papille pilaire l.f.
hair papilla
Composante conjonctive du follicule pilosébacé, d'origine mésodermique, richement vascularisée, invaginée à l'intérieur du bulbe pilaire qui l'entoure, sous forme d'un renflement ovalaire.
La papille pilaire est très développée en phase anagène. Elle assure des fonctions de régulation et de nutrition et comporte de nombreux fibroblastes fusiformes appelés cellules papillaires ou fibroblastes papillaires. La papille disparaît dans certains poils dits à bulbe plein.
Syn. papille dermique du poil
papillomatose des voies biliaires l.f.
biliary papillomatosis
Prolifération tumorale diffuse des canaux biliaires intra- et/ou extrahépatiques.
Les canaux dilatés sont remplis de projections papillaires tumorales, faites de cellules épithéliales cylindriques soutenues par des axes fibrovasculaires. Une transformation maligne est possible.
papillome corné l.m.
keratinised papilloma
Variété de papillome dont la prolifération cellulaire est faite de cellules malpighiennes hyper-kératinisées présentant une évolution cornée.
La tumeur a souvent une base d’implantation large. Elle est de coloration blanchâtre avec de nombreux spicules. C’est un état précancéreux qui dégénère à sa base. Il est donc nécessaire d’en faire une résection large intéressant la base d’implantation.
PAPP-A sigle angl.pour. pregnancy-associated plasma protein-A
Glycoprotéine plasmatique synthétisée par les cellules trophoblastiques du placenta.
PAPP-A est une métalloprotéinase qui joue un rôle important dans le développement placentaire. Des concentrations diminuées de PAPP-A dans le plasma maternel ont été associées à un risque augmenté de pré-éclampsie. PAPP-A est également fréquemment abaissée chez les femmes porteuses d’un fœtus atteint de trisomie 21 ou de trisomie 18.
→ placenta, trophoblaste, pré-éclampsie, trisomie 21, trisomie 18
papulose à cellules claires l.f.
clear cell papulosis
Dermatose décrite en 1987 chez de jeunes Asiatiques, caractérisée cliniquement par de multiples petites maculopapules blanchâtres siégeant sur la partie inférieure du tronc, et histologiquement par une image pagétoïde due à la présence dans l’épiderme, surtout en position basale et suprabasale, de cellules claires analogues à celles de la maladie de Paget du mamelon.
Une origine eccrine ou apocrine est évoquée.
Syn. papulose pagétoïde de la peau
papulose lymphomatoïde l.f.
lymphomatoid papulosis
Prolifération lymphocytaire cutanée, d'étiologie inconnue, caractérisée par la survenue de papules érythémateuses, qui évoluent vers la nécrose, l'ulcération et la guérison spontanée, localisées préférentiellement sur le tronc et les membres et décrite par Macaulay (1968) comme une dermatose d’évolution bénigne contrastant avec une image histologique maligne.
L'examen histologique montre en effet un infiltrat dermique dense, envahissant l'épiderme, constitué de lymphocytes atypiques comportant un noyau volumineux avec de nombreuses mitoses. Les études immunohistochimiques et en biologie moléculaire révèlent la présence de cellules T auxiliaires/inductrices. Le contraste clinico-histologique a longtemps fait classer la papulose lymphomatoïde comme une maladie inflammatoire. Néanmoins, l'EORTC et le WHO (OMS) la placent depuis peu parmi les lymphomes cutanés indolents. La survenue dans 11% des cas de vrais lymphomes, mycosis fongoïde et maladie de Hodgkin, est possible. Il y a 3 catégories histologiques : A, B ou C, la forme A étant la plus fréquente.
W. L. Macaulay, dermatologiste américain (1968 et 1989)
paracétamol (intoxication par le) l.f.
acetaminophen poisoning
Effet indésirable du N-acétyl-p-aminophénol, substance employée dans le traitement symptomatique des états fébriles, des douleurs ou des céphalées.
Ce produit, souvent associé à la codéine, est largement utilisé en automédication.
De ce fait, des intoxications chroniques peuvent se voir. Le paracétamol peut être la cause d'effets adverses généralement bénins (urticaire, rash allergique, nausées, hypotension, dyspnée), mais pouvant être graves voire mortels par dyscrasies sanguines (thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, pancytopénie ou agranulocytose), atteintes du pancréas, du foie, du rein (nécrose tubulaire aigüe) et encéphalopathie pouvant évoluer vers le coma.
