Alternaria n.f.
Alternaria
Famille de micromycètes connus surtout comme parasites des plantes.
Sur 80 espèces d’Alternaria, seules huit sont actuellement incriminées en pathologie humaine, trois d’entre elles (A. tenuissima, A. alternaria, A. chartarum) étant les plus fréquemment rencontrées.
À l’examen direct, on observe des filaments septés et ramifiés de 5 à 10 µ de diamètre. Les cultures (en l’absence de cycloheximide qui inhiberait la croissance de cette moisissure) donnent des colonies duveteuses à laineuses, blanc-gris puis noirâtres. Microscopiquement, les spores caractéristiques sont produites en chaînettes ramifiées à partir de conidiophores isolés ou groupés. Ce sont des dictyospores, grossièrement piriformes, à base élargie. Elles mesurent 50-100 x 3-16µ, avec des septations transversales, obliques ou longitudinales, en nombre variable, et se terminant par une partie rétrécie plus ou moins longue, le "bec".
[C1]
Édit. 2017
alternative à l'hospitalisation l.f.
alternative in the hospitalization
Expression usuelle et de sens large désignant toute forme de soins destinée à éviter ou à abréger la durée de l’hospitalisation.
Les formes d’alternative à l’hospitalisation sont variées, elles sont toutes destinées à diminuer les dépenses de l’hospitalisation et ses désagréments pour le malade : hôpital de jour, hospitalisation à domicile, chirurgie de jour, etc.
[E1]
Édit. 2017
altitude n.f.
altitude, height
1) Elévation verticale au-dessus du niveau de la mer.
2) Chez le sujet normal, les effets produits par une élévation lente en altitude sont assez bien supportés jusqu'à 3 000 m, mais plus haut apparaît le mal d'altitude.
Les variations rapides d'altitude sont cause d'effets nocifs sur toutes les cavités closes de l'organisme. La pression barométrique diminue avec l'altitude et la PO2 diminue proportionnellement (jusqu'à 10 000 m au moins, parce que la composition de l'air sec reste constante dans la troposphère). Mais la PO2 diminue plus rapidement dans les bronches et dans les alvéoles, parce que la vapeur d'eau finit par occuper toute la place à partir de 19 200 m : toute vie est alors impossible, il y a ébullisme.
Jusqu'à 2 500 m (altitude des cabines pressurisées des avions de ligne) l'oxygénation du cerveau est maintenue à peu près normale du fait de l'hyperventilation physiologique compensatrice qui abaisse la PACO2, mais cette hypocapnie favorise les crises de tétanie chez les sujets prédisposés. Le mal d'altitude, commence à se manifester à partir de 3 000 m et se fait nettement sentir au-dessus de 4 000 m : la PO2 du cerveau tombe alors à 26 mm de Hg = 35 hPa.
Les variations rapides d'altitude (en avion par ex.) entraînent une dilatation des gaz à la montée (prendre des précautions particulières pour les patients sous perfusion). La contraction des gaz à la descente cause, notamment, l'otite barotraumatique.
Étym. lat. altitudo : hauteur
→ altitude (aiguille d'), transport aérien des patients, barotraumatisme, ébullisme, Fenn (diagramme de), inertance
[C2]
Édit. 2017
altitude (aiguille d') l.f.
altitude needle
Pour le transport des patients en avion, si le flacon de perfusion est rigide, grande aiguille d'amenée d'air utilisée pour éviter les embolies gazeuses par passage d'air lors de la montée et les reflux de sang lors de la descente.
L'aiguille doit remonter au-dessus du niveau du liquide de manière à obtenir un équilibre de pression avec l'air ambiant.
Étym. lat. altitudo : hauteur
→ aérien (transport) des patients
[B3]
Édit. 2017
altitude (mal d') l.m.
acute altitude sickness, altitude mountain sickness
Ensemble de malaises survenant lors d'un séjour en altitude (au-dessus de 3 000 m environ) tels que céphalées, somnolence et vomissements, surtout après un effort physique.
