rangs n.m.
ranks
Les tests non paramétriques reposent sur la notion de rangs et s’affranchissent ainsi de la contrainte de distribution normale qui est exigée pour utiliser des tests paramétriques.
[ E1]
Édit. 2020
RANKL acr. angl. pour Receptor Activator of NF-Kappa-B Ligand
Protéine exprimée essentiellement par les ostéoblastes et les lymphocytes T, qui existe sous trois isoformes : deux formes transmembranaires (RANKL1 et RANKL2) et une forme intracytoplasmique non secrétée (RANKL3).
Les formes transmembranaires peuvent être clivées par des protéases de la famille TACE (TNF-Alpha Converting Enzyme), libérant leur domaine extracellulaire qui va se lier avec son récepteur, RANK, présent sur les ostéoclastes. La liaison de RANKL à RANK stimule la résorption osseuse. Une autre protéine, l'ostéoprotégérine, inhibe la liaison de RANKL à RANK, ce qui freine la résorption osseuse.
→ RANK, TACE, ostéoclaste, ostéoprotégérine
[C1, C3]
Édit. 2020
RANK acr. pour Receptor Activator of NF-Kappa-B
Protéine transmembranaire présente à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs dans le tissu osseux, également exprimé par les lymphocytes, les cellules dendritiques, les cellules endothéliales et les fibroblastes.
RANK est un récepteur de la protéine appelée RANKL (RANK-Ligand). La liaison de RANKL à son récepteur, RANK, stimule la différenciation des précurseurs ostéoclastiques en ostéoclastes matures et stimule leur activité ostéolytique, ce qui augmente la résorption osseuse. La liaison de RANKL à RANK est inhibée par une autre protéine appelée ostéoprotégérine.
→ Ostéoclaste, RANKL, ostéoprotégérine
[C1, C3]
Édit. 2020
échelle de Rankin loc. fém.
Rankin scale
échelle d’évaluation de résultats globaux d’un seul item pour les patients post-AVC. Elle est utilisée pour catégoriser le niveau d’indépendance fonctionnelle en fonction des activités pré-AVC.Niveau de Rankin Description
0 Aucun symptôme
1 Aucune incapacité significative en dépit des symptômes :capable d'effectuer
toutes les tâches et activités habituelles
2 Handicap léger : incapacité d'effectuer toutes les activités antérieures, mais
capable de s'occuper de ses propres affaires sans assistance
3 Handicap modéré : nécessité de l'aide mais capable de marcher sans
assistance
4 Handicap modérément sévère : incapable de marcher sans assistance et
incapable de s'occuper de ses propres besoins corporels sans assistance
5 Handicap sévère : alité, incontinent et nécessitant de l'attention et des soins
infirmiers constants
J. Rankin, médecin écossais (1957)
→ AVC
[H1, K4]
Édit. 2021
Berger (incidence de) l.f.
axial view (submentovertex view) with the X-ray beam perpendicular to the Frankfurt's plane
Incidence de téléradiographie crânienne permettant d'obtenir une projection axiale, en vraie grandeur, du maxillaire, de la mandibule et des arcades dentaires afin de visualiser la position des dents et leurs rapports pour un bilan d'orthodontie.
Incidence voisine de celle de Hirtz, dans laquelle le rayon directeur est perpendiculaire au plan de Francfort et au film.
Ces multiples incidences tendent à être remplacé par une étude volumique scanographique ou cone-beam.
H. Berger, docteur en médecine dentaire israélien (1964)
[B2, B3, P3]
Édit. 2020
cheveux bouclés-ankyloblépharon-dysplasie unguéale l.m.p.
curly hair-ankyloblepharon-nail dysplasia syndrome
[J1,Q2]
décomplété adj.
frank (breech presentation)
→ présentation du siège décomplété
Francfort (plan de) l.m.
Frankfurt plane, Virchow's plane
Plan de référence en anthropologie et en radiologie crânienne et maxillomandibulaire qui passe par le bord infraorbitaire et le pôle supérieur du méat acoustique externe ou porion (trou auditif externe).
Il fut adopté comme plan horizontal de référence au congrès d'anthropologie de Francfort en 1882, d'où l'appellation de plan de Francfort.
R.Virchow anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1821-1902)
Étym. Francfort : ville d’Allemagne où se tint en 1882 le congrès mondial d’anthropologie
Syn. plan oto-orbitaire, plan de Virchow
→ plan oto-orbitaire, plan de Virchow, ligne de base de Reid
[A1, B2, P3]
Édit. 2019
Frank et Geist (opération de) l.f.
Franck and Geist operation
Méthode chirurgicale de vaginoplastie utilisant des lambeaux cutanés tubulés.
