Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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abcès rétropharyngien l.m.

retropharyngeal abscess

Collection suppurée développée dans l'espace rétro-pharyngé.
Chez l’enfant de moins de 6 ans, l'abcès rétropharyngien survient lors d’une rhinopharyngite. Chez l’adulte il est la conséquence d’une inoculation septique. Il associe une dysphagie douloureuse, une contracture douloureuse des muscles paravertébraux, une voix nasonnée et étouffée puis une dyspnée. Une voussure de la paroi postérieure oro- ou hypopharyngée est observée avec parfois un œdème de la margelle laryngée. La fièvre est élevée et l’état général altéré. La radiographie de profil, l’IRM ou le scanner, la ponction confirment le diagnostic. La complication principale est la rupture spontanée ou provoquée par l’examen qui peut occasionner une inondation trachéobronchique. L’extension d’un mal de Pott sous-occipital peut donner un tableau d’abcès froid chez un malade immunodéprimé.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

Syn. abcès rétroviscéral, abcès rétropharyngé

[D1,P1 ]

Édit. 2017

abcès rétrostylien l.m.

retrostyloid lateropharyngeal abscess

Adénophlegmon des nœux (ganglions) de l'espace rétrostylien.
Compliquant une rhinopharyngite de l'enfant, il associe des signes généraux importants, des cervicalgies avec torticolis, un empâtement sous-mastoïdien avec des adénopathies. L’arc palato-pharyngien est soulevé, un œdème, parfois dyspnéisant, diffuse vers la margelle laryngée.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

Syn. abcès sous-parotidien postérieur

diaphragme stylien

[D1, P1]

Édit. 2020

abcès rétroviscéral l.m.

rétroviscéral abscess

Syn. abcès rétropharyngien

abcès rétropharyngien

[D1, P1 ]

Édit. 2020

ablation rétinienne l.f.

retinal ablation

photocoagulation panrétinienne

[P2]

Édit. 2016

acide rétinoïque l.m.

retinoic acid

Acide dérivant du rétinol par oxydation de la fonction alcool en fonction acide.
C'est le métabolite principal du rétinol et il fut l'un des premiers rétinoïdes synthétisés.
L'acide rétinoïque joue un rôle semblable à un facteur de croissance et de différenciation cellulaire en se fixant sur des récepteurs intracellulaires et contrôlant la transcription de certains gènes, par ex. celui de la collagénase dans les fibroblastes. Il assurerait la régulation de l’expression des gènes HOX (HOXA, HOXB, HOXC, HOXD), gènes homéotiques qui commandent les facteurs positionnels dans l’axe craniocaudal du cerveau postérieur. Il existe sous deux formes isomères : l'acide rétinoïque tout-trans (tout entgegen) et la forme 9-cis. Les récepteurs de l'acide rétinoïque tout-trans (RAR) et du 9-cis-rétinoïque (9-zusammen, RXR) sont normalement localisés dans le noyau. Les leucémies aigües à promyélocytes sont caractérisées par une translocation chromosomique touchant le gène RAR sur le chromosome 17, et l'acide rétinoïque tout-trans peut induire une rémission de la maladie. L'acide rétinoïque tout-trans est aussi appelé trétinoïne. On a également préparé un isomère 13-cis appelé isotrétinoïne. Il est utilisé dans le traitement de certaines leucémies, en particulier la leucémie à promyélocytes M3.
Utilisé en applications locales, il a un effet kératolytique, antinéoplasique et immunitaire. Ses principales indications sont l'acné juvénile surtout rétentionnelle, le vieillissement cutané photo-induit, les troubles de la pigmentation et les troubles de la kératinisation. Ses effets secondaires sont dominés par les phénomènes irritatifs locaux. Il se présente sous forme de gel, de crème, de tampons et de solution.

Syn. trétinoïne, “vitamine A acide”

isotrétinoïne, leucémie aigüe promyélocytaire , rétinoïde, trétinoïne, vitamine A

[A4,C1,C3,O6]

Édit. 2017

adénectomie sous-péritonéale l.f.

retro-peritoneal lymphadenectomy

Ablation des nœuds (ganglions) sous-veineux iliaques externes par voie abdominale extrapéritonéale ou par voie cœlioscopique.
Elle est proposée dans le bilan d'extension des cancers du col utérin, ou de l'endomètre lorsque l'on envisage une hystérectomie vaginale.

