Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64200 entrées :

Gorodeski (méthode de) l.f.

Gorodeski's method

En gynécologie, méthode de diagnostic de la rupture prématurée des membranes par dosage du fructose et du glucose dans l'écoulement.
La concentration de ces sucres dans le liquide amniotique est inférieure à celle du mucus cervical.

I. G. Gorodeski, gynécologue obstétricien israélien (1979)

gosier n.m.

fauces (TA)

fauces

Région des voies digestives située entre la cavité buccale et l’oropharynx avec lequel elle est habituellement décrite.
Elle comprend le voile du palais avec l’arc palatoglosse et l’arc palatopharyngien, et les deux tonsilles palatines contenues dans leur fosse. Ces éléments circonscrivent l’isthme du gosier.
(note linguistique : le terme de gosier n’est utilisé en langage anatomique français que dans cette dernière expression. Il est plus restrictif que le terme de gorge.)

→ gorge

Gosling (index de) l.m.

R. G. Gosling, physicien britannique (1971)

→ index de pulsatilité de Gosling

Gosset (procédé de) l.m.

Gosset's procedure

Méthode d'hémostase au cours de l'hystérectomie extrafasciale.
Une pince longue placée verticalement le long de l'utérus permet la ligature des artères utérine et cervicovaginale.

A. Gosset, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1872-1944)

GOT sigle angl. pour Glutamic Oxalacetic Transaminase

→ glutamate-oxaloacétate-transaminase

Gottron (acrogeria de) l.f.

H. Gottron, dermatologiste allemand (1940)

→ acrogeria

Gottron (érythrokératodermie progressive symétrique de) l.f.

H. Gottron, dermatologiste allemand (1890-1974)

→ érythrokératodermie progressive symétrique

Gottron (papillomatosis cutis carcinoïdes de) l.f.

H. A. Gottron, dermatologiste allemand (1932)

→ papillomatosis cutis carcinoïdes de Gottron

goudron (cancer du) l.m.

Tumeur cutanée maligne, généralement d'origine professionnelle, due à une action prolongée du goudron sur la peau et dont la structure histologique rappelle celle du carcinome spinocellulaire.
Le cancer du goudron du ramoneur, qui atteint le scrotum, en était l'exemple classique le plus connu.

goudron (emploi du) en dermatologie l.m.

tar use in dermatology

Utilisation très ancienne et empirique de l'application sur la peau de goudrons issus de la distillation du bois, de végétaux ou d'animaux fossiles pour leurs propriétés kératolytiques, antiprurigineuses et antiinflammatoires.
Les goudrons étaient notamment utilisés dans le traitement du psoriasis et des lichénifications, sous forme de lotions, pommades, crèmes ou shampoings. On doit se méfier de leur pouvoir carcinogène dans lequel intervient en particulier un effet photosensibilisateur.

W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)

→ coaltar, Goeckerman (traitement de)

gouge n.f.

gouge

Outil tranchant frappé ou non, en forme de gouttière, droite, courbe ou contrecoudée.
On utilise p. ex. la gouge de Smith-Petersen pour le cotyle, et la gouge « de sabotier » de Stagnara pour le rachis et le prélèvement de greffon d’os spongieux, etc.

→ ciseau-gouge

Gougerot (trisymptôme de) l.m.

H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1932) ; M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)

→ trisymptôme de Gougerot

Gougerot-Blum (dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de) l.f.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologistes français (1925)

→ dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot-Blum

Gougerot-Carteaud (papillomatose confluente et réticulée de) l.f.

H. Gougerot, membre de l’Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologistes français (1927)

→ papillomatose confluente et réticulée

Gougerot-Sjögren (syndrome de) l.m.

