Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

75 résultats 

anatomie générale l.f.

anatomia generalis
general anatomy
Branche de l’anatomie qui étudie les structures fondamentales des organes et l’appartenance de ceux-ci à des systèmes de même structure et à des appareils constitués en vue d’une fonction.

[A1]

Édit. 2017

caisse générale de sécurité sociale l.f.

general cash of social security

Caisse propre à chacun des quatre départements d’outre-mer (Guyane, la Réunion, Martinique, Guadeloupe) qui par différence avec les caisses de la métropole recouvre les cotisations, gère conjointement les risques maladies, accidents du travail et vieillesse pour les travailleurs salariés du régime général et du régime agricole, et pour les travailleurs indépendants.

Sigle  : CGSS

[E]

direction générale de la santé l.f.

head office of the health

Direction appartenant au ministère chargé de la Santé, principalement chargée de l’ensemble des questions sanitaires du pays.
Elle comprend quatre sous-directions :

inspection générale des affaires sociales l.f.

inspection of the social business

Service du ministère chargé de la santé et de la protection sociale chargé d’inspecter et d’exercer un contrôle sur tous les services, organismes, caisses, établissements ou autres participant à l’application des législations de santé publique, de protection sociale ou du travail.
Ce service ne peut diligenter des études, enquêtes ou inspections que sur instruction du ministre.

Sigle : IGAS

médecine générale l.f.

general practice, general medicine

Activité médicale qui vise le diagnostic et le traitement de toutes les maladies, quels qu’en soient le siège et la nature, survenant chez des personnes de tout âge.
La médecine générale s’oppose ainsi à la médecine de spécialité.

généraliste

nomenclature générale des actes professionnels l.f.

Liste des actes professionnels pouvant être accomplis, dans la limite de leur compétence par les membres des professions médicales (médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes) ainsi que par certaines autres professions de santé, ces actes étant susceptibles d’être pris en charge par les organismes d’assurance-maladie.
La nomenclature fait l’objet d’un arrêté ministériel après avis d’une commission qui propose les cotations.
1) Chaque acte fait l’objet d’une cotation chiffrée qui, multipliée par une lettre-clé dont la valeur s’exprime en francs, fixe l’honoraire dû à l’auteur de l’acte.
2) Certains actes simples de diagnostic sont cotés avec la lettre-clé K, les chirurgiens cotent leurs interventions avec la lettre-clé KC, les sages-femmes avec la lettre-clé SF, etc.

nomenclature des actes de biologie

paralysie générale l.f.

general paralysis, paralytic dementia

Méningoencéphalite syphilitique survenant environ 15 années après la primo-infection, diffuse et progressive, devenue exceptionnelle depuis l'utilisation de la pénicilline.
Après un début progressif, parfois médicolégal, elle associe :
- un syndrome psychique avec signes frontaux (surtout euphorie béate et indifférence), idées délirantes mégalomaniaques absurdes (imaginatives et fabulatoires) et évolution vers une démence apathique profonde : d'où la dénomination elliptique de paralysie générale ;
- un syndrome neurologique avec tremblement fin, menu, rapide, des extrémités et de la région labiolinguale, dysarthrie particulière comportant un achoppement au milieu des mots longs, signe d'Argyll-Robertson, réaction cellulaire du LCR, hyperalbuminorachie et test de Nelson positif.
En fait, les expressions sont multiples. Il faut penser d'autant plus à une paralysie générale qu'elle est devenue exceptionnelle.
Sous traitement, institué le plus précocement possible, une régression, plutôt une stabilisation ou des résultats dissociés, sont possibles.

A. Bayle, neurologue français (1822) ; A. Fournier, dermatologiste et syphililologue français, membre de l’Académie de médecine (1894)

Syn. maladie de Bayle, méningo-encéphalite syphilitique

syphilis (troubles psychiques et )

recombinaison générale l.f.

general recombination

recombinaison homologue

théorie générale des systèmes l.f.

systems general theory

Courant conceptuel initialement introduit par L. von Bertalanffy (1968) afin de rendre compte, dans un objet complexe ("système"), de l'apparition de propriétés provenant de l'intégration de composants plus simples ("éléments"), ne prenant de sens que les uns par rapport aux autres et auxquels le tout est irréductible.
Notion corrélée avec celle de structure et souvent considérée comme plus riche, en particulier du fait que le système est à la fois "plus", par ses émergences et ses interactions avec le milieu que la somme de ses parties, et "moins", du fait de certaines contraintes et inhibitions. Selon le cas, le terme de structure couvre aussi un ensemble de concepts, une théorie, un modèle permanent visant à rendre compte de ces interférences.
En psychiatrie, les notions de causalité circulaire et de signification ajoutent à la complexité mais aussi à l'intérêt de telles approches dans la thérapie systémique. L'examen de la famille sur des bases cybernétiques est également utilisé.