Au-dessus de 4 500 m, si le séjour se prolonge, peuvent apparaître des troubles plus graves (œdème cérébral, œdème pulmonaire), une exposition brutale au-dessus de 9 000 m amène une hypoxie gravissime. Il faut distinguer l'exposition en altitude de courte durée, au cours d'une ascension ou d'un vol en avion, de la maladie qui apparaît au cours d'un séjour prolongé (maladie de Monge ou soroche). La mise au repos, la prise d'acétazolamide, l'inhalation d'O2 et la redescente à une altitude plus basse font régresser les troubles aigus. La polyglobulie chronique des sujets vivant en altitude assure leur acclimatation, mais les femmes supportent mal l'accouchement au-dessus de 4 000 m.
Étym. lat. altitudo : hauteur
[C2]
Édit. 2017
Alto Paraguay (virus)
Alto Paraguay virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Ce virus a été isolé au Paraguay chez le rongeur Holochilus chacarius. Sa pathogénicité pour l'Homme n'est pas connue.
[D1]
Édit. 2020
altruiste adj.
altruistic
Conduite caractérisée par le désintéressement, le détachement de tout intérêt personnel.
Elle peut être pathologique dès lors qu'elle est délictueuse ou criminelle, survenant parfois dans un monde délirant : vol ou homicide altruiste. Il s'agit alors de réparer une injustice chez le paranoïaque délirant, ou bien de sacrifier des êtres chers afin de leur épargner des tourments qui, selon le mélancolique, constituent pour eux une menace majeure et justifiée du fait de sa propre culpabilité.
[H3,H4]
Édit. 2017
Alu (séquence) l.f.
Alu sequence
Séquence d’ADN répétée de façon dispersée dans le génome des primates et des rongeurs.
La séquence Alu la plus courante est un pseudogène de 282 nucléotides, répété 100 000 fois dans l'ADN de l'Homme.
On trouve dans cette séquence un site de restriction par l'enzyme Alu I.
[Q1,D5]
Édit. 2018
aluminium n.m.
aluminium
Élément de numéro atomique 13 et de masse 26,98, du groupe IIIb, de symbole Al, métal de valence 3, blanc, léger très abondant dans la nature sous forme de bauxite et de minéraux dérivés du silicium (silicates du type de l’argile).
Le pancréas est l'organe humain le plus riche en aluminium.
En pharmacologie, les sels solubles sont connus comme astringents et les sels insolubles présentent des propriétés antiacides utilisées en thérapeutique des ulcères.
Utilisé dans l’industrie de l’aluminium mais aussi en métallurgie, sa toxicité cérébrale n’a pas été prouvée formellement à ce jour (enquêtse et méta-analyses de l’institut de veille sanitaire, de l'agence française de sécurité sanitaire, de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments de novembre 2003) et aucun cas de neurotoxicité n’est décrit ni reconnu en pathologie professionnelle.
L'aluminiume n'a été responsable d'encéphalopathie que chez les malades insuffisants rénaux chroniques soumis à l'hémodialyse et prenant des gels d'alumine pour réduire l'hyperphosphatémie (cette affection a disparu).
Symb. Al
[ G5]
Édit. 2018
Alvarado (score de) l.m.
Avarado’s score
Score pratique pour un diagnostic rapide d’appendicite aigüe basé sur des symptômes, des signes cliniques et des données biologiques.
| Symptomes | score |
| migration de la douleur vers la fosse iliaque droite | 1 |
| anorexie | 1 |
| nausées, vomissements | 1 |
| Signes cliniques | |
| fièvre > 37°3C | 1 |
| palpation douloureuse de la fosse iliaque droite | 2 |
| rebond douloureux | 1 |
| Données biologiques | |
| leucocytes : >10.000 | 2 |
| polynucléaires neutrophiles : > 75% | 1 |
| Total | 10 |
A. Alvarado, chirurgien américain (1986)
[L2]
Édit. 2015
Alvarez (technique d') l.f.