R. T. Franck, S. H. Geist, gynécologues américains (1927)
[O3]
Édit. 2019
Franklin (maladie de) l.f.
Franklin disease, , heavy chain gamma disease
Désordre lymphoprolifératif de la lignée cellulaire B, marqué par la présence d’un pic monoclonal sérique composé de fragments de chaînes lourdes d’immunoglobulines gamma.
Affection rare de l’adulte (51 à 68 ans) à prédominance féminine accompagnée d’un état fébrile, d’une altération de l’état général, d’anémie, de poyladénopathies et d’une hépatosplénomégalie. Un signe caractéristique est un œdème palatin lié à une hypertrophie nodulaire de l’anneau de Waldeyer. Cette affection s’accompagne fréquemment de manifestations d’arthrite rhumatoïde et de complications infectieuses.
On reconnaît trois formes à cette maladie :
1. la forme disséminée (57 à 66 % des cas) faite d’une hypertrophie lymphoproliférative généralisée et de signes généraux;
2. la forme localisée (25 % des cas) liée à une mutation des chaînes d’immunoglobulines dans le tissu périphérique ou uniquement dans le tissu médullaire;
3. Une forme proliférative non apparente (9 à 17 %) marquée par des manifestations auto-immunes.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence dans le sérum d’un pic monoclonal composé d’un fragment de chaînes lourdes d’immunoglobulines gamma.
L’évolution, souvent défavorable, est marquée par des complications infectieuses fréquentes.
Le traitement des formes généralisées repose sur les alkylants et le rituximab.
E. C. Franklin, médecin interniste américain (1964)
Syn. maladie des chaînes gamma
→ immunoglobulines, maladie des chaînes lourdes, rituximab, alkylant
[F1]
Édit. 2019
Frank (signe de) l.m.
Frank sign, ear crease sign
Présence d’un sillon, oblique en bas et en arrière, siégeant sur le lobule de l’oreille chez les insuffisants coronariens.
S.T. Frank, médecin américain (1973)
→ insuffisance coronaire fonctionnelle
[K2, P1]
Édit. 2019
Fränkel (signe de) l.m.
Fränkel test
En présence d’une rhinorrhée purulente, l’apparition de pus dans le méat moyen (préalablement nettoyé) lorsque le patient se penche en avant, signe l’existence d’une sinusite maxillaire.
B. Fränkel, otorhinolaryngologiste allemand (1836-1911)
[P1]
Édit. 2019
Frank (méthode de) l.f.
Frank method
Méthode non chirurgicale utilisée dans le syndrome de Rokitanski-Küster-Hauser pour le traitement de l'aplasie vaginale totale, fondée sur le fait que les tentatives répétées de rapports sexuels entraînent l'apparition d'une cupule vaginale, pouvant progressivement atteindre la taille d'un vagin normal.
La patiente pratique l'application d'un mandrin dans la région rétroméatique, plusieurs fois par jour, en respectant une direction très postérieure pour éviter les fausses routes urétrales. L'on obtient un résultat anatomique de 10 à 12 cm, en 6 à 8 semaines selon l'auteur. Le port d'un mandrin nocturne est recommandé jusqu'à la pratique des rapports sexuels réguliers.
R. T. Frank, gynécologue américain (1938) ; K. von Rokitanski, Freiherr, anatomopathologiste autrichien (1838) ; H. Küster, gynécologue allemand (1910) ; G. A. Hauser, gynécologue suisse (1961)
→ Rokitanski-Küster-Hauser, aplasie vaginale
[O3]
Édit. 2019
Frankl-Hochwart Pellizzi (syndrome de) l.m.
Frankl-Hochwart- Pellizzi syndrome
L. Frankl-Hochwart, neurologue allemand (1909) ; G. B. Pellizzi, neuropsychiatre italien (1910)
Syn. macrogénitosomie
[O4]
Édit. 2019
ganglion de Frankenhäuser l.m.
F. Frankenhäuser, gynécologue allemand (1832-1894)
ganglion de Lee et Frankenhaüser l.m.
Lee and Frankenhaüser’s hypogastric plexus
Plexus nerveux issu du nerf splanchnique pelvien, de la chaîne sympathique sacrée et du plexus honteux.
Il forme une lame sagittale qui s’étend des trous sacrés au pubis en s’appuyant sur les vaisseaux hypogastriques et en dedans les viscères pelviens dont elle forme un tissu d’ancrage: le rectum, le col utérin et le vagin, la vessie.
R. Lee, obstétricien britannique, membre de l’Académie de médecine (1841) ; F. Frankenhaüser, gynécologue obstétricien allemand (1867)
Syn. plexus hypogastrique
ganglions pelviens l.m.p.
ganglia pelvica (TA)
pelvic ganglia
Eléments ganglionnés de la portion pelvienne de la partie parasympathique du système nerveux autonome.