Étym. gr. adên : glande ; ektomein : couper en retirant

[F2,L2,O3]

Édit. 2017

adénomectomie prostatique rétropubienne l.f.

retropubic adenomectomy

Ablation chirurgicale de l'adénome prostatique par la voie rétropubienne.
Cette opération incise la paroi abdominale hypogastrique sus-pubienne, passe en avant de la vessie sans l'ouvrir, aborde la face antérieure de la prostate, en incise la capsule et énuclée l'adénome, répare ensuite la coque prostatique sur drainage.

T. J. Millin, Sir, chirurgien britannique (1945)

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. opération de Millin

adénomectomie prostatique

[M2]

Édit. 2017

ailerons de la patella l.m.p.

Syn. retinaculum de la patella.

retinaculum de la patella

[A1]

Édit. 2018

aire rétro-olivaire du bulb e l.f.

area retroolivaris bulbi (TA)

retro-olivary area of bulb

Surface latérale de la moelle allongée située entre l’olive et l’extrémité supérieure du tubercule trigéminal. Elle est traversée par les fibres du nerf glosso-pharyngien.

[A1,H5 ]

Édit. 2017

amnésie rétrograde l.f.

retrograde amnesia

Trouble de la mémoire à type d'amnésie d'évocation ou de remémoration, qui intéresse la restitution d'évènements ayant précédé la maladie, et dont le souvenir était bien conservé auparavant.
Elle s'observe en particulier dans les états d'inhibition (mélancolie par ex.), les confusions mentales et lors d'une sismothérapie. Elle peut s'associer à une amnésie antérograde (amnésie antérorétrograde).

Étym. gr. amnesia : oubli (a : privatif ; mnaomai : se souvenir)

Ribot (loi de)

[H1,H3,H4]

Édit. 2017

amylose rétrovitréenne l.f.

retinal vitreal amyloidosis

Surcharge amyloïde du vitré survenant soit dans le cadre d'une amylose héréditaire systémique primitive, ou lors d'une amylose primitive systémique sans caractère familial, soit enfin sans caractère systémique ou familial, caractérisée par l'apparition progressive de dépôts opaques dans le vitré.

Étym. gr. amulon : amidon

 amylose héréditaire, amylose systémique

[A3,N3,P2,Q2]

Édit. 2017 

anesthésie rétrobulbaire en ophtalmologie l.f.

retrobulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique à l'intérieur du cône musculo-aponévrotique, dans l'espace rétrobulbaire immédiat.
L'injection de l'anesthésique au contact direct des branches du nerf ophtalmique, du ganglion ciliaire, des nerfs oculomoteurs et du nerf optique, permet d'obtenir une anesthésie et une akinésie immédiate du globe oculaire, associées à une amaurose ainsi qu'une anesthésie cutanée (supra-orbitaire, paupière supérieure, racine du nez) et muqueuse (partie antérieure des fosses nasales, sinus ethmoïdal et sphénoïdal, conjonctive).

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie intracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anévrysme cirsoïde rétinien l.m.

retinal cirsoid aneurysm

angiomatose facio-rétino-thalamo-diencéphalique

[K4, P2]

Édit. 2018

antagonisme rétinien l.m.

retinal antagonism

rivalité binoculaire

[P2]

Édit. 2017

aplasie rétinienne congénitale l.f.

retinal aplasia

Aplasie rétinienne de type amaurose congénitale de Leber à transmission dominante.
Une importante famille anglaise a été publiée en 1960 ; Heckenlively en 1988 a également observé une famille de ce type. Il s'agit d'une dystrophie extrêmement rare. L’affection est autosomique dominante (MIM 179900).