L. von Bertalanffy, biologiste autrichien (1968)

accident d'anesthésie l.m.

anaesthetic accident

Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.

Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque

[E3,G1]

Édit. 2017

alcoolopathie et anesthésie l.f.

alcoolopathy and anaesthesia

Ensemble des précautions à prendre lors de l'anesthésie de patients souffrant d'alcoolopathie.
L'usage abusif et prolongé d'alcool lèse de nombreux organes de façon indépendante et variable. Il ne peut y avoir de règle générale pour l'anesthésie d'un tel patient : lors de la consultation pré-anesthésique on doit évaluer les différentes atteintes et en tenir compte pour prendre les précautions nécessaires lors de l'anesthésie et de la réanimation postopératoire. Toutefois, l'inhibition ou l'induction de certains enzymes hépatiques peut modifier l'action de certains médicaments anesthésiques : on peut observer une certaine «résistance» au thiopental ou au propofol et la demande en médicaments analgésiques est augmentée dans la période postopératoire. Le risque principal, bien qu'actuellement faible, est le syndrome de sevrage alcoolique (delirium tremens) dans les suites opératoires.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie

alcoolopathie, delirium tremens

[G1,G3,G4]

Édit. 2017 

anesthésie n.f.

anæsthesia

Suppression de la sensibilité à la douleur à la suite d'une lésion nerveuse, de l'action d'un médicament ou de celle du froid.
L'anesthésie post-traumatique d'un territoire est souvent définitive.
L'anesthésie pour fins médicales ou expérimentales est obtenue parfois par l'emploi du froid (qui arrête la propagation de l'influx nerveux), ou, très généralement, d'agents chimiques (anesthésiques). Elle peut être locale, locorégionale ou générale.
L'anesthésie générale est induite par des agents administrés par voie intraveineuse (parfois intra-rectale ou intramusculaire) ou pulmonaire (oxyde nitreux, xénon ou vapeurs anesthésiques). Elle évolue en 3 phases, induction, entretien et récupération (réveil) et s'accompagne d'une perte de conscience ou narcose. Pour les interventions mineures, on se contente souvent de diminuer seulement la vigilance et la perception de la douleur.
L'anesthésie locale est induite par l'injection d'anesthésique, l'application sur la peau de crème anesthésique (EMLA) ou du froid (par ex. évaporation de chlorure d'éthyle) près du site opératoire.
L'anesthésie locorégionale agit sur une partie limitée du système nerveux par injection de produits près de la structure à anesthésier (moelle épinière, racines rachidiennes, troncs nerveux) : c’est le bloc d'un nerf, d'un plexus, etc.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

action (potentiel d'), analgésie, anesthésie (profondeur), anesthésique général, anesthésique local, anesthésique volatil, EMLA, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, accident d'anesthésie

[G1]

Édit. 2017

anesthésie affective l.f.

affective anesthesia

Absence de tout sentiment et intérêt manifeste pour autrui, y compris à l'égard des proches.
Le patient est conscient de l'abrasion de ses émotions et de l'impossibilité de les moduler.
Il s'agit de la forme extrême du repli dépressif et de l'enfermement dans la douleur morale, qui aggrave d'autant plus le vécu d'inutilité et de culpabilité.
Dans ces dépressions majeures, dites encore souvent endogènes, et surtout dans les formes mélancoliques délirantes, la mort est souvent désirée et les conduites suicidaires fréquentes.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[H3,H4]

Édit. 2017

anesthésie ambulatoire l.f.

ambulatory anaesthesia, day-case anaesthesia, outpatient anesthesia

Anesthésie réalisée chez un patient devant quitter la structure médicale le jour même.
Elle est utilisée pour des actes chirurgicaux ou médicaux, diagnostiques ou thérapeutiques (radiologie interventionnelle, endoscopie, etc.). Elle doit être réalisée dans des structures adaptées, hospitalières ou extrahospitalières.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

[G1]

Édit. 2017

anesthésie caudale l.f.

caudal anaesthesia

analgésie caudale, anesthésie locale et locorégionale

[G1]

Édit. 2017

anesthésie congénitale de la cornée l.f.