Gougerot-Sjögren’s syndrome, Gougerot-Houwer-Sjögren’s syndrome, Sjögren’s syndrome

Maladie autoimmune marquée cliniquement par un assèchement progressif des muqueuses, surtout buccales, mais aussi respiratoires, digestives, génitales etc., ainsi que par des conjonctivites et caractérisé histologiquement par une infiltration lymphoplasmocytaire et une dégénérescence progressive des glandes exocrines.
L’affection à prédominance féminine – rapport H/F de 9/1 – a un pic d’incidence à 50 ans. La caractéristique de la maladie est d’être une pathologie des glandes exocrines responsable de la sécheresse de la bouche et des conjonctives oculaires, ainsi que d’une importante adynamie et de douleurs articulaires. L'atrophie des glandes salivaires et lacrymales est à l'origine d'un syndrome sec (Sicca syndrome) associant au moins une xérostomie et une xérophtalmie attestée par le test de Schirmer. Il existe une infiltration lympho-plasmocytaire des glandes salivaires et lacrymales associée à des lésions canalaires et à une sclérose interstitielle.
D’évolution chronique, le syndrome de Gougerot-Sjögren peut aussi comporter des atteintes musculaires, cardiovasculaires rénales (tubulopathie), biliaires, neuropsychiatriques,  etc..  Surtout, il peut coexister avec des maladies systémiques et auto-immunes telles que polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, vascularites, dermatopolymyosites, connectivite mixte (on a d’ailleurs parlé pour lui de véritable « carrefour des connectivites »), hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, thyroïdite.
Le risque de lymphome malin B est de 15 à 20 fois plus élevé que dans une population normale du même âge : les formes histologiques habituelles sont des lymphomes de faible degré de malignité et de la zone marginale. Leur localisation préférentielle porte sur les organes dans lesquels l’affection est active à savoir les glandes parotides et le tube digestif. Les anomalies immunitaires y sont constantes: facteurs rhumatoïdes présents dans près de 100% des cas même en l’absence de polyarthrite rhumatoïde, hypergammaglobulinémie, cryoglobulinémie, anticorps antinucléaires, dont les anticorps anti-Ro (ou anti-SS-A) et anti-La (ou anti-SS-B).

H. Gougerot, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1926), H. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1933) ; X. Mariette, médecin rhumatologue français et Lindsay A. Criswell, médecin rhumatologue américaine (2018)

Syn. syndrome de Sjögren, syndrome sec, syndrome de l’œil sec, kérato-conjonctivite sèche, syndrome arthro-oculo-salivaire

→ Schirmer (test de), connectivite, syndrome sec, de Godwin (lésion lymphoépithéliale bénigne de) syndrome sec xérostomie xérophtalmie néphropathie tubulaire chronique polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, vascularite, dermatopolymyosite, connectivite mixte hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, thyroïdite, lymphome malin B, facteurs rhumatoïde, cryoglobulinémie, anticorps anti-SS-A, anticorps anti-SS-B

[N3,I1,P2,P3,F1]

Édit. 2018 

goundou n.m.

goundou, n'goundou, anakhré

Ostéite hypertrophiante des os du nez et des branches montantes du maxillaire supérieur déterminant des tumeurs paranasales au cours de la phase secondaire ou secondo-tertiaire du pian.

Étym. terme de Côte d’Ivoire (gros nez)

Syn. n'goundou

→ pian

gourme des mineurs l.f.

ground itch

Nodules cutanés observés chez les sujets fréquemment réinfestés par des ankylostomes, en particulier dans certaines mines.
Ces lésions correspondent à l'évolution, au niveau des zones de pénétration des larves du parasite, d'une dermatose chronique avec eczématisation et lichénification.

goût n.m.

taste, sense of taste

Faculté sensorielle liée à l’existence de récepteurs spécialisés, les bourgeons du goût, situés chez l’Homme dans la cavité bucco-pharyngée, et qui sont électivement stimulés par les molécules, ou ions en solution, amenés à leur contact.
Les sensations gustatives, généralement reconnues, sont les quatre saveurs fondamentales : sucrée, salée, acide et amère.
Chez l’Homme, ce sens est affecté, avec l’olfaction, à l’évaluation de la sensation lors de la perception des aliments ou des parfums. Le “ goût ” est le résultat d’un ensemble de sensations issues des bourgeons du goût, des récepteurs tactiles et thermiques de la langue, enfin et surtout de la muqueuse olfactive qui est stimulée par les odeurs alimentaires lors de la déglutition (flaveur). La vue joue aussi son rôle.

