Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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GLYCAM sigle angl. pour GLYcosylation-dependant Cell Adhesion Molecule1

Molécule d'adhésion essentiellement composée de glucides présents sur l'endothélium, les leucocytes et probablement d'autres types cellulaires.

glycanne n.m.

glycan

Molécule formée par la condensation de nombreuses molécules d'oses par des liaisons osidiques.
On distingue des glycanes ne contenant qu'une espèce d'ose, dénommés homoglycanes, tels que les glucanes (polycondensés de glucose, comme l'amidon ou le glycogène) ou les mannanes (polycondensés de mannoses), et des glycanes contenant des oses de différentes espèces, appelés hétéroglycanes, tels que les glycosaminoglycanes, où alternent des osamines avec des acides uroniques (comme l'acide hyaluronique). Les protéoglycanes sont des molécules dans lesquelles un glycane est attaché par un lien covalentiel à une protéine. Un glycane comportant un grand nombre de molécules d'oses est appelé polysaccharide ou polyoside. Une chaîne glycanique peut être linéaire ou ramifiée.

Syn. polyoside

glycation n.f.

glycation

Fixation d'une molécule d'un sucre réducteur, généralement le glucose, sur une fonction amine d'une molécule, généralement une protéine.
Cette réaction (réaction de Maillard) se produit spontanément dès la température ordinaire. La fonction amine de la lysine se combine à la fonction aldéhyde de l'ose en donnant une imine dont le réarrangement (réarrangement d'Amadori) avec le carbone 2, qui forme une fructosamine, rend la combinaison irréversible.
Le contact plus ou moins prolongé d'une protéine avec un ose entraîne ainsi la synthèse de protéines "glyquées", telles qu'on peut en déceler dans le plasma ou les globules des diabétiques (hémoglobine glyquée, lipoprotéines glyquées, etc.).

glycémie n.f.

glycemia

Concentration du glucose dans le plasma.
La glycémie est habituellement dosée dans le plasma par technique enzymatique. Chez le sujet adulte normal à jeun, la glycémie peut varier de 3,3 à 6,1 mmol/L (0,6 à 1,1 g/L). Elle peut être plus faible chez l’enfant et le nourrisson. La concentration du glucose est un peu plus faible dans les globules que dans le plasma (80%). Les valeurs mesurées sur sang total, par exemple celles obtenues  à partir d’une goutte de sang analysée dans un lecteur de glycémie par le patient lui-même, sont donc plus faibles que celle mesurées au laboratoire.

Syn. glucosémie

glycéraldéhyde n.m.

glyceraldehyde

Aldotriose métabolite présent dans les cellules surtout sous forme d'ester phosphorique : glycéraldéhyde-3-phosphate, intermédiaire de la voie de la glycolyse.
Il se forme aussi en très petite quantité à partir du fructose-1-phosphate clivé par fructose-1-phosphate aldolase.

glycéraldéhyde 3-phosphate déshydrogénase (déficit en) l.m.

glyceraldehyde 3-phosphate dehydrogenase deficiency

Cause très rare d'anémie hémolytique congénitale.

glycéraldéhyde-3-phosphate n.m.

glyceraldehyde-3-phosphate

→ phosphoglycéraldéhyde

glycéraldéhyde-kinase n.f.

glyceraldehyde kinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphorique de l'adénosine triphosphate (ATP) sur le glycéraldéhyde.
Il participe au métabolisme du fructose.

glycérate n.m.

glycerate

Sel de l'acide glycérique.
On connaît les deux isomères, D- et L-glycérate, qui sont des métabolites formés par hydrogénation de l'hydroxypyruvate provenant du catabolisme de la sérine. Le L-glycérate s'accumule chez les patients atteints d'une oxalose ayant une déficience congénitale en D-glycérate-déshydrogénase.

→ oxalose

glycérate-kinase n.f.

glyceric kinase

Enzyme catalysant le transfert du radical phosphorique de l'adénosine triphosphate (ATP) sur le D-glycérate, formant le D-phospho-3-glycérate.
Il est présent dans le foie où il est impliqué dans le métabolisme du fructose.

glycérate-kinase (déficit en) l.m.

glycerate kinase deficiency

Myopathie modérée avec ou sans retard mental, par atteinte de la terminaison distale du gène de la dystrophine.

glycérate-phosphomutase n.f.

glyceric phosphomutase

Enzyme catalysant réversiblement le transfert du radical phosphorique du C2 au C3 du glycérate en utilisant un transporteur intermédiaire, le diphospho-2,3-glycérate.
Cet enzyme joue un rôle dans les voies de la glycolyse et de la glycogénèse.