corneal congenital anesthesia

Affection rare caractérisée par une insensibilité cornéenne, le plus souvent bilatérale, tantôt asymptomatique, tantôt révélée par une kératite neuroparalytique ou un ulcère de la cornée.
Débutant entre 6 et 12 mois, elle peut être isolée ou associée à certaines neuropathies héréditaires sensitives en particulier de type III (syndrome de Riley-Day ou dysautonomie familiale) ou de type IV (insensibilité congénitale à la douleur avec anhydrose). Elle peut aussi être accompagnée de syndromes polymalformatifs tels que l’association MURCS (aplasies du canal de Müller, du rein et dysplasie des vertèbres cervicales), l’association VACTERL ( anomalies vertébrales, imperforation ou atrésie anale, fistule trachéo-oesophagienne, cardiopathie congénitale, dysplasie des membres) ou encore le syndrome de Goldenhar (syndrome auriculo-oculaire).
L'ulcère cornéen est rebelle au traitement et s'accompagne souvent de traumatismes ou d'automutilations dont la prévention est essentielle.

dysautonomie familiale, insensibilité congénitale avec anhidrose, MURCS (syndrome), VACTERL (syndrome)

[P2,Q2]

Édit. 2017

anesthésie douloureuse l.f.

dolorosa anesthesia

Hyperalgie combinée surtout à l'anesthésie tactile dans le même territoire nerveux.
On la rencontre :
- dans les polyneuropathies, où une dysesthésie douloureuse est mise en évidence par le frôlement des téguments ou la pression des masses musculaires, contrastant avec une hypoesthésie, notamment à la piqûre ;
- dans l'hyperpathie thalamique, spontanée, renforcée en paroxysmes lancinants par des excitations très variées (depuis un frôlement jusqu'à une émotion), avec intégration de toutes les perceptions dans la douleur, accompagnée d'anomalies de la discrimination sensitive et plus discrètement d'une hypoesthésie thermique et douloureuse habituelle, avec seuils élevés mais, dès lors, exacerbation pénible et diffuse, parfois dans tout l'hémicorps, prolongée au-delà de la stimulation.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[H1]

Édit. 2017

anesthésie électrique l.f.

electro-anaesthesia

Anesthésie générale provoquée par le passage d’impulsions électriques de très basse fréquence appliquées entre le front et les régions rétro-mastoïdiennes.
C'est une anesthésie très légère, de profondeur comparable à celle que donne l'inhalation d'un mélange à 80% de N2O et 20% de O2. Le courant de Limoge, actuellement utilisé, (quelques mA) est formé d'impulsions rectangulaires brèves suivies d'impulsions inverses plus larges de faible intensité (pour neutraliser l'électrolyse aux électrodes). L'application de ce courant peut être prolongée pendant des heures sans inconvénient. Mais l'installation des électrodes et leur bonne fixation prennent du temps, il faut encore surveiller un appareil supplémentaire, de telle sorte que ce mode d'anesthésie peu efficace est inusité.

St. Leduc, médecin français (1903)

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1]

Édit. 2017

anesthésie en obstétrique l.f.

anaesthesia for obstetrics

Anesthésie chez la femme enceinte.
Elle comporte des particularités pour un acte en rapport avec la grossesse (accouchement par voie vaginale ou par césarienne, extraction d'un enfant mort-né, délivrance artificielle, suture d'épisiotomie):
- les complications respiratoires (difficultés d'intubation) ou vasculaires (syndrome de compression de la veine cave inférieure) sont plus fréquentes ;
- le passage transplacentaire des anesthésiques et leurs effets sur le fœtus doivent être pris en compte : il faut utiliser de faibles doses, ce qui impose une anesthésie superficielle ;
- la mémorisation peranesthésique est une complication possible de l'anesthésie générale.
On utilise l'anesthésie générale et l'anesthésie locorégionale, surtout rachidienne (rachianesthésie, péridurale et rachipéridurale combinées) qui permettent l'analgésie du travail et la réalisation de la césarienne. Sauf contrindication, on préfère l'anesthésie rachidienne en raison de la sécurité maternelle et fœtale qu'elle procure.

[G1,O3]

Édit. 2017

anesthésie et alcoolopathie l.f.

alcoolopathy and anaesthesia

alcoolopathie et anesthésie

[G1,G3,G4]

Édit. 2017

anesthésie extracônique l.f.

extraconique anesthesia

anesthésie péribulbaire

[G1]

Édit. 2017

anesthésie extradurale l.f.

extradural anaesthesia

anesthésie péridurale

[G1]

Édit. 2017

anesthésie intra-arachnoïdienne l.f.

intra arachnoid anaesthesia

analgésie intra-arachnoïdienne, rachianesthésie

[G1]

Édit. 2017

anesthésie intracônique l.f.

intraconique anesthesia

anesthésie rétrobulbaire

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie intradurale l.f.

intra dural anaesthesia

Syn. analgésie intra-dure-mérienne

[G1]

Édit. 2017

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