Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

32 résultats 

accident électrique (échelle d'intensité) l.m.

intensity score of electrical accidents

Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire

[B1, E2]

Édit.  2019

anxiété (échelle d') l.f.

anxiety (scale of)

échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique

Brazelton (échelle de) l.f.

neonatal behavorial assessment scale

Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.

T. Brazelton, pédiatre américain (1969)

compétence, Brazelton (score de)

Édit. 2017

Brunet-Lézine (échelle de) l.f.

Brunet-Lézine’s scale

Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.

Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)

Gesell (échelle de)

Édit. 2017

codage en échelle de gris l.m.

gray scale encoding

En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.

fenêtre (en image numérisée)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

échelle d'Amiel-Tison l.f.

Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente: 
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;   
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse : 
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ; 
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ; 
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ; 
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements. 
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ; 
2 très hypertonique ;  
- Consolabilité : 
0 calmé en moins d'une minute ; 
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).

Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)

[G1, H1, O1, O3]

Édit. 2019

échelle d'anxiété de Spielberger l.f.

Spielberger anxiety score

Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18  Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
 
 

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)

[H4, G1]

Édit. 2019

échelle de Braden l.f.

Échelle d’évaluation du risque d’escarre.

Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.

Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)

escarre

[J1, G1, N3]

Édit. 2019

échelle de Glasgow pédiatrique l.f.

pediatric Glasgow scale

Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4-  ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.

échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre

[G1, H1, O1]

Édit. 2019

échelle de gris l.f.

gray scale

Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.

codage en échelle de gris

[B2, B3]

Édit. 2019

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.

Wechsler adult intelligence scale

Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.

D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)

Sigle WAIS

Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)

[H4]

Édit. 2019

échelle d'intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.

D. Wechsler, psychologue américain (1896-1981)

Wechsler's intelligence scale for children

[H3,H4,O1]

Édit. 2018

échelle de somnolence l.f.

scale of drowsiness

Epworth (échelle de somnolence d')

[K1]

Édit. 2019

échelle du coma de Glasgow n.f.

Glasgow's coma scale

Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).

La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.

G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)

Étym. Glasgow : ville d’Ecosse

Syn. Glasgow (score de)

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant l.f.

objective pain scale

Échelle adaptée à l'évaluation de la douleur chez l'enfant de 1 à 5 ans.
L'échelle comprend 5 items cotés de 0 à 2, dont la somme donne le score (maximum 10).
-
Augmentation de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur préopératoire
<10%-->0
de 10 à 20 %-->1
de 20 à 30 %-->2
- Pleurs
pas de pleur-->0
présents, mais enfant consolable-->1
présents, mais enfant inconsolable-->2
-
Mouvements (un enfant immobile et prostré peut avoir une douleur majeure)
enfant calme et endormi-->0
agitation modérée, ne tient pas en place-->1
agitation désordonnée et intense, peut se faire mal-->2
-
Comportement
enfant endormi ou calme-->0
contracté, voix tremblante, accessible aux tentatives de réconfort-->1
non accessible aux tentatives de réconfort, apeuré, accroché aux bras de ses parents ou d'un soignan-->2
-
Expression verbale ou corporelle localisée
endormi ou calme-->0
exprime une douleur modérée non localisée (inconfort global ou position jambes fléchies sur le thorax, bras croisés sur le corps)-->1
douleur localisée verbalement ou désignée par la main ou position jambes fléchies sur le tronc poings serrés, l'enfant porte sa main vers une
 zone douloureuse ou cherche à la protéger-->2

Sigle OPS

[H1, O1]

Édit. 2019

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral l.f.

La présence des réflexes du tronc cérébral est cotée de 0 à 5, ce qui fait passer la classique échelle de Glasgow allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) à une échelle de Glasgow-Liège allant de 3 à 20.
Cotation des réflexes :
- fronto-orbitaire 5
- oculocéphalique ou oculovestibulaire vertical 4
-  photomoteur 3
- oculocéphalique ou oculovestibulaire horizontal 2
- oculo-cardiaque 1
            

Étym. Glasgow : ville d’Écosse

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.

visual analog scale

Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à  l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Abrév. Abrév : EVA

échelle d'anxiété de Spielberger

[E1]

Édit. 2020

accidents électriques (échelle d'intensité des) l.f.

intensity score of electrical accidents

Échelle du Bureau Inernational du Travail qui comprend quatre degrés selon l’intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : Courant continu intensité inférieure à 80 mA. Courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA. Pas d’effet cardiaque. Légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : Courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA.
Risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A.
Fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : Courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur à 3 A.
Arrêt respiratoire et cardiaque. Sidération des centres nerveux, brulures.

électrisation, électrocution

[B1,E1]

Édit. 2018

Epworth (échelle de somnolence d') l.f.

Epworth (scale of drowsiness)

Evaluation à l'aide d'un questionnaire de la somnolence diurne devant une suspicion d’apnée du sommeil.
L’existence d’une hypertension artérielle et d’un ronflement pendant le sommeil nocturne sont des arguments pour rechercher une apnée du sommeil.
Le questionnaire permet de coter l’importance de la somnolence dans la journée, dans différentes circonstances, en attribuant une note de 0 à 3 suivant la fréquence de l’endormissement (0 jamais, 1 si cela est possible, 2 si cela est probable et 3 si cela est systématique). Les questions concernent les situations suivantes : au cours de la lecture d’un document, devant la télévision ou au cinéma, assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre, cours, congrès, en qualité de passager, depuis au moins une heure sans interruptions, d'une voiture ou d'un transport en commun (train, bus, avion, métro), en étant allongé pour une sieste, lorsque les circonstances le permettent,  en position assise au cours d'une conversation (ou au téléphone) avec un proche, en étant assis à table à la fin d'un repas sans alcool, au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage . Le total varie de 0 à 24. En dessous de 8, il n’existe pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, il existe un déficit de sommeil. - Un total supérieur à 12, caractéristique d’une somnolence diurne excessive, justifie la réalisation d’une polysomnographie.