Après la prise du médicament, seule une petite proportion de paracétamol est transformée en N-acétyl-p-benzo-quinone-imine (NAPQI), toxique très actif pour les oxydases du foie et du rein. Ce corps est détoxifié par conjugaison avec le glutathion et excrété sous forme de mercaptides. Quand le stock de glutathion est épuisé après un surdosage en paracétamol, l'excès de NABQI endommage les cellules. Le surdosage correspond à une ingestion de 7,5 g chez un adulte, un lavage précoce de l'estomac est conseillé.
Quand la concentration de paracétamol dans le sang dépasse 200 mg/L, 4 h après l'ingestion, ou 30 mg/L, 15 h après, l'intoxication doit être traitée par administration d'acétylcystéine per os ou intraveineuse. La transplantation du foie peut être l'ultime recours en cas d'échec du traitement médical.
paracrine adj.
paracrine
Qualifie une sécrétion interne d'une cellule dont le produit agit sur des cellules voisines, par diffusion ou contiguïté. Qualifie aussi la cellule sécrétrice correspondante.
Étym. gr. para : à côté de ; krinein : sécréter
paracrine (cellule) l.f.
Cellule produisant des messagers chimiques agissant essentiellement sur les cellules voisines possédant les récepteurs correspondants.
paracrinie n.f.
Variété de sécrétion interne locale d’une cellule qui agit sur les cellules voisines, tout en restant insensible à sa propre sécrétion.
paragangliome n.m.
paraganglioma
Tumeur naissant aux dépens des cellules paraganglionnaires qui appartiennent au système neuro-endocrinien diffus.
Malgré leur propension à l’extension locale et quelques rares cas décrits de métastase, les paragangliomes ne sont pas considérés comme des tumeurs malignes. La mutation du gène RET entraîne cette pathologie.
Syn. chémodectome
→ RET
paraganglions sympathiques l.m.p.
paraganglia sympathica (TA)
parasympathetic paraganglia
Petits amas de cellules chromophiles encapsulés situés près des nerfs sympathiques.
parakératose n.f.
parakeratosis
Terme histologique désignant un type pathologique de kératinisation de l'épiderme où la couche cornée est faite de cellules cornifiées ayant conservé leur noyau, et qui s'accompagne d'une disparition de la couche granuleuse.
Il s'employait précédemment aussi en clinique comme synonyme d'eczématide (parakératose de Brocq, obsolète)
Étym. gr.para : du côté de ; keras : corne
paralysie supranucléaire progressive l.f.
progressive supranuclear palsy
Affection neurodégénérative sporadique représentant 5 à I0 % de l'ensemble des syndromes parkinsoniens, plus sévère que la maladie de Parkinson.
Son tableau clinique associe une instabilité posturale souvent accentuée, responsable de chutes, et une atteinte oculomotrice assez caractéristique, réalisant une ophtalmoplégie supranucléaire progressive avec atteinte majeure de la motilité volontaire et automatique, surtout de la verticalité du regard (d'abord vers le bas), tandis que la motilité réflexe reste longtemps préservée. Tous les mouvements oculaires seront touchés sévèrement, en particulier dans leur vitesse et leur amplitude. Les aspects motilographiques sont caractéristiques. Un blépharospasme, une rétraction palpébrale avec écarquillement des yeux peuvent être associés.
Le syndrome dystonique, essentiellement axial, est parfois latéralisé au début. Des troubles pseudobulbaires s'installeront progressivement, ainsi qu'un déficit démentiel de sémiologie plutôt frontale. Il existe aussi des troubles du sommeil.
La L-dopa a une efficacité très limitée.
De même que dans le cas de la dégénérescence corticobasale, elle aussi sporadique, les protéines Tau anormales accumulées dans les cellules nerveuses ont ici un profil électrophorétique différent de celui des autres affections neurodégénératives, celles-ci héréditaires, également liées à une pathologie de la protéine tau.
J. C. Richardson, médecin interniste canadien, J. C. Steele, neuropathologiste canadien, J. Olszewski, neuropathologiste canadien (1963 et 1964)
Syn. maladie de Steele-Richardson-Olszewski, ophtalmoplégie supranucléaire progressive
Sigle PSP
→ dégénérescence corticobasale
paranéoplasiques (neuropathies périphériques) l.f.p.
peripheral neuropathies associated with malignant diseases
Neuropathies rares, évoluant au cours d'un cancer, mais ne relevant ni d'un envahissement néoplasique, ni d'une manifestation générale de celui-ci.
Il s'agit le plus souvent de néoplasmes bronchopulmonaires (anaplasiques à petites cellules), du sein ou gastriques. Une fois sur deux, leurs manifestations sont précédées par la neuropathie. Plus rarement, une maladie de Hodgkin est en cause.