Alvarez’s technique
Ponction transabdomino-utérine sous contrôle échographique de la chambre intervilleuse pour diagnostic anténatal tardif à 35 semaines d'aménorrhée.
Elle permet l'étude histologique et le caryotype sur les cellules villositaires. On lui préfère maintenant la ponction de sang fœtal au cordon, de résultat plus complet et rapide.
H. Alvarez, gynécologue uruguayen
[B3,O6]
Édit. 2017
Alvaro-Duncan (cathéter d') l.m.
Alvaro-Duncan’s catheter
Catheter qui permet une anesthésie locorégionale diffuse grâce aux encoches situées à son extrémité.
A. Alvaro, obstétricien et J. M. Duncan, obstétricien écossais (1826-1890)
[B3,G1]
Édit. 2017
alvéole n.m.
alveolus (TA)
alveolus
En anatomie, petite cavité ou dilatation sacculaire.
[A1]
Édit. 2016
alvéole dentale l.f.
alveolus dentalis (TA)
tooth socket
Logette qui reçoit la racine d'une dent .
Les alvéoles sont disposées en arcade sur le bord dentaire du maxillaire et de la mandibule. Entre l'alvéole et la dent est situé un ligament alvéolodentaire qui se continue avec la couche profonde de la gencive.
[A1, P3]
Édit. 2020
alvéole pulmonaire l.m.
alveoli pulmonis (TA)
pulmonary alveoli
Partie toute terminale de l'appareil respiratoire où s'effectue l'essentiel des échanges gazeux.
De forme sphérique ou prismatique, ils se groupent en saccules, autour d'un canal alvéolaire. Ils sont au nombre de 300 à 500 millions à la naissance.
Anc. dénom. vésicules pulmonaires
Étym. lat. alveolus : petit vase
Syn. sacs alvéolaires
→ air alvéolaire, conditions alvéolaires
[A1,K1]
Édit. 2016
alvéoles de la mandibule l.m.p.
alveoli mandibulae (TA)
alveoli of mandible
[A1,P3]
Édit. 2016
alvéoles dentaires l.m.p.
alveoli dentales (TA)
dental alveoli
Cavités coniques creusées dans les arcades alvéolaires de la mandibule et du maxillaire.
Les dents y sont implantés sur le bord dentaire de l'os. Les racines dentaires s' adaptent exactement La racine dentaire est maintenue dans l'alvéole par le périoste ou ligament alvéolo-dentaire formé de fibres tendues des parois de l'alvéole au cément de la dent.
[A1, P3]
Édit. 2020
alvéoles du maxillaire l.m.p.
alveoli maxillae (TA)
alveoli of maxilla
[A1,P3]
Édit. 2016
alvéolite allergique extrinsèque l.f.
allergic alveolitis
Pneumopathie d’hypersensibilité par inhalation d’antigènes organiques.
La plus typique est le Poumon de Fermier provoqué par des actinomycètes thermophiles tels que Micropolyspora faeni.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
Syn. pneumopathie d'hypersensibilité
[K1,F3]
Édit. 2017
alvéolite lipoprotéique l.f.
lipoprotéinic alveolitis
[K1]
Édit. 2017
alvéolite luminale l.f.
[K1]
Édit. 2017
alvéolite murale l.f.
[K1]
Édit. 2017
alvéolite pulmonaire n.f.
alveolitis pulmonary
Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
[K1]
Édit. 2017
alvéologramme aérien l.m.
En radiologie pulmonaire, images de fines clartés de 1 à 5 mm de diamètre au sein d'opacités alvéolaires circonscrites ou diffuses.
Élément constitutif du syndrome de comblement alvéolaire, mieux visible en scanographie que sur le cliché standard, il traduit la présence de lobules pulmonaires encore aérés, donc clairs, au sein de territoires opaques.
[B2,K1]
Édit. 2020
alvéolyse n.f.
alveolysis
Atrophie progressive de l’os alvéolaire autour d’une dent.
Étym. lat. alveolus : petit sac ; gr. lusis : destruction
[P3]
Édit. 2017