. Raz, chirurgiens urologues américains (1981)

[M3,O3]

électrode aiguille concentrique l.f.

electrode concentric needle

Électrode qui comporte un fil isolé (sauf à son extrémité) en acier, argent ou platine, inséré à l'intérieur d'une canule en acier.
Elle permet de mesurer une différence de potentiel entre l'extrémité du fil (électrode active) et la canule (référence).

électrode

[B3]

Édit. 2019

électrode aiguille de fibre unique l.f.

single fiber needle

Aiguille électrode avec une petite surface de recueil (25 µm de diamètre), permettant le recueil de potentiels d'action de fibres musculaires entre l'électrode active et la canule.
Elle est utilisée pour l'électromyographie de fibre unique dans le diagnostic de myasthénie.

électrode, électromyographie, myasthénie

[B3, H1]

Édit. 2019

électrode aiguille monopolaire l.f.

electrode monopolar needle

Aiguille isolée (sauf à son extrémité) pour permettre l'enregistrement.
Elle est introduite dans un muscle ou près d'un nerf, la référence étant située à distance sur la peau (électrode de surface) ou sous la peau (électrode sous-cutanée).

électrode

[B3, H1]

Édit. 2019

Khol (aiguille de) l.f.

Khol's needle

Aiguille solidarisée à une seringue pour l'analgésie des nerfs honteux.

Kobak (aiguille de) l.f.

Kobak's needle

Aiguille munie d'un dispositif en baïonnette qui en limite la pénétration, utilisée pour les analgésies des nerfs honteux et les blocs paracervicaux.

A. J. Kobak, gynécologue obstétricien américain (1956)

Saling (aiguille de) l.f.

Saling's needle

Aiguille de référence pour l’analgésie des nerfs honteux internes, présentant un introducteur comportant une ouverture en pavillon et doté d'un oeillet pour l'index.
Les blocs paracervicaux et l'analgésie des nerfs honteux internes ont, en obstétrique, largement laissé la place à l'analgésie péridurale.

E. Saling, gynécologue allemand (1966)

Whitacre (aiguille de) l.f.

Aiguille à pointe conique (en pointe de crayon) utilisée en rachianesthésie

La forme de l'extrémité limite la taille de l’orifice de ponction dans la dure-mère et diminue la fréquence des céphalées après la rachianesthésie.

J. R. Hart et R. J. Whitacre, médecins anesthésistes américains (1951)

rachianesthésie

Tuohy (aiguille de) l.f.

Tuohy's needle

E.B. Tuohy, anesthésologiste américain (1944)

rachianesthésie, anesthésie péridurale