Plusieurs types sont décrits : neuropathie sensitive subaigüe de Denny-Brown, la plus classique et la plus fréquente, neuropathie sensitivomotrice chronique de Wyburn-Mason, polyradiculonévrite aigüe (lymphomes), dysautonomie, etc.
Ces dernières années, ont été mis en évidence des autoanticorps antineuronaux dans le sérum et le LCR de certains malades : les anticorps anti-Hu, de type IgG. Le traitement anticancéreux améliore les signes neurologiques de façon inconstante.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, neurologue britannique (1948)
parasympathique (système nerveux autonome) l.m.
Pars parasympathica (pars autonomica systematis nervosi peripherici) (TA)
parasympathetic part (autonomic part of peripheral nervous system)
Système nerveux de la vie végétative antagoniste du système sympathique agissant sur les viscères par l'intermédiaire de l'acétylcholine.
On le divise en :
- système parasympathique crânien dont les fibres naissent de cellules situées dans la moelle cervicale, le bulbe, la protubérance ou le mésencéphale. Ces fibres entrent dans la constitution de certains nerfs crâniens : le III, VII, VIIbis, le IX et le X.
- système parasympathique sacré pelvien qui a son origine dans la substance grise de la région intermédiolatérale de la moelle sacrée. Les fibres pelviennes constituent les 4 derniers nerfs sacrés.
Syn. parasympathique (système) (désuet)
→ système nerveux autonome (végétatif), sympathique (système nerveux), système nerveux autonome (atteinte du)
paroi cellulaire l.f.
cell-wall
Enveloppe rigide extérieure à la membrane cytoplasmique qui entoure la plupart des cellules, responsable de leur forme et assurant leur protection.
La paroi des bactéries est caractérisée par le peptidoglycane. Sa composition et sa structure sont différentes chez les bactéries à Gram positif et les bactéries à Gram négatif. Certaines bactéries sont dépourvues de paroi (Mycoplasma). La paroi des champignons contient de la chitine, celle des algues de la cellulose et divers polymères (agar, alginate, carraghenate).
→ capsule
paroi mastoïdienne de la cavité tympanique l.f.
paries mastoideus cavi tympani (TA)
mastoid wall of tympanic cavity, posterior wall of tympanic cavity
Paroi postérieure de la cavité tympanique à la partie supérieure de laquelle s’ouvre l’aditus ad antrum mastoïdien qui donne accès à l’antre mastoïdienne ; cet orifice est placé en arrière et dans le prolongement du récessus épitympanique ; à l’angle inférieur de l’orifice d’entrée de l’aditus ad antrum mastoïdien se trouve une échancrure sur laquelle s’appuie l’extrémité postérieure de la branche courte de l’incus.
Au-dessous de l’aditus, en regard du sinus tympanique, s’élève l’éminence pyramidale située à hauteur du subiculum du promontoire ; le sommet de l’éminence est creusé d’un orifice d’où s’échappe le tendon du muscle stapédien. Entre l’éminence pyramidale en dedans et le sillon tympanique en dehors s’ouvre l’orifice de sortie du canal de la corde du tympan. Au-dessous de ces reliefs la paroi mastoïdienne, creusée de cellules, est parfois marquée par une éminence en rapport avec la base du processus styloïde. La paroi mastoïdienne est creusée par deux canaux osseux, l’un postérieur, le segment vertical du canal du nerf facial, l’autre, en avant de lui, très court, le canal du muscle stapédien.
Syn. anc. paroi postérieure de la caisse du tympan
partie sublenticulaire de l'amygdale l.f.
pars sublenticularis amygdalae (TA)
sublenticular extended amygdala
Colonne de cellules située dans la partie ventrale du télencéphale qui connecte le noyau de la strie terminale avec les noyaux central et médian de l’amygdale.
Elle est interposée entre le pallidum ventral et le putamen d’une part et le noyau basal d’autre part. La partie du noyau en contact avec le bras postérieur de la commissure antérieure prend le nom de noyau interstitiel du bras postérieur de la commissure antérieure. Seule sa partie médiale ferait partie de l’amygdale sublenticulaire.
Syn. substance innominée sublenticulaire de de Olmos; amygdale élargie de Paxinos ; expansion ventrale de la division centrale du noyau de la strie terminale de Mai
→ amygdale centro-médiale élargie, aire antérieure de l'amygdale
parvalbumine n.f.
parvalbumin
Petite protéine de la classe des calciprotéines.