Ces ganglions nerveux préviscéraux constituent parfois une masse unique mais sont le plus souvent disséminés dans les mailles d’une lame nerveuse plexiforme quadrangulaire qui occupe la lame sacro-recto-génitale. Ils reçoivent les nerfs splanchniques pelviens et les nerfs érecteurs et se distribuent aux viscères du pelvis et du périnée (vessie, rectum, prostate, vésicule séminale, utérus, vagin, organes érectiles).
Syn. anc. ganglion pelvien ; ganglia pelvina (PNA) ; ganglion hypogastrique ; ganglion de Frankenhäuser ; ganglion de Lee ; plexus ganglionné pelvi-périnéal
glandes de Fränkel l.f.p.
B. Fränkel, laryngologiste allemand (1836-1911)
Lee et Frankenhaüser (ganglion de) l.m.
Lee and Frankenhaüser’s node
R. Lee, obstétricien britannique (1841) ; F. Frankenhaüser, gynécologue allemand (1867)
→ ganglion de Lee et Frankenhaüser
Logrank (test du) l.m.
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives et des variables censurées.
C’est, p. exemple, le test habituellement utilisé pour estimer si des facteurs de risque sont liés ou non à des survies.
→ variable qualitative, variable censurée
[E1]
Édit. 2020
maladie des chaînes gamma l.f.
γ heavy chain disease
Gammopathie monoclonale des gens d’âge marquée par une altération de l’état général, une hypertrophie ganglionnaire généralisée, une hépatosplénomégalie et une anémie.
Un œdème palatin, signe caractéristique, est lié à une hypertrophie de l’anneau de Waldeyer. L’infiltration lymphoplasmocytaire secrète l’immunoglobuline incomplète composée de fragments de chaînes lourdes γ indemnes de chaînes légères que l’on identifie dans le sérum et les urines. Des désordres auto-immuns sont fréquemment associés.
E. C. Franklin, médecin interniste américain (1964)
Syn. Franklin (maladie de)
plexus hypogastrique inférieur ; plexus pelvien l.m.
plexus hypogastricus inferior; plexus pelvicus (TA)
inferior hypogastric plexus ; pelvic plexus
Plexus pair de la partie pelvienne du système végétatif, destiné à l'innervation des viscères pelviens.
Il est constitué d'une lame nerveuse fenêtrée irrégulière, comportant de petits ganglions et participe à la formation des lames sacrorecto-génitopubiennes. Placé sous le péritoine, il s'étend sagittalement entre les trous sacrés antérieurs et la face postérieure de la vessie. Il chemine entre, en dedans le rectum et le vagin, en dehors les branches des vaisseaux hypogastriques. Il reçoit le nerf hypogastrique et les nerfs splanchniques pelviens parasympathiques. Les branches efférentes constituent des plexus secondaires qui accompagnent les branches de l'artère hypogastrique. Ainsi se forment les plexus rectaux moyen et inférieur, le plexus vésical, le plexus déférentiel, le plexus prostatique chez l'homme, le plexus utérovaginal chez la femme. Il donne les rameaux destinés aux corps érectiles : nerfs caverneux du clitoris chez la femme et du pénis chez l’homme.
Syn. plexus pelvien ; ganglion hypogastrique ; ganglion de Frankenhauser ; ganglion de Lee ; plexus ganglionné pelvipéritonéal
présentation du siège décomplété ou mode des fesses l.f.
frank breech presentation
Présentation du siège dans laquelle les membres inférieurs du fœtus sont relevés en attelle devant le tronc.
Ce dernier se présente donc par les fesses.
Weissfleckenkrankheit n.f.
En allemand, maladie des taches blanches.
G. Miescher, dermatologiste suisse (1948)
white spot disease l.m.angl.
Affection caractérisée par la survenue de petites taches blanc nacré de quelques mm de diamètre, parfois déprimées, souples ou légèrement indurées, d'évolution très lente, pouvant confluer.
Après que cette affection eut d'abord été identifiée comme étant une sclérodermie en gouttes, d'autres auteurs l'ont considérée comme un groupe englobant les sclérodermies en gouttes et le lichen scléro-atrophique cutané. En fait, dans la plupart des cas, ni l'aspect clinique, ni l'image histologique ne permettent de différencier la sclérodermie en gouttes du lichen scléro-atrophique : le terme white spot disease permet alors de définir ces situations nosologiques imprécises.
J.C. Johnston et S. Sherwell, dermatologistes américains (1903)
Syn. Weissfleckenkrankheit