Étym. lat. gustus : goût

→ gustation, gustométrie

goutte n.f.

gout

Arthropathie métabolique due à l'élévation sanguine de la teneur en acide urique qui est un produit de la dégradation des nucléotides puriniques en acides nucléiques, aboutissant à l’accumulation intra-articulaire de cristaux d’urate dans les articulations périphériques.
Les variations de l’uricémie entraînent des mouvements de l’acide urique entre les articulations et le sang circulant : ce sont ces mouvements qui provoquent l’accès de goutte. L'atteinte se traduit par trois principaux tableaux cliniques : l'hyperuricémie asymptomatique, l'accès goutteux et la goutte tophacée.
- Dans le premier cas, il existe une simple élévation de la teneur sanguine d'acide urique qui n'impose pas de traitement, mais conduit à une recherche étiologique pour la corriger : p. ex. erreur de régime, prise médicamenteuse.
- L'accès goutteux se caractérise par une atteinte articulaire inflammatoire aigüe survenant par accès, très douloureuse, siégeant le plus souvent sur une seule articulation, classiquement la première articulation métatarso-pha­langienne du premier orteil. Le médiotarse, la cheville, le genou, le poignet, les doigts et les coudes peuvent également être atteints. Les crises débutent en général au petit matin.
- La goutte tophacée est caractérisée par des déformations et une impotence des articulations des doigts et des orteils secondaires à des dépôts d'urate de sodium au niveau de ces  articulations mais aussi, du pavillon de l'oreille, de la bourse olécranienne ou du tendon d'Achille.
Des dépôts rénaux d’urate de sodium peuvent être à l’origine d’une lithiase rénale.
Des manifestations ophtalmologiques sont possibles : blépharite, conjonctivite, épisclérite, iritis exsudatif très douloureux, glaucome chronique à angle ouvert.
Le diagnostic, essentiellement clinique, est confirmé par les examens biologiques et, lorsqu'il est possible, par l'examen du liquide synovial mettant en évidence les cristaux d'urate de sodium typiques.
Le traitement de l’accès aigu repose sur la colchicine, tandis que l’hyperuricémie peut être combattue par la suppression des éventuelles causes d'hyperuricémie et des inhibiteurs de la xanthine-oxydase qui réduisent la synthèse de  l’acide urique.

M. Lesch, médecin cardiologue et W. L. Nyhan, pédiatre américains (1964)

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur

→ tophus, accès goutteux, Lesch-Nyhan (maladie ou syndrome de, ou hyperuricémie primaire héréditaire), xanthine-oxydase

goutte (complications rénales de la) l.f.p.

→ néphropathie goutteuse, lithiase urique

goutte épaisse l.f.

thick smear

Technique de diagnostic microscopique du paludisme.
Une goutte de sang prélevée après piqûre au doigt ou au lobe de l’oreille est déposée sur une lame porte-objet puis étalée et défibrinée par des mouvements rotatifs à l’aide d’un agitateur ou du coin d’une autre lame porte-objet, jusqu’à occuper une surface circulaire d’environ 1 cm de diamètre. Après séchage, cet étalement est deshémoglobinisé dans de l’eau distillée puis coloré par la technique de Giemsa et examiné au microscope. Le seuil de sensibilité est de l’ordre de 10 Plasmodium/µL si l’examen porte sur 200 champs microscopiques.
otic drop
Préparation pharmaceutique liquide pour insillation en goutte d’un produit actif dans le méat acoustique externe.

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur ; gr. otikos : de l’oreille

[G3,G5,P1]

Édit. 2017

goutte otique l.f.

Préparation pharmaceutique liquide pour insillation en goutte d’un produit actif dans le méat acoustique externe.

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur ; gr. otikos : de l’oreille

[G3,G5,P1]

Édit. 2017

goutte tophacée l.f.

→ goutte, tophus

gouttière antérieure du carpe l.f.

→ sillon carpien

gouttière basilaire l.f.

→ clivus

| page précédente | /2568 | page suivante