M. W. Johns, médecin australien (1991)

Étym. Cette échelle a été introduite en 1991 par le Dr Murray W. Johns de l’Epworth Hospital de Melbourne

apnée du sommeil (syndrome d'), somnolence, polysomnographie

[H1, K1]

Édit. 2020

Ferriman et Gallwey (échelle de) l.f.

Echelle d’appréciation de l’importance d’un hirsutisme

  • lèvre supérieure
  1. quelques poils sur le bord externe
  2. une petite moustache sur le bord externe
  3. une moustache s’étendant sur la moitié externe
  4. moustache complète
  • menton
  1. quelques poils péri-aéolaires
  2. poils disséminés avec des zones de concentration
3 et 4. barbe légère ou importante
  • poitrine
  1. quelques poils péri-aréolaires
  2. avec quelques poils médians en plus
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité recouvrant toute la poitrine
  • partie supérieure du dos
  1. quelques poils disséminés
  2. un peu plus mais encore disséminés
3 et 4. recouvrant complètement la moitié supérieure du dos, toison légère ou épaisse
  • moitié inférieure du dos
  1. touffe de poils sacrée
  2. la même avec extension latérale
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité diffuse sur toute la surface
  • moitié supérieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. plus fournis et toujours médians
3 et 4. partie supérieure complètement recouverte
  • moitié inférieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. une raie médiane de poils (traînée)
  3. une bande médiane de poils
  4. pilosité en losange
  • bras ; cuisses ; jambes
  1. pilosité clairsemé ne touchant pas plus du quart de la surface du segment de membre
  2. un peu étendue : la couverture reste incomplète
3 et 4. couverture complète légère ou dense
  • avant-bras
  1. couverture complète de la face postérieure
  2. pilosité légère
3 et 4. pilosité dense
Interprétation du score selon Abraham Valeur du score
Normal < 8
Hirsutisme léger 8 à 16
Hirsutisme modéré 17à 25
Hirsutisme sévère > 25
S’il est supérieur à 15une cause organique est suspectée et les bilans biologiques sont nécessaires

D. M. Ferriman et J. D. Gallwey, médecins britanniques (1961)

hirsutisme

[J1,O4]

Édit. 2018

Gesell (échelle de) l.f.

Gesell's developmental schedule

Épreuve qui étudie le rythme de développement des petits enfants âgés de quatre semaines à cinq ans dans six domaines : locomotion, motricité manuelle, adaptabilité manuelle, expression verbale, compréhension verbale, réactions sociales (A. Gesell, 1919).
Ce test a été largement utilisé en France dans les années 1950 par Jenny Aubry et son équipe pour évaluer les enfants placés en institution ("Enfance abandonnée"). Il est peu homogène. Certains domaines d'observation et certaines épreuves ont été retenus pour des tests construits ultérieurement.

A. Gesell, pédiatre et psychologue américain (1928)

Hounsfield (échelle de) l.f.

Hounsfied’s scale

Echelle de densités en scanographie.

G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973)

Hounsfield (unité)

[B2]

logarithmique (échelle) l.f.

logarithmic scale

Echelle graphique utilisée pour transformer de nombreuses courbes expérimentales en droites.
Ce procédé est particulièrement utile en radiothérapie, en pharmacologie, en épidémiologie et en statistique pour déterminer rapidement les grandeurs caractéristiques de la distribution de l'ensemble des observations étudiées.
L'on emploie des graphiques semi-logarithmiques (une seule échelle logarithmique) pour suivre la décroissance des phénomènes exponentiels, pour la radioactivité et l'épuration d'un médicament ou d'un toxique au cours du temps (échelle logarithmique en ordonnée pour l'intensité et échelle proportionnelle en abscisse pour le temps)
Les graphiques bilogarithmiques (deux échelles logarithmiques) sont employés pour rectifier les relations algébrique, par ex. la relation poids-taille, et d'une manière générale les relations d'isométrie pour vérifier l'homogénéité d'une distribution statistique.
En épidémiologie et en pharmacologie, on utilise des graphiques log-probit, échelle logarithmique en abscisse (p. ex. pour la concentration de la molécule active) et échelle de probabilité en ordonnée, pour la mortalité. C'est ainsi qu'on peut déterminer facilement par anamorphose la dose létale médiane d'un toxique, la dose active médiane d'un médicament, l'évolution probable d'un syndrome, p. ex. l'hémorragie, etc.

Henry (anamorphose de)

exponentielle, hémorragie

nouvelle échelle métrique de l'intelligence (NEMI) l.f.

new intelligence metrical scale

Reprise par R. Zazzo  de l'échelle initiale datant de 1949, afin d'améliorer sa validité d'épreuve de développement.
Destinée aux enfants de 3 à 14 ans, prédictive de la réussite scolaire, la NEMI présente néanmoins, malgré des améliorations notables, les limites propres à toutes les échelles issues du test de Binet-Simon.
Le critère du choix des épreuves est la réussite par une majorité. Le résultat d'un enfant donné n'évalue que son avance ou son retard actuel par rapport à cette norme.
L'échelle est structurée en facteur verbal. Un enfant peut obtenir un QI moyen et se trouver en difficulté d'adaptation scolaire. Le niveau global obtenu sous-estime les potentialités de l'enfant mais non ses capacités d'adaptation. Les échecs ou déficits peuvent être mis en rapport avec des perturbations affectives, qui doivent être confirmées par des tests projectifs.

R. Zazzo, psychologue français (1966)

[H4, O1]

Édit. 2018

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