Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

40 résultats 

anxiété (échelle d') l.f.

anxiety (scale of)

échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique

échelle d'anxiété de Spielberger l.f.

Spielberger anxiety score

Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18  Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
 
 

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)

[H4, G1]

Édit. 2019

Echelle de dépression et d'anxiété l.f.

hospital anxiety and depression scale

Cette échelle explore les symptômes anxieux et dépressifs
1) Anxiété
- Je me sens tendu ou énervé
         0 Jamais
         1 De temps en temps
         2 Souvent
         3 La plupart du temps                          
-
J'ai une sensation de peur comme si quelque chose d'horrible allait m'arriver
         0 Pas du tout
         1 Un peu mais cela ne m'inquiète pas
         2 Oui mais ce n'est pas trop grave
         3  Oui, très nettement                                 
- Je me fais du souci
         0 Très occasionnellement
         1 Occasionnellement
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et me sentir décontracté
         0 Oui quoi qu'il arrive
         1 Oui, en général
         2 Rarement
         3 Jamais
- J'éprouve des sensations de peur et j'ai l'estomac noué
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- J'ai la bougeotte et n'arrive pas à tenir en place
         0 Pas du tout
         1 Pas tellement
         2 Un peu
         3 Oui, c'est tout le cas
- J'éprouve des sensations soudainesde panique
         0 Jamais
         1 Pas très souvent
         2 Assez souvent
         3 Vraiment très souvent
2) Dépression
- Je prends plaisir aux mêmes choses qu'autrefois
         0 Oui, tout autant
         1 Pas autant
         2 Un peu seulement
         3 Presque plus  
- Je ris facilement et vois le bon côté des choses
         0 Autant que par le passé
         1 Plus autant qu'avant
         2 Vraiment moins qu'avant
         3 Plus du tout
- Je suis de bonne humeur
          0 La plupart du temps
          1 Assez souvent
          2 Rarement
          3 Jamais   
- J'ai l'impression de fonctionner au ralenti
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Très souvent
         3 Presque toujours
- Je ne m'intéresse plus à mon apparence
          0 J'y prête autant d'attention que par le passé
          1 Il se peut que je n'y fasse plus autant attention
          2 Je n'y accorde pas autant d'attention que je devrais
          3 Plus du tout
- Je me réjouis d'avance à l'idée de faire certaines choses
           0 Autant qu'avant
           1 Un peu moins qu'avant
           2 Bien moins qu'avant
           3 Presque jamais
- Je peux prendre plaisir à un bon livre
           0 Souvent
           1 Parfois
           2 Rarement
           3 Très rarement

Faire le total du versant anxiété et dépression : 21 points maximum pour chacun.
Entre 8 et 10 : état anxieux ou dépressif douteux. Au-delà de 10 : état anxieux ou dépressif certain.

A. S. Zigmond et R. P. Snaith, psychiatres britanniques, Leeds (1983)

Sigle HAD

Réf. Zigmond AS, Snaith RP. : The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica 1983 Jun; 67(6):361-370

[H3]

Édit. 2020

anxiété n.f.

anxiety

État psychique caractérisé par un sentiment pénible d'attente, une peur sans objet, une crainte d'un danger imprécis.
À distinguer de la peur, qui est une émotion analogue à celle de l'anxiété, mais liée à un danger objectif et réel. En réalité, cette distinction n'est pas toujours aussi claire.
Les benzodiazépines (anxiolytiques) sont efficaces sur les troubles anxieux, surtout en l'absence de crises de panique et de phobies associées. Les risques de dépendance apparaissent en cas de traitement prolongé. Les psychothérapies, directives ou non, sont souvent indispensables.

angoisse

anxiété aigüe l.f.

acute anxiety

Installation soudaine et sans circonstance notable de déclenchement, d’un sentiment pénible d’attente, d’une peur sans objet, dont la forme la plus aigüe est l’attaque de panique.
Récurrente, à prédominance féminine, dépassant rarement quelques minutes, la panique comporte de nombreuses manifestations somatiques (hyperventilation, blocpnée et paresthésies) et psychiques : intense appréhension, peur de perdre le contrôle de soi, de devenir fou, sensation de mort imminente associée parfois à des sentiments dépressifs. Une fuite anxieuse est possible.
Devant un tel tableau, on ne manquera pas de rechercher une composante organique éventuelle (affection coronarienne, hyperthyroïdie, comitialité temporale, etc.). Mais en pratique il s’agit souvent de personnalités névrotiques dominées par une anxiété dite flottante, c’est-à-dire ne survenant pas de préférence dans une situation déterminée. Un niveau psychotique n’est cependant pas exceptionnel, mélancolique, en particulier, avec un risque suicidaire majeur, car l’anxiété infiltre tous les troubles mentaux.
La présence rassurante du médecin, rarement psychiatre lors du premier contact, et son écoute bienveillante sont essentielles. Un traitement antidépressif sédatif (par ex. imipramine, clomipramine), d’abord à dose faible, accompagné d’anxiolytiques (par ex. alprazolam) contribue à réduire l’état anxieux aigu. L’évolution se fait en général vers la répétition, c’est pourquoi une relation thérapeutique au long cours est nécessaire.

Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente

Syn. angoisse

angor, peur

anxiété de performance l.f.

anxiety of performance

Sentiment éprouvé par un homme qui, lors d'un rapport sexuel, redoute une absence ou une instabilité de son érection.
Ce sentiment très fréquemment ressenti quelle que soit la cause des troubles de l'érection les aggrave singulièrement.

anxiété généralisée l.f.

generalized anxiety disorder

État pathologique dominé par une anxiété qui envahit la vie quotidienne du sujet, ne survenant pas de façon préférentielle dans une situation déterminée et, de ce fait, dite flottante.
Plus fréquente chez la femme, elle se caractérise surtout par des ruminations péjoratives concernant le passé et une attente craintive de l'avenir, avec tension motrice, troubles neurovégétatifs, accentuation de la symptomatologie en fin de journée et endormissement difficile.
L'évolution est volontiers chronique, souvent associée ou conduisant à un état dépressif.
Les chimiothérapies comportent des anxiolytiques, avec leur risque de dépendance, ou des antidépresseurs. Les psychothérapies apportent un complément indispensable.

grossesse (anxiété maternelle et développement de l'enfant) l.m. et f.

pregnancy (maternal anxiety and development of the child)

Effets, encore insuffisamment connus, sur le fœtus et le nouveau-né des problèmes mentaux maternels.
Dès la 20ème semaine, le fœtus répond à des bruits externes. Ses réactions, y compris hormonales, à des stimulus même peu pénibles, provenant d'une mère anxieuse, ont été relevées : notamment une réponse accrue de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénal.
Peut-être du fait d'une constriction de l'artère utérine ou par effet hormonal direct, certains auteurs ont en particulier retenu les notions : à la naissance, d'un poids faible, d'un diamètre céphalique réduit ; à l'âge adulte, d'une dépression majeure, d'une prédisposition à une pathologie somatique.
Un programme destiné à diminuer le "stress" ou l'anxiété maternels pendant la grossesse pourrait apporter les précisions nécessaires.

accident électrique (échelle d'intensité) l.m.

intensity score of electrical accidents

Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire

[B1, E2]

Édit.  2019

Brazelton (échelle de) l.f.

neonatal behavorial assessment scale

Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.

T. Brazelton, pédiatre américain (1969)

compétence, Brazelton (score de)

Édit. 2017

Brunet-Lézine (échelle de) l.f.

Brunet-Lézine’s scale

Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.

Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)

Gesell (échelle de)

Édit. 2017

codage en échelle de gris l.m.

gray scale encoding

En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.

fenêtre (en image numérisée)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

échelle d'Amiel-Tison l.f.

Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente: 
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;   
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse : 
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ; 
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ; 
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ; 
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements. 
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ; 
2 très hypertonique ;  
- Consolabilité : 
0 calmé en moins d'une minute ; 
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).

Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)

[G1, H1, O1, O3]

Édit. 2019

échelle de Braden l.f.

Échelle d’évaluation du risque d’escarre.

Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.

Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)

escarre

[J1, G1, N3]

Édit. 2019

échelle de Glasgow pédiatrique l.f.

pediatric Glasgow scale

Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4-  ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.

échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre

[G1, H1, O1]

Édit. 2019

échelle de gris l.f.

gray scale

Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.

codage en échelle de gris

[B2, B3]

Édit. 2019

échelle de Kellgren-Copeman l.f.

Kellgren-Copeman scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur  l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
 - 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec  ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
 - 4 : sévère : ostéophytes développés avec  affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.  

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques

arthrose vertébrale

[I1]

Édit. 2019

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.

Wechsler adult intelligence scale

Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.

D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)

Sigle WAIS

Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)

[H4]

Édit. 2019

échelle d'intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.

D. Wechsler, psychologue américain (1896-1981)

Wechsler's intelligence scale for children

[H3,H4,O1]

Édit. 2018

échelle de somnolence l.f.

scale of drowsiness

Epworth (échelle de somnolence d')

[K1]

Édit. 2019

échelle du coma de Glasgow n.f.

Glasgow's coma scale

Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).

La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.

G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)

Étym. Glasgow : ville d’Ecosse

Syn. Glasgow (score de)

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant l.f.

objective pain scale

Échelle adaptée à l'évaluation de la douleur chez l'enfant de 1 à 5 ans.
L'échelle comprend 5 items cotés de 0 à 2, dont la somme donne le score (maximum 10).
-
Augmentation de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur préopératoire
<10%-->0
de 10 à 20 %-->1
de 20 à 30 %-->2
- Pleurs
pas de pleur-->0
présents, mais enfant consolable-->1
présents, mais enfant inconsolable-->2
-
Mouvements (un enfant immobile et prostré peut avoir une douleur majeure)
enfant calme et endormi-->0
agitation modérée, ne tient pas en place-->1
agitation désordonnée et intense, peut se faire mal-->2
-
Comportement
enfant endormi ou calme-->0
contracté, voix tremblante, accessible aux tentatives de réconfort-->1
non accessible aux tentatives de réconfort, apeuré, accroché aux bras de ses parents ou d'un soignan-->2
-
Expression verbale ou corporelle localisée
endormi ou calme-->0
exprime une douleur modérée non localisée (inconfort global ou position jambes fléchies sur le thorax, bras croisés sur le corps)-->1
douleur localisée verbalement ou désignée par la main ou position jambes fléchies sur le tronc poings serrés, l'enfant porte sa main vers une
 zone douloureuse ou cherche à la protéger-->2

Sigle OPS

[H1, O1]

Édit. 2019

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral l.f.

La présence des réflexes du tronc cérébral est cotée de 0 à 5, ce qui fait passer la classique échelle de Glasgow allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) à une échelle de Glasgow-Liège allant de 3 à 20.
Cotation des réflexes :
- fronto-orbitaire 5
- oculocéphalique ou oculovestibulaire vertical 4
-  photomoteur 3
- oculocéphalique ou oculovestibulaire horizontal 2
- oculo-cardiaque 1
            

Étym. Glasgow : ville d’Écosse

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.

visual analog scale

Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à  l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Abrév. Abrév : EVA

échelle d'anxiété de Spielberger

[E1]

Édit. 2020

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