A. Sorsby et C.E. Williams, ophtalmologistes britanniques (1960)

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

Syn. amaurose congénitale de type Leber mais dominante

appui rétrocapital l.m.

retro-capital bar

Saillie transversale d’une semelle orthopédique disposée immédiatement en arrière de l’appui excessif des têtes métatarsiennes afin de soulager un appui excessif.
L’appui peut se présenter de plusieurs façons : barre transversale complète, saillie localisée, etc., en fonction du défaut à corriger.

artères rétroduodénales l.f.p.

arteriae retroduodenales (TA)

retroduodenal arteries

Rameaux grêles nés de l’artère gastro-duodénale ou de l’artère pancréatico-duodénale supéro-antérieure.
Elles sont destinées à la partie moyenne de la face dorsale de l’ampoule duodénale.

artérite rétinienne l.f.

retinal arteritis

Processus inflammatoire atteignant les tuniques d'une artère rétinienne, s'accompagnant parfois d'une thrombose quelquefois suivie d'une ectasie.

astrocytes rétiniens l.m.p.

retinal astrocytes

Cellules allongées avec de longs prolongements cytoplasmiques entrant en contact avec les vaisseaux rétiniens et les cellules nerveuses particulièrement au niveau de la couche ganglionnaire interne et plexiforme interne.
Les astrocytes rétiniens appartiennent au système glial de la rétine, comportant les cellules de Müller, les cellules microgliales réticuloendothéliales et les cellules gliales périvasculaires. La couche des fibres optiques est riche en astrocytes qui prennent souvent un aspect bipolaire, disposé parallèlement aux axones jusque dans la région pré-laminaire de la papille.

Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule

bâtonnet rétinien l.m.

retinal rod

Photorécepteur rétinien spécialisé dans la réception lumineuse en basse luminance, le bâtonnet rétinien proprement dit est l’expansion externe de la cellule (cellule à bâtonnet).

 cellule à bâtonnet , photorécepteur rétinien

Édit. 2017

bilan rétro-alvéolaire technique long cône l.m.

retro-alveolar status long cone

status dentaire

Édit. 2017

bourse rétrohyoïdienne l.f.

bursa retrohyoidea (TA)

retrohyoid bursa

Espace celluleux situé au-dessous de l’os hyoïde.
Il est interposé entre la membrane thyroïdienne et le muscle thyroïdien.

Syn. anc. bourse de l’os hyoïde, bourse séreuse de Boyer

Édit. 2017

Brown (syndrome de) l.m.

- en adduction par une très forte limitation de l'élévation simulant une parésie du petit oblique mais sans élévation en abduction de l'autre, donc sans hyperaction de son synergique opposé, le muscle droit supérieur,

- en adduction par un baissement normal dans le champ du grand oblique sans hypo-action de son synergique opposé, le droit inférieur.
Au test de duction passive, l'œil atteint ne peut pas être porté dans le champ d'action du petit oblique. Ce syndrome se traduit dans les mouvements par une limitation de l'élévation du globe en adduction (impossibilité même en duction). Peut être congénital ou acquis avec différentes étiologies dont tendon du muscle du grand oblique trop court, insertion anormale de ce tendon, glissement impossible ou limité au niveau de la trochlée du grand oblique (click syndrome ou petit bruit comparable à un déclic lors d'une élévation forcée en adduction), ténosynovite au niveau de cette trochlée, traumatisme. Plusieurs familles ont été décrites avec ce syndrome isolé, il existe également dans le syndrome de Noonan, mais la majorité des formes observées sont sporadiques ou plus rarement acquise.

H. W. Brown, ophtalmologiste américain (1950)

Syn. rétraction de la gaine du grand oblique (syndrome de), pseudo-paralysie du muscle petit oblique

orthophorie, ptosis, duction, Noonan (syndrome de)

Édit. 2017

canal circulaire godronné l.m.

spatium retrozonulare (TA)

retrozonular space

F. Pourfour du Petit, anatomiste et chirurgien français (1727)

Syn. espace rétrozonulaire, canal de Petit, espace de Petit

espace retrozonulaire

[A1]

Édit. 2018

canal de Petit l.m.

spatium retrozonulare (TA)

retrozonular space

F. Pourfour du Petit, anatomiste et chirurgien français (1664-1741)

Syn. espace rétrozonulaire, canal circulaire godronné, espace de Petit

espace retrozonulaire

[A1]

Édit. 2018

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