acide adénosine triphosphorique l.m.
adenosin triphosphoric acid
Substance composée d'adénine, de ribose et de trois molécules d'acide phosphorique, avec donc trois liaisons riches en énergie, intervenant dans le métabolisme cellulaire et la contraction musculaire.
Sigle ATP
→ ATP
[C1,C2,C3]
Édit. 2016
adénosine n.f.
adenosine
Nucléoside constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose.
L'adénosine est un neuromédiateur et une substance physiologiquement active sur certaines cellules comme les plaquettes, elle intervient dans la douleur. Couplée à des protéines G, elle agit sur des récepteurs spécifiques A1 et A2. L'adénosine joue un rôle protecteur contre les périodes brèves d'ischémie myocardique et permet de réduire nettement l'importance d'un infarctus : le blocage des récepteurs A1 supprime l'effet protecteur et, au contraire, une injection intra-coronaire d'adénosine induit le mécanisme de protection. Le récepteur A1 ralentit le cœur et produit un effet vasoconstricteur, le récepteur A2 induit une vasodilatation coronaire et inhibe les neutrophiles.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase n.f.
adenosine deaminase
Enzyme qui catalyse une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénosine la transformant en inosine.
Le déficit en adénosine-désaminase peut être responsable d'un déficit immunitaire combiné sévère constitutionnel.
Certains adénosine-désaminases participent à la maturation posttranscriptionnelle des ARN.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase (déficit en) l.m.
adenosine-deaminase (deficiency)
Déficit responsable d'une déficience immunitaire combinée sévère constitutionnelle transmise sur le mode autosomique dominant, lié à un effet toxique sur les lymphocytes T et B des désoxyribonucléotides accumulés en amont.
Une augmentation de l'adénosine-désaminase érythrocytaire a été rapportée dans des pathologies de l'érythrocyte, en particulier l'érythroblastopénie congénitale. Des inhibiteurs de l'adénosine-désaminase sont utilisés dans le traitement de certaines hémopathies lymphoïdes malignes.
[C1,C3,F1,Q2]
Édit. 2017
adénosine-diphosphate n.m.
adenosine diphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose, lui-même estérifié par deux phosphates, liés entre eux par une liaison anhydride d'acide.
L’adénosine-diphosphate est l’accepteur d’acide phosphorique riche en énergie provenant des oxydations phosphorylantes productrices d’ATP. Il est formé dans les cellules par l’hydrolyse de l’ATP, et aussi par l’action de la myokinase.
Au cours de l'hémostase primaire, cette molécule est libérée, après lésion vasculaire, par les cellules endothéliales ou les cellules sanguines, dont les globules rouges, et induit une agrégation plaquettaire dose-dépendante en provoquant à la surface des plaquettes une modification du complexe glycoprotéinique IIbIIIa qui expose le récepteur du fibrinogène.
Sigle ADP
[C1,C3,F1,F4]
Édit. 2017
adénosine-kinase n.f.
adenosine kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate n.m.
adenosine monophosphate
Sigle AMP
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adénosine-triphosphatase n.f.
adenosine triphosphatase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.
Sigle ATPase
[C1,C3]
Édit. 2017
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS : ATP + SO42- (Mg2+)
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS :
Le PAPS est requis pour la synthèse de différents esters sulfuriques selon la réaction générale catalysée par une sulfotransférase :
Cette réaction constitue le processus de sulfoconjugaison. ROH peut représenter une fonction alcool d'une hormone stéroïde, de la chondroïtine, de la mucoïtine, d'un stérol ou bien encore une fonction phénol, comme on en trouve dans les oestrogènes (sulfate d'œstrone), la tyrosine (tyrosine-O-sulfate), la triiodothyronine (triiodothyronine-O-sulfate).
Sigle : PAPS
adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).
E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale
→ hormone
[C1, C3, O4]
Édit. 2020