Syn. phosphoglycérate-mutase, phosphoglycérate-phosphomutase, phosphoglycéromutase 

glycératurie n.f.

glyceric aciduria

Présence de glycérate dans l'urine.
La L-glycératurie s'observe dans l'absence congénitale de D-glycérate-déshydrogénase.

glycéride n.m.

glyceride

Lipide constitué d'une molécule de glycérol sur laquelle sont liés des acides gras.
Selon que le glycérol est estérifié par un seul, deux ou trois acides gras, on dit : monoglycéride, diglycéride ou triglycéride.
Les triglycérides sont de loin les principaux glycérides des tissus animaux ou végétaux, où ils peuvent jouer le rôle de réserve énergétique. Leur hydrolyse est catalysée par des lipases. Elle peut être effectuée en chimie par action d'un alcali qui transforme les acides gras en savons, réaction appelée saponification.

glycérine n.f. (désuet)

→ glycérol

glycérol n.m.

glycerol

Propanetriol : trialcool à 3 carbones, miscible à l'eau et à l'alcool en toutes proportions, présent à l'état libre dans certains vins et qui se trouve surtout à l'état combiné dans les glycérides et les glycérophospholipides.
Il peut se former au cours de l'hydrolyse des glycérides dans l'intestin ou dans les tissus qui contiennent des lipases. Il peut être métabolisé dans le foie grâce à la glycérol-kinase qui le transforme en glycérophosphate. Le glycérol est utilisé pour la fabrication de glycérolés, de cosmétiques, d'explosifs, de liquides antigel.

Syn. désuet : glycérine

glycérol (test au) l.m.

glycérine test

Test qui cherche la réversibilité d’un hydrops endolymphatique, en améliorant significativement l’audition.

→ hydrops endolymphatique  

glycérol-kinase n.f.

glycerol kinase

Enzyme catalysant la phosphorylation du glycérol en utilisant une molécule d'adénosine-triphosphate (ATP).
La présence de cet enzyme dans le foie permet d'utiliser le glycérol provenant de la circulation sanguine pour synthétiser le glycérophosphate métabolisable. Dans le tissu adipeux qui ne contient pratiquement pas de glycérol-kinase, la synthèse du glycérophosphate se fait à partir des trioses-phosphates.

→ adénosine-triphosphate

glycérophosphate n.m.

glycerophosphate

Sel de l'acide glycérophosphorique.

glycérophosphate-déshydrogénase n.f.

glycerophosphate dehydrogenase

Enzyme catalysant réversiblement la déshydrogénation du L-glycérophosphate en phospho-dihydroxyacétone.
L'enzyme qui utilise le NAD comme accepteur est très répandu dans toutes les cellules animales, végétales ou microbiennes, il joue un rôle dans la biosynthèse des glycérolipides, et aussi dans le transfert d'hydrogènes de molécules de NADH cytoplasmiques à des molécules de NAD dans la mitochondrie en vue de leur oxydation par la chaine respiratoire. Il existe une autre glycérophosphate-déshydrogénase qui utilise le FAD comme accepteur et qui perd un peu de l'énergie d'oxydation en chaleur.

→ NAD, NADH, FAD

glycérophosphoaminolipide n.m.

glycerophosphoaminolipid

Lipide contenant une molécule de glycérol estérifiée par un ou deux acides gras et par un acide phosphorique lié à un alcool aminé, tel que l'éthanolamine, la choline ou la sérine.

glycérophospholipide n.m.

glycerophospholipid

Lipide contenant une molécule de glycérol estérifiée par un acide phosphorique et par un ou deux acides gras.
On distingue plusieurs classes de glycérophospholipides : les glycérophospholipides non azotés, comme les acides phosphatidiques, les phosphatidylglycérols, les inositolphosphatides, les cardiolipides, et les glycérophospholipides azotés, tels que les phosphatidylcholines, les phosphatidyl-éthanolamines, les phosphatidylsérines. Les dérivés monoacylés, dits lysophospholipides, les dérivés alcoxylés (comme le platelet activating factor (PAF)) et alcénoxylés (comme les plasmalogènes) sont aussi des glycérophospholipides. 

glycine n.f.

glycine

En chimie, acide aminoacétique, NH2-CH2-COOH, l'un des 20 acides aminés constitutifs des protéines, présent à l'état libre dans le sang et dans les urines.
Particulièrement abondant dans le collagène, il a été isolé à partir de la gélatine. Il est indispensable dans l'alimentation de certaines espèces animales, telles que le Poulet, mais il est synthétisable chez l'Homme à partir de la sérine. Sa dégradation par une glycine-oxhydrase ou par la D-aminoacide-oxydase conduit à l'acide glyoxylique et éventuellement à l'acide oxalique. Il est le précurseur métabolique de nombreux composés importants, tels que les nucléotides puriques, la créatine, la sarcosine, la bétaïne, le glutathion, les sels biliaires glycoconjugués. N'ayant pas de carbone asymétrique, il est dépourvu de pouvoir rotatoire.
Étant un neuromédiateur, la glycine a une action inhibitrice sur le système nerveux central et intervient notamment dans la régulation de la douleur. Des solutions de glycine peuvent être utilisées au cours d’interventions endoscopiques urologigues ou gynécologiques.

Étym. gr. glukos : doux, sucré

Syn. acide amino-acétique, glycocolle (désuet)

Symb. dans la formule des protéines, G

Abrév. Gly

→ TURP syndrome

glycine-oxhydrase n.f.

glycin oxyhydrase

Enzyme flavinique catalysant l'oxydation par l'oxygène moléculaire de la glycine (glycocolle) en acide glyoxylique et ammoniac.
Cet enzyme, qui a été isolé du foie et du rein, peut aussi oxyder la sarcosine en acide glyoxylique et méthylamine.

Syn. glycine-oxydase, glycocolle-oxhydrase

glycine-oxydase n.f.

glycin oxydase

→ glycine-oxhydrase

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