Les parvalbumines qu'on a isolées de cellules musculaires ont une forte affinité pour les ions calcium analogue à celle de la calmoduline et de la troponine C.
pathogénie n.f.
pathogenesis
Étude du mécanisme causal des maladies ; séquence d'évènements dans la réponse des cellules ou des tissus ou de tout l'organisme à une cause (étiologie).
Son étude est un des domaines de l'anatomie pathologique.
Étym. gr. pathos : souffrance, genesis : formation, origine
PDGFRA gene sigle angl. pour platelet derivated growth factor receptor alpha
Gène, situé sur le locus chromosomique 4q12, codant pour la protéine appelée platelet-derived growth factor receptor alpha (PDGFRA), qui fait partie des protéines appelées récepteur tyrosine kinase ; celle-ci transmet le signal de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus appelé transduction du signal.
Cette protéine PDGFRA, localisée dans la membrane cellulaire de certains types de cellules, se lie à une protéine spécifique, platelet-derivated growth factor ; cet ensemble protéique active d’autres protéines cellulaires dans plusieurs voies de signalisation. Ces voies de signalisation stimulées par la protéine (PDGFRA) contrôlent de nombreux processus cellulaires tels que la croissance, la prolifération et la survie cellulaire.
Des modifications géniques conduisent au développement de tumeur stromale gastro-intestinale, à la leucémie chronique à éosinophile associée à PDGFRA.
Syn. CD140 antigen-like family member A, CD140A, CD140a antigen, GAS9, PDGFR-alpha, PDGFR2, PGFRA_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 2, platelet-derived growth factor receptor alpha, platelet-derived growth factor receptor, alpha polypeptide
→ tumeur stromale gastro-intestinale, leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA gene, FIP1L1-PDGFRA
PDGFRB gene sigle angl. pour platelet derivated growth factor receptor beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 5q31.1, codant pour une protéine appelée platelet-derived growth factor receptor beta (PDGFRbêta), qui fait partie des protéines appelées récepteur tyrosine kinase ; celle-ci transmet le signal de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus appelé transduction du signal.
Cette protéine PDGFRbêta, localisée dans la membrane cellulaire de certains types de cellules, se lie à une protéine spécifique, platelet-derivated growth factor ; cet ensemble protéique active d’autres protéines cellulaires dans plusieurs voies de signalisation. Ces voies de signalisation stimulées par la protéine (PDGFRbêta) contrôlent de nombreux processus cellulaires tels que la croissance, la prolifération et la survie cellulaire.
Des modifications géniques conduisent au développement de calcifications cérébrales des noyaux de la base (maladie de Fahr) et de la leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene.
Syn. beta-type platelet-derived growth factor receptor, CD140 antigen-like family member B, CD140B, PDGF-R-beta, PDGFR-1, PDGFR-beta, PDGFR1, PGFRB_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 1, platelet-derived growth factor receptor beta, platelet-derived
→ Fahr (maladie de) ,leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB
Pearson (maladie de) l.f.
Maladie congénitale rare et grave, rattachée par Rötig au groupe des cytopathies mitochondriales, qui associe une anémie réfractaire sidéroblastique et une insuffisance pancréatique exocrine.
La présence de vacuoles dans les cellules hématopoïétiques médullaires est fréquente. La maladie de Pearson est liée à une délétion de l’ADN mitochondrial. Une amélioration hématologique spontanée peut être observée.
Édit. 2015
H. A. Pearson, pédiatre américain (1979) ; Agnès Rötig,médecin généticienne française (1990)
→ cytopathie mitochondriale, anémie sidéroblastique
[Q2,F1,L1]
peau et psychisme l.f.
skin and psychism
Maladies dermatologiques induites par un dysfonctionnement du système neuro-endocrino-immuno-cutané.
La peau est un tissu riche en fibres nerveuses qui libèrent peptides et neurohormones : substance P, vaso-active intestinal peptide, somatostatine, catécholamines….Par surcroît, les cellules immunitaires (macrophages, lymphocytes) en transit dans la peau produisent aussi des peptides et des enzymes. Les perturbations psychiques peuvent, par l’intermédiaire de ce système entraîner la constitution de dermatoses, eczéma et psoriasis en particulier. Les agents du stress sont particulièrement susceptibles de participer à l’évolution de ces maladies.
Les liens entre peau et psychisme font l’objet d’études d’un domaine ce qu’il est convenu de désigner sous le terme de dermatopsychologie ou de psychosomatique dermatologique. La théorie psychanalytique s’est particulièrement intéressée à ce champ en avançant l’hypothèse d’expression d’un conflit psychique par la lésion cutanée.
[H3, J1]
Édit. 2019